Bactéries : Et si passer l’aspirateur était dangereux pour la santé ?

, par  Amessi , popularité : 4%

Après la lecture de cet article, pas sûr qu’on ait encore envie de passer l’aspirateur chez soi. Une étude, publiée dans la revue Applied and Environmental Microbiology montre que ce qui rôde dans un aspirateur peut être assez abominable...

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 Les sacs à aspirateurs en cause

C’est en collectant les sacs de 21 aspirateurs que ces chercheurs en sont arrivés à ces conclusions. Ils ont mesuré les émissions des aspirateurs en utilisant une soufflerie d’air propre, pour être certains qu’elles ne provenaient que de l’aspirateur. Parmi les diverses choses présentes dans l’aspirateur : des moisissures, des bactéries, certaines même résistantes aux antibiotiques.

 Alors, trop risqué de faire le ménage ?

Les chercheurs avancent en effet l’idée que ces aérosols pourraient avoir des effets indésirables, notamment « chez les personnes allergiques, les nourrissons et les personnes avec une faible défense immunitaire ».

Toutefois, cette étude ne montre pas qu’il existe un lien entre ce que l’on trouve dans l’aspirateur et des problèmes de santé, mais plutôt qu’il s’agit d’une source d’exposition à des bioaérosols. Il faut donc surtout penser à changer régulièrement le sac de l’aspirateur, mais ce n’est pas encore une excuse valable pour que le ménage passe à la trappe.

Bactéries résistantes aux antibiotiques : les autorités américaines tirent la sonnette d’alarme

23 000 morts par an aux Etats-Unis à cause des antibiotiques. C’est le triste et alarmant constat que dressent les autorités américaines dans un rapport des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (US Centers for Disease Control and Prevention, CDC).

 En cause ? L’antibiorésistance,

ou comment à force d’utiliser des antibiotiques certaines bactéries y deviennent résistantes. Bien que les informations sur les risques liés à la surconsommation ou mauvaise consommation des antibiotiques ne datent pas d’hier, c’est la première fois qu’un telle évaluation sur les organismes résistants aux antibiotiques est réalisée.

Chaque année aux Etats-Unis, plus de deux millions de maladies sont causées par les bactéries et les champignons qui résistent à certaines catégories d’antibiotiques, relève le site d’information en ligne Wired. Sur ces plus de deux millions de malades, au moins 23 000 meurent. Ces maladies et décès ont pour conséquence une dépense supplémentaire de 20 milliards de dollars en soins médicaux.

 « Nous faisons face à une catastrophe »

Face à ces chiffres, les spécialistes n’ont pas peur des mots. Pour le docteur Helen Boucher, experte et porte-parole d’une association médicale américaine sur les maladies infectieuses, (Infectious Diseases Society of America) « Nous faisons face à une catastrophe. »

Quelles sont ces bactéries qui deviennent résistantes à force de trop consommer des antibiotiques ?

Les CDC ont classé les organismes qui posent problème selon sept critères : impact sur la santé, impact économique, à quel point ils sont répandus, avec quelle facilité ils se propagent, à quel point ils pourraient s’étendre dans les dix années à venir, s’il existe encore des antibiotiques efficaces, et si d’autres choses que des antibiotiques pourraient résorber leur propagation.

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 Dix-sept bactéries sont ainsi classées selon la gravité de la menace

(urgence, sérieuse, inquiétante). Parmi elles, trois sont dites « menace urgente ». Les entérobactéries résistantes au carbapénème, une classe antibiotiques souvent utilisée en dernier recours, résistent à la plupart des antibiotiques et causent 9000 infections et 600 décès par an. La gonorrhée, qui est une infection sexuellement transmissible, devient elle aussi résistante aux antibiotiques. Bilan : 246 000 infections par an. Enfin, les bactéries Clostridium difficile, des bacilles gram, qui servent de repère pour l’utilisation d’autres antibiotiques, ont pour conséquences pas moins de 250 000 maladies et 14 000 décès.

 La résistance aux antibiotiques : le revers de la médaille

Comment en est-on arrivé là ? Les antibiotiques, la pénicilline en premier lieu, ont été une réelle révolution médicale tant ils ont sauvé de vies. On a peut-être tendance à l’oublier, mais au vingtième siècle, ils ont permis de lutter contre des infections mortelles telles que la tuberculose ou la peste. Pas étonnant, dès lors, qu’on ait sacralisé ces petites molécules qui bloquent voire détruisent les bactéries.

Mais il y a un mais. La surconsommation des antibiotiques (directe ou indirecte, car ils peuvent également être présents dans la viande que nous mangeons) a eu une conséquence inattendue : les bactéries ont développé des systèmes de défense contre ces molécules. A tel point que certaines d’entre elles peuvent résister à tous les antibiotiques.

Résultat : on ne sait plus comment lutter contre les infections, et celles-ci recommencent à tuer. Pour l’instant, rapportent les CDC, le problème majeur est de parvenir à traiter ces bactéries multirésistantes dans les hôpitaux.

Mais à terme, il faudra certainement repenser nos pratiques, à commencer par celle consistant à donner des antibiotiques aux animaux, ce qui est l’un des facteurs majeurs de propagation des bactéries résistantes. En attendant, la prudence, tant dans les comportements au sein des hôpitaux que dans notre consommation de médicaments, est de mise.

source :
https://www.huffingtonpost.fr
https://www.huffingtonpost.fr/

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