Cancer, où en est-on !

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Article extrait de la Revue Science & Vie n°916

Statistiques 2005 :

Environ 3,2 millions de cas de cancer ont été diagnostiqués en Europe en 2006, contre 2,9 millions en 2004, selon les estimations du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), publiées en février 2007. Le nombre de décès s’élève à 1,7 million.

Le cancer du sein est le plus fréquent, devant le cancer du poumon. Nous constatons aujourd’hui l’ampleur du fiasco : le nombre de cancéreux va en augmentant tous les ans, alors que, depuis 36 ans, la recherche sur le cancer piétine. Le scandale de l’ARC (escroquerie à la charité par détournement de fonds) n’explique par tout.

Le tabac et l’alcool sont souvent incriminés, mais au niveau de l’environnement, de l’alimentation, il n’y a aucune politique de prévention sérieuse.

Pas de doute, la pollution de l’air et de l’eau par les produits chimiques vient de l’industrie (particulièrement la pétrochimie), et par la radioactivité ambiante de l’industrie nucléaire. En France, au moins un cancer sur dix trouve, en effet, son origine dans l’activité professionnelle.

Parmi les catégories ouvrières, un cancer sur cinq est d’origine professionnelle. On recense au total 15 à 20 000 nouveaux cas de cancers professionnels chaque année. Parmi les produits cancérogènes les plus fréquemment utilisés, huit produits représentent 2,2 millions d’expositions dans le cadre professionnel : amiante, benzène, perchloéthylène, trichloéthylène, éthers de glycol, huiles minérales, pesticides, désherbants, gaz d’échappement diesel et silice cristalline.

CANCER : OÙ EN EST-ON ?

Statistiques 2005 :

Environ 3,2 millions de cas de cancer ont été diagnostiqués en Europe en 2006, contre 2,9 millions en 2004, selon les estimations du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), publiées en février 2007. Le nombre de décès s’élève à 1,7 million.

Le cancer du sein est le plus fréquent, devant le cancer du poumon. Nous constatons aujourd’hui l’ampleur du fiasco : le nombre de cancéreux va en augmentant tous les ans, alors que, depuis 36 ans, la recherche sur le cancer piétine. Le scandale de l’ARC (escroquerie à la charité par détournement de fonds) n’explique par tout.

Le tabac et l’alcool sont souvent incriminés, mais au niveau de l’environnement, de l’alimentation, il n’y a aucune politique de prévention sérieuse.

Pas de doute, la pollution de l’air et de l’eau par les produits chimiques vient de l’industrie (particulièrement la pétrochimie), et par la radioactivité ambiante de l’industrie nucléaire. En France, au moins un cancer sur dix trouve, en effet, son origine dans l’activité professionnelle.

Parmi les catégories ouvrières, un cancer sur cinq est d’origine professionnelle. On recense au total 15 à 20 000 nouveaux cas de cancers professionnels chaque année. Parmi les produits cancérogènes les plus fréquemment utilisés, huit produits représentent 2,2 millions d’expositions dans le cadre professionnel : amiante, benzène, perchloéthylène, trichloéthylène, éthers de glycol, huiles minérales, pesticides, désherbants, gaz d’échappement diesel et silice cristalline.

Le nombre de cancers augmente en Europe :

Cette situation alarmante n’est pas pour autant une fatalité. Les cancers provoqués par les industriels sont évitables, ils devraient être sévèrement taxés et pénalisés. Plus que jamais, mieux vaut prévenir que guérir et surtout mieux vaut agir. Il en va pour votre santé.

« Prévenir vaut mieux que guérir »

Une bonne compréhension du mécanisme de la cancérogenèse implique des mesures de prévention. Prévention ne veut pas dire dépistage : la confusion n’est pas anodine. En dehors de l’usage abusif du tabac et de l’alcool, la radioactivité reste la cause honteusement cachée dans les rapports officiels. Les grandes puissances ont procédé pourtant à des centaines d’essais nucléaires dans l’atmosphère et dans les atolls océaniques, et la catastrophe de la centrale de Tchernobyl a répandu en Europe un énorme nuage radioactif provoquant de nombreux cancers et malformations congénitales.

