le mythe des vaccins Un professeur jette un froid sur le mythe des vaccins

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Ancien professeur agrégé de biologie, le Tourain Michel Georget consacre une partie de sa retraite à damer le pion aux colporteurs de certaines vérités reçues sur les vaccins. Qui, selon lui, ne seraient pas toujours aussi inoffensifs et innocents qu’il n’y paraît. La pédiatre et vaccinologue genevoise Claire-Anne Siegrist n’apprécie guère et le dit sans détour.
Vaccinations, les vérités indésirables[1]. C’est sous ce titre un peu racoleur que l’ancien professeur français Michel Georget, agrégé de biologie, sortait voilà quatreans un livre sur les vaccins, plus précisément sur ce qu’on en dit et, surtout, sur ce qu’on en cache. Des effets secondaires sous-estimés aux dangers de contamination par les additifs, en passant par les mythes et les réalités de la couverture vaccinale, le PrGeorget pose les questions qui dérangent. Sans ostentation tapageuse, se référant à d’innombrables écrits, reportages, documents, études et faits vécus sur le sujet, il constate calmement que, une fois levé leur masque de l’innocence, certains vaccins peuvent provoquer des effets secondaires « parfois plus graves que les maladies elles-mêmes ». Invité en Suisse romande du 7 au 14septembre par le Groupe médical suisse de réflexion sur les vaccins, le professeur s’exprimera sur ces questions troublantes dans le cadre de cinq conférences publiques (lire ci-dessous) organisées dans cinq villes différentes. Interview de cet « empêcheur de vacciner en rond ».

Un professeur jette un froid sur le mythe des vaccins


Professeur Michel GEORGET

Bernard Luisier

Le Courrier : PrGeorget, vous vous opposez essentiellement à l’aspect systématique des vaccinations. Depuis plusieurs années, vous sillonnez l’Europe pour porter votre message. Comment doit-on vous présenter : comme un scientifique farouchement contre toutes formes de vaccins ou simplement comme quelqu’un de sceptique et de prudent face à la survaccination ambiante ?

Michel Georget : Les deux derniers adjectifs me conviennent tout à fait : sceptique, pour le moins, et prudent, c’est certain. Farouchement opposé, pas du tout ! Je suis en fait simplement un scientifique qui a lu et réfléchi et qui est capable de faire un choix personnel.

Quel est donc votre credo, votre message ?

– Mon credo, c’est la nécessité d’une information. C’est à dire que, pour que les personnes puissent opérer un choix, il faut que celui-ci soit éclairé. Il convient donc qu’ils disposent de données aussi précises que possible sur la maladie, par exemple sur l’importance de cette maladie dans la population, son mode de transmission, sa gravité, ses traitements, sa mortalité s’il devait y en avoir. Et puis, en parallèle, connaître les inconvénients du vaccin, qui devraient être révélés lors des essais cliniques mais qui ne le sont malheureusement pas toujours. A partir de là, l’individu fait son choix. Si je prends l’exemple de la rougeole, lorsque l’on a commencé à vacciner en France, la mortalité liée à cette maladie y avait déjà diminué de 99,6% au cours du XXesiècle, alors que, parallèlement, la population avait augmenté de 30%. On ne peut donc pas dire qu’il s’agissait d’un problème de santé publique. Etant donné que la vaccination a tout de même quelques inconvénients, était-il nécessaire de faire courir à toute la population infantile un risque pour éviter en tout quinzemorts ? J’admets que c’est quinze de trop. Mais savez-vous que, parallèlement, on dénombre 500morts par accidents domestiques chez les moins de 15ans ? J’estime qu’il faut s’occuper d’abord des problèmes majeurs. Et éviter tous les amalgames.

Les autorités sanitaires et les grands groupes pharmaceutiques prétendent que les vaccins ne se discutent pas. Pensez-vous que ces deux acteurs essentiels de la vaccination informent insuffisamment le public ?

