Cancer, l’approche de la Maladie Cancéreuse du Docteur Catherine Kousmine

SON TRAVAIL DE RECHERCHE DANS LE DOMAINE DU CANCER

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Sa sensibilisation au problème du cancer vient de la perte de deux de ses jeunes malades.

« Quand j’étais jeune médecin - confiait-elle avec une émotion encore intacte - j’ai perdu dans ma clientèle deux superbes enfants atteints de cancer. Une fillette qui est morte à 12 ans d’un réticulo-sarcome du nez. C’était atroce parce que la tumeur a proliféré dans l’arrière nez. Elle a perdu un œil, et elle est morte de cachexie. La médecine officielle n’a pas du tout pu l’aider. C’était mon premier échec. Peu de temps après, j’ai perdu un jeune garçon de 12 ans aussi, d’une leucémie. Ceci m’a décidé à entreprendre, dans les modestes limites de mes possibilités, des recherches dans le domaine du cancer. »

L’approche de la Maladie Cancéreuse de la Dr. Catherine Kousmine



SON TRAVAIL DE RECHERCHE DANS LE DOMAINE DU CANCER

SES EXPÉRIENCES SUR LES SOURIS

« Nous y avons consacré près de 20 ans. Le but était non de trouver COMMENT détruire le cancer, objectif poursuivi par les centres de recherches officiels, mais de COMPRENDRE POURQUOI IL SE FORME. »

Afin de trouver des réponses à sa question, elle choisi une race pure, dite « RIII », de souris de laboratoire, dont 90% présentent un cancer mammaire spontané à l’âge de 4 mois.

Elle veut étudier l’effet de l’intoxication des souris par la TOXINE HEMOLYTIQUE DU PERFRINGENS, bactérie saprophyte intestinale.

1) Les animaux avant 4 mois (donc précancéreux) sont plus sensibles à la toxine que ceux appartenant à une race normale de souris. 40% de toxine supplémentaire sont nécessaires pour tuer les souris normales que les souris RIII.

2) Une fois le cancer mammaire déclaré (donc > 4 mois), ce sont au contraire les souris RIII qui deviennent plus résistantes à la toxine du perfringens, que les souris saines.

La dose qui tue toute les souris saines ne tue que 50% des souris RIII porteuses de tumeurs. Certains animaux porteurs d’importantes tumeurs et arrivés près du terme de leur vie résistent à des doses 1 fois 1/2 supérieures à la dose léthale des souris normales.

3) Des souris saines porteuses de tumeurs greffées résistent mieux à la toxine du perfringens que les animaux non greffés.

Elle arrive donc à la conclusion que la présence d’une tumeur cancéreuse chez les animaux accroît leur résistance à l’intoxication par une toxine microbienne.

La tumeur cancéreuse est donc douée de POUVOIR DETOXIQUANT important :

Un gramme de tumeur neutralise environ 15 fois la dose léthale de toxine !

Ce pouvoir détoxiquant est presque doublé par une vaccination préalable !

De tous les organes, seul LE FOIE est doué de capacités détoxiquantes comparables.

SON HYPOTHÈSE DE TRAVAIL

Elle en tire la conclusion que LE CANCER EST UN BESOIN DE L’ORGANISME pour résister à une agression métabolique toxique.

Sa démarche thérapeutique va donc consister à « enlever le besoin du cancer » - à « rendre le cancer inutile » - à « débrayer le moteur du cancer »... selon son expression.

Elle pense donc que le cancer correspond à une finalité biologique. Qu’il est nécessaire à l’organisme pour continuer à vivre.

Les tumeurs bénignes d’abord, malignes ensuite ne sont autre chose qu’une forme particulière du résultat des mécanismes de défense de l’organisme. Ainsi, la tumeur n’est pas un phénomène abérrant, isolé et gratuit, mais qu’elle s’inscrit dans une réaction cohérente qui est un état d’alarme.

RELATION CANCER, BACTERIES ET STRESS

Ses études biologiques lui montrent que les cultures de tissus cancéreux prélevés aseptiquement a toujours donné naissance à des bactéries (toujours identiques à celles de l’intestin). La seule exception concerne les tissus préalablement irradiés.

« Le tissu cancéreux se construit pour capter les micro-organismes et les toxines en circulation dans le sang. »

Elle constate que, chez une de ses malades atteinte d’un cancer du sein gauche, chaque stress s’accompagne d’une importante bactériurie et est immédiatement suivie d’une poussée évolutive de sa tumeur. Ce cas lui montre l’impact que peut avoir l’émotion sur le passage des colibacilles intestinaux dans le sang et l’urine.

