Le sida, oui, mais...

par Léon Renard, extrait de son ouvrage « Le cancer apprivoisé »

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Un jour, un habitant de la ville de Seattle (USA) découvre que son pare brise est griffé. Il fait sa déposition au commissariat du quartier. Le lendemain, un voisin, apprenant les faits, découvre lui aussi qu’il a été la cible du même vandale. Un autre voisin examine sa voiture et c’est ainsi que de voisin en voisin, le commissariat se retrouve rapidement envahi par des plaintes similaires.
D’abord des journaux, puis des radios, les chaînes de télévision répercutent la nouvelle. Les autres régions sont progressivement touchées par le même phénomène. On ne pense plus que le coupable est un individu, mais qu’il s’agit plutôt d’un phénomène collectif inquiétant

Jusqu’au Président Eisenhower qui charge une équipe d’élucider ce mystère.

Deux causes furent envisagées :

1) Des retombées dues aux récents essais nucléaires effectués par les Russes.

2) Des gouttes d’acides provenant du revêtement des autoroutes avec un produit nouveau.

Ni l’une ni l’autre n’était réelle.

Cette épidémie pris fin lorsqu’on appris qu’il n’y avait pas plus de pare-brise griffés qu’auparavant. En fait, il s’agissait d’un cas isolé : quelqu’un avait observé son pare-brise sous un éclairage particulier et avait constaté qu’il était griffé.
La presse ayant grossi l’information, chaque automobiliste s’était mis à examiner consciencieusement le pare-brise de sa voiture et avait également constaté sa détérioration.

L’idée n’était venue à personne que le pare-brise d’une voiture utilisée depuis un certain temps était normalement griffé. En observant minutieusement son pare-brise, cet homme avait mis en évidence un fait qui n’avait jamais été relevé auparavant.

Cette histoire vraie, fruit d’une focalisation générale, pourrait bien être en train de se reproduire aujourd’hui, dans un autre domaine, avec des conséquences beaucoup pus dramatiques...

Le sida, abréviation de « syndrome (ensemble de symptômes qui caractérisent une maladie) d’immunodéficience acquise », est un phénomène apparu au début des années quatre-vingts.
Cela commence par l’hospitalisation à Los Angeles d’un jeune homme homosexuel. Il est fatigué, il dort mal. Il a des poussées de fièvre inexpliquées. Il maigrit.

A l’hôpital, on ne trouve rien. On le dirige vers un hôpital universitaire pour des examens plus poussés. Là, on annonce au malade complètement paniqué qu’il lui manque la quasi-totalité des lymphocates T4, dont le rôle est de coordonner les combats contre les microbes.
Quelques semaines plus tard, il développe des difficultés respiratoires. On identifie une pneumonie grave.

Le médecin de l’hôpital universitaire, le docteur Michael GOTTLIEB, intrigué par ce cas compliqué et obnubilé par ces symptômes, se met en chasse et découvre deux autres cas similaires. Deux autres homosexuels atteints au départ des mêmes symptômes.

Son esprit logique l’amène à penser qu’il doit s’agir d’une maladie sexuellement transmissible non encore répertoriée. Si elle n’est pas répertoriée, il faut donc la découvrir.

En 1981, le premier patient meurt de suites de sa pneumonie. Les autres ne tarderont pas à suivre.

Le docteur Gottlieb prend alors la décision d’appeler le Centre Mondial de Surveillance Épidémiologique. Le docteur James W.CURRAN, aujourd’hui directeur du programme sida, délègue le docteur SHANDERA afin qu’il vérifie les dires de GOTTLIEB. Les deux hommes se connaissent, ils ont fait leurs études ensemble. SHANDERA confirmera que l’affaire est grave. Rapidement, telle une traînée de poudre, la mobilisation se généralise partout, les médecins du monde entier reçoivent l’ordre de chercher des patients dont les symptômes correspondent à ce qui a été découvert, c’est à dire pneumocystis carinii, sarcome de Kaposi et lymphadénopathie (affection ganglionnaire) : des affections rares qui n’avaient jusqu’ici jamais attiré l’attention des chercheurs.
L’Epidemic Intelligence Service lâche ses médecins détectives. Ils ne trouvent malheureusement pas grand chose. Les malades qu’ils découvrent n’ont qu’un seul point commun : ils sont homosexuels.
Mais cette seule découverte va déjà bouleverser le monde entier. Partout on parle d’un milieu qui jusqu’ici était tabou, où les pratiques sexuelles étaient généralement cachées. Le monde veut en savoir plus. Le public commence à parler du cancer « gay » (terme anglais signifiant homosexuel).

