Obésité, rapport étroit entre Surface Cutanée et Impédancemétrie BSA vs Impédancemétrie

, par  Dr DIASOLUKA Luyalu - Ophtalmologiste , popularité : 2%

CORRÉLATION ENTRE LA SURFACE CUTANÉE (BSA/SC) ET LE TAUX DE GRAISSE

INTRODUCTION :

L’OBÉSITÉ présente des risques / conséquences.

Il est un fait qu’actuellement on détermine le dosage des nouveaux médicaments surtout les anticancéreux en fonction de la surface cutanée.

Mais pendant l’exploitation de mon programme GHA (Global Health Assessment) que j’ai développé pour l’évaluation globale de la santé avec l’ordinateur (IMC/BMI ; impédancemétrie bioélectrique = bioimpédance (IBE ou BIA pour les anglosaxons) [quantités de graisse, d’eau, de muscles et d’os ainsi que le rapport qtté graisse/qtté eau dans le corps] ; TA ; pouls ; FR ; surface cutanée BSA/SC ; analyse automatique des résultats de laboratoire et évaluation automatique de la fonction rénale ; âges en ans, mois, semaines, jours, heures, minutes, secondes pour les statistiques des âges jusqu’aux nouveau-nés ; pignets avancés, anthropométrie,...), il a été constaté certaines curiosités qui n’en sont peut-être pas aux yeux d’un métaboliste / anthropologue/métriste / pharmacologue/cinétiste ou cancérologue vétéran.

Soit. Je ne suis ni l’un ni l’autre pratiquant, mais je tiens à partager mes observations dans ce site, particulièrement le fait que la surface cutanée augmente avec le taux de graisse dans les tissus tel que mesuré à l’Impédancemétrie. Cette corrélation implique que :

1. Quand on ne dispose pas d’un impédancemètre on peut se contenter de calculer la surface cutanée qui ne nécessite que le poids et la taille, mais aussi que

2. Si les résultats sont divergents, il faut en chercher la cause.

J’ai donc semblé constater que l’élévation du pourcentage des graisses à l’impédancemètre était quasiment liée à une surface cutanée élevée.

Ceci a un impact très sérieux dans le dosage des médicaments, sachant que tous les médicaments n’ont pas la même liposolubilité.

Certaines substances (médicaments) sont très liposolubles / lipophiles et peuvent facilement se dissoudre dans la masse des tissus adipeux (cutanés et viscéraux), diminuant sa disponibilité pour les autres organes et en même temps devenir toxique pour les organes “gras”.

De l’autre côté, d’autres substances sont très lipophobes et peuvent ne pas avoir d’effet dans les organes très bourrés de graisse, ou au contraire manifester une toxicité occulte devant (devenir toxiques pour) les organes dépourvus de graisses.

Ceci implique que le dosage des [nouveaux] produits doit cesser de tenir compte de la seule surface cutanée et tenir aussi compte d’autres paramètres dont évidemment la liposolubilité du produit, la présence et l’effet d’émulsifiants des graisses dans l’organisme…

De l’autre côté, certaines rumeurs disent que l’accumulation de graisse (l’obésité) serait défavorable pour la fécondité. Beaucoup de femmes ont vaincu leur stérilité avec seul un régime amaigrissant (attention aux carences [minéraux, oligoéléments, vitamines, huiles et acides aminés essentielles…] et effets néfastes (surcharge ou insuffisance rénale et autres) auxquelles il expose. De toutes les façons il y a une quantité minimale de graisse en-dessous de laquelle on ne doit pas descendre sous peine d’un risque mortel.

La valeur de référence de la BSA 1.73 m2 (Body Surface Area = surface cutanée) est fixée à celle de l’Américain moyen (moyenne de rue ou des biens portants particulièrement ceux sans risque notamment cardiovasculaire [ictus, attaque…], métabolique [diabète], rénale, bien être dans sa peau, esthétique [élégance], social… ?).

