Nouveaux concepts en cancérogénèse : l’apport du Professeur Beljanski

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Nouveaux concepts en cancérogénèse :
l’apport du Pr Beljanski.

 Mirko Beljanski
entreprit sa carrière de biologiste moléculaire à l’Institut Pasteur au
début des années 50, soit au moment de la découverte de la structure de
l’ADN. Cette découverte permettait d’envisager des applications
thérapeutiques tout à fait innovantes et rendre enfin possible la
découverte de substances capables de guérir le cancer sans effets
secondaires, contrairement à tout ce qui existait jusque là.

 L’ADN est le matériel génétique de la cellule. Il est
constitué de 2 brins de molécules liées en forme de double hélice et
reliés ensemble par des liens hydrogène qui assurent la structure
secondaire de l’ADN. La structure primaire est constituée de la
disposition des molécules à l’intérieur de chaque brin, ce qui reflète
le code génétique. La théorie classique et dominante du cancer justifie
toute apparition du cancer par des mutations dans la structure primaire
de l’ADN (dans le code génétique).

 Une des découvertes majeures du Pr Beljanski, c’est d’avoir pu observer que les cellules cancéreuses ont un ADN avec une caractéristique profondément différente de l’ADN des cellules saines. Dans les cellules saines, les doubles hélices d’ADN s’ouvrent, se détachent temporairement l’une de l’autre pour être copiées (sur toute leur longueur ou sur la longueur d’un gène particulier dont la cellule a besoin). Après la copie, des enzymes spécialisées « recollent immédiatement les barreaux » de la double hélice.

 Le Pr Beljanski a découvert que dans les cellules pré-cancéreuses ou cancéreuses, la double hélice montre des boucles qui restent ouvertes en permanence. À leur tour, ces boucles ouvertes en permanence, si elles contiennent des points d’initiation, permettent la copie de gènes qui auraient dû rester silencieux mais qui, parce qu’ils sont ainsi exposés en permanence, sont exprimés d’une façon intempestive et dangereuse.

 Le Pr. Beljanski a caractérisé l’ADN cancéreux comme étant un ADN « déstabilisé » car les liens hydrogène ne lient plus les deux brins d’une façon stable. Ainsi, quand un ADN cancéreux est exposé à des substances cancérigènes, il s’ouvre davantage et se réplique rapidement tandis qu’un ADN non-cancéreux est à peine répliqué.
 Ceci peut être démontré expérimentalement en présence de substances interférant avec les ADN cancéreux ou sains et en mesurant soit l’augmentation de la croissance de l’ADN, soit l’absorption de la lumière dans le matériel, car plus l’ADN est instable, plus il absorbe la lumière (hyperchromicité).

 Les cancérigènes peuvent déstabiliser un ADN sain, mais seulement de façon progressive et cumulative. Toute exposition supplémentaire à des carcinogènes amplifie la déstabilisation. Tandis que l’ADN des tissus cancéreux réagit immédiatement et fortement en se déstabilisant et en s’auto-répliquant très vite.

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