Troubles hypocondriaques

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Le trouble existe depuis la nuit de temps, mais gagne manifestement en ampleur. De récentes estimations, avancées aux États-Unis mais extrapolables à notre pays, indiquent qu’une consultation sur vingt, auprès d’un médecin généraliste, est motivée par la seule angoisse d’être malade.

Une inquiétude tenace qui porte un nom : l’hypocondrie.

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Troubles hypocondriaques

Les malades imaginaires

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Une consultation sur vingt motivée par la seule angoisse d’être souffrant

Le trouble existe depuis la nuit de temps, mais gagne manifestement en ampleur. De récentes estimations, avancées aux Etats-Unis mais extrapolables à notre pays, indiquent qu’une consultation sur vingt, auprès d’un médecin généraliste, est motivée par la seule angoisse d’être malade.

Le fait que l’on assiste à une forte augmentation du nombre d’hypocondriaques s’explique, en grande partie, par un accès de plus en plus aisé, pour le grand public, à l’information médicale.

Une information mal décryptée, mal interprétée, sur fond de malaise psychologique ; un processus qui risque de déboucher sur un vrai trouble psychiatrique.

Dans la dernière édition de sa Lettre de la santé mentale, une équipe de l’École de médecine de Harvard considère que l’hypocondrie « gagnera encore en ampleur au cours du 21e siècle ». On ne parle pas ici de la crainte momentanée d’être malade, mais d’une peur profonde, qui perdure au moins six mois et qui déteint sérieusement sur la vie quotidienne. Les plaintes exprimées sont diverses (système digestif, poitrine, tête, cou), et le plus étonnant c’est que les patients reconnaissent, à l’occasion, qu’ils manifestent une réaction excessive, voire déraisonnable. Mais rien n’y fait : ils sont convaincus d’être affectés par un mal redoutable.

Difficile, au demeurant, de les persuader du contraire. Un suivi comportemental doit être instauré, alors que l’administration d’antidépresseurs et/ou d’anxiolytiques peut s’avérer utile. Ces patients, pour la plupart en situation de stress chronique, ne doivent pas être reçus à leur guise par le médecin : il est nécessaire de leur fixer des rendez-vous à date et à heure prédéfinies.

Les amener, aussi, à se persuader qu’ils doivent cohabiter avec leurs symptômes - imaginaires - plutôt que de tenter à tout prix de les faire disparaître (une tâche complexe).

Les troubles hypocondriaques peuvent apparaître à n’importe quel âge, avec un pic de fréquence vers 40 ans chez l’homme et 50 ans chez la femme. Une période de doutes, pour beaucoup.

© La Dernière Heure

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