MATÉRIEL ETTHODES :

La population étudiée était sélectionnée, constituée 36 personnes dont 21 hommes (60.00%) et 14 femmes (40.00%) prélevés parmi les malades venus consulter pour un problème oculaire chez qui on a constaté au moins un critère de dysmétabolisme des graisses ou de radicaux libres : gérontoxon, synchisis scintillans, artériosclérose au FO, cataracte, obésité ou tendance, parfois ptérygion ou pinguécula ou chalazion ou xanthelasma, parfois HTA ou diabète… Dans la population de rue les chiffres sont sûrement différents.
Le taux de graisse ne doit pas s’interpréter globalement. Sa signification dépend de l’âge et du sexe du sujet. La surface cutanée aussi devrait être interprétée selon au moins ses mêmes critères.

Dans notre collection, il y avait selon les critères de l’impédancemètre basés sur l’âge et le sexe :

18 Obèses avérés (51.43%),
6 High (17.14%),
10 Normal (28.57%) et
1 Low (2.86%), Total = 35 (100%).

Le taux de graisse est celui donné par l’impédancemètre ELTA, alors que

La surface cutanée a été calculée en JavaScript avec la formule BSA Selon Boyd [pds, taille], la taille en cm :

surf=0.0003207*(Math.pow(pds*1000,(0.7285-0.0188*Math.log(pds*1000)/Math.log(10))))*(Math.pow(tHt,0.3))

SULTATS :

Les SC se sont étalées de :

1,524 (-0.21 = -11.89% stdAm) à 2,181 (+0,451 stdAm = +26.1% stdAm) m2 :

Moyenne = 1,835, Médiane = 1,852,
Ecart Moyenne – Médiane = -0,017 = -2.62% de l’étendue dans la pop
Etendu Pop = 0,656, DVSTD = 0,200, Bornes DVSTD = 1,636 à 2,035
Etendu dans DVSTD = 0,399 = 6.87% de l’étendue dans la population.

Les SC [m2] (et les écarts vs standard américain : 1.73 m2) se présentaient comme suit :

Obèses : 1,661 à 2,181 1,921 (-0,069 [- 3.99 %] à +0.451 [26.05 %])
High : 1,532 à 2,027 1,7795 (-0,198 [-11.45 %] à +0.297 [17.14 %])
Normal : 1,555 à 1,890 1,7225 (-0,175 [-10.12 %] à +0.160 [ 9.25 %])
Bas : 1,524 1,524 (-0.206 [-11.89 %])

DISCUSSION :

Sans avoir besoin de procédures savantes, on voit clairement ce qui suit :

1. Pour toutes les 4 catégories des poids, les limites inférieures des SC (en valeurs absolues et donc en pourcentage, dans les parenthèses) sont inférieures au standard américain 1.73 m2 (sauf pour la valeur inférieure de High), mais l’éloignement en-dessous de cette valeur de référence est autant moindre que la catégorie d’obésité est élevée.

Rappel : la classification tient compte du taux de graisse à l’impédancemètre, de l’âge et du sexe. L’accumulation de graisse tissulaire augmente avec l’âge, et à partir d’un certain âge c’est comme si la graisse se déplace de la peau vers les viscères ou l’espace viscéral.

2. Par contre, les limites supérieures des SC sont TOUTES supérieures au standard américain 1.73 m2, et l’éloignement au-dessus de cette valeur de référence est autant élevé que la catégorie d’obésité est élevée.

3. La surface cutanée a donc globalement augmenté avec l’accumulation de la graisse telle qu’évaluée par l’impédancemètre.

LES DONNÉES

On y trouve les paramètres suivants :

