PERQUISITION ET DECES DU Pr BELJANSKI UN TEMOIGNAGE EDIFIANT A LIRE ABSOLUMENT

, par  Grainede Ble , popularité : 2%

Il y avait l’armée, une centaine de gendarmes, la police judiciaire et le GIGN qui est uniquement intervenu pour l’ouverture des portes. Ils ont fouillé tout l’appartement et nous ont dit de nous préparer car ils allaient nous emmener. Après, nous avons appris qu’il y avait eu 60 perquisitions dans toute la France, chez des malades traités avec les produits Beljanski.

PERQUISITION ET DECES DU Pr BELJANSKI

Lyon, 28 avril 2000

Témoignage de Gilda :

"je travaillais avec le Docteur Beljanski. Je faisais partie du personnel de l’association. Nous étions dix-huit salariés quand le centre de recherche fonctionnait normalement. Suite à une commission rogatoire délivrée par le juge de Créteil, nous avons eu, le 9 octobre 96 à 6 heures du matin, une perquisition dans le domaine où mon compagnon et moi vivions avec nos quatre enfants. On a entendu frapper à la porte avec des hurlements qui criaient d’ouvrir la porte, sans quoi ils la fracassaient. Une vingtaine de policiers sont entrés dans la maison. Leur premier réflexe a été d’arracher les fils du téléphone, d’envahir l’appartement, de prendre les passes permettant d’ouvrir toutes les portes des laboratoires et des bâtiments administratifs. Ils lui ont demandé de les emmener auprès du professeur Beljanski, qui était aussi dans le bâtiment. A ce moment-là on s’est rendus compte qu’il y avait l’armée, une centaine de gendarmes, la police judiciaire et le GIGN, qui est uniquement intervenu pour l’ouverture des portes.

Ils ont fouillé absolument tout l’appartement et nous ont dit de nous préparer car ils allaient nous emmener. Après, nous avons appris qu’il y avait eu soixante perquisitions dans toute la France, chez des malades traités avec les produits Beljanski. Leur objectif était de trouver de l’argent et des gélules. Il a fallu se justifier d’une somme rentrée sur notre compte il y a quatre ans, et, dans la terreur, on n’arrive pas à tout reconstituer. J’ai été emmenée en garde à vue entre deux gendarmes. La gendarmerie était pleine de mes collègues et de mes employés. Je suis restée quarante-huit heures en garde à vue. J’ai dormi en cellule. Quand j’ai demandé pourquoi j’étais là, on m’a tendu une lettre anonyme, inimaginable, un vrai torchon, rempli de calomnies sur huit pages. J’étais écœurée et j’ai dit que je ne voulais pas faire de commentaires là-dessus. On m’a dit : “Vous êtes obligée, vous êtes là pour ça.” Sans aucune autre explication, il a fallu que je commente chaque paragraphe, sans savoir ce qu’on avait fait de mon compagnon et de mes amis. J’ai dû commenter ce torchon de calomnies où l’on nous traitait de “secte” et le professeur Beljanski de gourou.

Ils sont restés quand même trois jours sur le domaine et quand on est rentrés à la maison, ils étaient encore là, en train de fouiller. Ils ont emmené tous les cahiers scientifiques du professeur. Ils ont mis des papiers sous scellés ainsi que toute la partie administrative, sauf le laboratoire qui est resté ouvert. Le professeur Beljanski pouvait entrer dans le laboratoire mais, coupé de toute vie extérieure, il ne pouvait plus rien faire. A partir de là, tous les malades traités n’ont plus eu de gélules et certains sont morts. 3 800 malades étaient traités. Ils ont manifesté dans les rues de Paris pour avoir leurs gélules.

Pendant sept mois, nous avons été suivis, mis sous écoute téléphonique. Des hélicoptères prenaient des photos, etc. Il avait été dit qu’il y avait de la radioactivité. Gendarmes et pompiers ont passé tous les bâtiments au compteur Geiger... Même les poules. Un vrai délire.

Depuis cette perquisition, pendant des mois, les mardis soir, il m’était impossible de m’endormir, parce que j’avais peur qu’on fracasse notre porte. Quand on se sait intègre, quand on sait qu’on a ni tué ni volé, bien au contraire, on a quand même un sentiment d’impuissance, parce qu’ils peuvent faire de vous ce qu’ils veulent sans que personne n’y puisse rien.

Beljanski se savait malade. Il avait saisi la Cour européenne des droits de l’homme pour pouvoir s’exprimer lui-même sur ce dont on l’accusait. Suite à son décès, on pensait que la Cour européenne ne donnerait pas suite. Mais le 27 mars 2000 est tombé un courrier des avocats disant que la Cour européenne des droits de l’homme demandait au gouvernement français des explications sur tout ce qui a été fait dans le cadre de cette affaire. Pourquoi a-t-on privé cet homme de parole ? Pourquoi lui a-t-on interdit de publier ?"

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