Ce que vous devez savoir

Pour avoir un bon système immunitaire

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Virus et bactéries assaillent l’organisme de manière quotidienne mais en hiver, force est de constater que les pathologies qui leurs sont liées sont monnaie courante à chaque âge de la vie. Il est temps de soutenir efficacement tous les acteurs des systèmes de défense par des nutriments adaptés.

Quels sont nos systèmes de défense ?

Afin de comprendre comment chaque nutriment peut soutenir le système immunitaire, il faut avant tout saisir comment le corps se défend contre les agents pathogènes.

Un système de défense immédiat non spécifique que l’on appelle encore immunité innée.

Les acteurs de cette immunité innée sont :-

Les cellules phagocytaires (macrophages, polynucléaires neutrophiles, cellules dendritiques),
- Les lymphocytes Natural Killer (NK) qui détectent rapidement les virus et sécrètent des cytokines pro-inflammatoires.
- les cellules épithéliales ayant un contact direct avec l’extérieur (peau, poumons, estomac, intestins).

Leur objectif ?

Former une première barrière physique contre les agents infectieux.

Par exemple, au niveau respiratoire, on observe une sécrétion de protéines spécifiques :

cytokines, IgA sécrétoires, lactoferrine, lysozyme, phospholipase A2, glutathion et autres protéases.

Au sein du tractus gastro-intestinal c’est surtout le microbiote et les cellules épithéliales intestinales qui jouent un rôle essentiel dans la maturation du système immunitaire : développement des structures lymphoïdes et sécrétion d’IgA, de peptides antimicrobiens ou de chimiokines dont le rôle est le recrutement des acteurs de l’immunité innée (macrophages, polynucléaires neutrophiles) et de l’immunité acquise (Lymphocytes T (LT) et B (LB)).

Un système de défense spécifique nommée immunité adaptative qui se retrouve exclusivement chez les vertébrés.

Si les acteurs de l’immunité innée n’ont pas été assez efficaces, d’autres, appelés « deuxième ligne de défense » se mettent en place près de 96 heures après et de façon systémique. - Ce sont les lymphocytes T : CD4+ (LT helper 1 et 2) et CD8+ (LT cytotoxiques), qui sécrètent de nombreuses cytokines et font partie de l’immunité à médiation cellulaire.

- Et les lymphocytes B qui ont pour rôle majeur de produire des anticorps (Immunoglobulines). Ils définissent l’immunité humorale. Les substances naturelles qui soutiennent efficacement le système immunitaire, spécifiquement et dans son ensemble peuvent se regrouper dans trois catégories :

Des vitamines essentielles

  • La vitamine C retrouvée en grandes quantités dans les leucocytes. Elle soutient les défenses immunitaires en stimulant l’activité des NK et des lymphocytes T, en protégeant les cellules immunitaires de l’oxydation, en augmentant la capacité de phagocytose des polynucléaires et en stimulant la production d’interféron.
    Selon certaines études, la prise de 500 mg à 1 gramme par jour permet de réduire les symptômes et la durée du rhume dès son apparition. De plus, elle favorise l’absorption du fer, un élément qui peut également manquer chez certaines personnes (enfants, adolescentes, femmes actives).

- La vitamine D3 est essentielle, car elle joue un rôle primordial dans la synthèse de substances antimicrobiennes. Si elle est absente, les lymphocytes T, ceux chargés de la destruction des virus et des bactéries, ne peuvent fixer cette vitamine circulante et ne peuvent donc lancer leur processus de défense.

- Les tocophérols (vitamine E au sens large) améliorent la multiplication des lymphocytes, pourraient renforcer la phagocytose et l’immunité à médiation cellulaire. Ils agissent donc en synergie et de façon complémentaire avec la vitamine C.

- La vitamine B12 (méthylcobalamine) renforce également l’activité des NK et des lymphocytes T.

Un élément indispensable : le zinc

On sait désormais que de simples déficiences en zinc peuvent perturber le fonctionnement des systèmes de défenses. Il est en effet indispensable au fonctionnement normal des LT, des LB, des neutrophiles, des NK et des macrophages.
En tant que cofacteur de la thymuline, il est nécessaire à la différenciation et à la maturation des lymphocytes.
De plus, il est désormais reconnu pour son caractère essentiel dans l’intégrité des barrières de l’organisme au niveau de la peau, des muqueuses digestives et respiratoires.
Comme le corps ne fait pas réserves de zinc et que chaque jour, on observe une perte d’environ 10 mg par les selles et la transpiration, il arrive parfois que les apports ne couvrent pas tout à fait les pertes.