  • Sx = sexe, Age, SC = Surface cutanée,
  • Côté du carré virtuel donnant la même surface (racine carrée de SC),
  • icv= Partie fractionnaire de ce côté (ce côté est compris entre >1 et <2 donc est toujours 1,xx donc on peut se contenter de la partie fractionnaire pour mieux voir les variations),
  • iSC= partie fractionnaire de la BSA (dans le même ordre d’idée),
  • i2cv= « icv/(RACINE(2)-1) » : Toutes les icv de notre série étaient inférieure à la racine carré de 2 ; on les reporte donc à la racine carré de 2, de telle sorte que si cv=0 alors i2cv=0, et si cv=sqrt(2) alors i2cv=1.
  • E std = écart de la SC par rapport au standard américain 1.73 m2.
  • %E std = pourcentage de cet écart vs 1.73 m2.
  • CT = côté du triangle donnant la même surface que SC.
  • tHt = taille hauteur / posture [en cm] du patient.
  • l<-tHt = largeur [en cm] du rectangle de longueur tHt et qui donne la surface SC.
  • tHt/l = rapport entre la taille et la largeur. Cette valeur aussi est toujours comprise entre 1 et 2, donc on peut se contenter de sa partie fractionnaire, que l’on a multipliée par 10 pour avoir un nombre entier.

moyenne= 5,254 donc 0,5254 ; min= 1,050 donc 0,1050 ; max= 8,258 donc 0,8258 ; étendue= 7,209 donc 0,7209 ; DVST= 1,599 (0,160) ; étendue dans DVSTD= 1,599 ; étendue DVSTD= 3,655 (0,365) à 6,853 (0,685) [=3,198 (0,320) = 44,37% de l’étendue de la pop].

La tHt est liée à la BSA par la formule qui calcule la BSA, tandis qu’il serait intéressant de connaître tous les facteurs qui lient la tHt à la largeur, en gros on dirait que la largeur évolue inversement à la tHt.

  • Cv/tHt = % du côté du carré virtuel dans la tHt.
  • Dcercle = Diamètre [en m] du cercle donnant la surface SC.
  • Dcyl = Diamètre [en cm] du cylindre de hauteur=tHt et dont surface totale = SC.
  • VSph = Volume [en dm3] de la sphère ayant la même surface que SC.
  • DVSph = Diamètre [en m] de la sphère ci-dessus.
  • IG = Taux de graisse [en %] donné par l’impédancemètre ELTA.
  • IG/SC = Rapport direct Graisse par SC.
    C’est comme si IG/SC et cv/tHt sont ±correlés.

Tous ces paramètres vous pouvez les utiliser librement sous réserve d’être gentil d’indiquer la source.

Sentez-vous tout aussi libre de ré-analyser ces données à votre façon, toujours sous réserve de citer la source, et si possible m’envoyer vos considérations.

QUELQUES RAPPELS DE LA LITTÉRATURE :

L’OBÉSITÉ présente des risques / conséquences.

A. RISQUE « TRÈS GRAND » :

1. diabète de type 2 (90 % des personnes atteintes de ce type de diabète ont un problème d’embonpoint ou d’obésité) ;

2. hypertension

3. calculs biliaires et autres problèmes de vésicule ;

4. Stéato-hépatite non alcoolique (=NASH) ;

5. métaboliques : dyslipidémie (taux anormal de lipides dans le sang) ;

6. Rétard de cicatrisation des plaies

7.
a. Chez l’homme :

1) L’obésité sévère baisse le taux de testostérone libre.
2) Surpoids et marijuana (Cannabis) ne font pas bon ménage avec les spermatozoïdes, le café les booste ;

b. Chez la femme :

Risque de stérilité [le fait de ne pas ou de ne plus pouvoir avoir d’enfant] (infertilité = difficulté à avoir d’enfant) féminine [La stérilité ou l’infertilité est l’incapacité d’un couple à obtenir une grossesse après environ une année de rapports sexuels réguliers non protégés, ou l’incapacité d’une femme à mener une grossesse jusqu’à terme] : L’obésité (importance des tissus adipeux) influe sur le métabolisme des androgènes et des œstrogènes qui se déposent dans le tissus adipeux [surtout l’androïde qui élève les taux de l’hormone sexuelle testostérone entraînant une hyper-androgénie (masculinisation) avec syndrome des ovaires [micro-]polykystiques (SOPK [ovaires paresseux ayant du mal à ovuler donc avec absence d’ovulation ou cycles irréguliers/anarchiques = il s’agit d’une spanioménorrhée anovulatoire sans ovulation] cfr syndrome de Stein-Leventha qui entraîne une stérilité relative, 10% de la population), hirsutisme à la longue] et acné (lié à l’excès d’androgènes = Hyperandrogénie) perturbe le cycle avec raréfaction des ovulations, et peut perturber la fonction reproductive du stade d’ovulation à la fin de la gestation (fausses couches), elle n’est pas nécessairement responsable d’infertilité mais multiplie le risque d’infertilité anovulatoire (souvent traitée [si indispensable] par citrate de clomifène [=clomid, médicament oral à prendre pendant 5 jours en début de cycle], duphaston, prolifen, profilène, ovestin et/ou gonadotrophines, si ça ne marche pas on peut passer à l’insémination artificielle et finalement à la fécondation in Vitro [FIV].

