Un supplément nutritionnel antivieillissement

Le Gerovital®-H3,

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Le Gerovital®-H3, principalement composé de procaïne, améliore le métabolisme cellulaire et agit sur différentes fonctions mentales et corporelles. Il stimule la concentration et la vitalité, soulage la raideur des articulations, renforce le bien-être et agit comme un antidépresseur.

Le Gerovital®-H3, un supplément nutritionnel antivieillissement (01 Décembre 2004)
Le Gerovital®-H3, principalement composé de procaïne, améliore le métabolisme cellulaire et agit sur différentes fonctions mentales et corporelles. Il stimule la concentration et la vitalité, soulage la raideur des articulations, renforce le bien-être et agit comme un antidépresseur.

 

Le chlorhydrate de procaïne, le principe actif du
Gerovital®-H3, a été synthétisé pour la première fois en 1905 par le
biochimiste Alfred Einhorn comme anesthésique local. En dépit de différents
rapports faisant état d’effets secondaires bénéfiques rencontrés chez des
patients auxquels on donnait de la procaïne, la recherche sur son usage
thérapeutique n’a pas commencé avant les années vingt.
Des articles commencent à apparaître à cette époque dans différents journaux
médicaux, indiquant que lorsqu’on l’injectait directement dans les
articulations ou les muscles, on obtenait des effets bénéfiques chez des
sujets souffrant de différentes affections.
Ayant lu les résultats de ces travaux, le Dr Ana Aslan décide d’investiguer
ses effets. L’histoire du Gerovital®-H3 débute alors en 1946. Le Dr Ana
Aslan est professeur de médecine interne à l’université de Timisoara. Les
premières expériences qu’elle réalise produisent des effets bénéfiques ; elle
publie ses premières recherches sur la procaïne démontrant scientifiquement
une action efficace sur le processus de vieillissement.

Les premiers résultats obtenus avec la procaïne poussent
le Dr Aslan à réaliser des études complémentaires pour tester ses effets sur
des milliers de patients.
Cependant, elle découvre que l’enzyme cholinestérase dégrade la procaïne en
une heure, nécessitant des injections répétées pour obtenir un effet
bénéfique. Elle décide d’améliorer la procaïne pour son usage thérapeutique.
Elle trouve enfin que la molécule de procaïne est stabilisée pendant au
moins six heures par l’ajout d’un antioxydant et que ses effets étaient plus
importants que ceux de la procaïne seule. Elle appelle cette forme améliorée
Gerovital®-H3.

À partir de 1951, elle abandonne le chlorhydrate de
procaïne au profit du Gerovital®-H3 qui contient du chlorhydrate de
procaïne, de l’acide benzoïque, du métabisulfite de potassium et du
phosphate disodium. Dans le Gerovital®-H3, l’action pharmacologique du
chlorhydrate de
procaïne est modifiée par l’acide benzoïque qui favorise l’accès de la
procaïne aux compartiments cellulaires hydrophobes.
Une fois introduit dans l’organisme, le Gerovital®-H3 est rapidement
absorbé.
Au cours des 240 premières minutes, la molécule de procaïne est hydrolysée
par la procaïnesthérase en deux métabolites : l’acide para-amino-benzoïque
(PABA) et le diéthylaminoéthanol (DEAE).
L’absorption de ces deux métabolites est meilleure lorsqu’ils résultent de
l’hydrolyse
in vivo du Gerovital®-H3 que lorsqu’ils sont eux-mêmes administrés.
L’absorption du DEAE et du PABA se fait de manière compétitive. En d’autres
termes, les deux métabolites se disputent les sites actifs du mécanisme qui
gouverne l’absorption. L’âge des sujets fait la différence : les tissus âgés
ont une plus grande affinité pour le DEAE.
Le DEAE se scinde en éthanolamine, glycine et urée. L’éthanolamine entre
dans le cycle de synthèse de la choline et de l’acétylcholine. Le Gerovital®-H3
agit dans l’organisme sous la forme d’une molécule intacte de procaïne et à
travers les produits de son hydrolyse : le PABA et le DEAE, qui participent
à la régulation des métabolismes intermédiaires. Le Gerovital®-H3 favorise
la synthèse de l’acétylcholine et est une source d’acide folique. Une série
de travaux suggère en fait que la procaïne, à travers le PABA, peut stimuler
la flore intestinale et la production d’acide folique, de vitamine K et de
tyramine.

