Conscience mésodermique gravitationnelle

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Conscience mésodermique gravitationnelle

Article paru dans Les Voies de la Connaissance (Vichy), no 29, décembre 1998.

La plupart des recherches scientifiques dans le domaine de la conscience se concentrent sur les données électromagnétiques du système nerveux et des organes des sens, dérivés de l’ectoderme. Elles négligent les dérivés du mésoderme, moins bavard et surtout moins accessible, car il n’y a pas de technologie instrumentale adéquate pour étudier les émissions gravitationnelles corporelles. Comme la mémoire, la conscience est diffuse, non localisée au système nerveux et aux organes des sens, et non limitée au corps humain qui en est le support vibratoire ou la caisse de résonance.[1] Notre expérience en holo-énergétique et nos réflexions sur l’embryologie nous ont amené à attirer l’attention sur le rôle des mésodermes cellulaire et organismique, et à proposer que l’ectoderme est personnel et le mésoderme, transpersonnel.

Hameroff et Penrose ont émis l’hypothèse que le réseau microtubulaire cellulaire constituait l’interface entre le biologique et la conscience.[2] Nous-même avons suggéré[3] que :

1. Le réseau microtubulaire cellulaire est l’homologue du réseau macrotubulaire vasculaire mésodermique.
2. La distribution de tubuline dans chaque cellule et la géométrie fractale du réseau vasculaire permet une résonance d’échelle entre les niveaux microscopique et macroscopique.
3. La conscience n’est pas basée uniquement sur le système nerveux dérivé de l’ectoderme, mais aussi sur les structures dérivées du mésoderme.
4.a) Le neuro-ectoderme et les organes des sens qui en dérivent détectent surtout les variations du champ électromagnétique.
4.b) Le réseau vasculaire et le mésoderme détectent les variations du champ gravitationnel.
5. Grâce au processus topologique commun de la tubuline, la conscience pourrait être en relation non seulement avec la gravité quantique, mais aussi avec le champ gravitationnel péricorporel.

Ces hypothèses dérivent de notre expérience de chirurgien vasculaire à la recherche de solutions pour les maladies vasospastiques, ce qui nous a entraîné, devant les limites de la médecine universitaire, à étudier l’acupuncture puis l’ostéopathie. Nous avons finalement quitté la médecine universitaire en 1992 pour nous consacrer à la recherche et à la pratique de l’holoénergétique, laquelle n’est pas une thérapie mais une approche qui nous met en contact avec la conscience cellulaire.[4]

La résonance holoénergétique vasculaire est un phénomène de résonance du mésoderme vasculaire et conjonctif à l’approche de filtres spécifiques de gélatine pigmentée Wratten-Kodak près du corps. Ce phénomène est détectable au niveau des gouttières cubitales et radiales et de la tabatière anatomique de chaque poignet. Chaque gouttière a une fréquence de résonance avec un filtre spécifique de gélatine pigmentée. C’est l’analogue d’un canal radio. Ces gouttières vasculaires sont des guides d’ondes.[1a] Hameroff a montré que les microtubules agissaient également comme des guides d’ondes. Cette homologie fonctionnelle entre les gouttières vasculaires et les microtubules a été le point de départ de notre hypothèse de résonance entre le niveau microscopique cellulaire et le niveau macroscopique du corps humain.

Chaque gouttière ou canal est le support vibratoire d’un programme biologique avec ses mémoires. Le signal holoénergétique mésodermique, indépendant du système nerveux, comme un phonon, est un témoin des variations du champ gravitationnel péricorporel, possiblement analogue au « champ morphogénétique » . Il réagit non seulement à la forme des molécules de pigments, mais aussi à celle de hiéroglyphes, d’idéogrammes ou de pictogrammes porteurs de mémoires gestuelles héritées de l’origine des temps. Le mésoderme détecte ces morphèmes, même en l’absence de tout transfert électromagnétique.

Le réseau mésodermique ressemble à un résonateur massivement parallèle, à un interféromètre gravitationnel. Il n’y a pas encore de technologie instrumentale disponible pour objectiver ces hypothèses développées à partir de la pratique clinique. Ce phénomène physique de résonance holoénergétique mésodermique entre les gélatines pigmentées et les protéines du corps humain est rendu possible par le fait que :

1. Les gélatines, en tant que polymères, peuvent agir comme miroirs à conjugaison de phase.
2. Les pigments, capables de produire un rayonnement laser dans certaines circonstances, réalisent une oscillation subharmonique.

