Trou record dans la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique

, par  Amessi , popularité : 1%

La couche d’ozone, qui protège la terre des rayonnements ultra-violets du soleil, affiche pour 2006 les pertes les plus importantes jamais enregistrées dans le cours d’une seule année, a annoncé lundi l’Agence spatiale européenne (ESA).

Le lundi 02 octobre 2006

  Trou record dans la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique

Source certifiée PARIS

Les mesures de la couche d’ozone effectuées par les satellites de l’ESA font apparaître une perte de 40 millions de tonnes en octobre, dépassant le précédent record de 39 M de tonnes enregistré en 2000, indique l’agence dans un communiqué.
Ce déficit est calculé en mesurant la superficie et la profondeur du « trou » dans la couche d’ozone, située dans la stratosphère à environ 25 km au-dessus de la terre.

Cette année, le trou atteint environ 28 M de km2, soit une superficie équivalente à celle mesurée en 2000 et sa profondeur - estimée à 100 unités Dobson - atteint le record mesuré en 1990, poursuit l’ESA.

Une unité Dobson (DU, pour Dobson Unit en anglais) est définie comme une couche de 0.01 mm d’épaisseur à la température et à la pression de l’atmosphère standard.

L’ozone, une molécule issue de l’oxygène, permet de filtrer les rayonnements dangereux des ultra-violets du soleil qui endommagent la végétation et peuvent provoquer des cancers de la peau.

La couche d’ozone qui protège ainsi la terre est endommagée par la production et l’usage du produits chimiques, spécialement le chlore et les chlorofluorures de carbone (CFC, gaz d’aérosols et réfrigérants).

La réaction chimique qui altère la couche d’ozone atteint son maximum sur les températures froides de haute altitude durant l’hiver en hémisphère sud, normalement de fin août à octobre.

« Une perte aussi significative suppose des températures très basses dans la stratosphère combinée à la lumière du soleil », a expliqué Claude Zehner, ingénieur atmosphérique à l’ESA.

« Cette année, cette perte extrême enregistrée peut s’expliquer par les plus faibles températures enregistrées au-dessus de l’Antarctique depuis 1979 », a-t-il ajouté.

L’étude de l’ESA confirme les craintes exprimées vendredi par l’Organisation météorologique mondiale (OMM), qui prévenait déjà que le trou dans la couche d’ozone atteindrait en 2006 un nouveau record.

Au cours de la dernière décennie, la couche d’ozone a diminué en moyenne de 0,3% par an.

Pour la protéger, des restrictions d’usage des CFC ont été décidées par le Traité de Montréal du 16 septembre 1987.

 Malgré ces restrictions, la quantité de pollution stockée dans l’atmopshère est telle que des trous semblables à celui observé aujourd’hui devraient continuer d’apparaître dans les 20 prochaines années, selon les experts de l’OMM.


http://terresacree.org SOS-Planete

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