Plus de 400 articles publiés sur le Gerovital®-H3

Le Dr Ana Aslan expérimente le Gerovital®- H3 à
l’Institut de gérontologie et de gériatrie de Bucarest, en Roumanie, entre
1951 et 1958. Les premiers résultats de ses travaux sont publiés en 1954
dans le Journal of the romanian academy of science. En 1956, elle présente
ses travaux comme « une nouvelle méthode pour la prophylaxie et le traitement
de la vieillesse et des maladies dégénératives avec une substance dérivée de
la procaïne » à l’Institut de physiologie chimique de Berne, en Suisse, et à
la Semaine allemande de thérapie, un congrès organisé à Karlsruhe en
Allemagne.
Des études conduites à l’Institut national de Bucarest et celles réalisées
par d’autres chercheurs ont souligné l’action générale du Gerovital®-H3 sur
le processus de vieillissement et son action sur les maladies chroniques
dont la fréquence augmente avec l’âge.

De nombreux scientifiques des États-Unis, d’Allemagne, du
Royaume Uni, du Japon, d’Autriche, d’Italie, de Roumanie... ont étudié le
Gerovital®-H3 : plus de 400 articles ont depuis été publiés dans des revues
scientifiques, confirmant l’intérêt de ce produit dans la prévention du
processus de vieillissement.

L’étude la plus connue réalisée par le Dr Aslan sur le
Gerovital®-H3 a débuté en 1956 et impliqué plus de 15 000 Roumains d’âges et
d’état de santé différents, sélectionnés à partir de 144 cliniques réparties
sur toute la Roumanie. La moitié des sujets a reçu du Gerovital®-H3 et tous
ont été suivis médicalement avec attention, ce suivi incluant des injections
de vitamines. Après deux ans de traitement, les résultats ont montré que
tous ceux qui avaient reçu du Gerovital®-H3 souffraient d’un nombre
significativement moins important d’épisodes de maladies compte tenu de leur
âge ou de leur état de santé initial. Ils ont également indiqué que ceux qui
souffraient de nombreux problèmes de santé avant le début de l’étude avaient
vu leur état se stabiliser ou s’améliorer.
Les résultats impressionnèrent tellement le gouvernement roumain qu’il
finança l’administration de Gerovital®-H3 à toute personne en âge de
travailler.

Une action régénératrice

Le Dr Aslan a conduit une étude expérimentale sur 1 840
rats qui a montré une augmentation de 18 à 21 % de l’espérance de vie des
animaux traités par le Gerovital®- H3 par rapport aux animaux témoins. Les
animaux âgés traités avaient également une meilleure trophicité générale,
une fourrure épaisse et brillante, une résistance plus élevée aux maladies
aiguës, une résistance augmentée à l’exercice, de meilleures réponses aux
tests de comportement
et de mémoire que les animaux témoins. À l’âge de 24 mois, les rats traités
par le Gerovital®-H3 ont de meilleurs scores d’apprentissage et de
mémorisation du labyrinthe.
Concernant la régénération cellulaire, une expérience a montré que des
injections de procaïne autour d’une blessure permettaient de guérir une
ulcération provoquée par un traitement par des rayons. L’examen histologique
de la plaie a révélé l’apparition d’un tissu de granulation après trois
semaines de traitement, avec l’accumulation autour de nombreux vaisseaux de
ce que l’on appelle « des cellules de
régénération1 ».

Une protection contre les infections

Le Dr Aslan a remarqué que les patients traités par le
Gerovital®-H3 résistaient mieux aux infections. Ses observations ont ainsi
montré que :
- 69,1 % des patients ayant un traitement de longue durée avec Gerovital®-H3
n’attrapent pas de maladie ;
- le taux de mortalité global dans le groupe prenant du Gerovital®-H3 était
de 3,3 % contre 12,9 % dans le groupe témoin ;
- les patients suivant un traitement de longue durée avec Gerovital®-H3
étaient moins sensibles aux maladies infectieuses, que ce soit dans des cas
d’épidémie saisonnière de grippe ou dans n’importe quelles conditions
favorisant le début d’une pathologie respiratoire aiguë ;
- les études prophylactiques consistant à administrer du Gerovital®-H3 à des
personnes âgées de plus de 40 ans indiquent une diminution du taux de
morbidité conduisant à une diminution
du nombre de jours de maladie sans travailler de 39 % comparativement à des
périodes précédant le traitement.

