Les 3 corps

, par  Grainede Ble , popularité : 2%

LES TROIS CORPS

On distinguera dans cette étude : le corps grossier, le corps subtil et un corps intermédiaire appelé bioplasmoréticulaire.

LE CORPS GROSSIER :

Bien évidemment il s’agit du corps palpable avec tous ses organes dans leur aspect structurel et physiologique.

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Cependant, un rappel du système nerveux s’impose ici, au moins dans l’aspect physiologique des structures ayant rapport avec notre problème.

LES TROIS CERVEAUX :

Il s’agit des trois fonctions cérébrales : cerveau droit, cerveau gauche ou cortex, et cerveau neurovégétatif et endocrinien que j’appellerai végétatif ou régulateur.

 

L’anatomie cérébrale ou grand enchevêtrement :.

Avant toute chose, il faut bien comprendre la nature fondamentale de ce que Sir Charles Sherrington a appelé "le grand enchevêtrement en question".

Comme tous les cerveaux des vertébrés, le cerveau humain est divisé anatomiquement en trois parties : le cerveau antérieur, le cerveau moyen et le cerveau postérieur.

Le cerveau antérieur comprend :

- le néocortex ou calotte pensante.

- Le lobe limbique : affectivité et mémoire.

- L’hypothalamus : pulsions de survie : faim ; soif, sexualité, sommeil et émotions.

- Le thalamus : relais de distribution de l’information en provenance des organes des sens vers le néocortex.

- La glande pituitaire ; qui sécrète des hormones dont le rôle est de contrôler le métabolisme, la croissance du corps, et la maturation sexuelle.

Le cerveau moyen comprend :

- La partie supérieure du tronc cérébral

Le cerveau postérieur comprend :

- La partie inférieure du tronc cérébral : pont et mésencéphale.

- Le cervelet : organe d’équilibration et de coordination.

Précisons que :

- Le tronc cérébral contrôle les signaux sensoriels afférents par l’intermédiaire des millions de neurones qui constituent la formation réticulée.

- Le néocortex est divisé longitudinalement en deux hémisphères : le droit et le gauche

- Reliés par un faisceau de fibres nerveuses appelé le corps calleux. Ces hémisphères sont de dimension à peu près égales, mais sont spécialisés dans leur fonction.

- Chaque hémisphère est également divisé, par des sillons appelés scissures et des replis appelés gyrus, en quatre lobes :

le lobe temporal (audition et odorat)

le lobe occipital (vision)

le lobe pariétal (peau, toucher et position du corps)

le lobe frontal (parole, identité et pensée abstraite)

- Le lobe central est séparé des trois autres, d’une part par le sillon central qui s’étend de part et d’autre du sommet du cortex jusqu’à un point situé juste au dessus de l’oreille ; d’autre part par la scissure de Sylvius qui est orientée vers le haut et vers l’arrière, et s’approche de la base du sillon central.

Au dessus et à la droite du sillon central se trouve le sillon précentral qui abrite le cortex moteur, tandis que le gyrus postcentral, en dessous et à gauche, est le siège du cortex somato-sensoriel.

On distingue substance blanche et substance grise qui, chez l’ homme se replie en de nombreuses circonvolutions pour parvenir à se loger tout entière dans le crâne.

 

  1. Le cortex : deux cerveaux : droit et gauche.

L’homunculus sensori-moteur.

Les cortex moteur et somato-sensoriel sont placés de part et d’autre du sillon central. C’est Hughins Jackson, au XIXe siècle, qui, le premier, observa le lien entre les zones irritées des cortex somato-sensoriel et moteur et les créations incontrôlées ou les crises d’épilepsie.

Elles sont connues sous le nom "d’aires de projection" pour les distinguer des zones qui représentent les trois quart de la surface corticale et qui sont les "aires associatives".

Le cortex somato-sensoriel reçoit des sensations tactiles avant qu’elles ne soient associées dans d’autres régions cérébrales.

Le cortex moteur transmet des instructions finales destinées à la motricité, qu’il a reçu du cortex pré-moteur après que ces informations ont été associées.

Les parties du corps qui jouent un rôle essentiel dans les sensations ou le mouvement sont représentées dans "l’homonculus" par une image dont les dimensions traduisent l’importance de ces parties du corps pour la vie sensorielle et motrice de l’homme.

On admet généralement que le cortex sensori-moteur est mécanique, c’est à dire qu’une activité corticale signale une contraction musculaire.

Cette opinion est de plus en plus controversée par les résultats d’expériences qui suggèrent que ce sont des états ou des intentions finales qui sont codées dans le cortex sensori-moteur et transmis.

Le cerveau dédoublé.

- Hémisphère gauche : Verbal, Analytique, Rationnel, Discontinu ; Traite les éléments, les séquences, le temporel.

- Hémisphère droit : Non verbal, Holistique, Intuitif, Diffus, sans limite temporelle ; synthétise et traite le visuo-spatial.

  1. Le cerveau vegetatif ou regulateur.

La formation réticulée

L’importance de la F.R ., pour la psychologie réside dans les fonctions respectivement stimulatrice et inhibitrice des parties supérieure et inférieure du système.

Le système limbique :

Deux fonctions capitales :

- C’est un sélecteur : à partir des besoins de l’organisme, il sélectionne dans l’environnement ce qui est apte à le satisfaire

- C’est un cerveau émotionnel : le cerveau limbique attribue, en fonction d’une expérience, une émotion aux faits et c’est cette émotion qui conditionne la mémorisation. Un fait présente ou non un intérêt, donc est mémorisé ou non, selon qu’une émotion plus ou moins forte lui a été assignée. Il en va de l’action comme de la mémoire : plus je suis motivé, c’est à dire plus l’action est émotionnellement chargée pour moi, plus je serai poussé à agir.