Les filtres de gélatine pigmentée détectent les ondes gravitationnelles émises par le corps humain. Le mésoderme vasculaire, en tant qu’amplificateur, donne naissance au signal vibratoire détecté par le pouce à plat sur les gouttières du poignet.

L’embryologie montre la primauté du mésoderme qui est l’inducteur du neuro-ectoderme. Le tube cardiaque mésodermique se contracte déjà rythmiquement à trois semaines de vie embryonnaire alors que le tube neural n’est pas encore fermé. Ce fait permet de comprendre que le mésoderme est un transducteur d’un type d’information plus primitif ou originel, de même que l’interaction gravitationnelle est plus primitive que l’électromagnétique au cours de la cosmogénèse. Ce qui est plus originel est plus universel. Alors que l’ectoderme est confiné à l’embryon, le mésoderme est en plus connecté à l’univers utérin par le cordon ombilical. Le mésoderme est donc porteur d’informations plus vastes que celles appréhendées par le neuro-ectoderme et peut nous connecter à d’autres dimensions. Le mésoderme est donc transpersonnel alors que l’ectoderme est personnel.

Le neuro-ectoderme est possiblement le transducteur des interactions centrifuges électro-faibles porteuses d’entropie. Le mésoderme avec le système vasculaire serait un transducteur des interactions centripètes gravito-fortes porteuses de néguentropie.

La primauté du réseau mésodermique vasculaire pourrait expliquer certains faits non compréhensibles sur une base neurobiologique. La présence de réseaux de tubuline dans chaque cellule, comme la présence de récepteurs et de neurotransmetteurs dans tous les organes est un indice que « la conscience n’est pas emprisonnée dans le cerveau, mais est diffuse dans tout le corps ». [5] La synthèse de la tubuline est sensible à un gradient gravitationnel. Ceci est un argument supplémentaire en faveur du rôle des réseaux de tubuline comme transducteurs de la « conscience gravitationnelle ».

En conclusion, à côté de la conscience neuro-ectodermique électromagnétique investiguée sous le lampadaire plus ou moins bien éclairant de la neurobiologie, tout un domaine attend le chercheur qui veut bien explorer dans les zones d’ombre la conscience mésodermique gravitationnelle. De nouvelles technologies, telles que les nanotechnologies, pourront peut-être objectiver ces données cliniques, non explicables par le paradigme mécaniste linéaire encore prédominant, qui deviennent très claires cependant quand on adopte une vision non linéaire. L’ectoderme est le support de l’intelligence analytique linéaire mentale et le mésoderme le support de l’intelligence non linéaire globale du cœur. C’est ce que Jeanne Guesné signifie quand elle dit qu’elle comprend avec le plexus solaire et que sa tête est là uniquement pour lui prêter les mots.[6] L’ectoderme est numérique et le mésoderme analogique. Le mésoderme est un tissu conjonctif pulsatile qui par définition réalise une conjugaison de phase de ces deux formes de conscience.[7]

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    BIBLIOGRAPHIE

[1][1a] RATTE, Jean. « Méthodologie holo-énergétique et mémoires cellulaires originelles » in Au cœur de l’humain. Boucherville (Québec), De Mortagne, 1995. p. 209-232.
[2] HAMEROFF, S.R. et PENROSE, R. « Orchestrated reduction of quantum coherence in brain microtubules : a model for consciousness ? » in Toward a Science of Consciousness-The First Tucson Discussions and Debates. Cambridge, MIT Press, 1996. p. 507-540.
[3] RATTE, Jean. « Neuroectodermic Electromagnetic Consciousness and Mesodermic Gravitational Consciousness » in Consciousness Research Abstracts/Physics and Mathematic, numéro spécial du Journal of Consciousness Studies constituant les Actes du congrès « Toward a Science of Consciousness-Tucson II » (8 au 13 avril 1996). P. 132, article 330.
[4] RATTE, Jean. « Entretien sur l’holoénergétique » in 3e millénaire, no 39, mars 1996, pp. 68-75.
[5] BERGLAND, Richard. Fabric of the Mind, cité dans RESTAK, Richard M. Receptors, New York, Bantam Books, 1995, p. 207.
[6] GUESNÉ, Jeanne. Le 3e souffle. Paris, Albin Michel, 1995.
[7] RATTE, Jean. « Résonance holoénergétique et temps sphérique » in Les voies de la connaissance (Vichy), no 27, juin 1998.

© Jean Ratte Jean Ratte
jean.ratte chez holoener.com

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