Un effet antidépresseur

 

Depuis 1945, le Dr Aslan injectait de la procaïne à des
patients avec des arthrites douloureuses pour soulager leurs douleurs
articulaires. Un grand nombre de ces patients avaient également constaté une
amélioration de leur mémoire, moins de dépression, davantage d’énergie et
une sensation générale de bien-être.
Ces résultats l’ont incitée à regarder l’effet du Gerovital®-H3 sur les
symptômes de la dépression. D’autres chercheurs ont ensuite suivi son
exemple. Ainsi, une étude réalisée par une équipe de chercheurs de
l’université de Duke en Caroline du Nord a suivi des patients
âgés de 60 ans et plus avec de légers troubles dépressifs et a comparé, à
l’aide d’une batterie de tests psychologiques, l’efficacité du Gerovital®-H3
avec celle de l’imipramine ou d’un placebo2. Pendant quatre
semaines, les sujets ont reçu quotidiennement 74,8 mg d’imipramine, 2,022 mg
de Gerovital®-H3 ou un placebo.

Les résultats ont montré que le Gerovital®-H3 avait une
efficacité supérieure à celle de l’imipramine, cette dernière n’ayant pas
plus d’effet que le placebo contrairement au Gerovital®-H3. Dans une autre
étude conduite par des chercheurs de Palm Springs en Californie, 286
patients souffrant de différentes formes de dépressions ont été sélectionnés

et répartis en deux groupes : les patients du premier groupe ont reçu du
sérum physiologique tandis que ceux du second groupe recevaient pendant dix
jours une injection intramusculaire de Gerovital®-H3 puis, pendant 11 autres
jours, deux injections intramusculaires (l’une le
matin, l’autre à midi). Les auteurs ont conclu de cette étude que la
tolérance clinique
du Gerovital®-H3 était bonne. L’évaluation de l’intensité de l’état
dépressif par des méthodes psychologiques a démontré des améliorations
statistiquement significatives après le traitement par le Gerovital®-H3.
Les performances cognitives du groupe traité étaient meilleures que celles
du groupe ayant reçu du sérum physiologique3.

Le Gerovital®-H3 inhibe la MAO

L’action du Gerovital®-H3 sur la monoamine oxydase (MAO)
explique en partie son action antidépressive. Des niveaux élevés de MAO sont
souvent la cause d’états dépressifs et de troubles de la santé mentale. La
MAO est largement responsable de la dégradation des amines
biogéniques (dopamine, noradrénaline...) et un effet inhibiteur de la MAO
entraîne une augmentation de la concentration de ces amines biogéniques au
niveau synaptique.
Les niveaux de la monoamine oxydase (MAO) augmentent avec les ans à partir
de 45 ans, voire plus tôt dans le cas d’une santé déficiente. L’activité de
la MAO est hautement corrélée au vieillissement lorsque l’on étudie le
cerveau, le plasma et les plaquettes de l’homme.

On trouve chez les femmes une activité significativement
plus élevée de la MAO dans les plaquettes et le plasma que chez les hommes.

Des travaux de recherche ont montré que le Gerovital®-H3 est un inhibiteur
réversible de la MAO4. En éliminant l’excès de MAO, le Gerovital®-H3
diminue les risques de développer une dépression. En empêchant l’excès de
MAO d’interférer avec la production et le fonctionnement
d’hormones et de neurotransmetteurs importants, il permet à l’organisme de
se maintenir en bonne santé. Le Gerovital®-H3 est également un activateur
cholinergique à travers ses produits hydrolysés (le PABA et le DEAE) et peut
exercer une action modulatrice sur d’autres
systèmes de neuromédiateurs dans certaines régions spécifiques5
du cerveau.

Modifie le métabolisme des lipides

L’action du Gerovital®-H3 sur le métabolisme des lipides
a pour résultats des modifications du cholestérol total sérique, des
changements dans le ratio des fractions de lipoprotéines ainsi que du
contenu en acides gras insaturés. Il diminue les niveaux plasmatiques de
lipoprotéines et des lipides et augmente la fluidité membranaire. Gerovital®-H3
exerce également une action antioxydante et a un effet inhibiteur sur la
génération du radical superoxyde de façon non enzymatique. L’ensemble de ces
actions réduit le stress oxydant qui s’exerce sur la structure membranaire
et les LDL.

Bénéfique dans le traitement de l’arthrite

En 1951, le Dr Aslan étudie les effets de la procaïne sur
une arthrite expérimentale. Ainsi, chez des souris développant une arthrite,
les effets bénéfiques du Gerovital®-H3 et le retour des animaux à une
mobilité complète étaient particulièrement encourageants.
Le Dr Aslan a ensuite essayé ce traitement sur des patients ayant une
arthrose avec une tendance à l’ankylose. Elle a constaté une amélioration
des symptômes locaux en même temps qu’une grande amélioration de leur état
général. Avant le traitement et à cause de la douleur, les patients
évitaient tout mouvement. Après le traitement, ils voulaient marcher,
s’asseoir, lire et discuter.