Système hypothalamo-hypophysaire.

C’est le siège de la régulation des fonctions vitales : fréquence cardiaque, calibre des bronches, fonctions digestives, température interne, circulation du sang dans les vaisseaux.

Il est le siège d’automatismes innés : faim, soif, agressivité, activité sexuelle, fécondité, lactation, etc.

On peut le comparer à un ordinateur central : tenu au courant de l’état de l’organisme à tout instant, il transmet, si nécessaire, ses informations aux autres cerveaux. C’est la voix du corps dans le cerveau, celui qui fait valoir les arguments biologiques dans le choix de l’action.

On sait que l’hypophyse lui est directement lié, chef d’orchestre hormonal, qui va réguler toute l’homéostasie neuro-endocrinienne.

 

  1. Cerveau et Conscience.

Conscience diffuse

La conscience "diffuse" peut -être définie comme l’information et l’orientation nécessaire à l’accomplissement des fonctions élémentaires : auto-conservation, autorégulation et autoreproduction dont les mécanismes se situent au niveau des cellules spécialisées et de leurs organites.

"Diffuse" du fait qu’elle se révèle à la fois entière et dispersée dans chaque élément d’un organisme, chacun étant capable de se multiplier dans un ordre bien déterminé, de réparer un traumatisme, de remplacer éventuellement un autre.

La conscience diffuse, bien qu’elle soit parfois guidée par l’organisation cérébrale sous-jacente animale, se manifeste dans d’autres circonstances au niveau cellulaire, révélant une certaine indépendance vis à vis de l’unité de l’ être dont elle fait, ou a fait partie, en possédant le pouvoir d’assurer une multiplication cellulaire ordonnée, ou une fonction d’autorégulation et d’auto-conservation, quand elle en est séparée.

Conscience personnalisée.

La connaissance du monde par le "Je" s’effectue au cours d’une série de relations réciproques entre l’objet et le système sensoriel du sujet, dont le fonctionnement est guidé et stimulé par le psychisme de ce dernier, et par lequel se réalise le transfert d’une information signifiante émanant de l’objet à une information signifiée dans le psychisme du sujet.

  1. Sensations et perceptions.

1) Les Sensations Visuelles :

2) Les Sensations Auditives :

3) Les Sensations Tactiles.

4) La Sensibilité Dermo-Optique .

5) Les sensibilités olfactives et gustatives.

Prenons la vision par exemple. L’image captée au niveau de la rétine est envoyée sur la partie postérieure du lobe occipital. A partir de celle ci rayonnent des voies distinctes qui fonctionnent simultanément. C’est grâce à une architecture parallèle que le cerveau gagne en temps et en efficacité, pour venir à bout de tâches complexes à paramètres multiples.

Lorsque nous regardons une scène, notre cerveau est confronté à deux grands problèmes : reconnaître les objets et détecter leurs positions relatives. Tout objet peut être identifié indépendamment de la place qu’il occupe parmi les autres constituants du paysage visuel : c’est le problème de la reconnaissance des objets. Celle ci étant réalisée, reste celui de la localisation. Autrement dit : Quoi ? et Où ?. Au début des années 70, l ’opinion qui prévalait était que, dans le système visuel était traité "en série", le long d’une voie hiérarchique. Semir Zeki de l’université de Londres a depuis introduit la notion de traitement en parallèle : le cerveau résout ces deux problèmes en même temps, dans deux circuits parallèles.

L’information visuelle arrive dans le cortex du pôle occipital, puis sa route bifurque : une voie descend vers le lobe temporal où le cerveau va répondre à Quoi ?, l’autre remonte vers le lobe pariétal où le cerveau va répondre à Où ?.

Il y a deux façons d’envisager un traitement en parallèle : ou bien on partage le travail entre quelques processeurs très puissants dont les taches sont différentes, c’est le parallélisme à gros grains qui gère le qualitatif ; ou bien on met en œuvre un très grand nombre de processeurs identiques, qui réalisent tous, simultanément, la même tache très simple, c’est le parallélisme à grains fins qui gère le quantitatif.

Le cerveau a recours aux deux types de parallélisme. Certes le parallélisme résout un problème, mais il en pose un autre : comment l’unité de la perception d’une scène visuelle s’établit-elle en dépit du parallélisme cérébral ?.

La stratégie est triple en fait : il y a des retours en arrière. Chaque connexion d’une zone vers une autre située plus haut dans la hiérarchie est accompagnée d’une connexion réciproque.

Des connexions latérales, permettent à des zones de niveaux hiérarchiques identiques d’échanger des informations.

Enfin il arrive que plusieurs zones d’un même niveau hiérarchique envoient leurs axones sur une même zone d’un niveau hiérarchique plus élevé.

Cette convergence favorise l’intégration des informations.

Ainsi dans le processus sémantique, lorsque nous entendons le mot "table", nous donnons une signification immédiate à ce vocable, nous le visualisons, nous savons à quoi il sert, nous en connaissons sa structure. C’est de l’association de ces différents souvenirs les uns aux autres que naît la signification. Il n’y a pas de sémantique sans mémoire ; il n’y a pas de sémantique sans associations.

Le cortex préfrontal est bien placé pour être l’organisateur de ces associations. Chez le singe Rhésus déjà, le cortex préfrontal présente des connections réciproques avec une quinzaine d’autres zones corticales, parmi lesquelles des zones associatives (zones-mémoires) temporales, pariétales et occipitales.

Le cortex pariétal postérieur est en relation, non seulement avec le cortex préfrontal, mais également avec une bonne quinzaine de zones sur lesquelles se projettent les axones du cortex préfrontal. Au total toutes ces zones sont interconnectées en réseau. Or de nouvelles propriétés émergent toujours de la complexité, un réseau est donc à son tour doté de facultés supérieures.

