NON Il n’y a pas de déficit de la Sécurité sociale !

, par  Grainede Ble , popularité : 2%

NON Il n’y a pas de déficit de la Sécurité sociale !

Depuis des mois s’est engagé un processus pour mettre en œeuvre une véritable contre-réforme de privatisation de l’Assurance maladie, après celle des retraites. Le prétexte avancé pour justifier ce gigantesque recul social, auprès de l’opinion publique, serait le déficit “abyssal” de la protection sociale.

Les chiffres les plus farfelus sont avancés pour conditionner les assurés sociaux. Or, ce n’est pas la réalité. Nous avons affaire à un véritable mensonge d’État répété comme une litanie par les gouvernements successifs.

Ainsi, la Cour des comptes a récemment pointé le pillage des fonds collectés pour la Sécurité sociale par l’État et non reversés, se détaillant de la façon suivante : - 2,7 milliards d’euros au titre des taxes sur l’alcool, - 8 milliards au titre du tabac, - 3 milliards en provenance des taxes sur l’automobile, - 0,4 milliard de la prévoyance d’entreprise, auxquels s’ajoutent 2 milliards d’exonération au titre de « l’emploi » (cadeau aux actionnaires des entreprises) systématiquement non compensées. Soit 16 milliards d’euros volés à la Sécurité sociale !

Si les cotisations des assurés sociaux n’étaient pas littéralement pillées et détournées de leur destination d’origine, il n’y aurait pas ce déficit fabriqué de la Sécurité sociale et la contre-réforme n’aurait plus aucune apparence de fondement.

Nos groupements mutualistes décident donc de tout entreprendre pour rétablir la vérité pour sauver la Sécurité sociale de 1945 et pour le retour à ses principes d’origine.

Nos mutuelles refusent tout transfert de charge des régimes obligatoires d’assurance maladie vers les “complémentaires” : assurances privées, mutuelles, institutions de prévoyance.

Nos mutuelles refusent toute conception marchande de la santé. L’action menée avec succès par 107 mutuelles contre le décret Jospin du 2 mai 2002, qui a aggravé considérablement les conséquences financières des directives européennes et qui a abouti à la disparition de 4 500 mutuelles sur 6 000, montre qu’il est possible de résister et de défendre l’œuvre de nos aînés.

En effet, l’action commune de nos 107 mutuelles a permis, qu’à terme, l’avenir des petites et moyennes mutuelles soit préservé.

Il est devenu indispensable que se réalise l’action commune la plus large en vue d’une manifestation nationale de défense de la Sécurité sociale pour stopper sa privatisation et sa destruction.

Christian Eyschen, Mutuelle Générale des Employés et Cadres,

Bernard Paillot, Union Nationale des Groupements Mutualistes Solidaires,

A.J. Biberian, Mutuelle Mutane Provence de Marseille,

Maurice Geyler, Mutuelle du Personnel de Matra-Hachette,

Claude Peyre, Mutuelle du Personnel des Organismes Sociaux de Midi-Pyrénées.

Pour tout contact :
MGEC 51 rue Duhesme - 75018 Paris. Tél 01 42 51 75 71 - Fax 01 42 51 75 72 Mail : mgec chez wanadoo.fr
UNGMS 80, bd Georges Sand BP 294 - 36066 Châteauroux cedex Tél 02 54 34 77 51 - Fax 02 54 07 49 32


Information Attac (n°463) mercredi 7/04/04
Appel à des Etats-Généraux de l’Assurance Maladie pour une Refondation Solidaire du Système d’assurance santé
Refusons la casse de la sécurité sociale, refusons la contre-réforme libérale

Après les retraites, le gouvernement a décidé de s’attaquer à l’assurance-maladie. Que ce soit le déremboursement de nombreux médicaments efficaces, l’augmentation du forfait hospitalier, la réforme de l’Aide médicale d’État, la dégradation de l’hôpital public, la crise des urgences médicales, ou la remise en cause de la prise en charge à 100 % des soins pré et post opératoires, c’est l’égalité d’accès aux soins qui est attaquée. Mais le gouvernement veut aller encore plus loin et a proclamé son intention de transformer en profondeur l’assurance-maladie. Des débats parlementaires sont d’ores et déjà annoncés pour le mois de juillet.

Il s’agit de baisser radicalement les dépenses prises en charge par l’assurance-maladie obligatoire pour le plus grand profit des complémentaires, aggravant ainsi considérablement les inégalités en matière d’accès aux soins. Face à ce projet, qui s’apparente à une privatisation de notre système de santé, il est urgent que les citoyens, les forces de progrès, les associations de malades, les syndicats de salariés et de médecins, les mutuelles, interviennent avant que la contre-réforme libérale ne soit ordonnée comme celle des retraites. Il s’agit d’être en mesure de construire ensemble une véritable réforme de l’assurance-maladie qui, avec une autre organisation du système de santé et une amélioration du financement, permette de préserver un accès égal aux soins et de réduire les inégalités sociales et géographique en matière de santé. Il s’agit de préparer les conditions d’une mobilisation de la société pour empêcher une nouvelle régression sociale.

États généraux de l’assurance-maladie le 24 avril 2004 de 9 h 00 à 18 h 00
au 6, rue Albert Lapparent, 75007 Paris (M° Ségur)

Renseignements et inscriptions : Secrétariat de la commission santé-sécurité sociale d’Attac, Tél. : 06-08-10-44-52 ou par courriel : secsante chez attac.org

http://www.spiritsoleil.com/actualite/actualite_news_securite-sociale.htm

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