Les cardiologues ignorent la CoenzymeQ10 pour quelles raisons !

, par  Amessi , popularité : 2%

Langsjoen a montré que la coQ10 améliore le rendement cardiaque sur un petit nombre de patients. D’autres études conduites par Poggesi, puis Morisco sur des groupes de 20 malades ont elles aussi trouvé une amélioration du rendement cardiaque. Une étude conduite par Judy sur 14 malades a elle aussi conclu à une amélioration du rendement cardiaque après un traitement de 180 jours avec de la coQ10.

 La coenzyme Q10 ou CoQ10, également connue sous le nom de Ubiquinone est une substance similaire à une vitamine, qui est vitale pour la production de l’énergie corporelle. Elle est en partie absorbée dans notre nourriture, mais est également produite dans le corps lui-même.

Les organes nécessitant le plus d’énergie – tels que le cœur, les poumons et le foie – sont les premiers consommateurs de cette CoQ10 qui ne peut être remplacée par aucune autre substance.

 Découverte il y a 30 ans, mais ignorée quand même

La CoQ10 fut découverte par le chercheur britannique Peter Mitchell, qui à la suite de sa découverte de son rôle prépondérant dans la production de l’énergie du corps, a reçu le Prix Nobel de chimie en 1978.

La CoQ10 intervient dans la chaîne respiratoire, qui assure la production d’énergie utilisable par la cellule sous forme d’ATP. Concernant les sportifs, il aurait montré que si on apporte de 60 à 100 mg/jour de CoQ10 pendant 4 à 8 semaines, la capacité de performance est augmentée. Par ailleurs, la fréquence cardiaque est améliorée chez les insuffisants cardiaques, la consommation maximale d’oxygène et le temps à l’effort sur tapis roulant sont augmentés.

En fait, notre alimentation nous fournit un apport journalier d’environ 3 à 10 mg de Co Q10. Cependant, il se peut qu’un régime normal ne suffise pas ou plus pour répondre aux besoins corporels en CoQ10.

A noter que le traitement par statines bloque la synthèse du coenzyme Q10, ce qui pourrait expliquer les myopathies observées chez certaines personnes prenant ces médicaments contre le cholestérol.

 Une référence remarquable

Thierry Souccar a écrit en 2006 : La première fois que Léon Mader m’a écrit, c’était il y a trois ans, pour me remercier d’avoir parlé de la coenzyme Q10 dans Sciences et Avenir, et des expériences qui en faisaient un espoir pour les insuffisants cardiaques. Léon souffrait d’insuffisance cardiaque avec rétention d’eau dans les bronches. Au début de l’année 1999, il venait de faire quatre œdèmes pulmonaires. C’est en mars de cette année-là que parut cet article sur la coenzyme Q10.

Les pharmaciens français ne connaissaient pas, alors Léon Mader en acheta à l’étranger par correspondance. Il commence à en prendre 100 mg par jour, pour voir…. « Mon rendement cardiaque, dit-il, était de 30 % au départ ; après trois mois de prise de Coenzyme Q10 mon rendement cardiaque est passé à 48%. C’est seulement après ce contrôle que j’ai informé mon cardiologue, qui m’a conseillé de continuer. »

 700 000 insuffisants cardiaques en France

Quelque 120 000 nouveaux cas sont recensés chaque année. L’insuffisance cardiaque peut faire suite à un infarctus, en raison d’une nécrose résiduelle du muscle cardiaque, mais dans de nombreux cas elle apparaît aussi chez des personnes qui n’ont pas eu d’infarctus. On trouve alors souvent un mauvais fonctionnement des valvules, une hypertension ou des troubles du rythme.

 L’insuffisance cardiaque se manifeste par un essoufflement, de l’épuisement, et à l’extrême comme c’était le cas pour Léon Mader, des œdèmes.

