Les dangers des résultats de laboratoire, doit-on faire confiance aux laboratoires médicaux ! Médecine et Laboratoire : couteaux à double tranchant ?

, par  Dr DIASOLUKA Luyalu - Ophtalmologiste , popularité : 3%

LADECINE N’EST PAS UNE SCIENCE, MAIS UN ART (L’ART DE GUÉRIR). La Médecine et le laboratoire sont des couteaux à double tranchant (ils peuvent tuer [autre exemple les infections nosocomiales et iatrogènes], ou guérir) à manipuler avec beaucoup de précautions, d’intelligence de sagesse et de savoir-faire.

Les examens de laboratoire induisent souvent en erreur et peuvent conduire à des catastrophes graves.

Attention et mise en garde : Ce texte est destiné uniquement au personnel de santé.

 Incongruences, Hérésies et Hétérodoxies De la Notion de Laboratoire

Attention et mise en garde : Ce texte est destiné au seul personnel de santé.

 INCONGRUENCES, HÉRÉSIES ET HÉTÉRODOXIES DE LA NOTION DE LABORATOIRE

Dans cette analyse, nous n’allons pas nous aventurer dans les méandres et labyrinthes des statistiques. Nous serons le plus simplement du monde, pragmatique.

Mais avant tout,......Un peu de rappel de la littérature.

Les organismes vivants du règne animal pluricellulaire sont pour la plupart constitués principalement

  • 1. D’une masse musculaire (masse maigre),
  • 2. D’un système vasculaire pour assurer
  • a. le transport : de nutriments (macro- et micro- nutriments), des hormones (les plantes aussi ont des hormones = phythormones) et autres médiateurs, vitamines (les plantes produisent beaucoup de vitamines, et en ont aussi =tout comme les animaux= besoin), minéraux, oligo-éléments et éléments traces, enzymes,

b. la stabilisation de la température

c. l’élimination des déchets et toxines…

d. Etceteri, etcetera, etcetiroble... Patati, patata...

  • 3. D’un système nerveux central et périphérique pour commander et coordonner (harmoniser le fonctionnement de) différentes parties (organes) de l’ensemble de l’organisme ou corps, et à assurer l’intelligence/créativité de l’individu.

==========

 Rem. : En passant, faisons un peu de philosophie.

  • Il n’est pas foncièrement insensé de demander si l’intelligence est l’apanage de seuls les animaux supérieurs culminant à l’homme, s’il n’existe pas une intelligence propre/intrinsèque de la cellule individuelle/unitaire : où siège l’intelligence par exemple des amibes, paramécies… et tous ces autres organismes unicellulaires qui savent repérer, reconnaître, chasser, capturer et avaler leur proie, se protéger et se défendre (s’enkystent quand c’est nécessaire…).

Vous direz que c’est par CHIMIOTACTISME, donc par médiateurs chimiques et capteurs spécifiques intrinsèques à la membrane cellulaire [de la *CELLULE. OK, vous avea bien raison. Mais d’après vous, 1. Le système nerveux de l’homme dit intelligent fonctionne comment (rép. : par le jeu de médiateurs chimiques, donc proche du CHIMIOTACTISME), et 2. D’où part l’influx nerveux aussi appelé potentiel d’action (rép. : de la membrane cellulaire [ou membrane plasmique] de la *CELLULE* neuronale = NEURONE).

Nous savons par ailleurs que beaucoup d’humains ne sont pas, parlant le plus sérieusement du monde, ni aussi intelligents ni aussi civilisés (plus sauvages et bestiaux) ou constructeurs (plus destructifs) que les animaux pour ne pas dire la cellule.

