Ostéoporose et ostéopénie

Version imprimable de cet article Version imprimable

L’ostéoporose

Lorsque nous privons notre corps d’une alimentation saine et équilibrée, ainsi que d’exercice physique, au fil du temps, la densité de nos os ne cesse de diminuer. Nous pouvons alors être confrontés à de multiples problèmes, maux de dos, position voûtée et fractures osseuses.

Qu’est-ce que l’ostéoporose ?

L’ostéoporose primaire affecte surtout les femmes ménopausées. Le risque d’attraper la maladie est doublé pour celles qui atteignent 70 ans.

L’ostéoporose secondaire concerne les jeunes et les adultes d’âge moyen. Elle survient suite à une anorexie accompagnée d’un amaigrissement rapide.

Cette maladie peut aussi être provoquée par un excès d’exercices qui entraine un arrêt du cycle menstruel.
Enfin, une alimentation pauvre en calcium et en vitamine D peut aussi être responsable de l’ostéoporose chez les enfants.

L’épidémie silencieuse :

L’ostéoporose est souvent appelée « l’épidémie silencieuse » parce que le seul signe que vous en souffrez (en l’absence d’ostéodensitométrie) est la fracture elle-même.C’est une épidémie en expansion qui constitue un problème majeur de santé publique.

Entre 1990 et 2000, dans le monde, le nombre de fractures de la hanche a pratiquement augmenté de 25 % et on a enregistré neuf millions de nouvelles fractures ostéoporotiques.

Les femmes représentent plus de 80 % des diagnostics d’ostéoporose, avec des statistiques montrant qu’une femme sur trois de plus de 50 ans, contre un homme sur cinq, aura un jour une fracture ostéoporotique.

La hanche, le poignet et la colonne vertébrale sont les sites les plus fréquents de fractures et, chez les personnes âgées, les fractures de la hanche sont associées à la mortalité dans 15 à 20 % des cas.

En fait, certains patients interviewés après une fracture de la hanche ont indiqué qu’ils auraient préféré mourir plutôt que d’affronter la douleur et le handicap qui ont suivi.

Symptômes de l’ostéoporose

L’ostéoporose est une maladie asymptomatique.

En effet, elle n’est souvent détectée que lorsqu’elle arrive à un stade de gravité comme la survenue des fractures.

C’est pourquoi, la prévention est d’une importance capitale. Les fractures affectent souvent le col du fémur, la colonne vertébrale, le poignet et la hanche.
Parfois, l’ostéoporose se manifeste par le tassement des vertèbres.
L’individu présente alors une posture anormale accompagnée de douleurs chroniques, même en l’absence de mouvement. Pour éviter ces accidents, il faut connaître certains symptômes comme la diminution de la taille de l’individu, l’apparition de douleurs dorsales ainsi que la déformation de la colonne vertébrale.

Traitements naturels de l’ostéoporose :

Voici quelques conseils dit « naturels » pour prévenir l’apparition de l’ostéoporose ou pour accompagner un traitement médicamenteux lorsque la pathologie est déjà installée.

Traiter l’osteoporose par l’homeopathie

Le recours à l’homeopathie pour traiter l’ostéoporose est une solution complémentaire au traitement médicamenteux prescrit par votre médecin. L’homéopathie ne constitue pas un substitut aux médicaments et doit être
pris en compléments de ces derniers.

Chez la femme ménopausée, freiner la survenue de l’ostéoporose en suivant un traitement de terrain est important.

A cet effet, il faut prendre du Parathyroidinum 15 ou 30 CH à raison d’une dose par semaine.
On peut aussi soulager l’ostéoporose en prenant du Silicea 7 CH au réveil, du Symphytum 5 CH au coucher et du Natrum Muriaticum 9 CH le dimanche.
Pour ralentir l’évolution de la maladie, il est recommandé de consommer des aliments riches en calcium et de prendre de la vitamine D accompagnée d’une exposition modérée au soleil.
Traitements Associés‎ : Natrum Muriaticum Parathyroidinum Silicea Symphytum

Le rôle du calcium :

Le calcium aide à réguler l’acidité du sang. Notre alimentation fortement raffinée a tendance à apporter une charge acide à notre organisme.

