Linus Pauling (1901-1994)

Fondateur de la Médecine Orthomoléculaire

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Linus Pauling (1901 - 1994) fut sans doute le plus grand chimiste de ce siècle, qui aborda avec succès des domaines variés tels que la physique quantique, la structure des cristaux, ou la biologie moléculaire.

Ses premières contributions essentielles concernent la liaison chimique, et il est en particulier le premier à reconnaître l’importance des liaisons faibles.

En 1940, avec Delbrück, il développe l’idée que la complémentarité stéréospécifique est à la base des interactions moléculaires en biologie. Il publie deux livres qui ont révolutionné la chimie : La nature de la liaison chimique (1939), et Chimie générale (1947). Plus que tout autre, il contribue à faire de la structure des molécules le thème essentiel de la biochimie.

Il élucide la structure de plusieurs centaines de substances minérales, et il est le découvreur de certaines structures protéiques, telles que l’hélice alpha et le feuillet beta ;.

Il aussi le premier à apporter une explication moléculaire à une maladie génétique : l’anémie falciforme, pour laquelle il propose comme origine une altération de l’hémoglobine.

L’ensemble de ces travaux lui vaut un premier prix Nobel en 1954. Un prix Nobel de la paix lui est aussi attribué en 1962, en raison de ses engagements pacifistes en faveur du désarmement (seuls trois autres chercheurs ont reçu deux prix Nobel : Marie Curie, Antoine-Henri Becquerel, et Frederick Sanger). Là encore, il fait figure de pionnier, puisqu’il est le premier à avancer que les radiations puissent être dangereuses pour le patrimoine génétique.

Pauling est aussi à l’origine de l’utilisation des séquences de protéines pour la reconstruction d’arbres phylogéniques, et il propose avec Émile Zuckerkandl, en 1965, le concept d’horloge moléculaire.

Il travaille aussi sur la structure de l’ADN, et a été à ce titre le concurrent le plus sérieux de Watson et Crick .

En 1953, il publie ce qu’il pense en être la structure : trois chaînes de riboses phosphates s’enroulant étroitement l’une autour de l’autre, et les bases azotées pointant radialement vers l’extérieur de ce faisceau. Cette idée totalement erronée s’explique en partie par le fait que Pauling n’avait pas accès aux résultats récents de Rosalind Franklin .

A partir des années 70, il s’intéresse aux antioxydants, en particulier la vitamine E et la vitamine C. Il accorde à ces molécules d’importantes vertus anti-cancérigènes et anti-vieillissantes. Ceci le conduit vers un singulier engouement pour la vitamine C, dont il prône la consommation sans modération...

Références

Pauling, L. (1948) Nature of forces between molecules of biological interest. Nature 161, 707-709.

Pauling, L. & Delbrück, M. (1940) The nature of the intermolecular forces operative in biological processes. Science 92, 77-79.

Pauling, L., Itano, H.A.& Singer, S.J.(1949) Sickle cell anemia, a molecular disease. Science 110, 64-66.

Pauling, L., Corey, R.B.& Branson, H.R.(1951) The structure of proteins : two hydrogen-bonded helical configurations of the polypeptide chain. Proc. Natl. Acad. Sci. USA 37, 205-211.

Pauling, L. & Corey, R.B.(1953) A proposed structure for the nucleic acids. Proc. Natl. Acad. Sci. USA 39, 84-97.

Zuckerkandl, E. & Pauling, L. (1965) Molecules as documents of evolutionary history. J. Theoret. Biol. 8, 357-366.

http://www.genoscope.cns.fr/externe/
publié sur http://www.amessi.org

Portfolio

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