VOTRE CORPSCLAME DE L’EAU Effets méconnus de la déshydratation

, par  Amessi , popularité : 7%

Même dans les cas d’eau fortement calcaire, il n’y aura pratiquement jamais de problèmes. Le corps s’adaptant aux besoins, il est plus que probable que ce n’est qu’une partie du calcium dissous dans une eau même très dure qui entrera dans le système. Une étude récente (menée dans une région qui ne dispose que d’une eau très dure pour sa consommation) a montré que l’eau surchargée en calcium ne produit aucun effet négatif chez les consommateurs.

  Sommaire  

Guérir des maladies déjà installées

 Dans le cadre de notre approche préventive de la maladie, on n’aura pas à se tenir à un régime savamment étudié pour contrôler tel ou tel état clinique tant que l’ingestion d’eau précède le repas. Cependant, il est recommandé de limiter les aliments gras et frits. La graisse se transforme en acides gras et s’introduit dans le sang. Ces acides remplaceront le tryptophane qui est lié à l’albumine, laquelle doit être stockée et protégée au cours de son séjour dans le sang en circulation. Le foie attaquera et détruira le tryptophane si, sous sa forme libérée en circulation, il représente plus de 20% de son contenu total. Les aliments excessivement gras épuiseront alors les réserves de tryptophane

 Ce qui précède doit servir à prévenir la maladie.

J’ai exposé ici mon opinion scientifique et le fruit de ma recherche, en les fondant sur des observations cliniques. J’ai cité un nombre de maladies qui semblent apparaître suite à une déshydratation chronique. Le but est de vous armer pour prévenir l’organisme de toute maladie future.

Cependant, il se peut que vous souffriez déjà des effets négatifs d’une déshydratation et souhaitiez inverser le cours des événements. Espérons que votre problème n’ait pas atteint une phase irréversible et qu’un tournant dans le processus de la maladie puisse encore être amorcé. Bien sûr, je ne fais aucune promesse de succès, seul l’espoir de pouvoir installer un modèle correcteur est possible.

N’oublions pas qu’à chaque étape de la vie, notre corps est le fruit d’une série d’interactions chimiques produites auparavant. Forts d’un savoir correct, il est probable que l’on puisse inverser certaines réactions, mais non toutes.

Premièrement, n’imaginez pas que vous pourrez inverser la situation en vous « noyant » à présent dans de l’eau. Il n’en est rien ! Les cellules du corps sont comme des éponges, il leur faut du temps pour mieux s’hydrater. N’oubliez pas non plus que certaines d’entre elles rendent leur membrane moins perméable à l’eau, que ce soit dans un sens ou dans l’autre. Les poumons seront les premiers à manifester les signes d’un « apport excessif d’eau », du moins si vos reins ne filtrent pas cet excès. Si vos reins ne sont pas endommagés par une longue déshydratation générale et que la perte de la sensation de soif oblige le corps à réagir, vous pouvez tranquillement boire les quantités d’eau recommandées sans aucun risque.

  • Si vos reins ont souffert à force d’avoir concentré et filtré des substances chimiques « toxiques » qui ne cessent de se constituer en cas de déshydratation longue et croissante, vous devez être très prudent. Dans ce cas, un traitement médical s’impose.

Il est impossible de substituer à la médication une ingestion d’eau accrue pour remplacer ces « manipulateurs chimiques de l’organisme ». Pendant quelques jours, évaluez avec précision la quantité d’eau que vous buvez normalement et le volume d’urine produit. Commencez ensuite à ajouter un verre d’eau ou deux par jour à la quantité normale. Mesurez toujours la quantité d’urine produite. Si elle augmente, vous pouvez également accroître votre consommation d’eau. Si vous prenez des diurétiques, rappelez-vous que l’eau est le meilleur diurétique naturel quand les reins fonctionnent normalement. A mon avis, c’est une « science fondée sur l’ignorance » que de prescrire des diurétiques à la place d’un accroissement de l’ingestion d’eau tant que les reins sont capables de produire de l’urine.

Dans la pratique médicale, la prescription spontanée et sans distinctions de diurétiques, de bloquants de calcium, de bêtabloquants et de médicaments anticholestérol est à la mode. A ce titre, Mr Fox est l’exemple type. Pourquoi ? Simplement parce que la « science médicale » s’est développée à partir d’un modèle désespérément erroné. La base de la « connaissance » qui soutient la crédibilité de la médecine et son droit de pratiquer est dans l’erreur et ignore le rôle que la perturbation du métabolisme de l’eau peut jouer dans l’émergence de la maladie.

Je peux affirmer cela aujourd’hui pour avoir reçu moi-même un tel enseignement avant de découvrir mon ignorance. Vous devriez à présent demander à votre médecin traitant si votre état peut être radicalement changé par un ajustement de la consommation quotidienne d’eau et de l’alimentation. S’il (ou elle) n’a aucune idée de ce dont vous parlez, vous pourriez lui être d’un secours certain en partageant l’information acquise sur les problèmes liés à la déshydratation chronique et persistante du corps. N’abandonnez pas si votre demande est écartée d’un geste d’impatience sous prétexte que vous ignorez ce dont vous parlez.

