Un Nobel pour Tissot

CONSTITUTION DES ORGANISMES ANIMAUX ET VÉGÉTAUX ; CAUSES DES MALADIES QUI LES ATTEIGNENT

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CONSTITUTION DES ORGANISMES ANIMAUX ET VÉGÉTAUX ; CAUSES DES MALADIES QUI LES ATTEIGNENT
2e VOLUME :
CAUSE ET NATURE DE LA TUBERCULOSE
- Origine et nature du bacille de Koch
- Source originelle des virus
- Constitution élémentaire des tissusPlanches 1 à 22
Planches 23 à 57

Un Nobel pour Tissot

. Extrait (p.13) :
Il est intéressant, au point de vue historique, de rappeler avec quel pressentiment de la réalité Pidoux exposait à l’Académie de Médecine les arguments qu’il opposait aux conclusions de Villemin :
« Des expériences sur les animaux vous donnent tel ou tel résultat, et, au lieu de les contrôler par l’expérience clinique et par toutes les données de la physiologie humaine, vous échafaudez sur elles une doctrine générale de la tuberculose humaine et de toutes les maladies. Pour cela, vous renversez toutes les notions acquises. Il faut que nous acceptions, du jour au lendemain, que la phtisie tombe des nues et que, dans sa pathogénie, le sujet, la constitution, les conditions hygiéniques, l’hérédité, les diathèses, ne sont rien, et que tout est sur la lame d’une lancette chargée d’un virus tuberculeux impossible, provenant sans doute d’un tuberculeux qui le tenait d’un autre, ainsi de suite jusqu’au premier homme, qui ne le tenait pourtant de personne et devait l’avoir formé de toutes pièces ». Pidoux appuyait son argumentation en demandant qu’on lui fasse connaître un seul cas de tuberculose résultant d’une contagion avérée. Six ans après, pas un seul cas n’avait encore pu lui être opposé. NB : nous sommes en 2006 et la même remarque peut-être répétée aujourd’hui, voire appliquée à d’autres soit-disantes recherches contre telle ou telle maladie virale.

4. Extrait (p.21) :
Du déterminisme qui a été fait dans cette étude, l’hypothèse a été exclue. J’ai cherché à établir les faits avec le maximum possible de précision et de telle façon qu’ils puissent être contrôlés, appréciés, jugés, directement par le lecteur sans avoir à tenir compte de l’opinion de l’auteur.Un tel jugement n’est possible que sur des documents photographiques de grande netteté, non retouchés, c’est-à-dire sur des documents qui reproduisent intégralement, nettement, dans les moindres détails, les points des préparations qui ont servi à l’étude et à la détermination des conclusions.Cette précision ne peut pas être obtenue par des dessins et il faut de toute nécessité, pour l’obtenir, abandonner ce procédé de reproduction pour le remplacer par la photographie, seul procédé capable de fidélité et qui a l’avantage d’éviter les erreurs d’interprétation de l’œil et du cerveau, les oublis et erreurs de dessin, ainsi que les erreurs qui peuvent provenir du fait que, par son dessin, l’auteur cherche à donner une démonstration et qu’il y reproduit surtout les points qui, suivant sa conception, sont de nature à faire la démonstration qu’il recherche. Une telle reproduction faite avec les yeux et la main, toujours induits plus ou moins en erreur par le raisonnement, est forcément inexacte et sujette à caution ; elle est incapable de servir de témoin fidèle aux observations et de preuve aux affirmations. Si le dessin est exécuté par la main et l’œil ignorant d’un dessinateur, c’est l’inexactitude inévitable. On en trouvera une preuve éclatante dans les pages qui suivront, en comparant les photographies de tubercules du poumon, de cellules embryonnaires, épithélioïdes ou géantes, de cellules épithéliales de la paroi alvéolaire du poumon avec les dessins qui ont été publiés sur le même sujet. On se rendra même compte, par cet examen, que la reproduction exacte d’une préparation microscopique par un dessin est impossible, quelle que soit l’habileté du dessinateur. Les détails les plus ténus sont quelquefois les plus importants d’une préparation, et un trait placé inexactement suffit à modifier le rapport qui existe entre deux éléments. Ceci résulte, de toute évidence, de la comparaison entre les dessins et les photographies.NB : ces recommandations n’ont jamais été suivies d’effet.
Les travaux des biologistes contemporains de Tissot ont continué à dessiner ce qu’ils voyaient.
Je ne m’attarderai pas sur le niveau de précision des dessins, vous pourrez le constater vous-mêmes dans les planches du volume 3.
5. Dernier extrait (p.128-129) :
Ceci est la démonstration, fixée dans tous ses stades par la photographie, de la transformation d’une granulation chromatique, appartenant à une cellule, en un ou plusieurs bacilles, c’est-à-dire de la création d’une culture bactérienne par la matière vivante (la substance chromatique, nucléaire, pour plus de précision) de l’organisme animal. J’avais bien observé ce fait de la création de cultures bactériennes par la matière vivante et l’avais exposé longuement dans le premier volume de cet ouvrage ; j’avais vu la transformation du tissu animal ou végétal, cultivé in vitro, en culture mycélienne ou bactérienne et j’avais démontré, par de multiples preuves, qu’on transforme facilement une culture mycélienne en culture bactérienne et réciproquement. La publication de ces faits, cependant si simples, dans le premier volume de cet ouvrage, a été accueillie avec un scepticisme auquel il fallait s’attendre, en raison de l’opposition qu’ils présentent avec les principes actuellement admis. On a considéré comme une absurdité le fait, exposé dans le premier volume de cet ouvrage, qu’un morceau de foie ou de poumon peut donner naissance à une culture bactérienne. On m’a offert de me présenter des cobayes aseptiques, d’où je ne pourrais tirer aucune culture ; j’attends encore ces animaux, et cela certainement parce qu’on a constaté l’exactitude de mes observations. On a prétendu, et l’objection était prévue, que les animaux qui servaient à mes expériences étaient infectés.
6. Ceux qui souhaiteraient avoir directement accès aux planches pourront désormais se rendre sur ce site.
7. Question : les scientifiques sont-ils plus cons qu’une femme de ménage ?
Réponse :

Osmium tetroxide is a cornerstone fixative for transmission electron microscopy…

… incompatible with strong acids, hydrogen chloride, organic materials, finely powdered metals.

Il s’agit donc d’un acide d’une très haute toxicité, à manipuler avec une extrême précaution, pouvant altérer des organes, mais qui, par je ne sais quel miracle, n’aurait aucun effet dommageable sur la structure d’une cellule de quelques microns.

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