Le cœur du système linguistique est formé de quatre zones : aire motrice du larynx ; zone de Broca au niveau du frontal inférieur où sont stockés les programmes moteurs, cortex auditif primaire, et zone de Wernicke, en arrière du cortex auditif primaire, zone-mémoire où sont stockés les modèles auditifs des mots.

  1. Processus hologrammique d’intégration.

Karl Pribram a réalisé toute une série de tests dans lesquels les singes apprenaient à distinguer des cercles et des rayures et poussaient le panneau correspondant. Pendant cet exercice, on enregistrait les activités des diverses régions cérébrales au moyen d’électrodes implantées dans le cerveau, méthode si précise que Pribram pouvait détecter ce que les singes voyaient et dans quelle mesure l’apprentissage affectait la vision. ces expérience l’amenèrent à réviser le modèle traditionnel de traitement de l’information, selon lequel les sujets enregistrent passivement, stockent et distribuent l’information.

Pribram a découvert la preuve que l’information est radicalement modifiée avant d’atteindre la cortex visuel (ou strié). Des structures d’identification visuelle sont émises par le cortex temporal inférieur et le cortex associatif postérieur, accompagnées de formes stockées venant du cortex strié. Celles ci sont assemblées et construites par le colliculus supérieur qui guide le mouvement des yeux vers l’objet regardé. Quelque part entre le colliculus supérieur et le corps géniculé (la station relais des voies optiques), les images vues et les informations reçues sont comparées aux souvenirs stockés, aux motivations, aux attentes, et on pense qu’elles se rencontrent pour former une "structure d’interférence".

Nous pouvons considérer que l’Univers est constitué d’ une infinité d’informations signifiantes impliquées dans différentes formes et aspects, dont chaque être constituant capte une part, correspondant à ses aptitudes dépendant de son stade d’évolution psychophysiologique, et la transforme en information signifiée désimpliquée, mais sans s’approprier la moindre part de l’information disponible signifiante pour les autres.

Prenons l’exemple d’une information lancée sur les ondes radio. A l’origine elle provient d’un événement localisé dans notre sphère spatio-temporelle terrestre, observé par un ou plusieurs individus, mis en forme par un reporter, puis intégré dans un système de télétransmission sous une fréquence donnée, codée dans un langage électronique et lancée sans l’espace terrestre, mais aussi parfois extra-terrestre lorsqu’ il s’agit de télé-information ou télécommunication spatiales. C’est le phénomène d’implication de l’information.

Pour être perçues, des récepteurs adaptés au type de code de transmission sont nécessaires. Ils transforment l’information codée en un langage de signes, de paroles ou d’images intelligibles aux appareillages de commande d’un robot ou aux sens humains. C’est le phénomène de désimplication du message. Quel que soit le nombre de récepteurs, chacun d’eux qui ne reçoit qu’une très faible partie de l’intensité de l’onde porteuse codée et doit l’amplifier pour l’exploiter, récupère cependant la totalité de l’information du message.

Le niveau qualitatif de réception, lui, est fonction du champ morphique, et de son évolution tout au long de l’existence. Evolution à son tour permise par l’intégration des informations et surtout par la qualité de leur conceptualisation. C’est le principe de l’holomouvement de David Bohm

Mais ce n’est jamais qu’une part infime de l’information circulante signifiante qui est ainsi sélectionnée, puis ensuite reconstituée par intégration des sensations reçues par l’ensemble du système nerveux, et enfin traduite psychologiquement en images-sensations et en sentiments dans la totalité de la conscience personnalisée.

Bien évidemment cela paraît fort possible pour le problème des perceptions grossières que captent nos sens, et le phénomène physiologique est parfaitement connu sous le nom de synesthésies.

Mais les signifiants subtils ?.. que nos sens ne peuvent accrocher ainsi que nous l’avons vu tout au long de leur étude propre, puisque leurs possibilités de captures vibratoires sont homologuées et sans possibilité d’accroissement ?.

Il faut faire appel ici au corps bioplasmo-réticulaire.

Nous devons considérer le cerveau non pas comme un organe matériel mécanique, fait de composants prédéterminés chacun à une fonction, comme ils le sont dans un ordinateur, mais comme un opérateur mathématique.

La théorie hologrammique éclaire en l’explicitant le phénomène de la perception, en l’intégrant mieux dans le continuum : sensation/perception - conceptualisation - perceptualisation - comportement.

Le tout et la partie renferment la totalité de l’information signifiante, la seule différence étant l’intensité plus ou moins réduite de l’information signifiée.

On peut dire que la perception est une simple fonction du cerveau, ou dire qu’elle est la fonction de tout un "ordre matriciel" impliqué dans l’univers et que tous les systèmes réceptifs physiques ou physiologiques et sensoriels des êtres le perçoivent partiellement et le traduisent plus ou moins correctement en fonction de leur degré d’évolution, c’est à dire de leur degré de contingence. Degré exprimé au niveau du champ morphique qui appartient au corps bioplasmo-réticulaire. Lorsque Karl Pribram affirme :" Nos cerveaux construisent mathématiquement la réalité concrète en interprétant les fréquences venant d’une dimension transcendant le temps et l’espace. Le cerveau est un hologramme interprétant un univers holographique", il faut se garder d’y voir une rêverie. Ces fréquences spatiales sont loin d’être une vue de l’esprit. Leur réception par le cortex a été mise en évidence expérimentalement.

Au cours de ces expériences, les fréquences spatiales sont émises par des grilles composées de lignes de largeur et d’ espacement variables. Initialement ce furent David Hubel et Torsten Wiesel qui découvrirent que de nombreuses cellules visuelles du cortex sont accordées spécifiquement à certaines orientations. Une dizaine d’années plus tard, plusieurs laboratoires utilisèrent ces grilles émettrices et mirent en évidence une réceptivité sélective des fréquences spatiales pour certaines aires du cortex.