  • Le système nerveux (considéré comme le siège de l’intelligence, de la créativité et de la civilisation) est-il l’apanage du règne animal, à voir les plantes qui savent diriger leurs pétales vers le soleil, les ouvrir quand la lumière est présente et les fermer quand il n’y a plus de lumière, ou voir et reconnaître la branche autour de laquelle elles peuvent s’enrouler, ou voir et reconnaître et se diriger vers le mur sur lequel elles peuvent s’étaler ; elles sont dotées de structures identiques aux cônes et bâtonnets de la rétine animale, appelées pour les plantes « articles visuels ».

N’y a-t-il pas de plantes carnivores qui ont l’intelligence de piéger les animaux [y compris l’homme] en ouvrant leurs pétales pour que les animaux s’y engagent et les ferment dès qu’une proie est prise, et ne les rouvrent qu’une fois la digestion/absorption complètement terminée ? Elles sont donc dotées d’un système nerveux suffisant pour leurs besoins, et de structures contractiles appelées « muscles » dans le règne animal. Si l’exobiologie n’est pas une fumisterie et ne [se] trompe pas, on devrait alors sûrement trouver sur au moins un de ces milliards de planètes =dites telluriques= des plantes évoluées qui marchent, raisonnent et… parlent.

Nous aussi les hommes, considérés comme dotés de l’intelligence suprême terrestre, ne contrôlons en réalité que la mise en bouche de la nourriture, et le reste y compris une grande partie de la mastication (salivation par les glandes salivaires, trituration par les dents et malaxage par la langue, déglutition, etc, tout comme la grande partie ou 99.99% des autres actions que l’organisme entreprend) est contrôlé hors notre participation, par le système nerveux autonome ou végétatif comme chez les plantes.

==========

 Revenons à nos moutons... de panurge.

Les organismes vivants du règne animal pluricellulaire sont aussi constitués d’autres cellules spécialisées,

  • 4. La cellule adipeuse ou adipocyte (comportant une vacuole lipidique qui occupe presque tout le cytoplasme reléguant/aplatissant le noyau cellulaire contre la membrane cellulaire)
  • 5. La cellule osseuse (ostéocyte) avec ses précurseurs le cartilage, les ostéoblastes…
  • 6. Bien entendu qu’il y a beaucoup d’autres cellules spécialisées : dans rétine, cristallin, cornée, sclérotique, ciliaires, épithélium pigmentaire, membrane de Bruch, cardiaque, hépatique, rénale, pulmonaire, glandes, cellules de l’hémogramme (GR et réticulocytes, différents leucocytes, plaquettes…), cellules germinales [reproductives], cellules de Schwann, névroglies…
  • 7. Le sang (tissu sanguin) constitue un organe [et le plus vital] du corps comme tous les autres (cerveau, cœur comme pompe, rein, foie, poumon, muscles [lisses ou blancs, striés ou rouges, cardiaque, iriens et ciliaires, sphinctériens…]).
  • Le sang est essentiellement constitué d’eau et électrolytes, de cellules dites éléments figurés (plaquettes ou thrombocytes, leucocytes ou globules blancs, érythrocytes ou globules rouges avec leurs éléments immatures les réticulocytes,… et de quelques germes de la bactériémie), de tout ce que nous ingérons [à ce propos rappelons que la génération spontanée et la transmutation n’existent pas, en particulier dans les organismes et les cellules], les enzymes sanguins, les hormones et médiateurs chimiques, les anticorps ainsi que les métabolites intermédiaires utiles et ceux qui doivent être évacués du milieu intérieur,….

Aujourd’hui encore (19:39 29/12/2013) le sang -et dans une moindre mesure les urines, les selles, le LCR et bien sûr les liquides de ponction selon le cas- est le matériel biologique le plus utilisé pour évaluer la santé d’un individu ou orienter un diagnostic, bien que la tendance se fasse de plus en plus vers la salive et dans une très moindre mesure les larmes, la sueur, le sperme et le liquide séminal ainsi que les sécrétions vaginales (je n’ai pas encore entendu qu’on analyse le cérumen dans un but diagnostic systémique), ceci c’est sans compter les différents frottis.

