Nous sommes tous les miroirs les uns des autres

, par  Grainede Ble , popularité : 2%

Chaque fois que vous vivez une situation qui vous dérange (colère, peur, etc.), dites-vous cette phrase. Elle vous ramène à vous-mêmes et à réaliser pourquoi cette situation vous contrarie et vous fait peut-être vivre des émotions peu agréables.

Nous sommes tous les miroirs les uns des autres

Comment ?

Lorsque nous sommes contrariés par quelque chose, c’est que le retour de situation nous ramène (souvent inconsciemment) à une partie de nous-mêmes que nous n’avons pas réglée / guérie. Un « pattern » qui se répète peut-être souvent, par ailleurs, si on fait un retour sur notre vie passée et courante.

Le but, dans cette pratique, est de ramener à notre conscience ce que nous n’avons pas guéri encore et qui nous fait vivre des situations qui ne nous sont pas agréables.

Nous ne sommes jamais en colère (par exemple, pour cette émotion) contre quelqu’un d’autre que nous-mêmes, de nous faire vivre encore cette situation, contre notre incapacité à changer notre situation... C’est pourquoi il est bon d’exprimer sa colère, ça fait du bien, mais APRÈS être allés voir pourquoi cette situation / personne nous « a mis » en colère...Nous pouvons ainsi ensuite exprimer à la personne que nous estimions « responsable » de notre colère ce qui nous a dérangé dans son attitude avec des mots plus calmes et de façon constructive.

En agissant ainsi, on ne refoule pas son émotion, on la canalise dans une prise de conscience et une nouvelle sagesse s’installe... Mais il est important de ne pas la refouler, si elle est trop forte, tapez dans des coussins, courrez, faites du vélo... défoulez-la ! Ensuite les réponses vont venir puis une discussion basée sur le partage avec la personne qui a été votre miroir pourra s’installer. Il est dommage de perdre l’amitié de quelqu’un parce que nous n’avons pas réglé quelque chose qui NOUS appartient.

Le miroir que quelqu’un nous reflète en nous faisant vivre une émotion dérangeante peut avoir trois raisons :

1. La personne vous miroite une partie de vous-mêmes que vous n’aimez pas. C’est une partie de vous que vous n’acceptez pas et/ou et que vous désirez changer. Le défaut de cette personne est aussi le vôtre si vous ne l’aimez pas dans l’autre (= si son attitude vous dérange). Cela prend beaucoup d’humilité pour réaliser ceci ! Accueillez ce miroir sans vous attarder à la quantité, grosseur ou qualité de celui de la personne qui vous le reflète, il n’est probablement pas de la même taille que ce que vous n’aimez pas en vous, c’est juste un message de prise de conscience à votre niveau que l’autre vous envoie par son attitude dérangeante.

En acceptant que vous avez vous aussi ce défaut que vous n’aimez pas chez l’autre, 50% du cheminement vers votre guérison est déjà fait et vous découvrirez ensuite, par une demande sincère à Dieu, d’où vous vient ce défaut (votre passé, votre éducation, votre vécu ou même une de vos vies antérieures peut en être la cause). Si cette prise de conscience est trop pénible et que vous n’arrivez pas à la régler seul, consulter un thérapeute. Vous pouvez être devant un problème qui vous empêche de vivre à d’autres niveaux et qui peut être une clé vers une vie plus sereine si vous tournez la clé de la porte de cette guérison.

Exemple :

Agathe travaille dans un bureau où son patron la traite régulièrement de façon humiliante, ce qui la met en colère. Elle aime son travail mais ne sait comment faire pour se sentir à la hauteur de ce que son patron veut d’elle, même si cela fait des années qu’elle travaille là et qu’elle sait que son travail est apprécié.

En acceptant de voir quel miroir son patron lui reflète, Agathe a réalisé que son patron la ramène à son passé avec son père, lequel l’humiliait régulièrement plutôt que de l’encourager, ce qui la mettait en colère.

En comprenant cette situation, Agathe a travaillé en thérapie afin de retrouver sa confiance en elle à ce niveau, à pardonner à son père son attitude dégradante envers elle, et à se pardonner à elle-même de se faire vivre ces situations humiliantes.