Le corps est constamment obligé de retenir le sel pour garder l’eau à l’intérieur de lui-même. L’élimination de ce sel nécessite une augmentation progressive du volume d’urine. L’eau s’en chargera si son ingestion est très progressivement accrue. Lorsque le volume d’urine ne suit pas l’augmentation de l’ingestion et que des œdèmes des jambes et des paupières se présentent, il faut réadapter l’ingestion en la diminuant.

Quand les yeux redeviennent moins ôourïïs et que les chevilles désenflent, on peut réaugmenter sa consommation d’eau. Fondamentalement, c’est le captage imprudent d’eau dans les poumons qui me préoccupe. C’est pourquoi j’insiste sur la nécessité de mesurer le liquide ingéré et l’urine produite avant de tester les effets d’un accroissement de la consommation d’eau et d’une réduction de boissons tels le café et le thé.

II faut toujours garder à l’esprit que le corps perd du sel puisque l’ingestion d’eau est accrue alors que celle du sel ne l’est pas. Après avoir pris pendant quelques jours six, huit ou dix verres d’eau quotidiennement, vous devriez commencer à ajouter un peu de sel à votre alimentation. Si vous souffrez de crampes musculaires la nuit, rappelez-vous alors qu’elles sont le fruit d’un début de déficience en sel. Les crampes dans des muscles non entraînés signifient souvent un manque de sel dans le corps. Si de telles manifestations apparaissent, commencez également à accroître la consommation de vitamines et de minéraux - en particulier si vous ne mangez pas correctement. Vous pouvez le faire en incluant dans vos repas des légumes pour leur teneur en vitamines solubles dans l’eau.

Les carottes (riches en bétacarotène) sont une nécessité alimentaire indispensable. Le bétacarotène est un précurseur de la vitamine A, il est absolument essentiel au métabolisme du foie, sans compter que les yeux en ont besoin. On devrait également ajouter à sa consommation de liquides un peu de jus d’orange pour sa teneur en potassium. De grâce, souvenez-vous que « le plus est l’ennemi du bien » !

Un excès de jus d’orange entraînera des problèmes d’un autre genre. Si le corps se trouve surchargé de potassium, la production d’histamine s’accroîtra. J’ai pu aider des gens à se débarrasser de crises d’asthme qui persistaient depuis de longues années par la simple recommandation de limiter leur consommation quotidienne de jus d’orange à un, au plus deux verres, en remplaçant évidemment les autres verres par de l’eau.

Je tiens ici à attirer l’attention sut un fait qui relève d’une importance capitale. La majorité des médications fréquemment utilisées sont directement ou indirectement de puissants anti-histamines. C’est en psychiatrie et pour les patients dépressifs que l’on a recours à la variété la plus puissante. Nombre d’antidépresseurs sont des antihistaminiques, au point que certains gastro-entérologues les utilisent pour traiter les ulcères de leurs patients parce qu’ils sont moins chers. Il en existe une grande variété, et leurs prix sont plus modestes que ceux des agents bloquants H2 traditionnels qui inondent le marché. Ceci démontre à quel point l’industrie pharmaceutique apprécie la signification de l’activité de l’histamine dans l’organisme. Son rôle n’est pas de nous informer sur le rôle de l’histamine dans la régulation de l’eau du corps ; c’est une entreprise commerciale intéressée par la vente de ses produits.

-* La prochaine fois que votre médecin vous prescrit un médicament, demandez-lui s’il a une quelconque activité anti-histaminique. En effet, les médicaments antihistaminiques peuvent affecter très fortement les systèmes immunitaires.

La santé publique et nos responsabilités

« ^ Si vous avez souffert à cause de l’ignorance médicale en ce qui concerne les appels d’eau de l’organisme, votre médecin traitant est responsable de votre rétablissement en espaçant et en diminuant le recours aux produits chimiques pour traiter la déshydratation chronique. Assurez-vous qu’il devienne conscient de tout ce qu’implique le métabolisme de l’eau, des autres signaux que le corps assoiffé émet lorsque la déshydratation commence à altérer sa physiologie. Votre médecin est responsable de vous et devant vous, et en sa qualité d’ami, il doit être informé. Aidez-le à prendre conscience du changement de paradigme. Il vous incombe d’informer aussi votre compagnie d’assurance des charges financières trop lourdes qu’elle fait peser sur vous, alors qu’une approche alternative pour une santé meilleure existe.