Cette maladie est un casse-tête pour les cardiologues, qui n’avaient jusqu’à une date récente à leur disposition aucun traitement vraiment efficace (hormis la greffe). Ils prescrivaient des diurétiques pour tenter d’évacuer l’eau qui s’accumule parce que le cœur ne pompe plus suffisamment.

Depuis, sont apparus notamment des inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine, qui font baisser la tension artérielle, et des bêtabloquants qui régulent le rythme cardiaque. Ils apportent des bénéfices incontestables, mais cela n’empêche le cœur de continuer de s’affaiblir pas avec les années, et la mortalité reste élevée.

Après 4 ans de merveilleux résultats sous CoQ10, Léon Mader stupéfait que les cardiologues ne connaissent toujours pas cette substance et ne s’y intéressent pas a écrit aux laboratoires pharmaceutiques et à la Fédération française de cardiologie ;mais aucune réponse n’est revenus. Outré il déclare : « J’en ai assez de cette inertie. Tout le monde s’en fiche ! »

 D’illustres chercheurs

Les coenzymes Q ont été baptisées Ubiquinones en 1955 par R. A. Morton, professeur de biochimie à l’université de Liverpool alors qu’il venait de les découvrir dans la graisse animale. Avec ce nom, Morton voulait faire comprendre que ces substances existent chez tous les êtres vivants, animaux, végétaux ou micro-organismes.

En 1957, Frederick Crane, un chercheur de l’université du Wisconsin (Madison), a isolé la coQ10 dans des mitochondries de cœur de bœuf. L’année d’après, le biochimiste Karl Folkers, qui travaillait alors chez le géant de la pharmacie Merck a déterminé sa formule exacte. Si vous vous intéressez à la nutrition, ayez s’il vous plaît une pensée pour Karl Folkers, disparu en 1997 à l’âge de 91 ans. On lui doit non seulement ces découvertes sur la coenzyme Q10, mais aussi des travaux majeurs sur les vitamines B6 et B12.

 DES ETUDES INTÉRESSANTES

La coQ10 a été donnée depuis 1973 à des insuffisants cardiaques dans des études cliniques qui visaient à évaluer ses effets réels. Les premières études ont montré que les suppléments de coQ10 améliorent le rendement cardiaque et la mortalité. Bien que les études n’aient pas été faites en double aveugle, l’une des plus impressionnantes a duré 8 ans et inclus 180 patients dont une partie a pris 100 mg de coQ10 chaque jour en plus de leur traitement conventionnel.

 Le résultat comparatif de survie entre le groupe 1 qui prenait la coQ10 et le groupe 2 qui n’en prenait pas a été le suivant :

  • Sur un an : groupe 1 = 75% groupe 2 = 54%
  • Sur deux ans : groupe 1 = 65% groupe 2 = 26%
  • Sur trois ans : groupe 1 = 47% groupe 2 = 1%

A partir de 1985, des études contre placebo en double aveugle ont été mises sur pied.

Par ailleurs, Franklin Rosenfeldt, un chercheur australien, a montré qu’en donnant un supplément de coQ10 à des patients avant une intervention chirurgicale cardiaque, on améliore la fonction cardiaque post-chirurgicale, on réduit les dommages au myocarde et on diminue la durée d’hospitalisation.

D’autres études américaines ont été réalisées par des laboratoires non indépendants, en amalgamant le CoQ10 avec des médicaments conventionnels (probablement incompatibles) et qui n’ont trouvé aucun bénéfice supplémentaire… Néanmoins, aucun effet indésirable du CQ10 n’a été relevé… Ce qui est loin d’être le cas de la pharmacopée officielle prescrite contre l’insuffisance cardiaque, il suffit de voir la liste effrayante (marquée en tout petit) des effets indésirables possibles.

Ce complément alimentaire boudé par les cardiologues, pour des raisons sans doute inavouables, est disponible un peu partout sur Internet. Il suffit de le connaître pour s’en procurer. Pour comparer les différentes offres en elles il n’y a qu’à comparer la quantité de CoQ10 que contient chaque gélule, c’est tout.
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