En cherchant mieux, les détectives de la santé trouvent un cas qui n’est pas homosexuel, mais toxicomane. Les nouvelles circulent vite, les médias en profitent pour grossir l’information.
Les chercheurs sont maintenant de plus en plus convaincus qu’il s’agit d’une nouvelle maladie transmissible par les rapports sexuels et le sang. Sans doute un virus qui inhibe le système immunitaire.
En 1983, à Paris, l’Institut Pasteur va, le premier, identifier un virus. Il sera suivi en 84 par les Américains.

Des anticorps sont ensuite découverts dans le sang d’un Za rois, échantillon qui remonte à 1959. Puis on découvre le « virus » lui-même dans le sang d’une Africaine prélevé en 1976.

A partir de là, l’actualité n’est plus seulement orientée vers les milieux minoritaires, mais vers le continent africain. La plupart des pays africains sont passés au crible. Très vite, il apparaît que le nombre de cas est affolant. Le sida est déjà répandu dans toute l’Afrique. Puisque l’on trouve les anticorps de virus dans le sang d’un Africain prélevé en 1959, on en déduit que la propagation du virus aux autres continents est donc venue d’Afrique. Le voyage d’un virus est cohérent.

Ce que l’on oublie de dire, c’est que les africains se portaient jusque-là très bien !

Autres déductions, le virus du sida qui, au dire des chercheurs, risque de contaminer toute la planète provient :

1) d’individus dont les pratiques sexuelles sont déviées,
2) des prostituées,
3) des drogués,
4) des Noirs.

Or, dans les groupes à risques, c’est-à-dire les mères prostituées, droguées, les homosexuels, etc., on trouvait déjà depuis des années des décès causés par une déficience immunitaire. Comme il s’agissait d’individus « marginaux », on préférait les ignorer.

Pourquoi s’étonner si, aujourd’hui, on affirme que 95% des enfants sidaïques appartiennent à ces groupes minoritaires à risques, que les hémophiles, par exemple, succombaient à des pneumonies, des cachexies (état d’affaiblissement extrême du corps) ou à une forme de leucémie, avant la découverte du sida ?

Les virus ont toujours existé, certains ont été répertoriés, d’autres non. Certains de ces virus ont des organes de prédilection pour se perpétuer. Certains virus se trouvent plus présents dans certaines régions du monde. C’est le cas pour l’Afrique où l’on a découvert un taux très important de « séropositifs » (porteurs d’anticorps spécifiques aux virus communément englobés sous le terme de sida).

Il en est de même pour les animaux. Par exemple, le singe vert d’Afrique possède un virus similaire à celui identifié comme étant responsable du sida. Cet animal n’en souffre pas. Le virus vit bien avec son hôte. Il suffit que l’animal soit prisonnier pour qu’alors le virus devienne dangereux.

Pourquoi, dans la plupart des cas, les séropositifs ne présentent-ils aucun symptôme ?

Rappelons-nous la phrase de Claude Bernard qui a été reprise par Pasteur sur son lit de mort : « Le microbe n’est rien, c’est le terrain qui est tout. »

Pourquoi, contrairement aux autres virus, l’infection virale sidaïque n’a-t-elle pas de symptômes obligatoires ? Pourquoi y a-t-il plus de 25 symptômes différents utilisés pour convaincre que si vous êtes séropositif, la maladie dont vous êtes atteint provient du virus ?
Pourquoi toutes les autres maladies virales sont dites surmontées si le test des anticorps est positif, alors que l’hypothèse de la théorie sidaïque postule qu’à partir du moment où l’on est reconnu séropositif, il y a entre 50 et 100% de chances, ou plutôt de malchances d’attraper le sida dans les deux à cinq ans qui suivent ? Imaginez ce que cela entraîne comme conséquences psychologiques.

Tous les séropositifs ont des anticorps, ce qui veut dire que normalement ils ont été en contact avec le virus.

Ce sont les virologues français qui, les premiers, ont découvert le virus du sida. Les Américains les ont suivis de près, tout en laissant entendre que le virus découvert par les Français n’était pas le virus du sida, puisqu’il ne correspondait pas à celui qu’ils avaient mis en évidence. L’Institut Pasteur a engagé un procès contre les Américains (qui est toujours en cours). Quoi qu’il en soit, ils découvriront vite tous les deux que le virus peut prendre plusieurs formes : il n’est pas stable, et chaque forme sera rebaptisée comme s’il s’agissait d’un virus du sida.

