Hormones et Femmes

, par  Jean de Combredet , popularité : 2%

Le FIGARO du Mercredi 28-05 -03 ...
Etant lié au QUOTIDIEN du Médecin, le Figaro est censé publier des informations médicales ayant une part de crédibilité ...
OESTROPROGESTATIF & MENOPAUSE 07/2002.
Source : « Women Health Initiative » ou WHI (étude sur 16000 femmes) publiée by JAMA (Journal of the American Medical Association)

Les femmes ont elles été victime d’un grand coup de bluff ? Le traitement hormonal substitutif sur lequel reposait leur espoir de vieillir moins vite, de réduire les risques d’ostéoporose, d’Altzheimer & de maladies cardio-vasculaires n’est il qu’une vaste fumisterie ? Pourquoi a-t-il fallu attendre 25 ans après le lancement de ce traitement utilisé en France par 3 millions de femmes, pour que l’on commence à en mesurer sérieusement les risques ? (...) Alors que les femmes espéraient tirer de ces hormones, entre autres, une certaine vitalité intellectuelle, ces études dévoilent à l’inverse que l’hormonothérapie augmenterait le risque de démence. Le premier travail publié porte sur un sous-groupe de 4532 femmes de plus de 65 ans, issues de la cohorte WHI, toutes en bonne santé mentale au début de l’enquête :

« La moitié d’entre elles ont pris pendant 5 ans une association oestroprogestative, l’autre moitié un placebo. Toutes les participantes se sont soumises chaque année pendant 5 ans à des test d’évaluation des facultés cognitives : »Au bout de 5 ans, sur les 2229 femmes prenant des hormones, 40 ont présenté des troubles compatibles avec le diagnostic de démence et seulement 21 parmi celles prenant un placebo. Le risque de démence est 2 fois plus important avec les hormones. Nos résultats sont inattendus. Il faut garder en mémoire que le risque absolu de démence avec le traitement reste relativement faible". La deuxième étude publiée hier par la JAMA visait à savoir si le traitement hormonal améliorait les performances intellectuelles. utilisant un sous-groupe de femmes de plus de 65 ans du WHI, les unes traitées, les autres non, les auteurs ont réalisé des tests psychométriques annuels pour évaluer les performances intellectuelles et les aptitudes à l’abstraction. Là encore les conclusions sont diamétralement opposées à celles espérées : les femmes sous hormonothérapie ont encore des moyennes hors tests un peu inférieures à celles ne recevant que le placebo (...) Un tel décalage entre ces conclusions et celles des études précédentes, tant sur celles des démences que sur celles du risque cardio-vasculaire, est très préoccupant.(...)

En France certains médecins continuent à dire que les progestatifs utilisés de part et d’autre de l’Atlantique ne sont pas les mêmes. C’est vrai. Mais en l’absence totale d’étude aussi sérieuse que la WHI avec les hormones utilisée en France, force est de prendre l’enquête américaine pour référence. L’Agence française de Sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a rappelé hier dans un communiqué qu’un tel traitement ne devait désormais pas être prescrit de manière systématique qu’il doit être le plus court possible et enfin qu’il doit être précédé d’un bilan complet pour rechercher les contre-indications. (fin de citation)

NOTA BENE : Sous la signature de MP un journaliste ajoute en annexe, en substance, les commentaires suivants. Un chapitre visait à savoir si le traitement composé d’un ostrogène + le progestatif acétate de medroxyprogestérone avait au moins un impact sur la qua lité de la vie et sur l’humeur, intellect & sommeil compris. Un essai a été fait sur 1511 femmes dont la moitié sous placebo. sur un an et 3 ans avec un questionnaire précis. Il s’avère que le sentiment de bien être général voire de dépression ne s’améliorent guére, un petit bénéfice apparaissant toutefois sur le sommeil la première année ainsi que sur la vitalité, bouffées de chaleur comprises ... ces bénéfices ayant disparu au bout de 3 ans. Des conclusions incroyables que contestent les patientes sous hormones(...)
Une telle discordance tient elle seulement à la subjectivité des femmes qui auraient fini par adhérer au discours tenu notamment par les firmes pharmaceutiques, par le biais de certains leader d’opinion ? A moins que les outils épidémiologiques à la disposition des chercheurs soient mal adaptés à l’évaluation de la qualité de la vie. (fin de compte rendu)

Commentaires :

((Coup de bluff ? Rien de surprenant. Secondairement, ces traitements ne garantissent pas grand chose au niveau cardio et Alzheimer contrairement à ce que dit le FIGARO et le fait d’augmenter la vitalité n’est pas une preuve significative. Au bout de 3 ans ,il y a et bien avant un phénomène d’accoutumance incontesté. Par contre, compte tenu de l’état bien connu et reconnu des femmes elles même pendant ces périodes, des chercheuses et praticiennes aux particulières, il serait effectivement sage de ne pas sous estimer ces risques de démence. Il serait donc intéressant de compenser par des draineurs phytothérapiques naturels (ou homéo) et des compléments alimentaires, voire des rééquilibrages énergétiques semestriels et des activités sportives permettant d’évacuer & FAIRE CIRCULER. La moitié du vrai problème est là ! Il y a aussi une question psychosomatique liée à la vie de chacune et à la névrose sociale. Terrain d’autant plus glissant que les praticiens masculins ont une idée assez utopiste sur la priorité qu’accorde le monde féminin en général aux partenaires de leur sexe : relativiser donc à ce niveau là en fonction de son ressenti personnel d’abord !))

((Tout le monde n’a pas les mêmes priorités de vie ... et faire croire que c’est inéluctable parce que c’est apparemment constitutif de l’organisme humain est un peu court. Une forte minorité a compris qu’il fallait faire sa vie au-delà ... en fonction des iatus physiologiques avérés et confirmés par les siècles ainsi que psychologiques. Se méfier donc du discours ambiant si l’on est sorti de ses illusions ... Il est clair que le flux menstruel permettait, en plus des émonctoires courants, d’évacuer les toxines. Il faut donc profiter de la pré-ménopause pour favoriser l’installation de cette nouvelle adaptation notamment hormonale.))

Auteur : Jean de Combredet