Plus les expositions sont nombreuses et longues, plus le risque est important. Même les taux de radioactivité faibles sont nocifs car, à la longue, il y a l’effet cumulatif et les voies de contamination sont multiples :

  • . par l’air qu’on respire ; par l’eau qu’on boit ;
  • . quand on avale des particules du produit déposées sur les lèvres, les mains ;
  • . par contact avec la peau (car certaines substances peuvent traverser la peau).

Comment éviter le CANCER ?

« Alimentation et prévention du cancer ».

- Par une cure préventive (préconisée par le Docteur GERNEZ, médecin français, publiée en 1971, mais cela ne faisait pas l’affaire des trust pharmaceutiques).

Cancérogénèse

Le cancer résulte d’une série d’agressions sur l’organisme et la sommation des effets finit par déclencher inexorablement la maladie, même si des différences génétiques « subtiles » conduisent à des variations individuelles de sensibilité. Il faudrait mieux se protéger des produits chimiques, industriels (par ex. l’amiante), pesticides, défoliants, des fumées d’incinérateurs (dioxines), de certains additifs alimentaires comme les nitrites, mais il y a bien d’autres facteurs favorisants moins connus :

Viande grasse ou saucisses grillées au barbecue (graisse animale carbonisée). Par contre, les légumes crus et les fruits frais sont très recommandés (mangez le chou cru et sucez de la réglisse). Une bonne campagne de prévention orchestrée au niveau national ou même mondial permettrait d’éradiquer ce fléau.

Pourquoi rien n’est-il fait dans ce sens ? La recherche des causes (ou étiologie) n’est pas l’obsession de la recherche médicale. La Ligue anti-cancer ne fait pas beaucoup mieux en matière de prévention.

Le cancer est consécutif à un dérèglement chromosomique par mutation génétique. Connaître le facteur déclenchant est capital pour éclaircir le mystère des mutations génétiques qui ont des causes bien réelles. Le point qui échappe encore aux chercheurs peut être expliqué mathématiquement. Dans n’importe quel tissu organique, si toutes les cellules se divisaient (mitose), le volume et le poids augmenteraient de façon exponentielle, et nous savons bien qu’il n’en n’est rien. Notre poids reste constant d’année en année.

Donc, une cellule sur deux se divise pour que le volume et le poids restent constants. Il y a donc des cellules programmées pour mourir sans se diviser et d’autres programmées pour se diviser en deux cellules-filles et ainsi régénérer l’organisme. Au lieu de cela, on nous dit que « la cellule, à l’état normal, est programmée pour se diviser, puis mourir » (Sciences & Avenir, sept. 1997). Quelle ineptie !

Logiquement, une cellule sur deux est fonctionnelle mais s’épuise et meurt ; la division cellulaire est prévue pour l’autre type de cellule afin de régénérer sans cesse le tissu organique. La vie a pensé à tout. Pendant la croissance de l’organisme, elle fait les ajustements nécessaires. De son côté, le système immunitaire veille. Les cellules mortes sont détruites puis éliminées.

Si la fonction est réglée dans les gènes, il suffit d’une mutation génétique pour que toutes les cellules se divisent. Qu’observe-t-on alors ? Une prolifération cellulaire, un nouveau tissu qui se développe : une néoplasie...(un « néo », disent les médecins qui ne veulent pas effrayer leur malade). La réaction du système immunitaire est d’éliminer la cellule cancéreuse. Quand il y en a trop, le cancer peut se développer !

La vocation de la médecine n’est pas orientée pour faire de la prévention mais pour soigner, traiter. En fait, elle ne cherche qu’à stopper, et à éradiquer la tumeur. Mais, en général, quand la tumeur est dépistée, c’est trop tard ! D’où l’intérêt de savoir comment éviter ce qui cause les mutations génétiques. Mais qui s’en soucie ? Au lieu de cela, on a prétendu avoir découvert le gène du cancer, gène de l’immortalité cellulaire, le morf4 (Science, 9/01/98). Foutaise ! Les campagnes pour le dépistage précoce de cancers visent à traiter avec de bonnes chances de guérir.