Cet environnement acide incite l’organisme à extraire le calcium du sang pour le neutraliser, le détournant de son rôle essentiel dans la construction osseuse.
Une alimentation fortement raffinée (les aliments riches en graisse, et ceux à base de farine n’ont pas une très forte densité en nutriments) ne vous apporte pas suffisamment de magnésium ou de potassium (deux minéraux alcalins qui aident à équilibrer l’acidité de l’organisme).

Le Magnesium :

De plus, le magnésium s’incorpore aux os et favorise leur force. Il est largement distribué dans les cellules de toute une variété d’aliments frais complets, incluant la viande et les céréales complètes.

Le Potassium :

Le potassium provient essentiellement des légumes et fruits frais et des produits laitiers.
Il est important de noter que les protéines contribuent à créer un environnement acide dans des études de courte durée.
Cependant, les protéines et d’autres nutriments dans des aliments à base de protéines protègent les os et il n’est donc pas conseillé d’éviter les protéines mais plutôt d’ajouter à l’alimentation d’autres sources de qualité de magnésium et de potassium.

Le rôle des vitamines B

Certains médicaments du diabète affectent le statut en vitamines B.
Le statut en vitamines B est l’un des nouveaux jeux de nutriments que d’autres chercheurs et nous-mêmes avons montré être également en liaison avec les os.

Par exemple, les folates et la vitamine B12 sont indispensables à la méthylation de l’ADN qui, à son tour, est nécessaire à la reconstruction osseuse.

De faibles niveaux de vitamines B sont responsables d’une homocystéine élevée qui affecte la formation du collagène.
Il existe tellement de processus qui ont une incidence sur les os que tout bouleversement peut avoir cet effet. Même les antiacides sont associés à une vitamine B12 basse et peuvent affecter la méthylation de l’ADN.

Extraits d’avocat et de soja pour soulager les articulations douloureuses

Les huiles d’avocat et de soja contiennent une classe de composants biologiquement actifs, classifiés comme lipides insaponifiables.
Par ordre de poids, les principaux composants de ces lipides insaponifiables sont trois phytostérols :

le bêta-sitostérol, le campestérol et le stigmastérol.

Les premières études effectuées sur ces composants ont indiqué que leurs actions bénéfiques étaient leurs capacités à inhiber l’absorption du cholestérol et à interférer avec la biosynthèse endogène du cholestérol.

Ensuite, les lipides insaponifiables des huiles d’avocat et de soja ont également montré des propriétés anti-inflammatoires efficaces dans l’arthrose et les maladies parodontales.

Dans les chondrocytes arthritiques, les insaponifiables d’avocat et de soja stimulent la synthèse des agrécanes (une très grosse protéoglycane caractéristique du cartilage) et inhibent l’activité de la stromélysine (une métalloprotéase impliquée dans la destruction du cartilage).

Les agrécanes sont des molécules constituées d’une protéine à laquelle sont attachées jusqu’à 150 chaînes de sulfate de chondroïtine et 60 chaînes de sulfate de kératane. Les agrécanes sont abondants dans le corps humain où ils représentent jusqu’à 10 % du poids sec du cartilage.

Ces agrécanes interagissent ensuite avec des molécules d’acide hyaluronique pour former des chaînes massives, appelées agrégats de protéoglycanes, qui sont les principaux composants du cartilage articulaire.
Les agrécanes jouent un rôle crucial dans le fonctionnement du cartilage articulaire, avant tout en y maintenant un niveau élevé d’hydratation - dans le cartilage - le conservant sain et fonctionnel.

Des chercheurs de l’hôpital universitaire de Liège, en Belgique, ont montré qu’un extrait concentré de phytostérols/stéroline issu des huiles étroitement liées aux fibres d’avocat et de soja pouvait significativement stimuler la production d’agrécanes, aidant ainsi à ralentir et à réparer en seulement neuf jours les dommages causés par l’ostéoarthrite.

Ce sont seulement les composants particuliers que l’on trouve dans les insaponifiables d’huile d’avocat et de soja qui ont la capacité de restaurer la synthèse des agrécanes bloquée par les interleukines-1-bêta, responsables de l’inflammation. Ils réduisent également les niveaux d’autres facteurs de l’inflammation.

Harpagophytum griffe du diable

Définition et Origine :

Cette plante des déserts d’Afrique doit ce surnom de « griffe du diable » à sa racine d’une forme très particulière et à ses fruits qui s’accrochent obstinément aux sabots et au pelage des animaux. L’harpagophytum est une plante traditionnelle des guérisseurs africains qui l’utilise pour de multiples maux.