On peut aussi analyser la composition des phanères pour tenter un diagnostic. À partir d’un cheveu on peut détecter la plupart des carences en sels minéraux et oligo-éléments, ainsi que les intoxications CHRONIQUES sournoises par les métaux lourds, tandis qu’à partir du Sang on peut doser certains sels minéraux et oligoéléments et détecter d’éventuelles intoxications AIGUËS par les métaux lourds.

Il paraît de plus en plus évident que dans l’avenir le diagnostic au labo (virus [HIV, hépatite, dengue, Virus Chikungunya dont les vecteurs sont Aedes aegypti et Aedes albopictus, papillomavirus humain]..., à partir de IgA, IgM, IgG) ne se feront plus sur du SANG mais sur de la SALIVE. Au 18/2/2013 le test DNA-PCR salivaire (Real-time reverse transcription-polymerase chain reaction [RT-PCR] = Tests Qualitatifs mais plus précoce) ne sert pas tellement au diagnostic mais à déterminer le niveau de la virémie. Ainsi, le génome d’un foetus a pu être établi à partir de la salive et du sang des parents (http://www.francesoir.fr/actualite/sante/grossesse-le-genome-d-un-foetus-etablisans-amiosynthese-235797.html).

Les techniques de dosages immunologiques en biologie médicale donnent souvent des résultats erronés par interférences liées à la présence dans le sérum d’anticorps hétérophiles (anticorps humains [cfr facteurs rhumatoïdes], capables de réagir (se lier, s’agglutiner) avec les anticorps (globules rouges) de différents animaux). Quelques autres causes d’erreur sont :

  • Anticorps anti-TSH, Auto-anticorps anti-T4 ou anti-T3, les Variants d’albumine (dysalbuminémie familiale hyperthyroxinémique =FDH [Ces variants sont mis en évidence à la radioélectrophorèse, ou à la technique de Stockigt] ou de transthyrétine d’affinité très élevée pour la T4), Réactions croisées (y compris avec des anticorps monoclonaux : *L’acide triiodoacétique ou tiratricol ou triac dans tous les dosages de T3 [totale et libre] car ne diffère de la T3 que par la chaîne latérale suite à une désamination oxydative, *Certains anti-inflammatoires non stéroïdiens (Voltarène®, Tilcotil®) avec le T3 libre Vitros.

  Défaut de séparation des complexes antigènes-anticorps : anticorps anti-avidine.

  Il y a aussi l’erreur aux fortes concentrations (appelée Hook effect ou effet crochet)

Ces erreurs vont souvent jusqu’à donner des résultats carrément faux positifs ou faux négatifs même dans le diagnostic du SIDA, malaria (paludisme), typhoïde, tuberculose et autres.

==========

Les constantes physiologiques sont des paramètres physico-chimiques caractérisant le milieu intérieur normal du sujet humain bien portant. Leur mesure et analyse font partie de l’examen clinique complet de bilan de santé.

 Il est admis que les résultats de labo DOIVENT s’interpréter selon :

A. Les normes de chaque laboratoire (réactifs et méthode, matériel utilisé et sa technologie [spectrophotométrie, HPLC,...

 Par exemple en immunologie :

 I. Les Techniques de dosage isotopique (iode 125, 125I) peuvent faire appel :

1. soit à un seul anticorps (principe de la compétition : dosages radio-immunologiques [radioimmuno assay (RIA)] capables de détecter des quantités extrêmement faibles),

2. soit à deux anticorps (dosages de type « sandwich » : immuno-radiométriques [immunoradiometric assay (IRMA)] cfr ELISA Enzyme-Linked Immunosorbent Assay).