Le plus simple des traitements en médecine

Il est désormais de votre responsabilité de participer activement au changement du système de santé publique pour qu’il travaille pour vous et non à des fins commerciales et politiques arrêtées par ses administrateurs. D se pourrait bien qu’un jour, il doive modifier ses lois pour écarter tout traitement pharmaceutique ou contraignant tant qu’on n’a pas exclu la déshydratation comme facteur responsable de la maladie. L’évaluation des médicaments, avant leur introduction définitive dans les traitement, ne devrait se faire qu’après une hydratation correcte de l’organisme ; elle devrait même être pleine et totale quelques jours avant le début des tests. Après tout, l’eau ingérée en avalant une pilule est immédiatement plus efficace chez une personne déshydratée que la composition chimique du cachet ! Il est fort probable que l’effet placebo observé par ceux qui testent les médicaments soit le résultat d’une correction apportée à une déshydratation méconnue qui contribue à produire la maladie.

Vous êtes à présent « initié » : utilisez vos connaissances au profit du bien-être de l’humanité ; essayez de hâter le « changement de paradigme » pour que la pratique médicale comprenne le problème du métabolisme de l’eau dans le corps.

Des économies pour la nation y *}

Comme exposé auparavant, lorsque l’on adoptera et pratiquera pleinement notre changement de modèle on pourra réaliser des économies substantielles pour les systèmes de santé inutilement surendettés et dispendieux pour la société.

Aux États-Unis, l’hypertension et les désordres cardio-vasculaires qui y sont liés coûtent chaque année plus de 100 milliards de dollars. Les douleurs dorsales se traduisent par une perte de 80 milliards de dollars. Les rhumatismes articulaires affectent 20 millions de personnes du troisième âge et coûtent annuellement plusieurs dizaines de milliards de dollars... et je n’ai cité que quelques pathologies. Sur les quelques 850 milliards de dollars qu’ont coûté les soins médicaux des Américains en 1992, environ 50 à 60% sont dus à des erreurs initiales et à une méconnaissance de la déshydratation chronique.

Une simple rectification de cette erreur scientifique, aussi vieille que tenace, peut faire fléchir la courbe ascendante du déficit budgétaire lié à la santé publique. Mais le changement de paradigme produira également une société plus saine. On estime que les coûts galopants des soins aux États-Unis atteindront 28% du PNB en l’an 2010. Avec une telle montée en flèche, pas moins de 50 millions d’Américains ne pourront plus s’offrir le luxe d’une assurance maladie et seront privés d’une couverture médicale correcte. Le changement de paradigme inversera la tendance sans espoir des coûts de la santé pris dans leur spirale folle.

Conclusion

En nous fondant sur l’approche physiologique de l’émergence de la maladie présentée dans ce livre, il est désormais possible d’adopter une position résolue pour que soit mis fin, en moins de deux décennies, aux maladies majeures produites par la déshydratation sur terre. Le public doit réclamer le changement de modèle et adopter le nouveau paradigme pour affranchir l’humanité des conceptions erronées perpétuées à des fins mercantiles à l’intérieur du système de santé publique. De même, mes confrères doivent arrêter de traiter les signaux de déshydratation en prescrivant aveuglément des produits pharmaceutiques ou en proposant des traitements lourds et contraignants.

En 1990, le président et tous les membres du conseil de l’Association Médicale Américaine reçurent de la part de la Fondation pour la Voie simple en Médecine une invitation à partager avec leurs confrères actifs l’information rassemblée sur le changement de modèle qui intègre la question du métabolisme de l’eau dans le corps. La revue Science in Medicine Simplified publia par la suite cette lettre dans son numéro de 1991. Je vous la présente ici pour votre information. Portez-la à la connaissance de votre médecin personnel et des administrateurs de la santé publique. Aujourd’hui, il est possible de se procurer plus d’information qu’il n’en faut pour demander et promouvoir un changement nécessaire des structures de nos systèmes de santé.

C. John Tupper, Docteur en médecine
Président American Médical Association 535 North Dearborn Street Chicago, Illinois 60610

Le 24 juillet 1990

Cher Dr Tupper,

Le statut actuel de la médecine clinique semble s’attirer de nombreuses critiques tant de la part du public insatisfait et en mal de soins que des contribuables qui doivent faire face à des coûts de soins qui poursuivent leur montée en spirale. Dans la revue Barron ’s, Kathryn Welling signa un article le 11 juin où elle projeta l’avenir sombre que ce problème nous réserve. Pourtant, il n’est pas inexorable que la situation devienne aussi désespérante. Pour transformer une situation apparemment sans issue, pour en produire une nouvelle, riche en espoir et en science créative, un simple changement de l’approche fondamentale de la physiologie humaine, puis son application dans la pratique médicale, sont nécessaires. Les points forts de ce changement de modèle sont les suivants :

 Le corps humain a un problème important de régulation d’eau en raison d’une perte progressive de la sensation de soif.

