Et si le réchauffement de la terre n’était pas une catastrophe ?

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Depuis des années, un des marronniers de la presse écrite ou audiovisuelle, surtout en été (mais aussi en cas de grands froids, de gros orages, d’inondations dramatiques) est « le réchauffement de la planète ».

Ces journalistes, et les scientifiques sur les travaux desquels ils s’appuient, négligent absolument le fait, que les spécialistes connaissent bien et rappellent toutes les fois qu’on veut bien leur donner la parole, que la durée des observations ne permet aucunement de conclure à un réchauffement durable. D’autant que ces observations, portant prétendument sur un siècle, n’ont commencé à concerner l’ensemble de la planète que depuis un petit nombre de décennies. Ils ajoutent, mais les gens des médias s’obstinent à l’ignorer, qu’il serait extrêmement aventuré d’attribuer ce réchauffement, s’il est réel, à l’activité humaine et que, d’autre part, il serait tout aussi aventuré de lui attribuer les incidents climatiques qui se produisent à des intervalles plus ou moins importants.

Bon sens interdit

par Anne Merlin-Chazelas

Et si le réchauffement de la terre n’était pas une catastrophe ?

Supposons toutefois que ce réchauffement soit réel et qu’il doive se prolonger en s’accentuant jusqu’à ce que la température moyenne soit supérieure de 2 ou 3 degrés à la moyenne du siècle dernier.

Que se produirait-il ? Sans doute beaucoup moins de catastrophes que celles qu’entraînerait un refroidissement de même importance (provoquant la descente des glaciers de montagne jusqu’à des altitudes inédites de notre temps et une importante progression des glaciers septentrionaux et austraux, ainsi que de la banquise, une glaciation des ports et des fleuves, suivie de meurtrières débâcles, la diminution considérable des récoltes, etc.).

On peut supposer en effet que, sous nos latitudes tempérées, le climat deviendrait plus proche de celui de Marseille, voire d’Athènes, climats parfaitement vivables et même le plus souvent agréables pour l’homme ; les récoltes seraient plus précoces et en beaucoup de régions on pourrait obtenir double récolte.

Les pays aujourd’hui froids deviendraient plus tempérés et les zones les plus septentrionales d’Europe, d’Asie et d’Amérique, comme les zones les plus australes de ce dernier continent, reverdiraient et deviendraient agréablement habitables.

Quant aux grands déserts du Sahara, du Sahel, ils recevraient (comme ils l’ont fait pendant la dernière canicule en Europe) des quantités de pluie aujourd’hui inhabituelles qui les feraient refleurir.

On assisterait sans doute à des phénomènes désagréables, comme la fonte des glaciers terrestres qui augmenterait considérablement, pendant un temps du moins, le débit des cours d’eau et peut-être, dans une mesure évidemment moindre, élèveraient le niveau des mers, chassant éventuellement les habitants de certaines zones très peu élevées, voire situées au-dessous du niveau actuel de la mer. Ce n’est d’ailleurs pas certain, puisque l’on sait que la Méditerranée, par exemple, était beaucoup plus basse à des époques nettement plus chaudes que la nôtre (comme en témoigne la grotte Cosquer), en raison sans doute d’interactions de phénomènes physiques actuellement mal connus.

En revanche, les surfaces agréables à habiter et fertiles augmenteraient considérablement sur Terre.

Peu importe d’ailleurs, car, contrairement à ce que diffusent les médias, nous sommes bien incapables de changer quoi que ce soit à un réchauffement naturel de la terre. Et si le réchauffement en cause venait à prendre, en raison de l’activité humaine, une réelle importance, nous sommes également incapables d’y remédier avant un laps de temps considérable, si considérable qu’il se pourrait bien se produire une nouvelle glaciation, naturelle celle-là, avant que nous y soyons parvenus.

***
Il semble que la canicule du début août a fait ses victimes surtout chez les pensionnaires des maisons de retraite et les personnes isolées vivant en ville, et cela surtout dans la moitié Nord de la France et qu’elle est loin d’en avoir fait autant dans les autres pays qui ont souffert de la même canicule. Peut-être serait-il bon que les médias et les politiques, si prompts à rechercher des coupables, s’attachent d’abord à rechercher les causes de ce drame.

Il est possible que la faible mortalité constatée dans d’autres pays ne soit qu’illusoire et ne paraisse telle qu’à la faveur d’un comptage plus tardif ou incomplet. Il est certain que, si la mortalité a été plus importante au Nord qu’au Sud de la Loire, c’est que les habitants de cette dernière région, accoutumés de tout temps à des températures élevées en été, ont appris à s’en défendre.

Mais les personnes âgées solitaires sont mortes surtout de l’absence d’une main amicale pour leur donner à boire, voire les y forcer (car le grand âge diminue les sensations, y compris celles de la soif, et d’autre part l’éducation reçue par les plus âgés d’entre nous, fondée sur de fausses connaissances médicales, interdit de boire souvent, ce qui était supposé nocif pour les reins), d’une personne capable de reconnaître l’état de détresse et d’envoyer la personne déshydratée à l’hôpital avant que son état ne soit irréversible. Responsables la famille, les voisins ? Sans doute s’ils se sont rendu compte du danger de la situation. Responsables les maisons de retraite ? Oui, pour celles qui ne sont, volontairement, que des mouroirs et des boîtes à fric, non pour la majorité qui a surtout souffert et de l’insuffisance numérique de son personnel (35 heures et budget trop restreint l’expliquant) et du manque de formation de celui-ci à ces situations d’urgence, bien connues dans les maisons de retraite du Midi.

Il ne sert à rien de montrer du doigt ces présumés coupables. Mieux vaudrait organiser un système de recensement systématique des personnes à risques (que les mairies connaissent bien, puisqu’elles leur adressent un colis de Noël et une invitation au « repas des Anciens »), de prévenir individuellement les familles (quand elles existent et peuvent se mobiliser et de créer, avec des bénévoles un « tour de garde ». Mieux vaudrait former les personnels des maisons de retraite et desserrer le carcan financier qui étrangle celles qui n’ont pas de but lucratif.

http://www.francecourtoise.info/03/...

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