En guérissant ce « pattern », Agathe a maintenant une relation agréable avec son patron.

2. La personne nous miroite une partie de vous-mêmes que vous êtes / avez mais que vous n’avez pas encore développée. Vous avez cette capacité qu’a l’autre, cette qualité, mais vous n’avez pas encore réalisé que vous l’avez aussi et/ou vous n’avez pas encore trouvé comment la développer. L’exercice de cette phrase, par une demande intérieure sincère à Dieu (ou à votre Maître), vous donnera la réponse à votre question et vous donnera aussi les outils pour développer cette qualité. La prise de conscience est déjà 50% du chemin de fait !

Exemple :

Robert a une amie qui l’énerve régulièrement par son attitude de « je sais tout ». Il l’aime toutefois beaucoup parce qu’elle lui apporte des connaissances au niveau de son cheminement qui lui font du bien mais, chaque fois qu’il lui partage une de ses émotions qu’il vit et qui le dérange, elle lui parle clairement de certaines choses qu’il a à régler en lui et elle met toujours le doigt sur quelque chose de vrai... qu’il n’a pas forcément « envie » d’entendre...

Robert est en cheminement personnel et aimerait être aussi « instruit » que son amie. Il n’accepte pas de se sentir « en-dessous » de son amie à ce niveau. C’est pourquoi il préfère se distancer d’elle et ne plus lui parler plutôt que de mettre son orgueil de côté, accepter qu’elle a raison et et apprendre encore plus avec son amie afin de se sentir à son niveau par les guérisons dont elle lui parle et les outils qu’elle peut lui partager.

3. La personne vous miroite une partie de vous-mêmes que vous n’êtes / n’avez plus : il s’agit alors du « test ultime », c’est la dernière fois que vous allez vivre cette situation dans votre vie car vous avez guéri ce « pattern ». C’est un dernier test pour vous le faire voir tout de suite. Vous déconnectez instantanément de l’émotion dérangeante en le réalisant et celle-ci disparaît aussitôt.

Dominique Jeanneret

http://www.nal.qc.ca/do/IRI/index.html


Qui sont les autres ? (Un Autre, Dimanche 14 Avril)

Selon le Dictionnaire de l’Académie française :

AUTRE adj. et pr. indéf. ; adj. qualificatif. Xe siècle, pronom et adjectif, altre au masculin, altra au féminin. Du latin alter, « autre (en parlant de deux personnes ou deux choses) ».