On rencontre cette difficulté dans la pratique clinique si fréquemment qu’elle ne nécessite aucune explication. Toutefois, pour écarter toute forme de doute sur la question, je me permets de joindre à la présente le Lancet Éditorial du 3 novembre 1984, et l’article de Paddy Phillips du 20 septembre 1984. Si l’eau est importante pour le corps humain, sa perte doit laisser quelques empreintes qui demandent à être clarifiées. Et elles le sont par l’existence de tels états de privation d’eau ! Pourquoi ? Parce qu’on n’a pas accordé une réelle attention aux systèmes essentiels et complexes d’ingestion et de distribution d’eau ; parce que, contre l’intérêt bien compris des personnes traitées, on altérerait plutôt chimiquement les régulateurs d’eau à l’intérieur de ces mêmes systèmes, surtout quand ils deviennent ô combien manifestement producteurs de signaux d’alarme.

Le résumé publié de ma présentation sur l’histamine neurotransmetteur ainsi que le texte intégral publié par la revue Science In Medicine Simplified tentent de couvrir le champ des points pertinents que soulève l’exposé ci-dessus. M’adressant à un confrère estimé, je vous invite à examiner de près le changement de modèle présenté.

Étant donné votre position présidentielle et la confiance que vos collègues actifs dans la profession ont placée en vous, invitez-les à étudier le changement de paradigme et à l’appliquer aux soins dont ils entourent leurs patients. Mes études cliniques et théoriques révèlent qu’un changement de modèle - qui part d’une attention scientifique exclusivement accordée aux corps dissous particulaires dans le corps humain et aboutit à l’étude des perturbations qui frappent différents systèmes, à cause d’une dérégulation du métabolisme du solvant qui envoie ses signaux de détresse - ouvrira la route à un développement de nombreuses solutions très efficaces aux problèmes de santé majeurs de notre société.

Le modèle actuellement en vigueur - qui permet au médecin de demeurer sourd tant aux signaux indiquant une simple déficience en eau dans le corps qu’à ses besoins projetés, et qui lui permet de maltraiter son patient par un cocktail de produits pharmaceutiques - est incapable de répondre aux attentes et problèmes des malades chroniquement déshydratés. Il ne contribue pas à rétablir le prestige des cliniciens non plus.

En outre, il est désavantageux jusqu’à l’absurde pour la société dans laquelle nous tentons tous de vivre sans la peur de nous voir ruinés par une fiscalité déjà galopante et qui l’est à cause des résultats d’une erreur scientifique élémentaire héritée en physiologie. Si le passage méthodique et discipliné de l’ancien modèle au nouveau est une chose souhaitable, c’est que le temps d’agir et de dire adieu à nos préventions est venu. Le silence qui fait perdre du temps, les hésitations, l’autosuffisance ou même le refus émotionnel du changement de modèle de la part du corps médical ou de ceux qui ne pensent qu’en termes politiques, ne feront qu’inviter le public à redoubler de critiques caustiques dans un proche avenir.

J’espère que l’enthousiasme sérieux avec lequel j’ai, au début, invité mes collègues à adopter ce changement soit le reflet de ma sincère bonne volonté professionnelle. Il est certain qu’un changement demande une transition en bon ordre, mais convenons qu’il est urgent. Cependant, sur la base des données scientifiques connues, notre Fondation ne considère pas que le maintien du statu quo dans la pratique médicale soit dans l’intérêt le mieux compris de la société. C’est pourquoi nous vous invitons à donner le coup d’envoi à l’établissement d’un programme qui permettra aux membres de l’Association Médicale Américaine d’évaluer et d’adopter notre changement de modèle.

Avec mes vœux les meilleurs pour votre succès dans la réalisation de possibilités nouvelles, qu’une approche du changement de modèle scientifiquement fondé ne manquera pas d’offrir à la société. Vos commentaires ouvriraient un peu plus la voie à ce paradigme nouveau dont le public a besoin, et en indiqueraient la direction.

Sincèrement,

F. Batmanghelidj

Fondation pour la Voie simple en Médecine

Copies à :

Autres Sociétaires de l’AAM et Membres du Conseil d’Administration

Le Sénateur Pryor, Commission Spéciale sur le Vieillissement

Dr. Louis Sullivan

Le Comité des Relations Publiques de la Fondation

Annexes :