Il faut utiliser les racines secondaires de l’harpagophytum, qui contiennent les principes actifs.

Propriétés :

L’Harpagophytum Procumbens permet un meilleur confort articulaire, une bonne mobilité.

Les substances acidifiantes et autres toxines sont mieux éliminées grâce aux effets des harpagosides.

L’Harpagophytum Procumbens, cette racine « du diable », est donc aussi conseillée lors des cures de dépuration, les cures de printemps et d’automne.

À noter une certaine sensibilité pour les estomacs délicats. On la consomme alors en fin de repas.

Les conseils du Docteur Tucker :

Le Dr Katherine L. Tucker est professeur et titulaire d’une chaire du département des sciences de la santé à l’université Northeastern, dans le Massachussetts, aux États-Unis. Elle a passé une part significative de sa carrière à étudier cette maladie : ses causes, ses effets et, plus important encore, sa prévention.

Exercice physique, bonne alimentation, éviter le coca et les aliments transformés. L’autre aspect dont nous n’avons pas encore parlé, qui est toujours controversé, c’est le rôle de l’alcool.
Comme les protéines animales, l’alcool est un autre sujet sur lequel les gens entendent dire des choses et se forment une opinion absolue.

Les alcooliques ont de l’ostéoporose - manifestement, si vous êtes alcoolique, vous aurez un environnement fluide corporel négatif. Vous aurez un niveau élevé d’éthanol et peu de nutriment et donc, manifestement, boire trop est mauvais.
Dans le passé, nous en avons conclu que l’alcool est mauvais et que si vous avez de l’ostéoporose vous ne devriez pas boire.

Cependant, nos travaux ont montré très clairement qu’une consommation modérée d’alcool est en fait l’une des plus puissantes variables associées à une densité osseuse élevée !

Les femmes buvant de un à trois verres de vin de Bordeaux par jour ont une densité osseuse plus élevée.

C’est une courbe en forme de U qui signifie que, au-dessus de deux verres par jour, particulièrement d’alcool fort, la densité osseuse descend. Mais ce qui est réellement démontré c’est qu’un à deux verres de vin de Bordeaux ou de bière sont protecteurs.

Avant tout, l’alcool a tendance à être œstrogénique et stimule donc l’activité de type œstrogène et, ainsi, est protecteur chez les femmes ménopausées (pas autant chez les femmes non ménopausées).

Chez les femmes ménopausées, lorsque le turnover osseux est rapide et changeant, nous sommes capables de voir les modifications très nettement. Maintenant, l’alcool fort est raffiné, c’est seulement de l’alcool, alors qu’en plus de l’alcool, la bière et le vin contiennent également des composants des aliments à partir desquels ils sont produits.

Comme nous le savons, on a montré que le resvératrol du vin est bénéfique pour de nombreuses choses et il doit être probablement bénéfique pour les os aussi.
En ce qui concerne la bière, nous avons travaillé avec un groupe du Royaume-Uni qui étudie le silicium.

Le silicium :

Le silicium est un minéral qui n’a pas reçu beaucoup d’attention de la part des nutritionnistes.

Pourtant, le silicium est important pour le développement des os et du tissu conjonctif et il a tendance à être très bien absorbé sous forme liquide.

La bière est une source majeure de silicium pour les hommes. Ainsi, les propriétés protectrices de la bière peuvent être en partie dues au silicium et en partie à d’autres phytonutriments provenant du houblon et des graines et, dans une moindre mesure, à l’effet œstrogénique de l’alcool lui-même.

Il est toujours délicat d’informer les gens à ce propos sans apporter en contrepartie des démentis évidents ! Souvenez-vous que l’organisme a besoin d’équilibre en toutes choses. Les protéines et l’alcool, c’est bien - avec modération - et aussi longtemps que les autres choses (bonne alimentation équilibrée et bon style de vie) sont respectées.

Quand consulter un médecin ?

Les femmes ménopausées qui sont atteintes du trouble de la glande thyroïde, parathyroïde, ou de problème rénal doivent consulter un médecin.
Il en est de même pour celles qui suivent un traitement antiépileptique ou qui utilisent de la cortisone.
Les antécédents familiaux d’ostéoporose ou de fracture constituent autant de signes pour justifier une visite chez son docteur.

sources :
homéopathie.com
nutranews.org

Documents joints

Vos commentaires

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?