Les travaux de Loïc Le Ribault

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LES TRAVAUX DE Loïc LE RIBAULT

Géologue de formation, Loïc Le Ribault est en France un des premiers utilisateurs du microscope électronique à balayage (M.E.B.) 7.

En 1970, il met au point une méthode 8 permettant, grâce à cet appareil, de déterminer l’histoire géologique et la provenance des grains de sable.

Dans deux articles 9 publiés à l’Académie des Sciences, il démontre que certains cristaux de quartz portent à leur surface une pellicule de silice amorphe soluble dans l’eau.

Après étude de plusieurs milliers d’échantillons, il prouve la présence fréquente de micro-organismes (tels que bactéries et Diatomées) à la surface des grains de sable 10.

Plus tard, il démontre que l’amorphisation superficielle des quartz détritiques est due à l’action conjuguée de ces micro-organismes (par l’intermédiaire des acides organiques qu’ils sécrètent) et d’actions mécaniques et/ou chimiques diverses caractéristiques du milieu sédimentaire dans lequel ils évoluent.

Afin d’étudier plus précisément le rôle des micro-organismes dans le cycle biologique et géologique du silicium, il met au point en 1975 un procédé permettant de récolter les dépôts de silice dus à leur action.

Il sera démontré ultérieurement que les solutions ainsi obtenues contiennent un pourcentage important d’organo-siliciés. C’est au cours de ces expériences qu’il découvre fortuitement l’efficacité thérapeutique de ces derniers.

A l’époque, en effet, Le Ribault souffre depuis dix ans d’un psoriasis considéré comme incurable qui affecte ses deux mains. Amené à extraire des sables une solution très riche en silicium organique pour l’étudier au microscope électronique, il est obligé de malaxer celle-ci avec sa main droite.

Deux jours plus tard, il constate avec surprise que le psoriasis a totalement disparu sur celle-ci, alors qu’il affecte toujours sa main gauche. Intrigué, cherchant un lien de cause à effet, il trempe aussitôt cette dernière dans une solution identique, avec l’obtention d’un résultat aussi spectaculaire, également deux jours plus tard.

Dès cette époque, Le Ribault commence donc à s’intéresser au rôle du silicium organique dans le traitement des affections cutanées et, en collaboration avec des amis médecins, effectue avec succès plusieurs centaines de tests jusqu’en 1982.

Au cours de cette période, il a perfectionné sa méthode d’extraction d’organo-siliciés naturels à partir de certains types de sables siliceux détritiques, et fournit aux praticiens une solution à usage thérapeutique qui, historiquement, peut être qualifiée de « G3 » (troisième génération).


LA COLLABORATION DUFFAUT-LE RIBAULT


En 1982, Duffaut et Le Ribault se rencontrent lors d’une manifestation scientifique à Bordeaux. Ce dernier vient tout juste de créer le C.A.R.M.E. 11, et dispose d’un matériel de microanalyse très sophistiqué. Immédiatement, les deux chercheurs décident de poursuivre ensemble leurs travaux sur les applications thérapeutiques des organo-siliciés.

L’année suivante, la collaboration du chimiste et du géologue aboutit à la mise au point d’une molécule de synthèse particulièrement efficace dans le traitement des affections virales : c’est le « G4 » (encore appelé « DNV »), obtenu notamment grâce à l’adjonction d’hyposulfite de sodium.

Norbert Duffaut raconte ainsi la naissance du DNV :

" Ma mère était atteinte d’une kératite à virus (herpès de l’œil). Elle était allée consulter un ophtalmologue d’une sous-préfecture voisine de Barsac. En l’absence de thérapeutique contre ce virus, il lui avait prescrit un vague collyre et un antibiotique à instiller dans l’œil pour éviter une surinfection.

Comme cela arrive lorsque le médecin spécialiste n’a ni la science infuse ni la prémonition, il prescrivit un antibiotique auquel ma mère était allergique. Un oedème important se manifesta.

Ma mère étant revenue chez le spécialiste, il constata le fait et lui dit de continuer. L’oedème pouvait se résorber et lui n’avait pas le temps de chercher ni de découvrir. Bien qu’ayant perçu de nouveaux honoraires, il la mit à la porte rapidement sur un ton bourru dont il a le secret.

Monsieur Loïc Le Ribault, qui assista par hasard au retour de ma mère, manifesta un geste humanitaire (comportement inconnu de l’ophtalmologue). Comme elle prenait des bains d’yeux de DNR + Optrex biquotidiens qui étaient sans le moindre effet positif sur la destruction du virus, il conseilla (...) d’ajouter quelques grains d’hyposulfite de sodium. (...)

Le lendemain, la rougeur de l’œil avait disparu.

Un autre ophtalmologue moins rustre et plus humain, consulté quarante-huit heures après l’incident rapporté ci-dessus, constata que la kératite à virus avait été guérie. C’est ainsi que grâce à l’association de deux dérivés DNR et hyposulfite de sodium (...) la première victoire rapide et sans récidive sur les virus fut observée (...)."