Aujourd’hui, les essais de thérapie génétique concernent en majorité le traitement des cancers. La recherche d’une thérapie génique est-elle sur la bonne voie en tentant d’agir sur les lymphocytes pour forcer ces cellules à détecter et phagocyter les cellules cancéreuses ? (ce qu’elles sont incapables de faire normalement, habituées à ne détecter que des intrus et à détruire des cellules mortes).

Après l’annonce de « vaccins génétiques » anticancéreux, sorte de stimulants des défenses naturelles de l’organisme, des essais thérapeutiques ont été réalisés sur des personnes souffrant de mélanome (cancer de la peau). On attends les résultats. Il parait que ces expérimentations sont décevantes et on est loin de ces promesses de « vaccins génétiques » issus des Organismes Génétiquement Modifiés : légumes à manger crus et bananes OGM...

Dans le domaine du cancer, différentes approches qui se combinent aux méthodes traditionnelles de chirurgie, chimiothérapies et radiothérapies sont à l’étude, à travers des essais de phases 1 et 2 principalement : destruction des cellules tumorales grâce à l’utilisation de gènes suicides ou de gènes codants pour des facteurs antiangiogéniques (qui empêchent la vascularisation, et donc l’alimentation de la tumeur) ; stimulation du système immunitaire par transfert de gènes codants pour des cytokines ou des antigènes spécifiquement associés aux tumeurs (qui permettent au système immunitaire de « voir » les cellules tumorales et de les éliminer). Dans la mesure où elles visent à rééduquer le système immunitaire, ces méthodes se rapprochent énormément des vaccins.

C’est pourquoi on parle aussi parfois de « vaccin anticancer ». Le virus MVA, dérivé de la vaccine, est ainsi utilisé comme vecteur dans des essais d’immunothérapie des cancers par thérapie génique. Mais, administré seul, il est aussi employé comme vaccin antivariolique chez des patients immuno-déprimés.

La frontière est encore plus mince en ce qui concerne la thérapie génique des maladies infectieuses. On peut faire transporter aux poxvirus les gènes codants pour certaines protéines de micro-organismes. Les protéines seules ne déclencheraient pas de réaction immunitaire. C’est la présence du vecteur qui la suscite, protégeant ainsi les patients contre ces micro-organismes.

A condition que l’efficacité et la sécurité progressent encore (mise au point de systèmes d’expression inductibles, adjonction d’un gène suicide), la thérapie génique a donc de beaux jours devant elle, mais pas forcément là où on l’attendait au départ : guérir les myopathes !

On arrive maintenant, avec la stratégie du ciblage moléculaire, à repérer la mutation génétique à l’origine du cancer. Cela permet d’identifier l’enzyme synthétisé sous l’égide du gène détérioré qui joue un rôle important dans le processus de cancérisation... Reste ensuite à le neutraliser !

Les anticancéreux se multiplient depuis 1998, où l’on annonçait moins d’opérations de la prostate grâce à médicament modifiant le métabolisme de la testostérone (le finastéride). Par rapport aux anciennes chimiothérapies, des médicaments anti-tumeur de nouvelle génération, comme le Glivec ou l’Herceptin, semblent plus efficaces, car plus ciblés et moins toxiques en s’attaquant à une protéine de la cellule cancéreuse sans atteindre la cellule saine (sans effets secondaires). Le laboratoire Novartis a présenté le Glivec ainsi : « En utilisant le ciblage moléculaire, il n’attaque que les protéines responsables du dérèglement des cellules cancéreuses et épargne les cellules saines. » Des espoirs sont permis depuis que ce nouveau médicament est mis sur le marché européen. Par contre, au sujet du Taxol, il y a eu de fortes déceptions chez les médecins américains : ses effet sont presque nuls et sa toxicité pour la moelle osseuse est considérable.

Dans Le Point du 26 Octobre 2001, nous apprenons que les résultats sont jugés satisfaisants ! Les comprimés de Glivec seraient peu toxiques pour l’organisme, mais réservés à certains cancers rares. On y parle aussi du Napac (dérivé du napa) comme substance expérimentée par les chercheurs et les premiers résultats semblent encourageants pour les tumeurs du cerveau : il bloque la multiplication des cellules cancéreuses et les pousse même au « suicide » et, de plus, il empêcherait l’angiogenèse. Mais, gros inconvénient, le traitement doit être suivi à vie, d’où son coût élevé, et cela fait douter de son efficacité !