I. Adj. et pr. indéf.
A. Différent de ce dont il est ou vient d’être question. 1. Adj. Avez-vous un autre enfant ? Il est venu avec son frère et trois autres personnes. Faites appel à un autre médecin. Je ne le dirai à personne d’autre. Il n’y a pas d’autre solution. Quel autre service attendez-vous de moi ? Il n’y a rien d’autre à prendre. Entre autres choses, parmi diverses choses. Spécialt. Exprimant une notion de temps. Cela remonte à l’autre jeudi, à l’avant-dernier jeudi. La discussion fut renvoyée à l’autre mardi, au deuxième mardi à venir. On m’a raconté l’autre jour une étrange histoire, récemment sans que le jour soit précisé. Revenez un autre jour, à une autre heure, à un moment non précisé de l’avenir. 2. Pronom. J’ai fini mon travail, donnez-m’en un autre. Il a payé un de ses créanciers mais n’a rien versé aux autres. Cette bague est plus belle que l’autre. Quel autre s’en serait avisé ? Je ne veux pas que vous l’appreniez d’un autre que moi. Quelque autre vous l’expliquera mieux que moi. Loc. D’un moment, d’une minute, d’un jour à l’autre, dans un temps rapproché, mais indéterminé. La séance va commencer d’un moment à l’autre, d’une minute à l’autre. Nous les attendons d’un jour à l’autre. Je le retrouverai un jour ou l’autre. D’une manière ou d’une autre, nous nous reverrons. Parler de choses et d’autres, ou de choses et autres, s’entretenir de sujets variés. Entre autres, parmi diverses choses. Je me rappelle, entre autres, une histoire qu’il nous racontait souvent. Expr. fam. Comme dit l’autre, comme dit un auteur dont on ne précise pas le nom. • Spécialt. Les autres, autrui. Accepter le genre de vie des autres. Il a toujours tendance à rejeter la faute sur les autres. Expr. fam. À d’autres ! allez conter ces histoires à d’autres personnes, moi, je n’y crois pas. Adjt. Nous autres, vous autres, renforcement familier de nous, vous, considérés exclusivement. Nous ne sommes pas riches, nous autres. Vous autres, taisez-vous ! Vieilli ou fam. Eux autres.
B. Dans une comparaison, Autre peut exprimer la ressemblance, l’égalité, la conformité qu’il y a entre deux personnes, entre deux choses. Je vous considère comme un autre moi-même. On a pu croire que cet enfant serait un autre Mozart. Louis II a voulu construire un autre Versailles à Herrenchiemsee. • Avec un intensif, exprime une idée de supériorité. Napoléon était un tout autre stratège, de plus grande envergure. Dans ma jeunesse, c’était bien autre chose ! Expr. fam. Voilà bien une autre affaire ou en voilà bien une autre ! voilà une situation nouvelle et délicate. C’est une autre paire de manches, c’est une affaire plus difficile. Ellipt. J’en ai vu bien d’autres ! je suis passé par des épreuves pires que celles-ci. Il n’en fait jamais d’autres, il est coutumier de ce genre de sottises. • Autre..., autre..., marque une disjonction appuyée. Autre interlocuteur, autre avis, quand on consulte plusieurs personnes, il faut s’attendre à des opinions différentes. Prov. Autres temps, autres mœurs, les mœurs changent selon les époques. Litt. Une chose..., autre chose..., il y a une grande différence entre deux attitudes. Une chose est de promettre, autre chose de tenir. • Loc. D’une part..., d’autre part..., soit introduisant une alternative, soit exposant deux aspects ou deux éléments différents d’une question ou d’un ensemble. Spécialt. Autre part, ailleurs.
C. En corrélation avec l’un. L’un, l’autre, juxtaposés ou coordonnés par une des conjonctions et, ni, ou. 1. Adj. L’une et l’autre saison est favorable ou sont favorables pour ce voyage. L’une ou l’autre conclusion recevait son accord. 2. Pron. Ils sont morts l’un et l’autre. Il a de bonnes relations avec les uns comme avec les autres. Ni les uns ni les autres ne le souhaitent. Ni l’un ni l’autre ne viendra. L’une ou l’autre viendra, mais : ils viendront l’un ou l’autre. Vous pouvez vous adresser à l’un ou à l’autre, aux uns ou aux autres. Expr. fam. L’un vaut l’autre, il n’y a pas de différence entre eux. C’est tout l’un ou tout l’autre, il n’y a pas de milieu, il faut choisir. • L’un..., l’autre, les uns..., les autres, est employé pour disjoindre ou opposer deux êtres, deux choses ou deux groupes d’êtres ou de choses. L’un est entré dans les ordres, l’autre dans l’armée. L’une est aussi gaie que l’autre est triste. De l’un il ne dit que du bien, mais de l’autre... • L’un l’autre marque la réciprocité. Ces deux hommes se soutiennent l’un l’autre. Ils se méfient l’un de l’autre. Aimez-vous les uns les autres. Elles sont très attachées les unes aux autres. Ils sont faits l’un pour l’autre. Ils sont heureux l’un avec l’autre. Deux maisons appuyées l’une contre l’autre. Loc. fig. L’un dans l’autre, en moyenne. Nos deux immeubles rapportent, l’un dans l’autre, tant par an.

II. Adj. qualificatif. En parlant d’une seule et même personne ou d’une seule et même chose. Qui a changé, différent. Depuis son veuvage, c’est un autre homme. Il est devenu tout autre. Je la croyais autre, tout autre qu’elle n’est en réalité.

http://www.les-autres.biz/archives/00000001.html