Treize années durant, Duffaut et Le Ribault accumulent les preuves de l’incroyable efficacité des organo-siliciés dans la guérison d’un grand nombre d’affections, traitant (avec ou sans la collaboration de médecins praticiens), toujours gratuitement, des centaines de patients, essayant sans trève de perfectionner leurs produits.

Pendant tout ce temps, ils demandent à d’innombrables reprises aux autorités médicales françaises la réalisation de tests officiels, afin que les organo-siliciés soient reconnus comme médicaments.

Mais ils se heurtent à des refus systématiques ; sans doute ces molécules sont-elles trop efficaces et pas assez coûteuses : elles ne doivent sous aucun prétexte être mises sur le marché...

En 1985, ils déposent un brevet international pour protéger les applications thérapeutiques du G4, et organisent à Paris en 1986 une conférence de presse dont le résultat le plus notable est l’indifférence absolue des autorités médicales.

Par contre, l’information concernant le rôle de ces molécules dans la restructuration des fibres d’élastine et de collagène (> Cf. témoignages 39 et 82) ne tombe pas dans l’oreille de sourds :

Dès 1987 et jusqu’à ce jour, le silicium organique constituera (clairement ou sous forme déguisée) le principe actif essentiel de la plupart des cosmétiques de grandes marques. Sans doute est-il encore plus rentable de soigner les rides que de traiter le cancer ?

En 1987, Duffaut et Le Ribault informent (par document enregistré devant huissier) Jacques Valade, à l’époque ministre français de la Recherche, que ce produit pourrait peut-être représenter un espoir dans le traitement du SIDA, et qu’il est donc nécessaire de le tester immédiatement en ce domaine. En octobre 2000, ce ministre n’avait toujours pas répondu...

En novembre 1993, Norbert Duffaut est découvert mort dans son lit. Les conclusions de l’enquête attribuent son décès à un suicide par empoisonnement.

Pourtant, étrangement, il n’a laissé aucune lettre pour expliquer son geste. Juste quelques mots dans la conclusion du manuscrit dérangeant qu’il s’apprêtait à publier :

" Guérir tant de maux avec un seul produit, autrement dit avoir découvert la panacée, semblait impossible à trop de beaux esprits (...).
Je n’ai pourtant ni rancœur ni esprit de vengeance et je conçois très bien que les savants ne croient pas en ma découverte, mais je m’élève contre le fait qu’ils refusent de l’expérimenter sans l’avoir essayée. "


LE « G5 »


Resté seul , Le Ribault poursuit les travaux.

Jusqu’alors, pour que les organo-siliciés soient actifs, on devait leur adjoindre de faibles quantités de produits utilisés en allopathie ou homéopathie, produits qui étaient choisis de façon spécifique selon les affections à traiter.

En outre, les organo-siliciés de ces premières générations ne pouvaient être utilisés que par applications cutanées (compresses, tamponnements, ionocinèse, etc).

En 1994, Le Ribault met au point une nouvelle molécule, testée depuis 1991, pouvant être utilisée sans rajoût de complément médicamenteux quelconque dans le traitement de la plupart des affections.

Autre nouveauté importante : sous forme liquide, ce silicium organique de cinquième génération (baptisé « G5 »), qui ne présente aucune toxicité, devient désormais buvable. Mais il peut aussi être utilisé sous forme de gel pour des applications locales.

Le G5 est un organo-silicié appartenant à la famille des silane-triols. Scientifiquement parlant, ce n’est donc pas un silanol. On ne s’étonnera toutefois pas, dans la suite de ce récit, de voir très fréquemment le G5 qualifié ainsi, à la suite d’articles parus dans la presse, qui introduisirent une confusion dans l’esprit du public avec les organo-siliciés à applications thérapeutiques des générations antérieures, lesquels étaient effectivement des silanols ou des silane-diols.

Devant les refus réitérés des autorités médicales de tester et d’agréer le G5, Le Ribault publie ses résultats dans la presse (Sud-Ouest Dimanche, 8 octobre 1995).

Dans les jours qui suivent, des milliers de patients abandonnés par la médecine orthodoxe affluent chez lui pour obtenir du produit. D’octobre à décembre 1995, aidé par plusieurs médecins, il accumule ainsi une moisson d’informations et de documents d’un intérêt scientifique considérable.

Malgré cela l’Ordre des médecins et celui des pharmaciens portent plainte contre Le Ribault.

Celui-ci part donc le 18 mars 1996 pour les Caraïbes britanniques, où il obtient les agréments officiels autorisant l’utilisation du G5 en tant que médicament au sein du Commonwealth.

Un journal français publie la nouvelle, s’étonnant que la France ne soit pas capable de faire la même chose.