Que fait-on du risque à prendre régulièrement la pilule contraceptive qui bloque le cycle menstruel naturel chez la femme ? Il y a des milliers de femmes atteintes du cancer du sein, (plus d’une femme sur dix est touchée en France) ou du col de l’utérus, cancers qui sont sans doute liés à ce traitement contraceptif dont les doses étaient trop fortes au début. Le facteur de risque le plus connu pour ce cancer est la prise d’hormones œstrogènes, (avec un risque accru en cas de puberté précoce, de première grossesse tardive ou d’absence de grossesse) et de traitement hormonal substitutif (œstro-progestatifs) à l’approche de la ménopause.

RADIOACTIVITÉ

Les essais nucléaires atmosphériques et souterrains comportent des retombées radioactives qui ont entraîné la dispersion d’énormes quantités de césium 137 radioactif, de strontium 90 et d’autres isotopes cancérigènes sur l’ensemble de la planète, et s’ils ont été terriblement préjudiciables à l’environnement et à la santé dans les zones d’essai, tout notre environnement est plus ou moins contaminé.

Actuellement, la dose maximale admissible est fixée à 1 milliSievert (mSv) pour la population et 20 mSv pour les salariés du secteur nucléaire. Des limites contestées par le Comité européen sur le risque de l’irradiation (CERI), soutenu par le groupe des Verts au Parlement européen, qui préconise de fixer à 0,1 mSv pour la population et à 5 mSv pour les salariés du nucléaire, la dose maximale de rayonnement liée à l’activité humaine.

Aujourd’hui, un modèle mathématique doit être élaboré afin d’évaluer les risques pour de faibles doses de rayonnements ionisants. Le risque est sous-évalué parce qu’invisible. « Soyons plus prudents », affirme le CERI contestant les modèles « basés sur des calculs de moyennes » au niveau d’un organe ou du corps entier.

Nous sommes prévenus contre les expositions prolongées aux rayons solaires, mais rarement contre la radioactivité environnementale (rejets de l’industrie nucléaire, catastrophe de Tchernobyl et retombées d’essais nucléaires effectués par les militaires), source de nombreux cancers des poumons ou de la peau. Les autochtones et les militaires irradiés font les frais des essais nucléaires en Polynésie française. État militarisé ne veut jamais reconnaitre ses tords !

Notes

*Produits cancérogènes : Huiles entières minérales, benzène, perchloroéthylène, trichloroéthylène, amiante, poussière de bois, gaz d’échappement diesel et silice cristalline. Les autres substances ou agents à l’origine de ces cancers sont nombreux et largement présents dans le monde du travail :

Produits chimiques dérivés du pétrole (goudrons, fibres minérales, pesticides (DDT) ; Agents physiques : la radioactivité, les rayonnements ionisants et les ultraviolets ; Agents biologiques (virus), Procédés industriels (fonderies, industrie du caoutchouc, chimie du chlore : furanes, dioxines, PCB).

Sources :

La Vie Claire (Campagne 73) - Prévention du Cancer (selon les découvertes du Dr Gernez, de Roubaix) Lire : la cure anti-cancer -
Nitrites : La conservation des aliments par salage (poisson, viande et charcuterie) entraîne la formation de substances appelées nitrosamines, qui ont un rôle cancérigène. Ce sont les sels nitrés, utilisés dans la charcuterie industrielle comme conservateurs, qui forment des nitrosamines.

Le nombre de cancers augmente en Europe. Environ 3,2 millions de cas ont été diagnostiqués et le nombre de décès s’élève à 1,7 million en 2006, selon les estimations du Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC). Le cancer du sein est le plus fréquent, peut-être à cause de la pilule contraceptive.