– Alors là, c’est une évidence ! Les autorités sanitaires, je crois qu’on peut le dire, sont sous la coupe de l’industrie pharmaceutique. Il est patent également que cette dernière cache les effets secondaires lorsqu’elle les connaît. Cela a été le cas pour l’hépatite B. On en a les preuves grâce à des émissions de télévision : les grandes industries connaissaient déjà au tout début de la campagne de vaccination des exemples d’accidents liés à la vaccination de l’hépatite B. Et cela, l’industrie pharmaceutique l’a caché durant de nombreuses années. L’autre problème de l’industrie pharmaceutique, c’est d’arriver à susciter des publications –il existe des gens spécialisés dans ce domaine– pour démontrer la nécessité de la vaccination. Cela a été fait pour de nombreux cas où l’on monte en épingle des symptômes ou des conséquences de la maladie, en accentuant délibérément la gravité des choses, pour faire accepter la vaccination.

Vous faites clairement mention de certains conflits d’intérêts entre l’industrie et les autorités, le privé et le public. Pouvez-vous nous en dire davantage ?
– Ce n’est pas un secret que, en France en tout cas mais sans doute ailleurs également, la plupart des membres des organismes chargés de valider ou non un vaccin ont aussi des intérêts dans l’industrie pharmaceutique. Ils ont donc plutôt tendance à ne pas trop noircir le tableau. Pour éviter ces conflits d’intérêts, il y aurait lieu de pouvoir compter sur des experts indépendants, libres de tout lien avec ces grands groupes. Malheureusement, il n’en existe pour ainsi dire pas. Si l’on prend encore l’exemple de l’hépatite B, la conférence de consensus mandatée pour régler la question n’avait réuni à Paris, en septembre 2003, que des experts favorables au vaccin. On avait notamment bien pris soin de laisser à la maison les médecins hospitaliers, spécialisés dans le diagnostic de la myofasciite à macrophages, cette maladie due à l’aluminium présent dans de nombreux vaccins et, surtout, dans celui de l’hépatite B. Bien sûr, à l’issue de la conférence, tout le monde était d’accord pour généraliser la vaccination des nourrissons et des adolescents puisque tout le monde l’était déjà au départ !

En Suisse, durant ses dix-huit premiers mois de vie, l’enfant subit jusqu’à 47 immunisations contre 9 maladies. N’est-ce pas selon vous exagéré et, finalement, dangereux ?
– Personnellement, je pense effectivement que cela fait beaucoup. Et de nombreux médecins pensent de même. Comme on commence ces vaccinations très tôt chez le nourrisson, déjà à 2mois, il est évident qu’à cet âge-là, et pas avant 4 ou 5ans, preuves médicales à l’appui, le système immunitaire n’est pas mature. Il doit donc être éduqué, au même titre qu’on doit apprendre à marcher ou à parler. Le système immunitaire risque par conséquent de dérégler cette maturation et d’entraîner ce qu’on appelle un état de tolérance, c’est-à-dire de non-réponse. Dans un premier temps, surtout si la mère nourrit son enfant elle-même, il risque de se produire une neutralisation des antigènes que l’on injecte avec le vaccin par des anticorps transmis par la mère à son nourrisson.

Pour terminer, PrGeorget, quels conseils donneriez-vous en priorité au public et même aux médecins ?
– Comme je l’ai déjà, il est important de s’informer, et ce conseil vaut aussi pour les médecins. Car je suis quand même étonné que des médecins me demandent, à moi qui ne suis pas médecin mais scientifique, de leur apporter des informations sur les vaccinations. Avouez que c’est un peu l’envers de la logique ! Mais eux ne reçoivent d’informations que par l’intermédiaire de revues médicales dont on sait qu’elles ne vivent que grâce au soutien de l’industrie pharmaceutique. Très peu de revues spécialisées peuvent se prétendre indépendantes. Dès lors, il est bien évident qu’une revue qui reçoit des subsides de tel laboratoire n’ira pas dire du mal de tel médicament ou tel vaccin que prépare ce même laboratoire. C’est d’ailleurs bien pour cela que j’excuse volontiers les médecins de ne pas détenir des informations qu’ils n’ont tout simplement pas le temps matériel de réunir.