 

LE CORPS SUBTIL :

  1. Le Concept de l’Occident : Mécaniste.
  1. Le concept de l’Orient : Vitaliste.

Le corps subtil imprègne le corps solide, grossier, et attire l’ énergie externe dans tout l’organisme.

Le corps subtil, force vitale originelle composant le corps physique de la personne, et l’énergie absorbée sont une seule et unique substance. Elles ne diffèrent que par leurs fréquences vibratoires et leur forme concrète

L’aura peut et doit être décrite selon un mode structurel et selon un mode dynamique.

  1. Structure de l’aura.

Son aspect général est fonction de l’ensemble de l’aspect de l’énergie, de sorte que ses qualités varient avec des facteurs tels que la production de chaleur, le niveau d’activité, d’exaltation, le rythme et la qualité de la respiration.

Le mot lui-même vient du grec "aura" signifiant brise. La personne semble flotter dans son aura, comme dans une mer mouvante, teintée rythmiquement de couleurs brillantes qui changent constamment de nuances, vibrantes et scintillantes ; car la vie est couleurs et vibrations.

Aspect analytique

Vue dans son ensemble, l’enveloppe de l’aura va du bleu gris au bleu ciel. Elle illumine la périphérie du corps à la manière des rayons du soleil levant illuminant le profil obscur des montagnes.

Il est intéressant de remarquer que, tout comme les processus vitaux eux-mêmes, l’aspect du champ énergétique témoigne du développement de l’être humain. L’aura d’un nouveau-né est d’un bleu clair homogène et sans structure.

Les couches commencent à apparaître entre les âges de deux et trois ans et sont bien différenciées à la puberté.

Dans l’organisme mature, le champ énergétique présente dans son ensemble, les caractéristiques générales qui viennent d’être décrites, composée de trois couches :

- La couche interne :

La plus difficile à discerner parce qu’elle est transparente et qu’en l’observant à plus de 60 à 90 centimètres , on peut la confondre avec un espace vide d’un bleu sombre. Placé assez près, on peut voir sur un fond mat, noir ou bleu nuit, une bande de cinq millimètres d’épaisseur au plus, dont la couleur est à la limite du violet et de l’ultraviolet du spectre lumineux.

- La deuxième couche, dite intermédiaire :

Elle est complexe et difficile à décrire, car elle comporte de multiples formes. Elle est nette près de la limite externe de la première couche.

D’un bleu gris-brillant, excepté autour de la tête où un halo blanc ou jaune vif la pénètre, elle s’étend sur huit à douze centimètres. Trois schémas de base animent cette couche :

- D’abord, un mouvement en forme de vague envahit toute la couche de façon homogène, comme l’eau imbibe un buvard.

- Deuxièmement, une activité corpusculaire se développe, assez semblable au mouvement Brownien des particules d’une fumée observée au microscope.

- Des rayons blancs ou jaunes, émanant du bord interne, la traversent dans toute son épaisseur et se déploient à plus de un mètre dans l’espace avoisinant, atteignant presque les murs de la pièce.

Les projections radiales dominent autour de la tête, où elles créent une sorte d’effet de franges. Leur contour et le schéma du mouvement varient avec chaque pulsation de l’organisme, comme les bandes lumineuses jaillissant vers le ciel dans une aurore boréale. En général les rayons fusent perpendiculairement à la surface du corps.

- La troisième couche :

Dans une pièce la troisième couche a en général 15 à 20 centimètres d’épaisseur. Mais, observée en plein air, elle s’étend à plusieurs mètres.

Sa limite interne se distingue mal de la limite externe de la couche intermédiaire. D’un délicat bleu clair, elle est traversée par les rayons blancs ou jaunes venant de la couche intermédiaire. Le mouvement s’y propage en spirale ou en tourbillons. On dirait que le scintillement Brownien de la deuxième couche profite d’un plus grand espace pour s’échapper du corps dans toutes les directions, comme un gaz comprimé se répand dans un conteneur d’un volume supérieur.

Les limites externes de cette couche sont diffuses et se fondent avec l’atmosphère environnante.

Aspect global :

Les trois couches sont animées de mouvements simultanés, et les diverses directions se combinent en deux schémas de base, complexes mais formant un tout.

- Le premier schéma ressemble à un huit.

En observant le sujet de face, on le voit très nettement qui ressemble à un huit. Le champ monte du sol, entre les jambes et les cuisses, se divise à la hauteur du plexus solaire pour remonter de chaque côté du tronc et à l’extérieur des bras et des mains. Les deux courants se rejoignent et se croisent à hauteur de la nuque pour suivre le contour de la tête. C’est le premier élément du flux longitudinal vu de face.

Le deuxième élément est composé d’un mouvement descendant la poitrine, se divisant au niveau du plexus solaire pour longer les hanches et l’extérieur des jambes jusqu’au sol.

Les flux ascendants et descendants alternent à l’intérieur de chaque moitié de champ, au dessus et au dessous du plexus solaire. Cette double direction du mouvement existe simultanément dans les deux moitiés comme les déplacements des parties supérieures et inférieures du corps au cours de la marche. La force vitale circule alors en deux circuits, qui fusionnent et se divisent au milieu du torse en formant un huit.

Cette figure et les mouvements qui la sous tendent sont également visibles dans l’aura quand on observe le sujet de dos. Dans une perspective comme dans l’autre, les deux parties du huit sont à peu près égales en dimension et en vigueur chez un sujet normal.

Ce huit se présente sous un angle différent quand on observe le sujet de profil. Dans ce cas on peut voir l’énergie jaillir comme une fontaine du plexus solaire, site de nombreux organes vitaux.

