Cancers, confirmation du rôle de l’aspirine dans les cancers

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De nouvelles études suggèrent que l’aspirine pourrait jouer un rôle pour prévenir et éventuellement traiter certains cancers.

Confirmation du rôle de l’aspirine dans les cancers

Par Joël Ignasse

De nouvelles études suggèrent que l’aspirine pourrait jouer un rôle pour prévenir et éventuellement traiter certains cancers.

Une confirmation intéressante

Il y a un peu plus d’un an, le professeur Peter Rothwell de l’Université d’Oxford annonçait des résultats indiquant que la consommation régulière et sur le long terme d’une petite quantité d’acide acétylsalicylique (la molécule de l’aspirine) semble diminuer la mortalité de plusieurs cancers.

Aujourd’hui, avec son équipe, il publie deux nouveaux articles dans la revue The Lancet confirmant l’intérêt de cette molécule dans la prévention et le traitement de nombreux cancers.

Le premier article porte sur le rôle à court terme de l’aspirine dans la prévention de l’apparition du cancer.

Les chercheurs se sont servis d’études cardiologiques qui avaient pour but d’évaluer l’intérêt de cette molécule en prévention cardiovasculaire. Ils ont étudié les dossiers de plus de 70 000 patients et dénombré le nombre de tumeurs apparues durant leur suivi médical.

Cette diminution de la mortalité est sans doute liée à l’impact de l’aspirine sur les métastases comme cela est établi dans la deuxième publication. Il apparait en effet que l’aspirine réduit de 35 % les risques de développer un cancer avec des métastases. Ces métastases contribuent lourdement à la gravité des cancers et à leur évolution négative.

Attendre d’autres études

Pour les auteurs, la preuve de l’intérêt de l’aspirine dans la prévention et le traitement de plusieurs formes de cancer (adénocarcinomes) est faite. Ils nuancent toutefois leurs propos en précisant que les études n’ont pas été prévues pour évaluer le rôle de l’aspirine dans le cancer.

Rappelons aussi que l’aspirine peut entrainer des effets secondaires importants (saignements, ulcères…), il convient donc d’attendre d’autres confirmations avant de commencer à croquer une aspirine en prévention du cancer.

La prescription d’aspirine pourrait d’ailleurs être réservée dans un premier temps aux groupes à risques. Les personnes ayant des antécédents de polypes au colon constituent un groupe intéressant car l’intérêt de l’aspirine pour éviter les récidives de polypes est maintenant bien documenté.

D’autre part tous les patients qui prennent déjà des médicaments pour fluidifier le sang devraient sans doute aussi se voir proposer de l’aspirine.

Afin de diminuer les risques d’ulcères et d’hémorragies digestives, la prise d’aspirine peut être accompagnée d’un protecteur gastrique.

Sciences et Avenir.fr

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