Cancer, dépistage du cancer du colon par un dosage de progastrine

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Catherine Seva et Audrey Ferrand, du centre de recherche en cancérologie, viennent de conclure une étude qui démontre qu’on peut prévoir la survenue d’un cancer de colon grâce au dosage d’uneprotéine : la progastrine

Dépistage du cancer du colon par un dosage de progastrine

Catherine Seva et Audrey Ferrand, du centre de recherche en cancérologie, viennent de conclure une étude qui démontre qu’on peut prévoir la survenue d’un cancer de colon grâce au dosage d’une protéine : la progastrine.

Cette étude donne beaucoup d’espoir aux nombreuses familles qui sont affectées par ce cancer. Les statistiques nationales établissent, en effet, que le cancer du colon est le deuxième cancer en France de par sa fréquence et il est classé quatrième en terme de mortalité due au cancer.

C’est la raison pour laquelle les recherches sur ce type d’affection maligne s’étaient intensifiées ces dernières années. L’un des défis majeurs était de pouvoir identifier les personnes susceptibles d’être affectées par cette pathologie en vue d’orienter la prévention. Aujourd’hui c’est chose faite. Au bout d’un travail acharné qui s’est étalé sur plusieurs années, Catherine Seva et Audrey Ferrand, de l’équipe Inserm-université Toulouse III-Paul Sabatier, ont mis au point un test prédictif du cancer colorectal.

Pour ce faire, ces chercheuses ont réalisé une étude rétrospective s’étalant sur 10 ans. Elles ont analysé les polypes prélevés sur 74 patients ainsi que la teneur en progastrine. Les polypes sont des lésions de la muqueuse intestinale. Des études ont révélé que près de 25% de la population du vieux continent, dont l’âge est compris entre 20 et 54 ans, en sont porteurs.

Jusqu’ici le rôle de ces lésions dans le cancer du colon était négligé. Quant à la progastrine, des études antérieures l’avaient associée au cancer colorectal. L’équipe a donc voulu savoir si on pouvait prédire le risque de cancer à partir de l’analyse du taux de progastrine.

Les interprétations statistiques ont montré une corrélation plus que significative entre la présence de cette protéine et la survenue d’un cancer du colon. La totalité des patients présentant des taux élevés de progastrine, avaient au bout d’une période de 2 à 10 ans, développé des syndromes précurseurs d’un cancer du colon tandis que ceux, chez qui ce taux était très bas ou nul, n’ont au contraire pas développé cette affection.

Conclusion :

un dosage de la progastrine permet de prédire le risque de survenue d’un cancer du colon. Les tests mis au point devront faire l’objet de tests à grande échelle afin d’être validés puis mis à la disposition des hôpitaux.

Source : http://www.ecologie.tv/sciences

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