En 1960, une publication de Cl.BERNARD parue dans la « Revue de pathologie générale et de physiologie clinique » la conforte dans ses vues. Il s’agit d’une expérience sur des porcs :

Cette expérience est la suivante : On enregistre les cris de détresse de porcs menés à l’abattage, que l’on fait entendre 15 minutes par heure, 6 heures par jour, à des porcs sains à l’étable. Dès le deuxième jour, les animaux soumis à ce stress réagissent par une forte diarrhée qui dure 3 jours. Les animaux ensuite abattus présentent une importante congestion de l’intestin grêle, un amincissement de la paroi du côlon qui est recouverte d’un épais mucus. La moelle osseuse, les muscles et les poumons sont massivement envahis de colibacilles intestinaux.

D’OU VIENT CETTE AGRESSIONTABOLIQUE TOXIQUE

Pour la Dr.KOUSMINE, elle provient des changements alimentaires survenus depuis la seconde guerre mondiale. Les modifications insidieuses survenues dans les moeurs alimentaires des peuples « civilisés » ont été peu à peu responsables de deux sortes de phénomènes :

1°) DES CARENCES VITAMINIQUES CHRONIQUES

Le raffinage des céréales et des huiles
La conservation des aliments
Les modes de cuisson de plus en plus agressifs
La diminution de consommation de friuts et de crudités
... sont responsables de carences chroniques en vitamines et en oligo-éléments. De telles pratiques abaissent jusqu’à dix fois la teneur de la nourriture de l’homme civilisé en certaines vitamines indispensables. Cela permet de vivre, mais pas d’être bien portant !

2°) UNE AUTO-INTOXICATION A PARTIR D’UNE FLORE MICROBIENNE INTESTINALE PATHOGENE

Le mécanisme en est :

*** Une augmentation de la consommation de sucres blancs et de protéines animales,

===> qui FAVORISE LE DEVELOPPEMENT D’UNE FLORE DE PUTREFACTION (basophile).

*** Une diminution de la consommation de céréales complètes,

===> qui DIMINUE LEVELOPPEMENT DE LA FLORE DE FERMENTATION (acidophile) PROTECTRICE AU NIVEAU DU COECUM.

*** Un arrêt de consommation des huiles vierges qui sont remplacées par des huiles raffinées. Et une augmentation de la consommation de margarines et de beurre,

===> responsable d’une FRAGILISATION DE LA PAROI DE LA MUQUEUSE INTESTINALE QUI DEVIENT PLUS PERMÉABLE.

Il y a peu à peu une modification de la polarité : flore de putréfaction agressive / flore de fermentation protectrice.

La flore intestinale devient agressive du fait d’une alimentation inadéquate. On sait qu’une flore intestinale de putréfaction s’installe lorsque le régime alimentaire contient de la viande en excès, est plus agressive et produit plus de substances toxiques (PTOMAINES) qu’une flore de fermentation, qui s’établit lorsque le régime est végétarien.

LES RECIDIVES CANCEREUSES ET LES METASTASES

Ce n’est pas par hasard que, si on enlève chirurgicalement la tumeur, ou qu’on la détruit par radiothérapie, on a tôt ou tard une récidive ou des métastases. Cette suppression ne modifie pas les conditions biologiques dans lesquelles le cancer a pris naissance.

Pour éviter les récidives et/ou les métastases, il faut que soient supprimées le plus vite possible les intoxications et les carences existantes.

Or si l’on considère le tissu tumoral comme une REACTION DE DEFENSE de l’organisme, on comprend pourquoi il est rare de rencontrer chez un même individu la coexistence de 2 cancers de nature différentes. Lorsqu’une tumeur assure le travail de défense, l’organisme n’a pas besoin d’en former une autre.

TRAITEMENT ALIMENTAIRE DU CANCER SELON KOUSMINE

1°) TRAITEMENT PREVENTIF DES TUMEURS OU DE LEURS RECIDIVES.

Ce traitement a donc pour but de « débrayer le moteur du cancer ».

« Il est bien entendu que le traitement que je propose n’est qu’un complément bénéfique des mesures classiques ».

Agir au niveau de l’intestin
(A) - Renforcer la perméabilité de la membrane intestinale

. Utilisation d’huiles riches en acides gras poly-insaturés.

. Arrêt du beurre, des fromages gras et fermentés, et des huiles raffinées.

(B) - Modifier la flore microbienne intestinale afin de diminuer la flore de putréfaction et favoriser la flore de fermentation

. Introduction dans l’alimentation de crudités, de légumes et de céréales complètes

. Diminution de l’apport de protéines animales (viandes) de graisses, et arrêt de la consommation des sucres rapides en général

. Crême BUDWIG chaque matin au petit déjeuner.

(C) - Eliminer rapidement la flore intestinale agressive présente dans le côlon, et renforcer la paroi colique.

. lavements rectaux de 2 litres d’eau de camomille, en général deux fois par semaine (l’indication de lavements se juge sur l’odeur et l’aspect des selles, et l’état de la langue).