 II. Les Techniques non isotopiques dont marqueurs :

  • 1. Enzyme [techniques immuno-enzymométriques : IEMA],
  • 2. Fluorochrome [immunofluorimétriques],
  • 3. Sels de terre rare [immuno-chémiluminométriques / chemiluminescence immunoassay]),

 III. Toutes les techniques :

  • 1. Mode / technique et méthode de prélèvement et de conservation de l’échantillon,
  • 2. Évaporation des substances volatiles (huiles essentielles [à ne pas confondre avec acides gras essentiels], stanols…),
  • 3. Réactifs et méthode utilisés,
  • 4. Horaire par rapport aux repas : Prélèvement à jeun ou pas,
  • 5. Moment de la journée (matin, midi, soir, pleine nuit…)
  • 6. Activités [physiques] qui ont précédé le prélèvement (la créatinémie augmente très fortement après un effort physique, pouvant faire croire à une insuffisance rénale),
  • 7. Interactions ou interférence avec d’autres substances =notamment avec les protéines= dans le plasma….

Mais ce qui est bien vrai c’est que :

/==========

 TOUS les [bons] labos et toutes les bonnes techniques devraient tendre vers UN SEUL et même but :

LA QUANTIFICATION DE LA CONCENTRATIONELLE ET QUI EST UNIQUE DE LA SUBSTANCE ANALYSÉE.

==========/

Il est fort dommage que certains laboratoires ne donnent pas leurs valeurs de référence (valeurs normales ou limites).

C’est ainsi qu’au Centre d’Études et de Recherches pour l’Informatisation et la Myopie (CERINFORMYO/CESTREMYOCO) en République Démocratique du Congo, nous avons développé un module dans le logiciel GHA (Global Health Assessment) pour interpréter automatiquement avec l’ordinateur les résultats de laboratoire comparés aux valeurs de référence de différents laboratoires enregistrés dans ce logiciel.

Ce logiciel (GHA) nous a aussi permis par ricochet de constater moult incongruences dans les résultats livrés par les laboratoires, et surtout la disparité des valeurs de référence qui se chevauchent parfois entre excès et insuffisance, tout comme la tension artérielle qui varie à tout moment pouvant osciller entre l’hyper et l’hypo-tension. Ce qui signifie que les laboratoires ne nous donnent pas la valeur exacte/réelle de la concentration des substances dans le sang, autrement tous les constructeurs allaient utiliser une unique méthode qui donne la valeur réelle. Pourtant la guérison et la survie du malade sont basées sur ces résultats.

 En passant, rappelons un principe fondamental :

 Le bilan lipidique se fait après jeûne complet de 12 heures.

==========

Le système GHA ne nous a pas seulement permis de découvrir la disparité des valeurs de référence entre différents laboratoires, mais il signale aussi les résultats qui s’éloignent trop des valeurs limites, situation qui peut survenir entre autres quand il y a erreur du laboratoire ou que la situation du malade est particulièrement sérieuse (voir figure ci-dessous).

Figure 1 : (merci de cliquer pour agrandir l’image)
PNG

Voyons comment ce module (routine) fonctionne :

Le libellé de l’examen : Créatinine sérique.

Valeur fourni par le laboratoire (dosé dans le sang) : 3.2 mg%.

==========

Ier cas : la valeur est de loin (plus d’une fois et demie) plus élevée que la valeur de référence la plus élevée.

Liste des laboratoires pour lesquelles la concentration dosée est supérieure aux limites supérieures des valeurs de références :

1er groupe de laboratoires (fixent la limite supérieure =LS= à 1.1 mg) : Un seul labo = ClRiviera,
Delta=2.1 ; 190.91% (LS 1.1 + 190.91% = 3.2), ou (3.2–1.1)/1.1% = 190.91%.

7è groupe de labo (fixent la LS à 1.5) : Onze laboratoires = clKimb, clUn75, clUn78, INSS, Bondeko95, CBMT, Vulgaris Médical, CMMMN, CHEMt, ArchdiocKin, Zainabia
Delta=1.7 ; 113.33% (LS 1.5 + 113.33% = 3.2), ou (3.2-1.5)/1.5% = 113.33%.