Selon les études réalisées, une prise quotidienne de zinc permettrait de réduire l’incidence des rhumes et d’en diminuer la durée.

Des nutriments spécifiques :

L’AHCC, est l’immunostimulant le plus utilisé au Japon.
Extrait du mycélium d’un champignon, il améliore la réponse immunitaire par de multiples mécanismes : il induit la prolifération des macrophages et des NK, dont il accroît l’activité de plus de 300 %. Il induit et accroît la production de cytokines bénéfiques : facteur tumoral nécrotique (TNF-alpha), interféron-gamma, interleukines 1 et 12 (IL-1, IL-12). Il inhibe certaines cytokines immunodéprimantes et améliore l’équilibre entre les LT helpers (Th1 et Th2).

La Lactoferrine,

qui se concentre au niveau de la bouche, des yeux et du nez, est une glycoprotéine aux propriétés immunostimulantes, antivirales et antimicrobiennes (antibactérienne, antifongique, antivirales) car elle stimule naturellement la croissance des bifidobactéries (de la bonne flore intestinale), des NK et l’activité des neutrophiles.

L’andrographis,

plus communément appelée échinacée d’Inde est un fortifiant du système immunitaire, un puissant antiviral et un anti-inflammatoire au niveau des voies respiratoires supérieures Il est employé en médecines traditionnelles chinoises et ayurvédiques pour traiter la fièvre et les affections respiratoires.
Son efficacité dans ce domaine a d’ailleurs été confirmée par des essais cliniques. Elle est donc recommandée dès les premiers symptômes d’un rhume, d’une sinusite, d’une bronchite ou d’une pharyngite. Son utilisation permet de réduire les symptômes et d’en raccourcir la durée.

Des substances anti-âge qui agissent également sur le système immunitaire

  • L’AC-11 : Une étude humaine a démontré que sa prise augmentait la durée de vie des lymphocytes.

- L’astragaloside IV et les extraits d’astragale favorisent la réactivation des cellules immunitaires au repos. Ils stimulent les macrophages, la production d’immunoglobulines, favorisent la régénération des LT et l’activation des NK. Ils induisent la production endogène d’interféron et potentialisent son activité sur les infections virales.

- Le cycloastragénol est un excellent immunostimulant. Il accroît la prolifération des lymphocytes T.

- L’épitalon : D’après une étude, la prise de ce peptide activerait la prolifération des LT dans le thymus et leur production d’interféron-gamma.

Et aussi…

- La chlorella  : Cette algue verte d’eau douce monocellulaire, connue pour sa forte teneur en chlorophylle et son action détox, aurait également un rôle au niveau immunitaire en stimulant l’activité des macrophages et des LT, et en augmentant les niveaux d’interférons.

- Le reishi augmente l’activité des LT et d’autres facteurs cruciaux immunitaires. Il accroît le nombre et les fonctions de toutes les lignées de cellules, en particulier les NK, responsables de la réponse antigénique et il promeut la spécialisation et l’activation des cellules dendritiques et celles des macrophages qui permettent de réagir à des menaces virales en soutenant la production d’anticorps par les LB.

- L’extrait de baies de goji accroît l’activité des lymphocytes et des NK.

- Le shilajit  : Cette substance bitumeuse augmente les lymphocytes, active les macrophages et les NK, stimule les cytokines.

- L’ashwagandha augmente la capacité des macrophages à détruire les éléments pathogènes.

- Le ginseng panax module le système immunitaire en augmentant la phagocytose, l’activité des NK et la production d’interféron.

- Le fucoïdan, extrait de la Laminaria japonica est un polysaccharide sulfaté capable de renforcer le système immunitaire et de l’aider à se défendre plus efficacement contre les virus.

- Le L-glutathion réduit, ou sa forme améliorée, plus stable et plus active : la S-acétyl-glutathione soutient efficacement les cellules qui présentent des antigènes (macrophages par exemple) et influence donc la réponse des cytokines Th1/Th2.

- Les bêta-(1,3/1,6)-glucanes sont également des polysaccharides reconnus comme immunomodulateurs. Il est à noter qu’un système immunitaire au top est non seulement le garant de périodes hivernales sans infections mais également et surtout, plus largement une protection santé non négligeable contre la multiplication des cellules tumorales.

source :
http://www.nutranews.org/

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