. instillations de 60 ml d’huile vierge de tournesol tiédie après les lavements.

Agir au niveau du foie, de la fatigue, et des défenses générales de l’organisme
A) - prescription de vitamines à titre substitutif, de magnésium et d’extraits hépatiques.

Les besoins vitaminiques d’un individu malade, et à fortiori d’un cancéreux sont bien supérieurs à ceux d’un individu sain.

Complexe de Vitamine B (sans vitamine B12 !)
Vitamine E, sélénium, zinc (complexes anti-oxydants)
VITAMINE C à hautes doses
Acides gras polyinsaturés (Capsules d’huile d’Onagre, et d’huile de foie de poisson)
Détoxifiant hépatique
Sels de magnésium

et CK 99 (ampoules injectables de 10 ml de mélange de Vit C /Vit B /Calcium /Magnésium /Méthionine) en injections lentes intra-veineuses bi-hebdomadaires.

(B) - Alcalinisation par des citrates alcalins.

Le pH urinaire est pris comme référence pour doser individuellement la quantité de sels minéraux alcalinisants qui seront nécessaire. Le pH urinaire est ainsi équilibré entre 7 et 7,5 pendant plusieurs années afin de reconstituer une réserve alcaline convenable et permettre à l’organisme de se débarrasser de l’excès d’acides minéraux et organiques accumulés dans les tissus et gênant le déroulement physiologique des processus de détoxication.

Utilisation de petites doses d’anti-mitotiques

Certains cas nécessitent l’utilisation d’anti-mitotiques pendant une période plus ou moins longue. L’endoxan est son remède de choix (dans la mesure ou il se trouve indiqué, en fonction de la forme cellulaire du cancer).

Elle l’utilise selon le cas, soit en comprimés à 100 mg (deux comprimés par semaine), soit en injections intra-veineuses (mélangé avec le DYNAPLEX à la dose de 100 mg deux fois par semaine).

Cette dose qui peut être jugée ridiculement faible, voire inutile ou même dangereuse, car pouvant provoquer une résistance à plus moins long terme, se révèle en fait avec l’expérience très efficace, et dépourvue d’effets secondaires. Le corps préparé et nettoyé peu à peu par les mesures décrites plus haut, répond remarquablement bien à ces doses « filées », sans développer de résistances.

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« Les mesures que je préconise ne commencent habituellement à être efficaces qu’après deux mois environ, et ne développent leur plein effet qu’après deux ans. »

« Si le cancer diagnostiqué relève de la chirurgie, et que l’état du malade est suffisamment bon, il faut l’opérer et le cas échéant, l’irradier pour obtenir le délai nécessaire à la correction de ce qu’il est convenu d’appeler son terrain. »

« Si le malade est en mauvais état, il est préférable de le préparer à l’opération pendant quelques semaines ou quelques mois en appliquant les mesures décrites. On constate alors que la tumeur s’arrête de croître, parfois même diminue de volume, l’état général s’améliore et le résultat de l’opération ou de la radiothérapie retardées peuvent être excellents. »

2°)TRAITEMENT ALIMENTAIRE DES POUSSÉES ÉVOLUTIVES

*** Régime de détoxication intensive sur 3 semaines :

SEMAINE : Régime de fruits exclusif.
Fruits frais et jus de fruits fraîchement pressés, pris en plusieurs petits repas au long de la journée.

SEMAINE : Régime cru exclusif.
Trois repas répartis sur la journée, composés uniquement d’aliments crus : fruits frais, jus de fruits, fruits séchés, graines oléagineuses, céréales moulues et crues, miel, pollen, jaune d’œuf cru, lait cru, yogourts, légumes crus et huiles de première pression à froid.

  • Le matin : Crême BUDWIG, et 150 grammes de fruits - Repas de midi : Légumes crus additionnés de d’huile vierge, une cuillerée à café de céréales moulues crues, fromage blanc et jaune d’œuf
  • Repas du soir : Fruits secs, miel, pollen

SEMAINE : Élargissement
On ajoute une fois par jour des céréales cuites et des légumes cuits.

Ce régime a pour but la modification rapide de la flore intestinale.

*** Suivi d’un régime sans viande strict.

Ces trois semaines sont suivies d’une alimentation sans viande stricte pendant les 2 à 3 mois suivants.

*** Lavements rectaux quotidiens.

Les lavements rectaux seront quotidiens pendant 8 à 10 jours, suivis systématiquement d’instillation de 60 cc d’huile vierge de tournesol tiédie. Puis les lavements seront continués au rythme de 3 fois par semaine, puis 2 fois par semaine, jusqu’à stabilisation.

*** Intensification du traitement vitaminique.

Les besoins accrus en diverses vitamines nécessite l’utilisation de vitamines injectables en injections quotidiennes.

Source : http://www.kousmine.com/lecancer.htm

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