Cancer : une protéine anti-angiogenèse ouvre de nouvelles pistes thérapeutiques

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Une protéine qui interdit la formation de vaisseau sanguin pourrait déboucher sur un traitement contre le cancer reposant sur « l’assèchement » des tumeurs.en les privant des nutriments indispensables à leur développement.

Cancer : une protéine anti-angiogenèse ouvre de nouvelles pistes thérapeutiques

La protéine, appelée fibuline-5 a, est étudié par le chercheur William Schiemann et ses collègues du Centre Médical de Recherche de Denver (Colorado)..

« Nous sommes convaincu que la fibuline-5 recèle une véritable potentialité pour mettre au point de nouvelles armes contre le cancer » souligne Schiemann. « Nous avons pu montré qu’en modifiant légèrement cette protéine il était possible d’empêcher de manière très efficace la croissance des nouveaux vaisseaux sanguins dont la tumeur a besoin pour assurer son développement. »

Le plus souvent, ce qui rend le cancer mortel ce n’est pas la tumeur primitive mais les métastases qui entraînent la dissémination des cellules cancéreuses dans tout l’organisme et la formation de nouvelles tumeurs. Mais pour que ces métastases puissent s’enclencher les tumeurs ont besoin de nutriments et d’oxygène fournis par la formation de nouveaux vaisseaux sanguins : c’est l’angiogenèse.

Depuis quelques années, une nouvelle approche prometteuse utilise les propriétés anti- angiogenèse de certaines molécules pour essayer de bloquer le cancer en privant les tumeurs des nutriments et de l’oxygène dont ils ont besoin pour croître. Les cellules endothéliales, spécialisées dans le développement de nouveaux vaisseaux sanguins, sont la cible de la plupart des stratégies anti-angiogenèse. Or la fibuline-5 est un membre d’une famille de protéines qui règle la croissance de ces cellules endothéliales.

Schiemann et ses collègues ont montré qu’il existait une corrélation forte entre la concentration de fibulin-5 et la croissance de cellules de endothéliales pour former de nouveaux vaisseaux sanguins. Ils ont montré que la fibuline-5 il existait un facteur de croissance endothélial vasculaire (VEGF) qui stimulait la formation de nouveaux vaisseaux sanguins et une substance appelée thrombospondine-1 qui agissait au contraire comme un puissant inhibiteur d’angiogenèse..

Les chercheurs pensent qu’il est possible d’empêcher les métastases en contrôlant les niveaux relatifs de VEGF et de thrombospondine-1. Outre son potentiel pour les traitements du cancer, la fibuline-1, présent dans le sang et l’urine, pourrait également être utilisée pour prévoir les risques de métastases pour chaque tumeur.

Des essais sur la souris sont en cours pour évaluer le potentiel anti-cancéreux de cette protéine

Une thérapie révolutionnaire contre le cancer est en cours d’expérimentation chez l’animal à l’université Rice (Texas). Ce nouveau traitement combine de l’exposition à une lumière inoffensive, proche de l’infrarouge et l’utilisation de nanoparticules d’or pour détruire les tumeurs par la chaleur. Le traitement n’affecte pas le tissu sain. « Nous sommes extrêmement encouragés par les résultats des premières expérimentations animales, » souligne le professeur West qui dirige ces recherches. « Ces résultats confirment que les nanoparticules sont des agents efficaces pour le traitement photothermique des tumeurs »

Mis au point dans les années 90 par Naomi Halas, ces nanoparticules sont environ 20 fois plus petites qu’un globule rouge. Elles sont constituées d’un noyau de silice recouvert par une fine pellicule d’or. La taille, la forme et la composition de ces nanoparticules leur donnent des propriétés optiques uniques. En modifiant la taille du noyau et l’épaisseur de la couche d’or, les chercheurs peuvent adapter ces nanoparticules de manière à répondre à une longueur d’onde spécifique de lumière.

Le traitement photothermique du cancer utilise des nanoparticules conçus pour réagir avec une lumière proche de l’infrarouge. Ce traitement, inoffensif pour les tissus sains, convertit cette lumière en chaleur qui détruit les cellules cancéreuses de manière très sélective. Des essais ont été menés sur 25 souris divisées en trois groupes. Le premier groupe est resté sans traitement. Le second a reçu des injections salines combinées avec une exposition de lumière laser proche de l’infrarouge. Le dernier groupe a reçu les injections de nanoparticules combinées à l’exposition au laser.

Dans les deux premiers groupes aucune élévation de température n’a été détectée et les tumeurs ont continué à croître. En revanche, dans le troisième groupe, les chercheurs ont constaté une augmentation sensible de température localisée uniquement dans les tumeurs. Ces tumeurs ont disparu en 10 jours dans le troisième groupe et aucune récidive n’a été observée après l’arrêt du traitement

A la lumière de ces résultats prometteurs chez la souris, les chercheurs ont breveté cette technique mise au point par la société Nanospectra Biosciences Inc et souhaitent à présent passer au stade des essais chez l’homme le plus rapidement possible.

CRMJ :
http://www.nationaljewish.org/news/...

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