Asie-Pacifique : un meilleur accès à l’énergie réduirait la pauvreté - PNUD

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Une nouvelle analyse du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), basée sur des études de cas dans la région Asie-Pacifique, préconise l’adoption d’un ensemble de mesures pour assurer un meilleur accès aux services énergétiques.

Cette offre combinerait l’énergie moderne pour le chauffage, la cuisine et l’électricité et des mesures qui visent à générer des liquidités, à augmenter les revenus et à améliorer la santé et l’éducation.

La publication du rapport coïncide avec la campagne mondiale en faveur de l’énergie durable pour tous, lancée cette semaine par le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon. Le rapport du PNUD confirme que sans énergie, le développement n’est pas viable, et qu’on ne peut lutter durablement contre la pauvreté sans tenir compte des services énergétiques. Il souligne que, sans toutefois être suffisante en soi, l’énergie est nécessaire pour permettre aux démunis de sortir de la pauvreté.

« Souvent, le coût élevé des services énergétiques empêche les habitants des zones rurales et des agglomérations urbaines démunies d’y avoir accès et ils ne peuvent à eux seuls changer les choses, » explique Martin Krause, chef de l’équipe de spécialistes en énergie, environnement et changement climatique du bureau régional du PNUD en Asie-Pacifique. « Les pauvres ont besoin d’aide pour générer des revenus leur donnant les moyens financiers d’accéder à l’énergie, qui est synonyme d’amélioration des conditions de vie », explique-t-il.

Près de la moitié de la population mondiale n’a pas un accès fiable aux services énergétiques modernes. Et plus de 20% de la population mondiale, soit 1,4 milliard de personnes, vit sans électricité. Environ 2,7 milliards de personnes, soit 40% de la population mondiale, continuent de recourir au bois, au charbon et aux déchets d’origine animale pour cuisiner et se chauffer. En 2030, la pollution interne provenant des biocombustibles brûlant dans des fourneaux défectueux est susceptible de causer plus de 1,5 million de décès par an.

Le manque d’accès à l’énergie et ses répercussions sur la santé, l’éducation et le revenu continuent de constituer une source importante de pauvreté chronique. Et comme de son côté, la pauvreté entrave l’accès aux services énergétiques, un cercle vicieux se forme. L’analyse, intitulée Towards an “Energy Plus” Approach for the Poor (Vers une solution de type « Energy plus » pour les pauvres) a examiné 17 projets d’accès à l’énergie dans toute la région pour étudier les moyens de mieux briser le cercle vicieux de la pauvreté énergétique.

Les résultats indiquent que la plupart des projets énergétiques adoptent une approche minimaliste qui privilégie avant tout les besoins élémentaires des pauvres : l’éclairage du domicile, la cuisine et le chauffage. Toutefois, le rapport démontre que les services énergiques ne suffisent pas à réduire la pauvreté. « Ces services marquent plutôt la transition d’une population “pauvre vivant sans électricité” vers une population “pauvre avec accès à l’électricité”. »

« Cela s’explique par le fait que ces services énergétiques ne permettent pas aux ménages pauvres d’accroître leurs revenus. Le rapport signale que les ressources nécessaires à l’acquisition de services énergétiques modernes restent limitées, ce qui oblige les programmes énergétiques à dépendre de subventions qui ne peuvent se maintenir. »

De plus, le rapport constate que « l’énergie, la pauvreté et la forte dépendance aux biocombustibles ont un effet disproportionné sur les femmes et les enfants, qui par la force des choses, consacrent un temps considérable à la collecte du bois de chauffage et à la préparation des repas dans des cuisines mal aérées. »

Le rapport plaide également pour l’établissement de programmes d’accès à l’énergie résolument axés sur les femmes et les groupes défavorisés. Il ajoute « qu’un meilleur accès à l’énergie doit s’accompagner de mesures qui génèrent des revenus ou améliorent les moyens de subsistance, ce qui renforcerait la capacité de se procurer des services énergétiques. »

Pour finir, l’analyse évoque les politiques et programmes d’accès à l’énergie à mettre en place dans plusieurs secteurs : systèmes d’épargne et de crédit, infrastructures routières, télécommunications, établissements scolaires et de santé, services de développement agricole, accès aux marchés et développement de l’entrepreneuriat.

sources :
http://www.un.org/apps/newsFr/story...PNUD&Cr1=
http://ginkojapan.blogspot.com/2012...

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