L’encadré signale que la concentration sanguine 3.2 de la substance dosée, ici la créatinine, est plus élevée que 1.5× la plus grande limite supérieure de tous les groupes de laboratoires (2 mg%) ; 3.2 est supérieure à 1.5×2 [= 3]. Il recommande donc de vérifier la validité du dosage, et de voir s’il ne s’agit pas des possibilités suivantes :

  1. 1. Erreur de saisie du nombre ?
  2. 2. Unité mal choisie ?
  3. 3. État particulièrement grave (comparez avec la clinique) ?
  4. 4. Erreur de laboratoire ?
  5. a. Machines détraquées ou interférences ?
  6. b. Méthodologie appliquée (mesure) ?
  7. c. Réactif périmé, mal dosé ou mal mélangé ?
  8. d. Retranscription ?

Rem. :
Le logiciel GHA nous a ainsi une fois permis de décéler une erreur de laboratoire qui aurait pu couter la vie pas seulement au malade adressé au laboratoire, mais à tous les autres malades qui auraient subi le même examen. il s’agissait du dosage des CPK, examen que l’on demande pour évaluer l’intégrité musculaire y compris de la musculature cardiaque (infarctus du myocarde ?). Le labo a donné un chiffre 20 fois plus élevé que la limite supérieure de la référence normale, ce que le logiciel a bien entendu signalé. Après vérification, le laboratoire a reconnu que leurs réactifs étaient périmés et tout le lot a été détruit, sauvant la vie de plusieurs malades qui auraient été soignés comme cardiaque alors qu’il n’en était rien.

==========

Vient, en bas de l’encadré, une synthèse :

La concentration dosée (3.2 mg%) est élevée (HAUT) par rapport à la limite supérieure de 9 groupes de labos de référence, sur un total de 9 groupes de référence enregistrés dans le logiciel (100% = TOUS).

Vient la liste de toutes les limites supérieures répertoriées dans le logiciel ici 9 (sans indiquer les laboratoires [pour cela voir la liste au-dessus] si on veut seulement connaître les limites supérieures), avec l’unité de mesure utilisée :

1.1 | 1.17 | 1.2 | 1.3 | 1.36 | 1.4 | 1.5 | 1.61 | 2 | [mg%]

Vient ensuite les groupes de laboratoires pour lesquelles la concentration dosée est normale, ainsi que le ratio « nb de labos pour OK » / « nb de labos pour HAUT » :

=> 3.2 mg% = OK dans 0 groupe de référence sur un total de 9 = 0%.
Ratio OK/HAUT = 0/9 = 0.
3.2 mg% = Normale (<= aux valeurs de références ou limites supérieures ci-après, avec leurs laboratoires respectifs) : Aucune fois

Ensuite c’est le rapport concentration sur poids et taille hauteur.

  • ** 3.2 mg% = 3.98% du poids (80.4kgs) = 1.82% de la tHt (176cm)

==========

IIè cas : La concentration chevauche entre excès et insuffisance.

Figure 2 : (merci de cliquer pour agrandir l’image)
PNG

Cas avec l’Hémoglobine glyquée (HA1c) = 5.9% :

Commençons par la liste des laboratoires pour lesquelles la concentration dosée est plus faible que les limites inférieures des valeurs de références.

Un seul groupe de laboratoires pour lequel la concentration dosée est plus basse que la limite inférieure des valeurs de référence :

(-) Bas vs LI BioQuick (si Patient diab s/s T³) [6] (delta=-0.1 ; -1.67% ; 98.33%).

Sur un total de 8 grp. des LIM INF au total ci-dessous (de 2 à 6 %) et répertoriées dans le logiciel, la concentration de 5.9% est BASSE dans seulement 1 groupe de référence (1/8 = 12.5%). La valeur de référence inférieure par rapport à laquelle la concentration dosée est plus basse est en brun (une seule occurrence), les autres limites inférieures par rapport auxquelles la concentration est normale sont en vert (7 occurrences).