On peut supposer par conséquent que le flux longitudinal de base émane du centre du torse, probablement du cœur, des poumons du foie, des intestins, de la colonne vertébrale et autres structures essentielles, le traversant en un tourbillon, puis s’échappant du corps.

Les mouvements de spirale ou de tourbillon constatés dans la troisième couche du champ sembleraient avoir leur origine dans la forme hélicoïdale et la torsion naturelle de ces parties.

De profil, la forme d’ensemble est ovoïde ou proche de celle d’un haricot.

- Le deuxième schéma : pulsatile.

Il est visible de face, de dos et de profil : une pulsation perpendiculaire jaillissant du tronc et émanant aussi, apparemment, des structures internes, mais traversant en spirale le diamètre de l’organisme plutôt que de monter et descendre dans sa longueur.

Laissant parfois des traces pareilles au mouvement d’un pendule, l’énergie pénètre et ressort dans les deux phases du cycle réciproque, qui correspondent à la capacité thoracique de contraction et d’expansion.

- Troisième schéma :

Les rayons nés du bord interne de la deuxième couche en traversant la troisième constituent une troisième figure importante du mouvement visible du champ de l’énergie.

- Figures secondaires :

Tels des circuits autour des membres et des émissions adjacentes aux structures physiologiques principales comme le cœur, la moelle épinière et les grands réseaux nerveux. Ces dernières formations permettent de supposer que les mouvements d’énergie ont les structures internes pour origine.

Les émotions, activités énergétiques spécifiques qui nous font entrer en communion avec la réalité extérieure ou la rejeter, sont des expressions évidentes de la pulsation expansion contraction. Mais il y a aussi interrelation avec la formation du huit. La partie supérieure du tronc contient tout ce qui se rapporte au cœur, et la partie inférieure ce qui se rapporte à la sexualité.

Si le flux énergétique de la figure est coupé de sa partie supérieure, la phase affirmative des mouvements des rapports sexuels peut-être insensible, pornographique, agressive.

Les émotions ressenties par un sujet peuvent aussi être identifiées par les changements de couleur de son aura.

En cas de douleur, les couleurs de l’ensemble du champ s’affaiblissent, comme toutes les autres caractéristiques, sans doute parce que sous l’action du système sympathique et des glandes surrénales (adrénaline) diminue la circulation sanguine cutanée.

  1. Dynamique de l’aura :

Phase I ou phase d’expression de l’énergie interne.

Dans le première phase pulsatoire, l’aura se dilate pendant 1 à 2 secondes d’environ 60 à 120 centimètres autour du corps où, dans des conditions normales, elle perd de sa netteté et se fond dans l’atmosphère environnante.

Vue de face et dans sa largeur maximale, elle adopte une forme ovale bordée de franges presque parfaite, qui ne persiste qu’environ un quart de seconde.

Puis au cours de la phase II, elle rétrécit rapidement - en 1/8 à 1/5e de seconde - et disparaît complètement.

La phase III, ou phase de repos dure une à 3 secondes.

Le processus expansion / contraction recommence et chez le sujet éveillé, il se produit 15 à 25 fois par minute.

Alors que cette fréquence est indépendante de tous les autres rythmes corporels connus, tels que la respiration ou le rythme cardiaque, elle est très directement liée au degré d’excitation de l’organisme.

Pendant le sommeil, le rythme des pulsations de l’aura ralentit, sa largeur diminue et sa couleur pâlit. Il atteint généralement son maximum vers midi, probablement parce que c’est aussi le moment d’activité maximale du corps. Les pulsations sont moins fréquentes au réveil et elles décroissent de nouveau le soir avec la fatigue.

L’excitation renforce tous les aspects de l’aura, enrichit ses couleurs, augmente son envergure, accélère son rythme pulsatoire. Par exemple, lorsqu’un sujet tape du poing à plusieurs reprises pour exprimer colère ou ressentiment, le rythme passe à 40 pulsations par minute ; alors qu’ils n’ont aucun effet quand ils ne sont qu’un simple exercice, sans expression de sentiment.

Lorsque le corps vibre à la suite d’une inspiration profonde et d’une émotion violente, le rythme s’accroît nettement jusqu’à 45 à 50 pulsations. En même temps, le champ s’ étend plus loin et les couleurs brillent davantage.

Dans la phase I, l’aura atteint sa luminosité maximale, ce qui rend les couches et leurs mouvements complexes plus faciles à voir.

Une agression physique ou morale, perturbe les schémas de l’aura. Par exemple, une configuration de blocage à hauteur du pelvis est typique d’un haut risque de maladies cardio-vasculaires.

De plus l’aura traduit, parfois très en détail, la nature des dons uniques du sujet, la poussée créatrice particulière du Soi dans sa vie individuelle.

Phase II ou phase d’absorption de l’énergie externe.

La raison d’être des centres, est d’aspirer l’énergie de l’atmosphère environnante pour "charger" l’organisme . Le mouvement centripète est la réciproque qui contrebalance les émanations centripètes du Soi comme la diastole et l’inspiration dans les systèmes cardio-vasculaire et respiratoire.

En raison du trajet en spirale de l’énergie, les centres sont des vortex ; en forme de cloches, de cônes, d’entonnoirs à action tourbillonnante. Leur extrémité évasée - ou bouche - fait saillie dans le corps énergétique et leur extrémité étroite pénètre la première couche de l’aura jusqu’à la surface de la peau. Ces extrémités sont difficiles à distinguer, comme la première couche de l’aura elle-même ; mais l’extrémité évasée est assez facile à voir, comme l’ensemble du corps énergétique.

Ces centres ou chakras ou roues sont des organes énergétiques, aussi cruciaux pour notre santé et sur tous les plans vibratoires, matériaux ou non, que des organes physiologiques comme le cœur et les reins.