Il y aura respectivement le virus HTLV, HTLV3, HIV, SIV, LAV2, et HTLV4. La guerre des laboratoires est sévère, certains refusent de communiquer à d’autres leurs découvertes pour les comparaisons.
Aujourd’hui, comme il n’existe aucune preuve causale étiologique entre le virus et le sida, les virologues en sont venus à dire qu’un seul virus ne suffit plus à engendrer le sida, mais qu’il faut envisager un cofacteur. Encore faut-il le découvrir. Cela permet de gagner du temps et d’ouvrir des subsides et une compétition entre pays et laboratoires d’un même pays.

Du fait qu’il n’existe pas de symptôme spécifique du sida, toutes les portes sont ouvertes pour vous conduire vers un échafaud dont le bourreau a pour nom « sida ».

Si vous avez le malheur d’avoir de la fièvre, de la diarrhée, de l’herpès, un rhumatisme articulaire, etc., et que le test du sida soit positif, tous vos symptômes deviennent soudain « sidaïques ».
Personne n’a, à ce jour, décrit un virus qui soit la cause du sida. Les chercheurs américains et français n’ont fait que mettre en évidence certains virus que l’on trouve plus couramment chez les malades souffrant de déficiences immunitaires et ont décidé qu’ils pourraient bien être la cause du sida.

Pourtant, aujourd’hui, le terme virus a perdu son sens restreint. Il ne s’agit plus d’un germe de maladies contagieuses telles que la grippe ou la polio. Les virologues l’ont élargi jusqu’à décrire n’importe quelle particule naturelle ou artificielle, qui peut pénétrer dans une cellule et la faire se copier elle-même en devenant une sorte de moule. La capacité à se reproduire n’existe que dans la cellule suivante ; le virus n’en est pas doté.

Et es enfants dans tout cela ? 80% des enfants infectés sont nés de mères séropositives ou ont été contaminés lors de certaines injections. Tous les enfants séropositifs ne sont pas des enfants malades.
Aujourd’hui, la plupart des enfants séropositifs, bébés y compris, même s’ils sont bien portants, sont traités à l’AZT (Azydothymidine : traitement mis au point pour freiner la reproduction du virus). Mais l’AZT détruit les cellules sanguines, les cellules T et les lymphocytes.
Les séropositifs traités vont donc mourir d’une immunodéficience due à la destruction de leurs lymphocytes. Cela prouvera encore que le sida est très dangereux et que les séropositifs meurent bien du sida.
Certain milieux scientifiques peuvent, pour atteindre leur objectif, s’assurer l’aide de la presse. C’est ce qui se fait depuis des années pour le cancer.

A partir d’un fait divers isolé concernant un jeune homosexuel haïtien, une médiatisation à l’échelon mondial va porter les faits à une telle hauteur qu’on lira dans la presse : « Dans les prochaines années, 30 à 50% de la population mondiale sera touchée par le sida. » Entendez uniquement « sera séropositive ».

De quoi meurent les séropositifs ?

Imaginez que vous ayez une forte bronchite et que tout en vous soignant à l’hôpital on vous fasse le test du sida et que celui-ci s’avère positif. Comment allez-vous réagir ?

Tout d’abord le choc. Puis l’horreur, la honte : « J’ai été contaminé, que va t’on penser de moi ? », la terreur, ensuite la dévalorisation.
La panique et le conflit de souillure vont déclencher un bouleversement, un déséquilibre tel que le système immunitaire va vaciller. Le conflit de souillure va, conformément aux découvertes du docteur HAMER permettre l’apparition d’un cancer de la peau (conflit de souillure). S’il y a dévalorisation importante, cela pourra entraîner un cancer des os accompagné d’anémie. La résolution du conflit provoque, dans certains cas, des sarcomes et, dans d’autres, des symptômes de leucémie.

Des milliers d’individus sont séropositifs et ne le savent pas. Ceux qui ont reçu le diagnostique positif sont susceptibles de mourir du sida par suite des conséquences de la panique, du conflit de souillure ou de dévalorisation de soi engendrées par ce diagnostic.
Alors, pour reprendre un slogan à la mode : « Si d’amour tu veux vivre, préserve toi », et d’ajouter « des informations alarmistes » !
Rappelons-nous sans cesse que l’être humain n’est pas le jouet des caprices d’une nature aveugle qui s’amuserait à créer de nouveaux virus, plus terribles les uns que les autres. La maladie n’est rien de plus qu’une messagère et c’est à nous qu’il appartient de ne pas déformer son message.

Les séropositifs ne deviennent des victimes du sida que s’ils se laissent envahir par la panique, la honte et la dévalorisation mortelle.

Extrait de « Le Cancer Apprivoisé » de Léon Renard, 1990 Éditions Vivez Soleil.

Extrait de « Le Cancer Apprivoisé » de Léon Renard, 1990 Éditions Vivez Soleil.

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