Longévité et restriction calorique : confirmation du lien génétique

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Longévité et restriction calorique : confirmation du lien génétique

Oubliez les régimes draconiens. Le jour où nous pourrons manger nos mets favoris sans restriction, tout en restant mince et en vivant jusqu’à 120 ans, sans diabète ni cancers, est peut-être moins éloigné que nous le pensons. C’est du moins ce que laisse entrevoir les travaux d’une équipe de recherche internationale qui vient de mettre en lumière au niveau moléculaire le rôle-clé d’une protéine dont le contrôle pourrait nous permettre un jour de profiter de tous les avantages de la restriction calorique, en terme de longévité et de bonne santé, sans en subir les contraintes et les inconvénients !

L’activation d’un gène et de sa protéine s’opposant à l’accumulation des graisses expliquerait l’effet bénéfique d’une restriction calorique sur l’espérance de vie des mammifères, selon des travaux publiés par la revue scientifique britannique Nature. Selon Frédéric Picard et Leonard Guarente du MIT (département de biologie, Massachusetts Institute of Technology, Cambridge, Etats-Unis) et des collègues des universités de Porto (Portugal) et d’Ottawa (Canada), la réduction du stock de graisses contenu dans les tissus adipeux est probablement déterminant dans les mécanismes reliant l’augmentation de la longévité à la restriction calorique chez les mammifères.

Chez les souris, il a été démontré qu’une réduction de consommation de calories prolongeait l’espérance de vie de l’ordre de 30%. Et, selon une étude parue en avril dans les Comptes rendus de l’Académie des sciences (PNAS) américaine, un régime à basses calories (entre 1.100 et 1.950 par jour, soit près de la moitié de l’apport typique américain) réduit considérablement les risques de diabète, de crise cardiaque ou d’attaque cérébrale, laissant a priori envisager une meilleure longévité.

Les biologistes du MIT proposent ce qui pourrait être le premier pas pour expliquer le phénomène. Chez la levure, la longévité est favorisée par un gène appelé SIR2. L’équipe de Picard a donc recherché l’équivalent de ce gène chez un mammifère, en l’occurrence la souris. Les chercheurs montrent ainsi qu’un gène, dénommé Sirt1 (pour sirtuin 1), intervient dans un système qui détecte quand la nourriture se fait plus rare : en période de pénurie même relative, comme un régime hypocalorique, l’activation du gène et de sa protéine mobilise les graisses contenues dans les tissus adipeux et entraîne une réduction du stock de graisses. Cet effet passe par le blocage de gènes, incluant des gènes impliqués dans le stockage des graisses, normalement contrôlés par une molécule, dite « PPAR-gamma ». Il reste à présent à étudier plus précisément la relation entre ce phénomène et le vieillissement.

Science Daily :
http://www.sciencedaily.com/release...

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