8. Risque d’impotence sexuelle (libido),

10. transformation des migraines en céphalées chroniques quotidiennes,

11. essoufflement et sueurs.

B. RISQUE « MODÉRÉ » :

1. problèmes cardiovasculaires :
troubles coronariens, accidents vasculaires cérébraux, insuffisance cardiaque, arythmie ;

2. arthrose [du genou] ;

3. goutte.

C. RISQUE « GER » :

1. Plusieurs types de cancers hormonodépendants
(chez les femmes, le cancer de l’endomètre, du sein, de l’ovaire, du col de l’utérus ;
chez les hommes, le cancer de la prostate) et les cancers liés au système digestif (cancer du côlon, de la vésicule biliaire, du pancréas, du foie, du rein) ;

2. baisse de fertilité, chez les deux sexes ;

3. démence, douleurs lombaires, phlébite et reflux gastrique,

4. développement des capitons...

D. Accident vasculaire cérébral, Accident cardiovasculaire,

Syndrome d’Apnées/Hypopnées Obstructives du Sommeil (SAHOS : fréquence d’apnées et d’hypopnées supérieure à 5 - 10 /h) [OBSTRUCTIVE = interruption du flux aérien avec persistance des mouvements respiratoires thoraco-abdominaux, HYPOPNÉES = réduction du flux aérien de plus de 50 %, ou inférieur à 30 % mais associée à une désaturation ou à un micro éveil],

E. Syndrome obésité-hypoventilation =SOH ou hypoventilation alvéolaire des obèses (anciennement « syndrome de Pickwick ») = [généralement des sujets de sexe masculin et de plus de 50 ans très obèses avec excès de TISSUS ADIPEUX autour de l’abdomen et le DIAPHRAGME, caractérisé par une chemoresponsivité ventilatoire diminuée ou absent, une HYPOXIE chronique, HYPERCAPNIE, POLYCYTHÉMIE et de longues périodes de sommeil de jour ou de nuit (HYPERSOMNOLENCE) ; la dyspnée d’effort est constante] existence d’une hypoventilation alvéolaire chronique (PaO2 <70 mmHg, PaCO2 >45 mmHg), chez des patients obèses, ayant un index de masse corporelle > 30 kg/m2, et ne présentant pas d’affection respiratoire associée susceptible d’expliquer les perturbations gazométriques. Souvent associé à l’APNÉE OBSTRUCTIVE DU SOMMEIL, il peut survenir séparément.

La grande majorité des obèses, et même des obèses sévères (> 40 kg/m2) n’est pas hypercapnique. Trois causes principales, pouvant d’ailleurs être associées, expliquent l’hypoventilation alvéolaire des obèses :

1. les contraintes mécaniques (coût excessif du travail respiratoire et faiblesse des muscles respiratoires) ;

2. le dysfonctionnement des centres respiratoires (hyposensibilité au stimulus hypercapnique) ;

3. la répétition des apnées obstructives présentes chez certains malades SOH. Il existe par définition une hypoxémie-hypercapnie, de gravité généralement modérée à distance d’une exacerbation. La spirographie montre un déficit ventilatoire restrictif le plus souvent modéré. L’hypertension artérielle pulmonaire est fréquente, mais non constante.

