Cancers, la génomique des tumeurs

ESPOIR POUR LA CANCEROLOGIE !

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Pouvoir prédire chez un malade atteint d’une tumeur cancéreuse les
risques de métastase et suivre l’évolution d’un traitement
anti-cancéreux grâce notamment aux progrès de l’analyse moléculaire et
de la bio-informatique, c’est l’espoir que caressent les spécialistes
réunis à Paris jusqu’à jeudi à l’occasion du Congrès Eurocancer 2004.

Aujourd’hui, les nouveaux outils technologiques dont disposent les
chercheurs leur donnent la possibilité de voir le génome d’une tumeur
cancéreuse dans sa globalité, soit 36 000 gènes.

La génomique des tumeurs, espoir pour la cancérologie !

Pouvoir prédire chez un malade atteint d’une tumeur cancéreuse les

risques de métastase et suivre l’évolution d’un traitement anti-cancéreux grâce notamment aux progrès de l’analyse moléculaire et de la bio-informatique, c’est l’espoir que caressent les spécialistes

réunis à Paris à l’occasion du Congrès Eurocancer

Aujourd’hui, les nouveaux outils technologiques dont disposent les
chercheurs leur donnent la possibilité de voir le génome d’une tumeur
cancéreuse dans sa globalité, soit 36 000 gènes.

« Tous les gènes tumoraux ne sont pas actifs. Certains sont actifs
uniquement chez les individus qui vont développer une métastase », a
déclaré mardi à l’Associated Press le Dr Vladimir Lazare, responsable de
la plateforme génomique de l’Institut Gustave-Roussy. Les nouveaux
outils (les puces à ADN) « permettent d’identifier les gènes capables
d’être corrélés avec un risque de métastase ».

Un bénéfice immense pour les malades. Car, à terme, les cancérologues
pourront décider du choix du traitement en prenant en compte cette
nouvelle donnée. Si le risque de métastase n’est pas retrouvé, « on peut
éviter au patient une escalade thérapeutique dont il n’a pas besoin »,
s’est félicité le Dr Lazare. A l’inverse, un risque métastatique impose
d’emblée un traitement conséquent.

« Ce type de concept s’appliquera à tous les cancers pour lesquels une
biopsie est réalisable », a ajouté le spécialiste. La biopsie donne
l’état d’altération du génome des cellules cancéreuses. Mais, a-t-il
ajouté, « on ne peut rester isolé dans son coin pour ce type de choses.
Les scientifiques doivent collaborer entre eux pour accélérer le
processus ».

Car outre la mesure de l’expression des gènes, les scientifiques auront
aussi à « évaluer le bénéfice clinique" de cette méthode, une étape en
cours de validation », a indiqué Vladimir Lazare.

Dans le cancer du sein, par exemple, l’identification des gènes
prédictifs de la rechute métastatique a été publiée en 2002 dans la
revue scientifique Nature. Actuellement, « on en est à l’étape de
validation à grande échelle. Mais l’utilisation de ces outils en
clinique n’est attendue que dans trois à cinq ans ».

De plus, le cancer est une maladie souvent hétérogène. La très grande
majorité des cellules tumorales n’a pas de véritable pouvoir cancérigène.
Seule une très petite proportion de cellules (les cellules souches)
donnent des métastases.

« Ces cellules ne sont pas accessibles aux
thérapeutiques actuelles. Tant que ce problème ne sera pas résolu, le
problème des métastases ne le sera pas non plus », a tempéré le Pr Michel
Boiron, président fondateur d’Eurocancer.

Plus optimiste, Vladimir Lazare espère que « l’identification de nouveaux
gènes, cibles de nouveaux médicaments plus efficaces et moins toxiques,
permettra aux médecins d’affiner la stratégie thérapeutique et de
modifier la prise en charge des patients ».

http://www.cyberpresse.ca/technosci...,5296,0,062004,724035.shtm

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