t. Barron’s du 11 juin 1990, article éditorial de Kathryn r, M.Welling

Lancet Editorial du 3 novembre 1984

Article de Paddy A.Phillips, New England Journal of

Medicine du 20 septembre 1984

Résumé, Neurotransmitter Histamine : An Alternative

View Point-Science in Medicine Simplified, volume 1, avril 1990

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  • Les références de F. Batmanghelidj : « Is Cell Membrane Receptor Protein Down-Regulation Also a Hydrodynamic Phenomenon ? » (La Régulation de la protéine réceptrice dans la membrane cellulaire provient-elle également un phénomène hydrodynamique ?) et Science in Medicine Simplified, Volume 2, juin 1991, ont été sélectionnés comme principale source bibliographique de cet ouvrage.
  • Cet article tente de présenter quelques aspects des dégâts qu’une déshydratation installée et longue peut produire. Le présent ouvrage se fait l’écho de cet article et de plusieurs centaines d’autres. On peut utiliser ces informations de manière cohérente et les laisser s’emboîter pour former un dessin qui prend toute sa dimension à la lumière du changement de modèle, dont l’arrière-plan fait appel à des observations cliniques très étendues.“
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Sans entrer dans l’aspect émotionnel de ce problème, et en nous tenant strictement à l’approche scientifique du corps humain, nous devons prendre conscience d’un fait simple. Les tissus du vagin d’une part, de l’anus et du rectum d’autre part, ont été conçus à des fins différentes. Il est vrai que tous deux ont un système sensoriel similaire relié à un seul mécanisme central pour l’enregistrement de la douleur et du plaisir, mais structurellement, ils ne sont pas identiques. Le vagin possède un épais revêtement cellulaire constitué de plusieurs couches qui, si elles n’absorbent pas facilement la semence de l’intérieur, sont conçues pour résister à la friction et à une force multidirectionnelle. Il y a un mécanisme pour la sécrétion de mucus lubrifiant afin de résister à ces forces. En outre, la semence a des propriétés chimiques qui augmentent l’épaisseur et la résistance de la paroi vaginale.

Le sperme a une composition complexe. Il contient une substance chimique appelée trans-glutaminase (nommée TGA ci-après). Dans certaines circonstances, la TGA relie certaines protéines à d’autres. Elle provoque également la mort de certaines cellules de manière particulière, puisque elles se dessèchent au lieu d’être lysées (dissoutes). La TGA illustre par là sa capacité à épaissir la paroi vaginale pour faire face aux rapports sexuels homme-femme normaux. Le sperme contient également des protéines aux très puissantes propriétés immuno-suppressives. . ,4

Ceci facilite le passage du sperme jusque dans l’utérus et ses trompes pour fertiliser l’ovule. Pour le corps de la femme, les millions de spermatozoïdes qui entrent dans l’utérus sont des corps étrangers contre lesquels la paroi de l’utérus et celle des trompes réagiraient vivement si les propriétés immunodépressives des protéines du sperme ne les protégeaient pas. Pour que l’enfant puisse survivre pendant les neuf mois de grossesse, alors qu’il n’a pas les mêmes propriétés antigéniques que les tissus de sa mère, il faut que le système immunitaire local de celle-ci soit supprimé pendant ce temps. Il semble que quelque chose dans le sperme (peut-être une protéine proche de l’utéroglobine appelée SV-IV) codifie la suppression de l’immunité de la mère. C’est cette propriété suppressive du sperme qui assure la survie des spermatozoïdes d’abord, et du fœtus ensuite, jusqu’à l’accouchement.

Le vagin n’absorbe pas la semence. Elle est évacuée grâce à sa conception anatomique et à sa position.

Le rectum quant à lui est revêtu de très minces cellules délicates. De par sa conception anatomique, il retient le sperme dont les propriétés physiologiques extrêmement puissantes trouvent pleine liberté d’action. Les substances immuno-suppressives agissent comme un dispositif de brouillage radar utilisé à bord d’avions de combat pour entrer dans l’espace aérien de l’ennemi et y lâcher des bombes.

Avec une sécrétion répétée de sperme dans le rectum d’un homme ou d’une femme, la suppression du système immunitaire est inévitable ! Non pas à cause d’un « virus », mais à cause des propriétés chimiques du sperme. Les femmes qui acceptent des relations sexuelles anales pour éviter les risques de grossesse devraient être conscientes de cette propriété suppressive.

En plus de cela, la paroi intestinale n’est pas capable de résister aux forces qu’implique la manipulation rectale à des fins sexuelles. La raison pour laquelle de telles pratiques sont possibles tient en un seul fait : l’appareil intestinal ne possède pas de système sensoriel aigu de la douleur et peut donc être abîmé de l’intérieur, pour autant que le péritoine ne subisse aucun dommage. Le péritoine est la protection mince qui enveloppe l’appareil gastro-intestinal. Il est amplement pourvu de nerfs qui enregistrent la douleur. Il est du type « non-adhésif », qui permet aux segments divers de l’appareil intestinal de glisser l’un sur l’autre dans leurs mouvements et leur adaptation au passage du sang. Le rectum n’est pas entièrement recouvert de ce péritoine.

Ainsi, le revêtement intérieur du rectum peut être endommagé par des mouvements violents sans que le dommage ne soit ressenti. Cependant, cela ne signifie pas que les dégâts éventuels ne soient pas reconnus physiologiquement, et encore moins qu’on pourra se passer d’une offensive vigoureuse pour réparer les dégâts.