L’énergie qu’ils aspirent, métabolisée par l’organisme, est distribuée dans tout le corps, jusqu’au niveau cellulaire. Les centres émettent aussi l’énergie dont ils sont composés à des vibrations plus rapides que celles de l’aura elle-même.

Dans ces vortex, la pulsation tourbillonnante de base intègre des trajectoires subsidiaires tracées par l’action de l’énergie qui s’y engouffre.

Dans un organisme sain, les "roues" pourraient concurrencer un arc en ciel : chaque centre, et souvent chacun de ses rayons, est brillamment coloré. L’entonnoir de cônes mesure cinq centimètres ou plus de la pointe au bord extérieur et sept à vingt centimètres de diamètre lorsque le sujet est au repos. comme les couches de l’aura, ces dimensions augmentent en cas d’excitation, qui intensifie aussi les mouvements et nuances.

Nous étudierons les chakras dans l’étude de l’axe vertical, mais sachons dès à présent qu’ils constituent le champ morphique.

 

CORPS BIOPLASMO-RETICULAIRE :

L’ordre des choses dans le monde extérieur peut être connu grâce à un jugement fondé sur la perception sensorielle. Dans ce sens, l’ordre des choses est toujours donné explicitement pour la conscience.

Par contraste, l’état du monde intérieur de l’esprit est soustrait du plan de notre expérience quotidienne. Dans des circonstances ordinaires, la conscience ne peut pas connaître les fonctions de l’esprit qui sont actives dans la région inconsciente.

Dans ce sens pour la conscience de soi, l’ordre du monde intérieur de l’esprit est implicite.

  1. Définition du corps bioplasmo-reticulaire :

Cette définition nécessite l’analyse de ses composants : réticulaire et bioplasmique.

Notion de réticulum.

Acupuncture et yoga postulent depuis longtemps qu’un système réticulaire couvrant la surface de la peau existe d’une manière qui dépasse la dichotomie corps / esprit.

Ce système ne peut être décelé anatomiquement, bien que son existence ne fasse aucun doute. Des injections de produit radioactifs permettent de suivre sa diffusion selon des lignes préférentielles, conformes au réseau d’acupuncture.

Motoyama Hiroshi a démontré que la surface du corps à travers laquelle voyagent les méridiens est située, précisément, dans le tissu connectif à l’intérieur de la peau véritable.

D’après les recherches de Motoyama, le système des Nâdis décrit par le yoga comme passant à travers le corps est strictement analogue au système des méridiens d’acupuncture.

Sur ces lignes ou méridiens, se situent des zones punctiformes, qui ont pu être décrits anatomiquement par le Pr. Sénelar de la faculté de Montpellier. Mais si le point d’acupuncture est réellement anatomique il n’en est pas de même du trajet des méridiens qui relie les points d’acupuncture entre eux.

L’école du Dr Bossy décrit abondamment l’éventuel trajet que les informations données à un point d’acupuncture serait susceptible de suivre avant d’atteindre le système nerveux considéré comme régulateur de l’ensemble.

Or au cours de ces dernières années, l’existence de la fonction du système des méridiens a été vérifié au moyen d’un processus électrophysiologique qui mesure la résistance électrique de la peau.

A cet égard, la recherche faite par Motoyama Hiroshi mérite attention. Cet auteur examina la façon dont l’électropotentiel est transmis à diverses parties du corps lorsque de faibles stimuli électriques sont appliqués à certains endroits de la peau. Ces chemins coïncident avec le système méridien traditionnel d’acupuncture.

Par ailleurs la distribution dermo-anatomique des points mesurés à travers lesquels l’ électro-potentiel est transmis démontre que la transmission n’est pas le fait des nerfs sympathiques et spinaux.

Enfin la vitesse de transmission de l’ électro-réponse est considérablement plus lente que la vitesse de transmission à travers le système nerveux. Selon la mesure de Motoyama, la vitesse de transmission de la réponse dans le système des méridiens est, dans la plupart des cas, de moins de 40cm/s, contrastant ainsi, avec la vitesse de transmission de 0,5 à 100m/s, qui se produit dans le système nerveux.

Il existe donc bien un réseau réticulaire, un corps réticulaire, parallèle au corps anatomique. Ce d’autant que les démonstrations sont faites de la relation de ce système des méridiens avec les organes internes. Une puncture, par exemple du Tsou San Li, situé au niveau du genou, déclenche une contraction de l’estomac que met en évidence une radiographie de l’estomac ; et ainsi à l’avenant.

Motoyama a démontré par ailleurs qu’une anormalité dans le fonctionnement des divers organes internes a une proche affinité avec les anormalités constatées dans le courant d’ énergie circulant à travers le système des méridiens.

Précisons tout de suite que cette énergie spécifique est appelée Tchi en acupuncture, Prâna dans le yoga ; équivalents du Pneuma de la philosophie occidentale avant les temps rationalistes.

Or, ce système réticulaire est décrit comme en relation avec l’explicite et l’implicite.

Les relations avec l’explicite :

S’effectuent par les points anatomiques d’acupuncture. L’ acupuncture choisit les points efficaces et y introduit des aiguilles, dont le traitement vibratoire opéré par l’acupuncteur permet d’obtenir des phénomènes de stimulation dites de tonification ou de dispersion. Les points les plus importants, ou points dits Shu antiques sont décrits comme étant spécifiques des saisons, leur "ouverture" ou "fermeture" étant variable selon un système de calcul basé sur la connivence de l’organisme et de l’univers, système des Kahn et des Cheu.

Un système de calculs très complexes permet ainsi de décrire des cycles rythmiques qui vont de deux en deux heures jusqu’à soixante ans, en passant par les lunaisons et les saisons.

