La sédentarité nous tue à petit feu

, par  Amessi , popularité : 2%

C’est la rançon d’un mode de vie où les écrans occupent une place prépondérante : nous sommes de plus en plus sédentaires. Les spécialistes de la santé tirent la sonnette d’alarme.

En lisant cet article, vous êtes probablement assis sur votre meilleur ennemi : votre chaise. Chaque année, la sédentarité serait responsable de 600 000 décès en Europe, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Problèmes cardiovasculaires, obésité, diabète et même cancers : la liste des pathologies favorisées par une station assise prolongée est longue…

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 Nous bougeons de moins en moins

La tendance ne va pourtant pas vraiment vers une amélioration. Nous bougeons de moins en moins. En moyenne, les Européens restent assis près de 7 h 30 par jour, selon une étude (*) d’Attitude prévention, une association regroupant les principaux assureurs français.

Soit largement plus que le seuil de sept heures à partir duquel nous sommes officiellement considérés comme sédentaires – avec tous les risques que cela implique.

 Pas plus de quatre heures assis par jour

Le métabolisme humain n’est pas conçu pour une immobilité prolongée. Idéalement, nous ne devrions pas rester assis plus de trois ou quatre heures par jour. Des chercheurs australiens ont calculé que rester quotidiennement assis plus de huit heures augmentait le risque de mortalité de 15 %.
Au-delà de dix heures, le chiffre bondit même à 40 % ! Et ce n’est pas qu’un problème de santé publique : selon une estimation, il suffirait de réduire de 20 % le niveau de sédentarité pour économiser 16 milliards d’euros à l’échelle européenne.

 Le responsable est tout désigné :

Notre mode de vie. « Les écrans sont clairement un concurrent majeur à l’activité physique » , confirme Norbert Bontemps, président de la commission santé d’Attitude prévention. C’est particulièrement vrai parmi les jeunes générations. L’association a comparé la sédentarité des jeunes et des seniors : en moyenne, les premiers restent assis 8 h 19 par jour, et regarder la télévision est leur activité favorite. Les seconds ne restent assis que 6 h 53, et préfèrent aller se promener…

 Mauvaise nouvelle :

Plusieurs études ont également démontré que l’activité physique ne permettait pas de « compenser » les dégâts provoqués par une station assise prolongée. En d’autres termes, après neuf heures de bureau, ce n’est pas une partie de tennis qui vous sauvera.

Le sport est certes bénéfique, mais au risque de l’évidence, ce qu’il faut surtout pour combattre la sédentarité, c’est rester assis le moins longtemps possible !

D’où la nécessité d’aborder le problème sous plusieurs angles, défend le professeur Jean-François Toussaint. L’information ne suffit pas, il faut changer les habitudes et favoriser tout ce qui peut augmenter notre activité physique au quotidien, par exemple développer les pistes cyclables. « Les messages sur les 10 000 pas ou les 30 minutes de marche par jour sont de plus en plus entendus, et cela ne change rien. Les comportements sont ancrés » , déplore-t-il.

(*) Étude Harris Interactive réalisée en ligne du 13 au 23 avril auprès de 4000 adultes dans huit pays européens (méthode des quotas).

source :
https://www.lalsace.fr

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