Hubert Sheldrakes

Champs morphogénétiques

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Champs morphogénétiques

Rupert Sheldrake est un biologiste connu pour son hypothese des champs
morphogenetiques. Des experiences montrent que les champs morphogenetiques pourraient jouer un rôle fondamental dans notre perception de l’environnement et dans la communication. La conference du 11 mars 2004, organisee par l’Institut Metapsychique International, a devoile certains aspects de cette etude qui permettent de reconsiderer les theories existantes sur la telepathie

« L’hypothese de base de Sheldrake est que l’esprit ne s’identifie pas avec le cerveau, mais s’etend au-dela de l’organe physique sous la forme d’un champ de perception produit par l’activite cerebrale. Dans cette perspective l’esprit est enracine dans le cerveau mais n’y reste pas confine et constitue un champ sensible qui interagit avec l’environnement. »

Sheldrake affirme que, s’il en est ainsi, l’objet vu ne peut manquer d’etre influence par cette observation, ce qui est effectivement verifie par l’experience. Or, il s’agit la d’une forme de communication, habituellement qualifiee d’extrasensorielle.

Les experiences presentees par R.Sheldrake dans son dernier livre "Le
Septieme Sens’"
(editions du Rocher) confirment que l’etre humain est
capable de percevoir le « poids » d’un regard dirige sur lui, meme a
travers une vitre, dans le reflet d’un miroir ou par l’intermediaire d’un circuit video. Sheldrake affirme qu’une telle faculte ne peut qu’avoir ete favorisee par l’evolution, participant a la selection naturelle des individus les plus aptes a echapper au danger.

Il rapproche le concept de telepathie des mouvements de groupes d’animaux (bancs de poissons ou vols d’oiseaux). Sheldrake pense que ces groupes baignent dans un meme champ de conscience, selon le modele morphogenetique, qui les unit par ce meme type de sensibilite qui nous fait percevoir le regard d’autrui pose sur nous. Ce champ peut s’etirer, lorsqu’un individu s’ecarte du groupe, mais ne se rompt pas malgre la distance qui le separe de ses congeneres. Ce lien particulier habituellement qualifie de « telepathique », est decrit par Sheldrake comme une relation de nature emotionnelle qu’il rapproche de la theorie quantique.

Sheldrake illustre son hypothese par des experiences avec des animaux
decrites dans ses livres ainsi que par des films. Il a presente lors de la conference une sequence relative au cas d’un perroquet qui paraît etre sensible aux pensees et aux reves de sa maîtresse ! Ce cas fut discute lors d’une seconde conference donnee au Palais de Tokyo. Dans cette perspective il est clair que la communication extrasensorielle ne s’etablit qu’entre des etres lies emotionnellement. Pour cette raison Sheldrake critique la pertinence des resultats d’experiences menees par des parapsychologues qui utilisent des sujets qui ne se connaissent pas.

Dans sa conclusion R. Sheldrake a rappele que de nombreux scientifiques
s’interessent a ce domaine de perception mais qu’une minorite de
sceptiques tres active impose une attitude dogmatique opposee a ces etudes ce qui est en soi une prise de position totalement antiscientifique.

L’interet de la science est au contraire dans l’etude de tous les
phenomenes de la nature.

Extraits de son dernier ouvrage :
« Le 7e sens »

  • Extraits :

"J’ai suggéré tout au long de cet ouvrage que notre esprit s’étend au-delà de notre cerveau, même dans ses actes de perception les plus simples. L’image que nous avons des objets qui nous entourent SE TROUVE A L’ENDROIT OU ELLE NOUS SEMBLE ETRE, et non dans notre tête...
Il peut paraître déroutant au début de prendre au pied de la lettre les indications de notre expérience immédiate. Nous sommes habitués à la théorie qui nous dit que toutes nos pensées, toutes nos images et tous nos sentiments se situent à l’intérieur de notre cerveau, et non pas à l’endroit où ils semblent être.
Pour la plupart, nous avons assimilé cette notion à l’âge de dix ou onze ans.

Bien que Francis Crick ait surnommé cette théorie « l’hypothèse stupéfiante », elle n’est généralement pas considérée comme une hypothèse scientifique susceptible d’être testée. Elle est au contraire considérée comme une vérité par la science.

La notion d’esprit étendu nous donne la possibilité de prendre au sérieux les preuves de l’existence d’un septième sens chez les humains et les animaux, qu’il fait partie intégrante de notre nature biologique, et nous ouvre de vastes perspectives de recherche et d’exploration du monde naturel.«  » L’acceptation de cette idée que notre esprit se prolonge au-delà de notre cerveau a pour effet de nous libérer. NOUS NE SOMMES PLUS PRISONNIERS DES LIMITES ETROITES DE NOTRE BOITE CRANIENNE. Notre esprit n’est plus isolé, séparé des autres esprits...nous sommes interconnectés."

© E. Thibault, Paris, 12 mars 2004
www.œildusphinx.com

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