PSA et cancer de la prostate : un dépistage inutile et dangereux

, par  Amessi , popularité : 3%

Le dépistage du cancer de la prostate par un dosage de PSA ne fait pas l’objet d’une campagne organisée, comme la mammographie, mais il est couramment pratiqué par les prescriptions médicales qui ajoutent ce test sur les bilans sanguins.

PSA et cancer de la prostate : un dépistage inutile et dangereux

Il est cependant établi et reconnu par les sociétés savantes américaines et européennes que ce dépistage a un rapport bénéfice/risque défavorable. La recommandation des autorités américaines est désormais la suivante :

"le dosage de PSA ne devrait plus être recommandé aux hommes en bonne santé car il ne permet pas de sauver des vies et, avec des faux-positifs, conduit à des biopsies et des traitements inutiles, en particulier, aux âges avancés.

Cette recommandation s’applique aux hommes de la population américaine qui n’ont pas de symptômes significatifs de cancer de la prostate, indépendamment de l’âge, de la race ou de l’histoire familiale. Elle ne concerne pas les hommes avec symptômes ou la surveillance après un diagnostic ou un traitement du cancer de la prostate" (1).
La dernière étude britannique établie sur une surveillance de 20 ans confirme cette position (2).

La clef du problème tient au fait que l’élévation du PSA n’est pas spécifique du cancer, que les examens complémentaires en cas de faux positif ont des effets néfastes, que de nombreux cancers de la prostate chez le sujet âgé ont une évolution lente et ne mettent pas directement en cause la survie, et que les traitements sont souvent efficaces lorsque le diagnostic est effectué dans le cadre normal d’un suivi médical avec des signes d’appel.

Faire ou ne pas faire un test PSA est un choix personnel, qui devrait être discuté en connaissance de cause entre médecin et patient, ce qui exclut tout ajout systématique de ce test sur un bilan sanguin.

Le lycopène est aujourd’hui reconnu comme un facteur de protection. On le trouve dans la tomate et il est mieux assimilé lorsque celle-ci est cuite et associée à de la matière grasse. Un peu de coulis de tomate dans la cuisine, voire une pizza de temps de temps en temps, n’est pas qu’un facteur plaisir !

Références

American Cancer Society recommendations for prostate cancer early detection
G. Sandblom & al : Randomised prostate cancer screening trial : 20 year follow-up BMJ 2011 ; 342 doi : 10.1136/bmj.d1539 (31 Mars 2011)

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