En France, tous les ans, 10.000 femmes meurent du cancer du sein, et 30.000 femmes sont concernées. Les traitements hormonaux contre la ménopause suivis 4 ans induisent le cancer du sein. Les graisses animales sont aussi fort déconseillées, l’alimentation joue un rôle. retour texte

Voilà comment la conseillère médicale à la Ligue contre le cancer explique les choses :

« Les cellules se divisent et meurent, l’organisme obéissant à des lois, tout comme une société. Pour des raisons que l’on ne connaît pas toujours, une cellule devient folle, elle « se prend pour le bon Dieu ». Rien ne l’arrête.

Sa multiplication finit par former une tumeur mal limitée qui « pousse des pattes » dans tous les sens, d’où le terme cancer qui veut dire crabe en latin. Les cellules anormales se détachent et voyagent dans l’organisme pour se fixer dans les organes : ce sont les métastases. Tous les cancers ont ce mécanisme en commun, mais chacun a sa propre histoire et son propre développement, ce qui suppose des traitements différents. »

- Voilà une erreur fondamentale que répercutent les médias, comme Sciences & Avenir : « Alors que la cellule normale est programmée pour vieillir et mourir, la cellule cancéreuse est capable de se diviser à l’infini. »

- Non, tout le monde doit savoir que des cellules saines se divisent et se régénèrent sans jamais vieillir ni mourir (processus appelé « mitose »). Comment voulez-vous qu’une cellule-mère qui se divise en deux cellules-filles meure ? Soit la cellule se divise, soit elle est programmée pour mourir ; vous ne pouvez pas avoir deux cellules-filles si la cellule-mère ne disparaît pas en se divisant, soyons logique !

Il suffit d’observer au microscope la division cellulaire (mitose) pour comprendre qu’il y a deux sortes de cellules, car si toutes les cellules se divisaient, on aurait tous le cancer généralisé ! La courbe est exponentielle. C’est mathématique !

Pour des raisons que l’on connaît bien (exposition à l’amiante, aux pesticides, aux défoliants, aux goudrons, à la radioactivité, et autres produits chimiques) une anomalie survient par mutation génétique au niveau chromosomique, ce qui fait que la cellule programmée pour mourir va se diviser, elle aussi.

Cela découle des données découvertes ou rassemblées par le Dr GERNEZ (Le cancer, Presses de la Cité, 1971), mais les médecins semblent les plus mauvais élèves... c’est à croire qu’une volonté médicale est à l’origine de l’illogisme et que la recherche scientifique est mal orientée... voire détournée pour le profit : depuis 33 ans !

La recherche médicale est centrée sur la production de médicaments (le profit avant tout). Le marché des anticancéreux croit de plus en plus et il en sort constamment des nouveaux, comme le Cervarix et le Gardasil contre le cancer du col de l’utérus.

En France, les trust pharmaceutiques dépensent chaque année 2 milliards d’euros au titre de la promotion des médicaments auprès des prescripteurs.

Cette action publicitaire massive qui s’appuie notamment sur le réseau de 15 000 visiteurs médicaux n’est pas sans lien avec le niveau élevé des dépenses médicamenteuses en France. Beaucoup de médicaments sont prescrits non sur leur valeur médicale mais en raison des avantages accordés au médecin par le fabricant. La presque totalité des médicaments mis sur le marché ces dernières années ne présentaient en réalité aucune nouveauté, même si leur prix avait augmenté.

  • Lymphocytes : cellules du système immunitaire qui circulent dans le sang et dans la lymphe.
  • phagocyter : ingérer, et détruire, ce que les cellules phagocytaires savent faire pour éliminer les déchets.

A propos du Glivec :

Ce serait plus clair de dire que les cellules programmées pour se diviser sont épargnées et que ce remède attaque les autres, celles qui prolifèrent anormalement au lieu de mourir.

A propos du Taxol :

Annoncée à grands sons de trompe par des chercheurs américains comme la drogue anticancéreuse par excellence, le taxol, substance extraite de l’if, déçoit considérablement les médecins américains qui l’ont mis à l’essai ! Ses effets sont infiniment moindres que ceux prédits, et sa toxicité pour la moelle osseuse est considérable. Il faut toujours se méfier des déclarations mirifiques des chercheurs qui ont sauté un peu vite sur les conclusions de travaux in vitro.

(Science & Vie n°916)

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