En tant que partie prenante et solidaire dans les mécanismes de réparation, les agents chimiques FNT, IL-1,11-6 et autres de la même famille seront sécrétés pour initialiser le processus de gestion de crise. Si le dommage est tel que les bactéries présentes peuvent traverser les barrières naturelles, la production de ces agents de gestion de crise s’accroîtra. (On a scientifiquement démontré que les patients souffrant du Sida présentent des niveaux de IL-6 et de FNT plus élevés dans leur sang.)

Ces agents fonctionnent pratiquement comme une équipe de secours spécialisée qui se rend sur un site après un tremblement de terre. Un groupe se charge de déblayer, un autre de ravitailler en vivres ceux qui sont pris au piège et ne peuvent être relogés ; un troisième rétablit le courant électrique, l’eau et les lignes téléphoniques, etc.

Dans la vie courante d’une cité, tous ces processus existent et font appel à la collaboration de machines et de gens. Dans le corps humain, les mêmes processus ont lieu, et les hormones et leurs systèmes enzymatiques subordonnés assument ces fonctions indispensables selon le même principe. Chaque cellule a sa personnalité et préfère survivre sur place si elle peut être réparée. Seules les cellules mortes ou irréparablement abîmées doivent être détruites et évacuées.

En cas de manipulation rectale, qu’elle soit routinière ou même rude et éprouvante, ces mêmes agents interviennent en qualité de réparateurs. Reproduire la « copie parfaite » de l’original et restaurer pleinement les tissus locaux prendra du temps. En cas de pratiques récurrentes et de lésions nouvelles à la surface de tissus déjà affaiblis, on renforcera la présence d’agents réparateurs locaux. Au bout d’un certain temps, ces hormones et leurs opérateurs subordonnés peuvent même être engagés de manière permanente et leur présence dans la circulation sanguine devient mesurable. Puisque ni leur rôle ni la raison du renforcement de leur présence pour réparer les dégâts « non perçus » ne sont reconnus, on met au premier plan une part de leur mécanisme fonctionnel et on l’étiquette comme facteur causal du bouleversement physiologique commodément baptisé « Sida ».

La recherche en laboratoire a montré que la cystéine prévient la production du HIV dans les cellules en culture. D’autres recherches similaires ont prouvé que les sidéens manquent de cystéine comme de son précurseur, la cystine. Deux expérimentations, simples à comprendre, ont clairement démontré la base métabolique permettant le développement de la maladie. Si les cellules suffisamment anormales pour produire le HIV reçoivent de la cystéine, leur caractère anormal se trouve corrigé et elles arrêtent leur production. Il nous faut comprendre désormais comment ces patients sont devenus déficients en cystéine. Et si nous commencions à chercher une explication de ce phénomène, au lieu d’aiguiller la recherche dans une impasse qui le proclame de nature virale !

A mon avis, il semble que le test HIV mette en lumière la présence d’un fragment d’ADN ou d’ARN d’une cellule endommagée, ce qui indique une déficience du noyau cellulaire. Nombre d’autres facteurs peuvent la produire, l’un d’eux étant le manque de cystéine et de zinc, en particulier dans les pays en voie de développement. Il est également possible qu’elle soit le résultat de dommages causés au rectum de manière répétée et de plus en plus grave. Le corps se voit alors contraint de puiser à long terme dans ses réserves de protéines. Ce test par lui-même n’est pas un indicateur fiable et précis de la présence d’un agent causal de la maladie. Le HIV est le résultat d’un grave déséquilibre dans la constitution du pool des acides aminés. C’est ce déséquilibre dévastateur qui est responsable de la mort des patients, et non la particule HIV.

Aussitôt cette thèse formulée, bien des questions se pressent dans l’esprit de ceux qui se concentrent sur la propagation du HIV au travers du sang. // est vrai que le sang peut contenir la particule HIV. Toutefois, ce sang contient également d’autres hormones et transmetteurs, dont certains demeurent toujours inconnus. On ne peut soutenir que le HIV entraîne le Sida, à moins de connaître tous les effets physiologiques des composants divers du sérum ou du sang.

Dans une série d’expérimentations très significatives, les savants Brodish et Lymangrove ont montré que des « intestins stressés » produisent une hormone locale qui a une activité très puissante et de longue durée. Elle provoque la libération de cortisone. Cette hormone peut se transfuser par le sérum. Pendant quelque temps, elle reste dans l’organisme récepteur et y produit la même action libératrice de cortisone.

A certains niveaux, les mécanismes libérateurs de cortisone aboutiront à la production de quelque panne de noyau et de fragmentation d’ADN similaires à la formation de la particule HIV. Encore une fois, nous sommes là en présence d’un désordre métabolique, même si les tests sont perçus comme représentant la formation de particules HIV.

Rappelons-nous que tous les processus de fabrication dans les cellules ont lieu dans un milieu liquide, et qu’une part de cette production peut partir à la dérive, à moins qu’un système d’ancrage ne soit en place. Un point très important qui appelle une explication est le fait que de nombreuses unités de cystéine sont impliquées dans la formation des systèmes d’ancrage.