Attention : Il ne faut pas confondre

SYNDROME OBÉSITÉ-HYPOVENTILATION

Et

  • SYNDROME D’APNÉES OBSTRUCTIVES DU SOMMEIL, même si les deux affections sont souvent associées.

Plus votre âge et votre IMC augmentent, plus vous êtes exposé à ces maladies. Les obésités importantes exposent entre autres conséquences morbides au syndrome de Pickwick et pathologies cardio-vasculaires).

Les femmes obèses sont en outre davantage plus touchées par le psoriasis.

MALADIES DUUR, HYPERTENSION ARTÉRIELLE ET DIABÈTE.
L’HTA semble trois fois plus fréquente chez les obèses (20% en plus que le poids idéal) que chez les personnes à poids normal.

Une hausse de l’IMC de 5kg/m2 augmente les risques de leucémie, du myélome multiple et du lymphome non-Hodgkinien, et des autres cancers :

chez la femme : de l’endomètre, de la vésicule biliaire (+59 %) [la tendance actuelle est de passer par le vagin pour retirer la vésicule biliaire ; on parle de « Chirurgie par les voies naturelles »], de l’adénocarcinome de l’œsophage et du rein, du sein post-ménopausique, le pancréas, la thyroïde et le côlon. Le cancer colique s’avéra plus fortement relié à l’augmentation 5-IMC chez l’homme que chez la femme. D’autre part le ß-carotène et les caroténoïdes auraient un effet anticancérigène plus prononcé que la vitamine A elle-même.

Bien sûr, un pourcentage non négligeable (20 à 30 %) de diabétiques de type 2 ne sont pas en surcharge pondérale (environ 70 % des diabétiques de type 2 sont en surpoids, et pour améliorer sa glycémie, perdre 10 % de son poids est bénéfique), et que l’apport alimentaire qu’il soit ou non restrictif en calories, doit respecter un certain équilibre entre macronutriments : glucides, protides, lipides.

Bien naturellement, il y a plus de graisse dans les tissus que dans le sang. Bien sûr, « graisse tissulaire » se rapporte aussi bien à la graisse cutanée qu’à la graisse viscérale. Avec l’âge, la graisse s’accumule, et à partir d’un certain âge, la graisse viscérale augmente pendant que la graisse cutanée diminue. La graisse cutanée (superficielle et profonde) peut s’estimer avec la mesure des plis cutanés (toute l’épaisseur du tissu sous-cutané au-dessus du plan musculaire) qu’on mesure toujours sur l’hémicorps droit du sujet en relaxation complète, et à l’aide d’un compas à pression constante en prenant la peau entre le pouce et l’index, le plis est placé entre les branches du compas, l’épaisseur est lue sur le cadran après relâchement la poignée. Quelques adipomètres : *Adipomètre Harpenden = le seul validé et ne nécessite ni calibration ni entretien particulier ; *Pince de Holtain (adipomètre) : Mesure 0 à 48 mm, Pression entre mâchoires (constant : 10 g/mm2) (10 kPa), Poids net : 0.4 kg, Graduations cadrant : 0.2 mm ; *Pince à pli cutané.

La graisse viscérale se traduit souvent par une obésité androïde (de la partie haute du corps) et expose à des risques cardiovasculaires et métaboliques…

Tandis que l’obésité de la partie basse du corps serait protectrice.

Bien entendu beaucoup de paramètres sont à prendre en compte : la taille des adipocytes, l’excédant de poids (l’IMC est un outil parmi d’autres, et ne doit donc et ne peut en aucun cas être utilisé seul), l’activité physique ou le sédentarisme, le tabagisme, l’alimentation (excès, manques, déséquilibres)

Les adipocytes (réservoir ou lieu de stockage des graisses) sont aussi un organe endocrine et communiquent activement avec :

*Le cerveau via la LEPTINE (hormone responsable de la satiété), qui module les signaux neurochimiques et indique au cerveau qu’il y a trop d’adipocytes et qu’il faut commencer à maigrir. La leptine joue aussi un rôle dans la régulation de la masse osseuse. La GHRELINE est produite en excès pendant le sommeil, alors que la LEPTINE est fabriquée moins. Un manque de sommeil augmente aussi significativement l’appétit (Entre parenthèses, les CACHALOTS aussi siestent).