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« La vaccination n’est pas une croyance mais bien une science »

BERNARD LUISIER
ACTION - Pédiatre et vaccinologue notamment, la doctoresse Claire-Anne Siegrist n’accorde que peu de crédit aux assertions du PrGeorget.
A 46ans, Claire-Anne Siegrist dirige le Département de pédiatrie de l’Université de Genève. Pédiatre elle-même, elle dispense en outre des cours de vaccinologie dans la faculté de médecine de cette même institution. Et, autant le dire tout de suite, elle ne goûte guère au combat que mène le PrGeorget contre la vaccination systématique. « Il n’y a pas un seul des vaccins recommandés aujourd’hui en Suisse dans notre plan de vaccination qui ne soit pas indispensable », insiste-t-elle.

Le Courrier : Le groupe médical de réflexion sur les vaccins et le PrGeorget, qui sera son invité pour cinq conférences en Suisse romande entre le 7 et le 14septembre, ne se disent pas systématiquement contre la vaccination, mais en effet plutôt contre la vaccination systématique. Que vous inspire ce slogan ?

Claire-Anne Siegrist :

En 2004, l’analyse d’une vaccination différenciée qui s’opposerait à une vaccination dite de masse ou systématique nécessiterait de faire, pour chaque enfant, l’examen de ce dont il a le plus besoin. Je suis prête à croire que c’est là une approche sensée. Pourtant, si vous me demandiez à moi, pédiatre, de déterminer dans mon cabinet lequel des cent nourrissons d’un an dont j’ai la charge présente un risque de faire par exemple une rougeole avec une encéphalite, je ne disposerais d’aucun moyen de vous répondre. Je ne peux donc que dire que, si je vaccine ces 100 nourrissons, 99 d’entre eux vont être protégés contre une rougeole et ses complications. Si je devais résumer, je dirais d’abord que les vaccins proposés actuellement aux enfants dans notre pays ne sont pas obligatoires. Ils sont par contre jugés indispensables pour les protéger contre des maladies qui sont ou peuvent être graves. Je dirais ensuite qu’il est faux de dire qu’il y a un plan de vaccination systématique en Suisse, puisque moins de la moitié des vaccins disponibles sont offerts à la population et qu’un bon nombre de vaccins ne sont utilisés que par des médecins bien informés, les pédiatres en particulier.

Selon vous, les autorités sanitaires minimisent-elles les problèmes liés aux vaccinations ?

– On devrait d’abord se demander quelles seraient les motivations des autorités de santé à travers le monde d’offrir comme premier échelon de protection à leurs enfants, donc à leur avenir, une prévention contre les maladies infectieuses qui tueraient les enfants en bas âge à travers la vaccination. Si, de fait, les vaccins étaient plus dangereux que les maladies qu’ils visent à prévenir, même les considérations économiques les plus cachées ne pourraient justifier une telle approche.

Le PrGeorget et le groupe médical de réflexion estiment que, dans certains cas de vaccins, les effets secondaires seraient plus dangereux que les maladies elles-mêmes. Qu’en pensez-vous ?

– Je pense que c’est très grave d’accuser les autorités en charge de la santé de leur population et les médecins en charge de celle de leurs patients de vouloir faire plus de tort que de bien. Que la tolérance aux vaccins ne soient pas de 100%, autrement dit qu’ils ne soient pas dépourvus d’effets indésirables, c’est une réalité. Aucun vaccin n’atteint 100% d’efficacité ni ne présente de risque zéro, pas plus que toute approche médicale ou toute activité de notre vie quotidienne. Mais une chose est sûre : en 2004, la vaccination n’est plus perçue comme une croyance, mais bien comme une science !

Source : lecourrier.ch

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