Ceux-ci possèdent en certains points spécifiques des crochets en zinc attachés à des molécules de cystéine qui gardent intacte la chaîne de duplication de l’ADN et préviennent la dérive de ses segments. La structure, la formation et la fonction du récepteur de l’hormone sexuelle chez les hommes et les femmes dépendent fortement de la présence de ces « doigts » en zinc et en cystéine. Ainsi, la déficience en cystéine chez les sidéens pourrait avoir une signification bien plus grande qu’en apparence. La perte d’une dominante sexuelle pourrait résulter de changements dans la composition du pool des acides aminés, avec en tête de liste une déficience en cystéine et peut-être même en zinc ? Personnellement, je pense qu’il y a de fortes chances pour que ce soit le cas.

Une autre question est celle des rapports entre l’injection intraveineuse de morphine et d’héroïne et la production du Sida. Une réponse pourrait se trouver du côté de leurs propriétés chimiques vis-à-vis de la physiologie. Les substances apparentées à la morphine agissent sur le système nerveux, lequel envoie des messages en recourant à la sérotonine, son agent neurotransmetteur. Ce système et les substances apparentées à la morphine sont capables d’altérer le métabolisme physique. Les endorphines, la morphine naturelle du corps, suppriment non seulement la sensation de douleur et produisent de l’euphorie, mais altèrent également la sensation de faim. Ceux qui utilisent de la morphine et de l’héroïne perdent l’appétit et ne se nourrissent pas correctement. :

Par ailleurs, les consommateurs réguliers de ces drogues sont gravement stressés, soit par la raison initiale qui les poussa à se droguer, soit par la difficulté de se procurer les doses nécessaires. La physiologie du stress intervient dans tout événement, et en raison de l’altération métabolique, certains besoins quotidiens du corps ne pourront être comblés. Quand on utilise ces drogues, les sensations de faim et de soif disparaissent et le corps se nourrit aux dépens de lui-même. Dans les pays où l’on fumait autrefois l’opium, un grand nombre de consommateurs mourait d’infections pulmonaires. De la même manière, on tient aujourd’hui le virus et les aiguilles contaminées pour responsables.

Il est également important de savoir que de nombreuses années séparent le moment où l’on identifie le HIV de celui où l’on constate les symptômes cliniques de la suppression immunitaire. Je peux affirmer que le déséquilibre des acides aminés au cours de cet intervalle est infiniment plus meurtrier que le virus du Sida. Au début, le corps se met à produire des anticorps au virus. Ce n’est qu’au bout d’un certain temps que cette production devient insuffisante et inefficace. N’oublions pas qu’une composition équilibrée et bien proportionnée du pool des acides aminés est absolument essentielle à la production des anticorps.

L’un des aspects atroces du Sida est la cruauté avec laquelle il touche les nourrissons nés de mères séropositives. Il est évident que s’il manque certains acides aminés à la mère, elle n’est pas en mesure d’en fournir au bébé pour lui assurer un développement normal. Une légère déficience en méthionine, cystine, cystéine, tryptophane et autres suffit pour priver le bébé de ces éléments, qui le prédisposeront probablement à une fragmentation d’ADN au cours du développement cellulaire, en particulier pendant la phase de l’allaitement au sein, si décisive pour la croissance de l’enfant.

 — La recherche sur le Sida : quelques révélations

Au moment où ce livre était en chantier, un groupe de chercheurs d’Europe et d’Amérique se réunit aux Pays Bas en mai 1992 pour lancer un mouvement contre la manière de penser établie sur le Sida comme maladie virale. Comme le rapporte le London Sunday Times du 26 avril 1992, deux des plus éminents membres de ce groupe sont le professeur Luc Montagnier de France et le professeur Duesberg d’Amérique.

Le professeur Montagnier, de l’Institut Pasteur, est celui qui découvrit le premier le virus appelé ensuite HIV. Il isola ce prétendu virus supposé être responsable de l’inhibition du système immunitaire. Il en envoya des échantillons à Robert Gallo aux Etats-Unis, qui s’acharnait également à mettre au point une méthode pour isoler le virus du Sida. Plus tard, le docteur Gallo déposa une demande de brevet pour un matériel de test. Revendiquant ses droits sur la découverte du virus, le gouvernement français entama des procédures juridiques. Finalement, après bien des tergiversations et argumentations juridiques, les deux parties se mirent d’accord sur le partage partiel des bénéfices que rapportera la commercialisation du test. Le reste des bénéfices étant destiné à la recherche.

Le professeur Montagnier semble avoir revu ses positions initiales et prétend aujourd’hui que le virus n’est pas primordial dans le développement de la maladie. L’article paru dans la presse indique qu’il accepte à présent l’idée probable que le Sida ait d’autres causes. Il semble qu’il puisse exister même sans la présence du HIV. Montagnier a dû rencontrer des arguments incontournables qui disculpent le HIV, jusque-là seul coupable et cause unique de toutes les maladies classées sous la dénomination Sida. Un changement drastique s’est produit dans la pensée de ce chercheur.

