Mini Big Bang au Cern

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Mini Big Bang au Cern

Les chercheurs du Centre européen de recherche nucléaire (Cern) ont simulé ce mardi une collision de protons d’une puissance inédite. Ils espèrent ainsi recréer les conditions du Big Bang et découvrir la particule qui serait à l’origine de la matière, le fameux boson de Higgs.

Journée historique au Centre européen de recherche nucléaire (Cern). Mardi, les scientifiques du monde entier avaient les yeux rivés sur une expérience très attendue, retransmise en directe sur le site du Cern. Objectif : tenter de recréer les conditions du Big Bang qui serait à l’origine de l’univers. Pour cela, les chercheurs devaient faire entrer en collision des particules lancées à très grande vitesse. Une expérience menée dans le plus grand accélérateur de particules du monde, le fameux LHC (Grand collisionneur de Hadrons), un tunnel de 27 kilomètres de long enfoui dans la banlieue de Genève, à la frontière franco-suisse.
Graal des physiciens

Après deux tentatives ratées dans la matinée, l’opération a finalement réussi. Deux faisceaux de protons d’une énergie de 3,5 téraélectronvolts (Tev) se sont heurtés vers 13 heures à une vitesse très proche de celle de la lumière (300.000 km par seconde). De ces collisions, les scientifiques espèrent voir jaillir des particules élémentaires encore jamais observées. Grâce au LHC, les chercheurs aimeraient en effet détecter des traces de l’invisible « matière noire » ainsi que le fameux « boson de Higgs », une particule jusqu’ici hypothétique, surnommé le « Graal des physiciens », ou la « particule de Dieu ». Evoquée par le chercheur anglais Peter Higgs, pour qui elle confèrerait leur masse à toutes les autres particules, ce boson est à la base de la physique quantique.

A présent, les scientifiques vont donc s’attacher à analyser les données qui ont été recueillies, pour les décrypter avec leurs supercalculateurs. Par la suite, ils espèrent pousser la machine un peu plus loin. Jusqu’à fin 2011, le LHC fonctionnera à une puissance de 7 TeV. Il fonctionnera ensuite à une puissance deux fois supérieure. Si cela ne permet pas de découvrir le boson de Higgs, les chercheurs devront peut-être se résoudre à accepter qu’il n’existe pas.

Al.P. - leJDD.fr

Mardi 30 Mars 2010

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