Le lendemain de la publication de l’article, la police française arrive en force (six inspecteurs) et perquisitionne la maison de la mère de Le Ribault, saisit les dossiers sur le G5 et interroge la vieille dame (85 ans !) pendant 5 heures.

Le soir même, elle tombe malade et meurt quinze jours plus tard. La police l’attendant au cimetière, Le Ribault ne peut assister à l’enterrement de sa mère.

Trois mois plus tard, il rentre en France pour essayer une nouvelle fois d’obtenir les agréments officiels pour le G5. Mais un mandat d’amener a été lancé contre lui et il est immédiatement incarcéré le 12 décembre, en dépit du fait que pas une seule plainte de client n’ait été déposée contre lui.

Il est emprisonné deux mois dans des conditions très dures (isolement complet, pas de chauffage, pas de carreaux à la fenêtre tandis qu’il neige et gèle dehors), la principale raison donnée par le juge étant qu’il est nécessaire de... le protéger !

Le Ribault est libéré le 14 février 1997 par décision de la Chambre d’Accusation, contre l’avis du juge d’instruction qui persiste à vouloir le maintenir en détention. Mais il demeure soumis à un strict contrôle judiciaire et ses papiers d’identité ne lui sont pas rendus.

Assigné à résidence, il lui est interdit de quitter le département de la Gironde, de se rendre dans sa famille en Bretagne et à plus forte raison de retourner aux Caraïbes pour y poursuivre son œuvre.

Deux mois durant, il reçoit de nombreuses menaces de mort et, le 8 Avril, suite à un nouveau dossier monté contre lui de toutes pièces par la Direction centrale de la Police judiciaire, la police revient pour l’arrêter de nouveau.

Il n’a que le temps de s’enfuir de France pour se réfugier en Belgique, puis en Grande-Bretagne, dans l’île de Jersey et enfin en Irlande.


1 Les SILANOLS sont de formule générale (CH3)3-Si-OH

Les SILANE-DIOLS sont de formule générale (CH3)2-Si-(OH)2

Les SILANE-TRIOLS (dont fait partie le G5) sont de formule générale CH3-Si-(0H)3


2 Pour étayer ce dossier, Duffaut et Rager réalisèrent deux ans durant des tests sur le traitement de l’athérome expérimental chez le lapin.

L’étude portait sur l’examen de coupes histologiques de l’aorte de lots comparatifs d’animaux traités ou non traités au DNR. Plus de mille clichés furent ainsi effectués au microscope électronique à l’Université de Bordeaux.

Cette série d’expériences démontra sans appel les rôles préventif et curatif des organo-siliciés sur l’athérome, ce qui complétait les brillants résultats obtenus par Rager chez l’homme, lors du traitement des angines de poitrine, de l’infarctus du myocarde et de l’artérite des membres inférieurs.


3 En 1965, Duffaut guérit en une semaine des chiens atteints de la maladie de Carré par tamponnements de DNR sur le poitrail et les pattes des animaux.


4Chez une centaine de patients, la simple application de compresses sur le foie fit tomber en un mois la teneur en cholestérol de 3,5 à 2 grammes par litre.


5 L’application de DNR associé à du chlorure de magnésium sur les poignets et les coudes de patients souffrant d’hypertension provoquait un retour à la normale en trois à cinq jours.


6 En 1979, en collaboration avec le Docteur vétérinaire R. Richard, Duffaut réutilise la formule qui avait si bien réussi dans le traitement de la myxomatose : sur 220 chiens atteints d’entérocolite hémorragique, ils en guérissent ainsi 200.


7 Le M.E.B. permet d’obtenir des grandissements en continu compris entre 10 fois et 200.000 fois. Outre l’observation morphologique des échantillons, il permet également de connaître leur composition chimique (qualitative et quantitative) grâce aux microanalyseurs-X qui peuvent être couplés sur lui.


8 Il s’agit de l’exoscopie des quartz. Cette méthode est désormais appliquée dans le monde entier dans des domaines aussi divers que la recherche pétrolière, la sédimentologie, la prospection minière, l’industrie du verre, l’archéologie, la préhistoire, la criminalistique, l’océanographie, etc.


9 L. Le Ribault (1972).- « Présence d’une pellicule de silice amorphe à la surface de cristaux de quartz des formations sableuses », C.R. de l’Académie des Sciences, Paris, t. 272, pp. 1933-1936, D.

L. Le Ribault (1972).- « Comportement de la pellicule de silice amorphe sur les cristaux de quartz en fonction des différents milieux évolutifs », C.R. de l’Académie des Sciences, Paris, t. 272, pp. 2649-2652, D.


10 L. Le Ribault (1975).- « L’exoscopie. Méthode et applications », Notes et Mémoires de la C.F.P., Paris, 456 photographies, 231 pages.

L. Le Ribault (1977).- « L’exoscopie des quartz », éditions Masson, Paris, 182 photographies, 150 pages.


11 Centre d’Applications et de Recherches en Microscopie Electronique


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