=> 5.9% = BAS vs 1 groupe de référence sur un total de 8 grp. des LIM INF répertoriés (1/8 = 12.5%)
2 | 2.5 | 3 | 3.5 | 3.8 | 4 | 4.5 | 6 | [%]

La concentration dosée 5.9% est OK (pas trop basse) dans 7 groupes de référence sur ce total de 8 (= 87.5%) limites inférieures.
Ratio OK/BAS = 7/1 = 7.

5.9% = Normale (>= aux valeurs de références ou limites inférieures ci-après, avec leurs laboratoires respectifs) :

(1). [2] Doctissimo | (2). [2.5] | (3). [3] BioQuick (si Patient non diab) | (4). [3.5] | (5). [3.8] StJos | (6). [4] INRB, clNg, premiumOrange, LNRS | (7). [4.5] CHUL |

Puis vient le même processus pour les limites supérieures des valeurs de référence :

=> 5.9% = HAUT vs 2 groupes de référence sur un total de 10 grp. des LIM SUP répertoriés (2/10 = 20%)
5.5 | 5.8 | 5.9 | 6 | 6.5 | 7 | 8 | 8.5 | 14 | 18 | [%]

=> 5.9% = OK dans 8 groupes de référence des limites supérieures sur un total de 10 = 80%. (Ratio OK/HAUT = 8/2 = 4).
5.9% : Juste à la limite d’une plage des Valeurs de Référence pour lesquelles la mesure est normale.

Puis viennent les limites supérieures des valeurs de référence pour lesquelles la mesure est normale, avec leurs laboratoires.

On voit ici que la valeur 6 pour l’HA1c est considérée comme

1. Limite inférieure admissible, par le laboratoire BioQuick (bien sûr seulement si le patient est un diabétique sous T³ [hypoglycémiant])

2. Limite supérieure admissible, par les laboratoires CHUL, premiumOrange, Doctissimo, BioQuick (si Patient non diab).

==========

Un autre cas où la même concentration est considérée comme élevée par un laboratoire et basse par un autre, c’est celui de l’hémoglobine :

Figure 3 : (merci de cliquer pour agrandir l’image)
PNG

MOGLOBINE [CIRCULANTE] (oxy-Hgb, Méthé-Hgb, et carboxy-Hgb)
= 13.3 g/dL (g%)

(-) Bas vs LI BioFutur [13.5] (delta=-0.2 ; -1.48% ; 98.52%).
La valeur 13.3 g/dL (g%) => BAS vs 1 groupe de référence sur un total de 5 grp. des LIM INF répertoriées (1/5 = 20%)
8 | 11 | 12 | 13 | 13.5 | [ g/dL (g%)]

(+) Élevé vs LS premiumOrange [13] (delta=0.3 ; 2.31% ; 102.31%).
La valeur 13.3 g/dL (g%) => HAUT vs 1 groupe de référence sur un total de 5 grp. des LIM SUP répertoriées (1/5 = 20%)
13 | 15 | 16 | 17 | 18 | [ g/dL (g%)]

==========

D’autre part, que signifie « valeur NORMALE » ? Ça peut signifier beaucoup de choses :

  • 1. La population normale (de la courbe statistique de Gauss),
  • 2. La population saine,
  • 3. Les limites physiologiques dans la population générale,
  • 4. La NORMALE GAUSSIENNE de la courbe de vos propres valeurs habituelles.

 Les valeurs de références ne sont pas universelles. Les valeurs normales d’un habitant des contrées froides ne sont pas toujours les mêmes que pour un habitant des pays chaud.

De plus, ces valeurs de références ne sont pas les mêmes selon l’état physiologique ou morbide : les valeurs normales de la glycémie et de l’HbA1c (hémoglobine glyquée) sont plus élevées chez le diabétique sous hypoglycémiant que chez un diabétique sous régime (alimentaire et physique) seulement, et que chez une personne « normale » (sans diabète mais pouvant cependant souffrir d’une autre affection).