*Le pancréas en stimulant sa production d’insuline qui, à la longue peut épuiser les cellules pancréatiques, convertissant le diabète de type 2 en type 1 (ce qui semble vrai avec le diabète du type 2 est plus le fait d’être gras que la consommation de graisse et de sucre).

L’ADIPONECTINE, sécrétion principale des cellules adipeuses petites et saines et éliminée par les reins, réduit l’inflammation, accroît la sensibilité à l’insuline et réduit la graisse hépatique (réduit donc le risque de diabète et de maladie cardiaque). L’IRVINGIA (plante ouest-africaine) Restore les niveaux d’adiponectine.

TAILLE DES ADIPOCYTES (hypertrophie et/ou hyperplasie des adipocytes) : dictent la nécessité d’un régime, et non l’aspect extérieur. Le diamètre moyen des adipocytes est corrélé aux tissus adipeux totaux. Il n’y a pas que la taille des adipocytes qui importe mais aussi leur couleur (Adipocytes bruns, Adipocytes blancs).

De plus, le plus important n’est pas tant la masse totale que le rapport entre la masse grasse et la masse maigre.

Des chercheurs du CHUL n trouvé un gène (des récepteurs des glucocorticoïdes) étroitement lié à l’obésité abdominale : les personnes porteuses de ce gène (40 % des Québécois) particulièrement celles qui en ont en double, ont une propension à stocker des graisses au niveau du ventre ; ce gène ne semble pas associé au pourcentage total de graisses d’un individu mais uniquement à la quantité de graisse abdominale.

Des souris hyperphagiques transgéniques (modifiés génétiquement) ont été créées, produisant de grandes quantités de protéine UCP-3 dans les muscles, mangeant plus mais résistant à la prise de poids (pèsent moins que leurs congénères naturels, avec une nette réduction de la masse des tissus adipeux objectivable à l’imagerie magnétique), chez qui aussi le taux sanguin de triglycérides et de glucose sont meilleurs (résistance au diabète et meilleure réponse au test à l’insuline), avec augmentation de la consommation d’oxygène au niveau des muscles. Elles “sur-expriment” donc la protéine humaine CP-3 (UnCoupling Protein = protéine découplante) qui transforme la nourriture en chaleur, plutôt que de la stocker sous forme de graisse.

Les UCP-1 ou THERMOGENINE dans les adipocytes bruns sont thermorégulatrices (homéothermisant chez les animaux dans des climats extrêmes). L’UCP-2 aussi sert de régulateur de la température corporelle dans différents tissus. L’UCP-3 code pour une protéine “brûleuse de graisse” dans les mitochondries, qui transforme la nourriture en énergie sans stocker cette dernière en ATP (Adénosine triphosphate) => consommation de l’énergie sans création d’ATP (bloque donc la formation d’ATP) et favorise donc la déperdition de la chaleur, accélérant la dégradation métabolique des aliments. L’absence des gènes UCP fait aussi qu’un excès de calories soit stocké sous forme de graisses. Les UCP-2 et UCP-3 se trouvent principalement dans les muscles.

Deux autres molécules (GATA-2 et GATA-3) interviennent dans la synthèse des cellules graisseuses.

Les infrarouges aident à perdre du poids et de la graisse de stockage.

Du reste, le National Institutes of Health américain fit cette mise en garde en Mars 2001 : « The number of Web sites offering health-related resources grows every day. Many sites provide valuable information, while others may have information that is unreliable or misleading »

L’Impédancemétrie bioélectrique a été introduite par Thomassé en 1962, initiales de l’organisme. Elle mesure la conduction d’un courant électrique alternatif de très faible intensité, le corps étant assimilé à un milieu conducteur homogène dans lequel baigne une suspension de cellules. Ces 2 éléments (milieu conducteur homogène et les cellules) sont parcourus par le courant de façon différente selon qu’il s’agit de hautes fréquences (> 100 Hz) traversant les membranes cellulaires et le milieu intérieur, ou de basse fréquence (1 à 5 Hz) incapables de franchir les membranes cellulaires. Les basses fréquences apprécient donc le volume extracellulaire, les hautes fréquences, le volume d’eau totale [impédancemétrie multi-fréquence segmentaire]. Les autres compartiments sont calculés à partir de formules spécifiques qui fournissent la masse cellulaire, l’eau totale intracellulaire et extracellulaire, la masse grasse et la masse maigre...

