Une nouvelle cible contre le cancer

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Les mutations cancérigènes sont la principale barrière des thérapies modifiant le vivant, ainsi il est nécessaire de trouver une très bonne solution contre le cancer.

Une stratégie possible est de retirer les télomères de l’organisme car elles sont indispensables à tous les cancer pour se développer.

L’université de Ottowa découvre une nouvelle cible contre le cancer

Les mutations cancérigènes sont la principale barrière des thérapies modifiant le vivant, ainsi il est nécessaire de trouver une très bonne solution contre le cancer.

Une stratégie possible est de retirer les télomères de l’organisme car elles sont indispensables à tous les cancer pour se développer.

Cette approche, nommée *« VELT », bien que prometteuse, nécessite l’introduction de cellules souches tous les 10 ans pour compenser la perte de télomères, qui ont d’autres fonctions importantes.

Mais il existe un autre passage commun entre tous LES CANCERS

 :

Leurs adaptations à un environnement faible en oxygène. Une équipe de l’université de Ottawa viens de découvrir comment les cellules s’adaptent à cet environnement, rendant possible la fabrication de médicaments empêchant cette adaptation. « Publié dans Nature ».

« Les cellules cancéreuses ont une technique pour produire des protéines sans apport d’oxygène, et elles utilisent ce chemin même si de l’oxygène est présent. Elles utilisent ce processus pour proliférer » dit le professeur Stephan Lee dans Ottawa citizen.

L’adaptation est la base de la vie, et notre corps peut s’adapter à des environnement faibles en oxygène, notamment en hautes altitudes. Mais aucun scientifique n’a réussi à expliquer comment elles faisaient jusqu’à ce que l’équipe du Docteur Lee démontre l’existence d’un interrupteur dans la machine à synthétiser les protéines.

La cancer est difficile à traiter car les cellules cancéreuses sont peu différentiables des cellules normales, et si certaines constantes sont retrouvées dans certaines tumeurs, le cancer est en fait plusieurs maladies, des dizaines de milliers. D’où l’importance de découvrir des moyens de prolifération communs entre tous les cancer.

Avec cette présente étude, le Docteur Lee dit que l’exploitation de ce chemin rendra les cellules cancéreuse vraiment très facile à tuer et les empêcheront de grossir. Il est très optimiste et pense que le développement d’un médicament utilisant ce mécanisme ne sera pas trop difficile.

L’éradication du cancer est l’étape la plus difficile du projet SENS. Malgré son coté spéculatif, cette nouvelle approche est potentiellement très intéressante et nous attendons tous avec impatience les premiers résultats, probablement pas avant quelques années cependant.

La solution : VELT

Cela signifie que nous n’avons pas réellement besoin de fixer des mutations chromosomiques dans le but de les empêcher de nous tuer : tout ce que nous devons faire est de développer un remède vraiment, vraiment efficace contre le cancer.

VELT (qui a été le thème de la troisième table ronde SENS) est un acronyme pour « verrouillage de l’extension des télomères dans tout l’organisme ».

Cette approche est très ambitieuse mais potentiellement beaucoup plus efficace à long terme pour lutter contre le cancer que tout autre traitement actuellement disponible ou en développement. Il est basé sur la vulnérabilité inéluctable que toutes les cellules cancéreuses ont en commun : leurs absolu nécessité de renouveler leurs télomères. Les télomères jouent un rôle semblable à celui de la pointe en plastique sur le bout de vos lacets, ils empêchent l’ADN de devenir effiloché et démêlé.

Chaque fois qu’une cellule se reproduit, les télomères deviennent un peu plus usés, et quand une cellule est à court de télomères, elle est vite autodétruite.

Parce que les cellules cancéreuses se reproduisent à un rythme effréné, elles ont rapidement fait d’atteindre les extrémités de leurs télomères, et ont la nécessité de trouver un moyen d’exploiter les machines naturelles des cellules de renouvellement des télomères (télomérase et ALT) pour restaurer la longueur des télomères normaux, ou leurs croissances prendra fin.

L’élimination complète de ces gènes de toutes nos cellules élémine le cancer. Certains scientifiques qui y ont déjà pensé tentent d’accomplir la même chose en développant des médicaments pour inhiber ces enzymes, mais cette approche souffre de la vulnérabilité que les cancers peuvent développer toute une série de modifications mineures qui réduisent l’efficacité de tels médicaments.

Velt, en revanche, supprime les gènes, ce qui rend impossible pour les cancers de continuer à croître. C’est une idée audacieuse, mais il pourrait bien être possible non seulement de supprimer les gènes, mais de maintenir notre corps fourni avec les cellules normales, parce que la technologie existe déjà pour repeupler les cellules souches du sang, et (chez la souris) de l’intestin, et la peau ne doit pas être trop compliqué non plus.

La réserve de télomères des cellules souches est suffisant pour garder les cellules normales pendant environ une décennie, à en juger par l’âge d’apparition de la dyskératose congénitale, une maladie associée à la maintenance des télomères inadéquate.

Donc, en théorie, la reconstitution de toutes nos populations de cellules souches une fois par décennie, avec de nouvelles cellules qui n’ont pas de gènes télomérase ou ALT qui leurs sont propres, mais dont les télomères ont été restaurés dans le laboratoire, devrait maintenir les tissus concernés indéfiniment, tout en empêchant toute forme de cancer d’atteindre un stade dangereux.

Pour faire ce travail, les cellules déjà dans le corps (et donc équipées de la possibilité d’avoir leurs enzymes télomérase native activée) devront soit être effacé de telle sorte que seules les cellules conçues restent (dans le cas des cellules souches pour renouveler rapidement les tissus comme le sang), ou d’avoir leurs télomérases et les gènes ALT supprimés (dans le cas de cellules provenant de tissus qui ne sont pas systématiquement renouvelées, et que nous ne pouvons donc pas nous permettre de simplement enlever et remplacer). Les deux approches sont, là encore, déjà près d’être techniquement réalisables chez la souris, avec des tissus sanguins et des intestins déjà remplaçables et la peau et les poumons n’est pas loin derrière (et sous poursuite).

Références
http://sens.org/sens-research/resea...

Référence :
http://www.ottawacitizen.com
http://campagneantiage.fr/actualite...
http://www.sens.org

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