Par ailleurs l’organisation fonctionnelle à la surface cutanée des méridiens décrit "trois couches" énergétiques, protectrices de l’organisme vis à vis des énergies dites externes, physiologiques si elles apparaissent dans le respect de la saison mais perturbatrices, dites perverses si elles apparaissent hors saison : le froid, le chaud, le feu (ou canicule),l’humidité,lesec, le fong traduit par le vent.

L’excitationdes points d’acupuncture est "vibratoire". Certes la puncture d’un point le stimule, mais c’est le travail de vibration de l’aiguille donnée par l’acupuncteur qui définit son sens d’action. On sait par ailleurs qu’il est possible de stimuler un point par des méthodes électrophysiologiques, tactiles, tels les massages que ceux ci s’adressent au réseau réticulaire superficiel, au réseau tendino-musculaire ou profond. On sait moins qu’il est parfaitement possible de le faire au travers de vibrations dites auditives, les notes de musique, phénomène largement décrit par le Dr Lamy ; des fréquences vibratoires en infra rouge peuvent être utilisées (travaux du Dr Nogier) ainsi que des fréquences colorées.

Malgré le fait que les voies de conduction ne soient pas nécessairement anatomiques, ainsi que l’a démontré Motoyama ; démonstration qui n’exclut pas la transmission neurologique synaptique en tant que "plus" réalisé par le corps grossier, Touriane, auteur Russe, et bien d’autres chercheurs ont démontré son accès jusqu’au cerveau.

Le corps réticulaire est donc bien un moyen de connaissance du monde explicite de notre environnement. Insistons sur le fait que méridiens et nadis sont similaires, expressions différentes de cultures différentes.

Mais nous allons voir que cette ouverture au monde extérieur, cette ouverture à l’univers permet aussi la jonction de l’implicite Universel.

Les relations avec l’implicite.

Les méridiens ou nadis, ainsi que les chakras ont un effet sur la (les) fonction(s) physiologique(s) du corps.

Un changement de l’électro-réponse de la peau nourrit une relation étroite avec un changement correspondant dans les fonctions émotives ; de même qu’un changement dans l’électro-réponse dans les méridiens est en rapport étroit avec un changement dans les fonctions émotives. " Il en est comme du détecteur de mensonge " écrit Yasuo Yuasa de l’université de Tsukuba, au Japon.

Nagahama Yoshio a examiné un patient qui pouvait sentir la vibration à l’intérieur de son corps, lorsqu’un traitement d’acupuncture lui était administré. Son rapport descriptif est bien celui du trajet classiquement décrit. De nombreux cas sont ainsi colligés de personnes dites en Chine moderne "sensibles aux méridiens", alors qu’une personne ordinaire ne perçoit que la douleur de l’aiguille et non le trajet subtil qu’emprunte l’excitation obtenue, identique au trajet du Tchi, du Prâna, du Pneuma.

La fonction de l’énergie est donc en relation avec une région inconsciente, qui ne peut être perçue par l’esprit conscient dans des circonstances normales.

Cette région inconsciente est de l’ordre de l’introspection, de la sensibilité interne dite Implicite.

De nombreuses démonstrations en sont données par les yogis, qui certes peuvent décrire les chemins empruntés par le Prâna, mais qui surtout au travers de ce corps réticulaire parviennent à l’œil de la contemplation. Ici aussi il y a transmission au cerveau, mais sous le mode d’état modifié de conscience. Ces états modifiés de conscience peuvent donc être obtenus selon de multiples techniques, pourvues que celles ci s’ adressent à ce corps réticulaire, et en respectent les lois vibratoires.

Les chakras présentent cependant quelques particularités que je décris ailleurs, notons simplement ici que ce sont de "centres" énergétiques de liaison du corps réticulaire et qui mettent en communication le corps grossier avec le corps subtil.

Au niveau des méridiens Jenn Mo et Tou Mo de l’acupuncture, il est des zones corporelles où ne sont point enseignés des points d’acupuncture. Non pas parce qu’ils sont absents, mais parce que ces points doivent être préservés de la puncture, car ayant la spécificité énergétique des chakras

Il est un autre aspect de l’implicite. En effet si l’implicite est représenté chez l’homme comme l’inconscient au sens large du terme, il faut bien se souvenir que l’univers explicité est manifestation de l’implicite universel.

Le corps réticulaire va donc mettre en relation l’Implicite inconscient de l’homme par ses connexions intériorisées, introspectives avec l’Implicite de l’univers dont il est issu par ses connexions au monde extérieur. C’est cette totalite qui est appelé Vide. C’est le vide du moi et la plénitude universelle.

Le phénomène introspectif permet donc deux approches : l’approche de l’inconscient psychologique dans un premier seuil et l’approche de l’implicite universel dans un second seuil.

  1. Théories du corps.

Avant d’agir dans notre expérience quotidienne, nous commençons par recevoir l’information venant du monde extérieur à travers nos organes sensoriels, puis nous jugeons cette information par le cerveau et finalement nous envoyons une commande à nos organes moteurs.

Bergson appelle ce mécanisme les " appareils sensori moteurs" et Merleau Ponty le nomme "circuit sensori-moteur".

Pour savoir comment saisir la fonction de l’esprit Bergson utilise la clé de la mémoire qui se souvient. Il distingue à ce sujet deux types de mémoire : le souvenir appris et le souvenir spontané.

Le Souvenir Appris.

Lorsque nous conversons ou lorsque nous lisons dans notre langue maternelle, nous recevons des informations à travers nos organes sensoriels.

Généralement nous comprenons tout de suite le contenu d’une conversation ou la signification d’une phrase, parce que cette signification (ou cette idée) est représentée par des mots et des lettres que nous avons appris depuis l’enfance, qui sont mémorisés quelque part et qui sont automatiquement rappelés en réponse aux stimuli perçus.

Bergson appelle ce processus une reconnaissance automatique dans l’instantané. La cognition perceptuelle se présente de ce fait comme une compréhension du sens des choses qui existent dans le monde externe, à travers l’unification de l’image-souvenir et de l’image-perception.