Chez une même personne la Tension Artérielle (et aussi p.ex. la créatininémie) est très élevée après un effort physique (c’est tout aussi normal).

Donc ces valeurs normales ne sont pas nécessairement celles données par le fabricant, basées sur le petit échantillon dont il s’est servi dans sa petite région (les normes pour le taux d’hémoglobine ou sa saturation en oxygène ne sont pas les mêmes pour un résident permanent au sommet de l’Himalaya que celui de la mer morte située plus bas que le niveau de la mer morte, de même les normes alimentaires ne sont pas les mêmes pour un végétalien qu’un carnivore...).

==========

Quant à l’ion (élément) potassium par exemple, un ion intracellulaire par excellence, et dont la pénétration dans la cellule est facilitée par celle du glucose, il devrait être dosé dans le sang et dans le hyaloplasme, et son interprétation devrait tenir compte de la cinétique du glucose et surtout de l’insuline. On sait par ailleurs qu’un mauvais prélèvement ou une mauvaise manipulation du sang entraînant l’hémolyse peut donner une fausse hyperkaliémie, ou du reste une kaliémie normale alors qu’en réalité elle basse. À 7 mmol/L de d’hyperKaliémie = Seuil risque arrêt cardiaque à tout instant. Au contraire, la kaliémie à <=2.5 mmol/L = Hypokaliémie sévère dont T³ : Potassium IV lente+++ sous surveillance ECG (5-8 mmol/h, 10 g =130 mmol de KCl, ampoule 10% = 1g à diluer 2-4g KCl/L. Prévention : Épargneurs de K+).

==========

 CONCLUSION :

Les valeurs normales ne sont pas nécessairement celles données par le fabricant, basées sur le petit échantillon dont il s’est servi dans sa petite région, et selon quel critère : performances sportives, bonne santé en quoi(?), endurance envers le sommeillement, performances intellectuelles… ?

La Médecine et le Laboratoire sont des couteaux à double tranchant (Ils peuvent GUÉRIR comme ils peuvent TUER [autres exemples aussi : les infections nosocomiales et les iatrogènes]).

Que l’imprécision et les erreurs en Médecine soient à jamais anathèmes, sinon la médecine ne serait plus que du simple bricolage.

  C’est ainsi que la Médecine n’est pas une SCIENCE, mais un ART : L’ART DE GUÉRIR.

==========

Jean-Baptiste Dadet DIASOLUKA Nzoyifuanga Luyalu,
1. Spécialiste en Ophtalmologie
(1980 – Clin Univ Kinshasa)
2. Docteur en Médecine, Chirurgie & Accouchements
(1977 – Univ du Zaïre, Kinshasa),
CNOM : 0866 (Rép Dém Congo)
3. Math-Physicien niveau humanités,
(1971 – Collège Pestalozzi)
4. Informaticien, Programmeur, Webmaster
5. avec connaissances en langages machine et assembleur.
6. Chercheur indépendant, autonome et autofinancé, bénévole, sans aucun conflit d’intérêt
avec qui qu’il soit ou quelqu’organisme ou institution que ce soit.

Les valeurs normales ne sont pas nécessairement celles données par le fabricant, basées sur le petit échantillon dont il s’est servi dans sa petite région, et selon quel critère : performances sportives, bonne santé en quoi(?), endurance envers le sommeillement, performances intellectuelles… ?

La Médecnie et le laboratoire sont des couteaux à double tranchant (ils peuvent tuer [autre exemple les infections nosocomiales et iatrogènes], ou guérir) à manipuler avec beaucoup de précautions, d’intelligence de sagesse et de savoir-faire :

LADECINE N’EST PAS UNE SCIENCE, MAIS UN ART (L’ART DE GUÉRIR).

Que l’imprécision et les erreurs en Médecine soient à jamais anathèmes, sinon la médecine ne serait plus que du simple bricolage.