D’autres études expérimentales et cliniques réalisées par
le Dr Aslan ont souligné les effets du Gerovital®-H3 dans le traitement de
l’arthrite. Dans une étude réalisée en 1982 sur 2 643 patients, le Dr Aslan
s’est aperçue qu’il devenait manifeste que les douleurs avaient cessé chez
62,2 % des patients et que la mobilité articulaire et le tonus musculaire
périarticulaire étaient améliorés dans 51,8 % des cas. Des examens
radiologiques répétés ont
indiqué une amélioration progressive de l’ostéoporose et d’autres
modifications dystrophiques ostéoarticulaires6.

Une autre étude a été conduite sur 100 patients âgés
admis à l’Institut national de gérontologie et de gériatrie de Bucarest. Ils
étaient âgés de 60 à 89 ans et souffraient d’arthrite modérée à sévère
touchant une ou plusieurs articulations.
Deux groupes furent constitués. Le traitement a été administré au premier
groupe sous la forme d’une injection intramusculaire quotidienne de
Gerovital®-H3 pendant 18 jours suivis de 12 jours avec un comprimé de
Gerovital®-H3 deux fois par jour. De la même façon, le second groupe a reçu
des injections et des comprimés placebo. Aucun autre médicament ni
traitement local n’a été administré pendant la durée de l’étude.
L’efficacité du traitement a été évaluée en comparant les valeurs d’un
certain nombre de paramètres avant et après le traitement :
- la douleur et ses caractéristiques ;
- la mobilité des articulations évaluée par goniométrie et les mouvements
par des tests spécifiques à chaque articulation ;
- le tonus musculaire ;
- les phénomènes d’accompagnement : gonflement des articulations,
instabilité...
- la capacité fonctionnelle d’ensemble des articulations touchées par
l’arthrite.
Certains paramètres reflétant l’état général des patients comme la pression
artérielle, les rythmes circadiens et l’état psychologique furent
parallèlement évalués. Les résultats ont montré que la douleur et la
limitation des mouvements étaient favorablement influencées par le
traitement avec le Gerovital®-H3. Les symptômes cliniques comme la douleur
et la mobilité
articulaires étaient soulagés dans respectivement 34 % et 56 % des cas et le
tonus musculaire était amélioré chez 41 % des patients. Leur état psychique
était également manifestement amélioré7.
Les effets bénéfiques du Gerovital®-H3 dans le traitement de l’arthrite sont
dus notamment à une amélioration de la perméabilité capillaire et à une
intervention positive sur les troubles bioenzymatiques au niveau du
cartilage de l’articulation.

Gerovital® -H3 est recommandé pour des personnes âgées de
plus de 40 ans pour retarder le processus de vieillissement et comme
traitement préventif et curatif de maladies chroniques dégénératives.
Précautions : Gerovital® -H3 ne doit pas être utilisé en même temps que
l’ésérine ou la prostigmine ni en même temps que des sulfamides. En cas
d’épilepsie ou d’hypertension, l’administration de Gerovital ® -H3 doit se
faire sous surveillance.

(01 Decembre 2004)
 

1- Schedel F. Lokale Novokaininjection zur behandlung von strahlenschaden.
Zentrbl. Chirurgie, 1958,83:44 : 2038.
2- Zung WW. et al. Pharmacology of depression in the aged. Evaluation of
Gerovital®-H3 treatment as an antidepressant drug . Psychosom 1974, 15 ;
127-131.
3- Sakalis G et al. A trial of Gerovital®-H3 in depression during senility.
Cur Ther Res 1974, 16 : 59-63.
4- McFarlane MD. Gerovital®-H3 therapy : mechanism of inhibition of
monoaminoxidase levels, 1972, Lancet,1, 0290.
5- Zaborsky L et al. Catecholamine-cholinergic interaction in basal
forebrain. Progress in brain research, 1993 ; 98 : 31-49.
6- Aslan A. et al. Peculiarities of chronic degenerative rheumatism in the
aged and the efficiency of Gerovital®-H3 therapy. Romanian J Geront &
Geriatrics, 1982 ; 3 ;1 : 3-13.
7- Dumitru M. et al. Double blind study on Gerovital®-H3 treatment in the
elderly with arthritis. Romanian J Geront. Geriatrics. 1985 ; 6, 4 : 257-263.



http://www.nutranews.org/fra/index....

 

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