Bergson postula l’existence d’un système invisible qu’il appela scheme moteur , situé à la base de la fonction physiologique. Ce schème moteur est un mécanisme de médiation qui relie la perception à la mémoire, c’est à dire les images du monde extérieur à celles du monde intérieur.

Il dit aussi que nous n’allons pas de la perception à l’idée, mais de l’idée à la perception, et que le processus essentiel de la recognition n’est pas centripète mais centrifuge. C’est ce que je nomme la perceptualisation.

Merleau-Ponty a développé la théorie de Bergson en termes plus concrets. Il postule qu’il existe un système invisible, qu’il appelle le "Schème corporel", à la base du circuit sensori-moteur tel qu’on peut l’identifier physiologiquement.

Il appelle ce système opérationnel l’arc intentionnel existentiel. Bergson et Merleau-Ponty concevaient donc un troisième système entre les fonctions psychologiques et physiologiques. Tous deux voyaient ce troisième système au terminus de la relation entre le psychologique et le physiologique, mais affirmaient qu’il n’est ni l’un ni l’autre.

Lorsque cette activité se produit, le "corps habituel" commence à opérer à la base de la conscience, "ce qui voit" (le voyant) et de l’image perceptuelle du corps, "ce qui est vu" (le visible).

En outre, ce corps habituel dans sa propre potentialité rend possible de saisir le "voyant" et le "visible" comme une unité inséparable. Le corps est à l’origine aussi bien le "voyant" que le "visible", le sujet que l’objet, l’esprit que la matière.

La théorie du corps qu’épouse la médecine orientale se raccorde autant aux théories de Bergson qu’à celles de Merleau-ponty dans leurs hypothèses fondamentales. Il est une différence cependant qui tient à ce que Merleau-ponty et Bergson n’ont pensé le mécanisme du corps que dans les termes de circuit sensori-moteur qui a son centre dans le cortex cérébral, cependant qu’ils ignoraient les fonctions des divers organes intérieurs contrôlés par les nerfs autonomes et la fonction émotive, qui est étroitement liée à ces nerfs.

Le Souvenir Spontané.

Merleau-Ponty a largement ignoré l’inconscient, tandis que Bergson semble y avoir réfléchi. Il prétend en effet qu’ une couche de mémoire spontanée existe à la base des souvenirs appris.

On peut assimiler le souvenir appris de Bergson au subconscient de Freud. Par contraste le souvenir spontané de Bergson est normalement installé dans les profondeurs de l’ inconscient. Il est coloré par les émotions et ne peut être rappelé que par une reconnaissance attentive qui demande un effort conscient.

On peut donc le considérer comme correspondant approximativement à l’inconscient de Freud dans le sens étroit du terme. Selon Bergson, l’esprit possède son propre monde intérieur, un stock d’images mémorisées qui consistent dans les deux couches du souvenir appris et du souvenir spontané.

En général, la fonction physiologique du corps peut être divisée en deux parties :

- la fonction animale, qui est contrôlée par les nerfs sensoriels et moteurs.

- la fonction végétative à laquelle correspondent les organes internes.

Psychologiquement donc, les activités des organes internes ne peuvent être amenés à une conscience claire.

D’un point de vue psychologique, la pression émotionnelle se développe d’une façon endogène en tant que complexe inconscient, qui crée finalement souvent un déséquilibre du système nerveux autonome.

Quand ce processus se développe jusqu’au point où il entre dans le champ de conscience, il crée un état de maladie ou de névrose psychosomatique, que l’on peut considérer comme un état modifié de conscience, mais negativement modifié. On peut dire niveau inférieur de conscience modifiée.

Lorsqu’une personne s’entraîne par la méditation, à fixer sa conscience, elle acquiert la capacité de contrôler jusqu’à un certain point ces fonctions autonomes végétatives, qui ne peuvent, autrement, être contrôlées par la volonté. Parmi quelques yogis accomplis, on en trouve qui sont capables de maîtriser le rythme cardiaque et autres fonctions autonomes.

Dans un état de conscience modifié et supérieur, les activités du processus inconscient semblent devoir s’intégrer dans la conscience et sont, par là même à la conscience de soi-même.

Or le corps réticulaire peut être considéré comme un système supérieur dans lequel les fonctions animales et végétatives sont intégrées. Intégration due au fait que les méridiens ou nâdis courent verticalement à travers le corps, depuis la surface à la profondeur, et sont distribués jusqu’ au bout des doigts et des orteils, contrairement aux nerfs distribués de façon métamérique.

 

  1. Notion de bioplasme.

En union Soviétique, un appareil électrique a permis de localiser les canaux énergétiques de l’acupuncture ainsi que les points spéciaux susceptibles de renforcer les phénomènes parapsychiques, interférant par conséquent avec l’activité mentale et son potentiel énergétique.

Cette découverte a été liée avec le phénomène dit "effet kirlian". Sur la photographie d’un organisme obtenue dans un champ électrique de haute fréquence, on voit apparaître un "corps-énergie bioplasmique" qu’il est possible d’examiner au microscope électronique.

Ce champ de force est polarisé et structurant.

Il reproduit l’organisme complet et demeure intact alors même qu’ intervienne une amputation partielle. Il est sensible aux couleurs et aux variations météorologiques.

Ce corps bioplasmique prend un aspect pathologique au cours des troubles fonctionnels psychosomatiques qu’il permet de visualiser avant l’apparition de la maladie organique.

Ecole d’Energétique Hologrammique, Docteur Pierre GROSPAS, 5 rue Georges Braque, 30000 Nîmes (France)

Tél : (32) 466 27 60 66, Fax : (32) 466 27 15 16, GROSPAS.PIERRE@wanadoo.fr

 

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