D’autres méthodes non invasives existent pour estimer la composition corporelle :

1. L’Absorption Bi-Énergétique permet la mesure exacte de la répartition du tissu adipeux seulement dans la partie supérieure du corps (bras, tronc) et dans la partie inférieure (membres inférieurs) ; elle utilise des rayons X, et est utilisée en densitométrie osseuse depuis 1990, elle permet l’analyse de l’image densitométrique du corps entier et l’analyse de la composition corporelle globale et de sa distribution régionale ; son inconvénient : coût rédhibitoire de l’appareillage.

2. LA DEXA permet des études segmentaires (mesure du poids de la masse maigre des membres inférieurs mais aussi dans la partie supérieure du corps : masse grasse viscérale) à travers une fenêtre en examinant une fenêtre, entre la 2e et la 4e vertèbres lombaires et les limites internes du gril costal.

3. L’Absorptiométrie Biphotonique (DPA = DEXA = Dual-Energy X-ray Absorptiometry = Absorptiométrie rayon X à deux niveaux d’énergie, exact à 1 % près) : méthode de référence, technique était initialement utilisée pour mesurer la densité osseuse par l’irradiation corporelle totale avec un faisceau de photons à deux énergies (40 à 44 KeV et 100 KeV) ; l’atténuation des faisceaux dépend de l’absorption de la matière (les différents tissus) traversée, et permet d’individualiser (distinguer) trois composants (Masse calcique, Masse maigre, et Masse grasse) et de calculer leur masse avec précision (erreur inférieure à 1.65 kg pour la graisse - Heymsfield, et les variations de la teneur en eau de la masse maigre [enfants et sujets âgés, œdèmes, obésité] sont supposées ne pas modifier considérablement les résultats) grâce à un étalonnage préalable sur des fantômes. Taux d’irradiation faible (0,05 millirems selon les fabriquants) < à une radio thoracique standard. Inconvénients de la DEXA :

a. Contre indiquée chez la femmes jeunes sans contraception

b. Coût élevé et impossibilité de l’utiliser au lit du malade

c. Gros obèses (Ø sagittal maxi 63 cm)

d. Ne distingue pas la MG viscérale de la MG sous-cutanée.

4. TOMODENSITOMÉTRIE INFORMATISÉE (CTD) = Scanner : irradiation importante, à la place, DEXA

5. RMN (Résonance Magnétique Nucléaire, diamètre de l’aimant = 65 cm) :

a. Étudie la résonance des protons soumis à :

1) Un champ magnétique intense
2) Un ou plusieurs champs d’onde électromagnétiques.

b. Détecte des radicaux méthyles de la graisse.

La séparation Eau-Graisse s’obtient par séquences à double impulsions (méthode de Dixon, de Sobol etc.), tandis que la quantification du corps entier s’obtient avec une bonne précision par Fowler à partir de 24 coupes seulement.

Avantages de la RMN :

a. Mesure la graisse avec une erreur <3 à 6 % = 1kg, erreur de reproductibilité < 4 % ;

b. Possibilité d’études segmentaires ;

c. Absence d’irradiation.

Inconvénients de la RMN :

a. Durée de l’examen = 1 heure
b. Coût élevé et impossibilité de l’utiliser au lit du malade
c. impossible de mesurer les gros obèses (Ø sagittal maxi 65 cm).

Merci.

  • (Cet article a été mis à la disposition d’AMESSI pour publication sur son site officiel)
    Docteur Jean-Dadet Baptiste DIASOLUKA
    Docteur en Médecine,
    email : diassites chez operamail.com
    homepage : http://diassites.0pi.com

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