Le professeur Duesberg, qui avait cherché à déterminer la composition exacte du virus pendant que d’autres croyaient en ses facultés productrices de maladie, avait annoncé le caractère inoffensif du virus, incapable de provoquer le Sida. Il y eut de nombreux débats, mais dans le groupe de ces chercheurs américains et européens, ses arguments ne convainquirent personne. Il ne fut pas en mesure de fournir une explication scientifique alternative sur l’étiologie des maladies rassemblées sous le sigle Sida, une explication autre qu’une répétition inlassable que le virus n’était pas la cause de la maladie. Les chercheurs concernés s’appliquaient à trouver des idées scientifiques plausibles pour qu’émerge une solution au problème. Affirmer à ce propos que le Sida n’est pas une maladie virale était insuffisant. Des arguments scientifiques pointés dans une autre direction auraient dû accompagner la disculpation du HIV comme responsable de la maladie.

Le 25 septembre 1989, j’écrivis au Dr Manfred Eigen, un savant des plus éminents qui effectue des recherches sur l’ADN à l’Institut Max Planck en Allemagne. Pour la défense de Duesberg, je joignis deux de mes articles parus dans le numéro spécial de la revue de la Fondation consacré au Sida. Ces textes présentaient l’essentiel de mes vues sur la question. Le Dr Eigen avait publié nombre de discussions entre les avocats du Sida viral et Duesberg dans Natur Wissenschaften. Il semble que les idées de Duesberg n’avaient pas convaincu Eigen et que celui-ci avait pris le parti contraire. Quelques mois plus tard, Eigen m’adressa une lettre montrant qu’il réalisait à présent l’existence d’un autre point de vue scientifiquement plausible sur la cause du Sida.

Puis, en 1992, un nouveau regain d’activité du côté des vues alternatives sur le Sida semble rassembler des forces vives. A leurs têtes se trouvent les professeurs Montagnier et Duesberg.

En 1989, j’avais envoyé à ces chercheurs une copie de notre numéro spécial de Science in Medicine Simplifiée (SMS) sur le Sida. C’est la revue de la Fondation pour la Voie simple en Médecine (références 74 et 75) ; elle permet à la Fondation de partager librement ses vues avec la plupart des chercheurs de pointe (une copie de ma lettre à Eigen fut également envoyée au professeur Duesberg). Ce numéro spécial sur le Sida fut adressé à de nombreuses librairies médicales universitaires engagées dans la recherche sur le Sida. Des articles détaillés y présentaient les explications scientifiques énoncées ci-dessus.

Dans mon article sur l’histamine neurotransmettrice, présenté brièvement pour la première fois à la 3e Conférence Mondiale Interscience sur l’Inflammation en 1989 et publié ultérieurement en 1990, j’ai aussi expliqué l’action de nombreux agents chimiques générés par le stress dans le corps humain, actions qui suppriment l’immunité. Dans cet article amplement distribué, j’ai exposé certains aspects du Sida comme une « perturbation du système », m’opposant par là à l’idée courante qu’il est provoqué par un seul virus.

Ce numéro de SMS fut largement distribué. Des copies des deux numéros (de 1989 et de 1990) furent également envoyés au professeur Philippe Lazar, le directeur général de INSERM en France. On le pria de mettre à la disposition d’autres scientifiques intéressés de son institut l’information contenue dans ces revues.

Alors que ma recherche progressait, et que parallèlement, de nouvelles informations sur les rôles critiques de la cystéine dans la fabrication de certains matériaux de l’ADN parurent, il devint absolument évident à mes yeux que le Sida était un désordre métabolique, tandis que les fragments d’ADN/ARN, classés comme les différents virus du Sida, étaient eux-mêmes un produit du manque de cystéine. De manière infiniment plus détaillée que dans ce livre, mon dernier article, « Sida : l’impasse de l’étiologie du virus », fut publié en 1991 dans SMS et distribué à de nombreux autres scientifiques engagés dans ce domaine de la recherche.

Pour un homme de science vraiment engagé dans un combat, c’est une obligation morale que de partager toute information nouvelle avec d’autres chercheurs, avant même que des revues scientifiques ne traitent le sujet. Pour ceux qui reçoivent l’information, c’est également une obligation morale que d’accorder du crédit à la personne qui a produit et partagé l’information.

Un gros titre dans Le Monde du 9 août 1991 se fit l’écho d’une lutte fratricide entre Bruno Durieux, Ministre de la Santé français, et le professeur Albert German, Président de l’Académie Nationale de Pharmacie en France. Le ministre avait demandé la démission du professeur. Dans l’une de ses allocutions, ce dernier avait émis l’idée que le Sida était le résultat d’un style de vie particulier.

L’opinion du professeur était devenue un sujet brûlant pour des débats agitant divers groupes sociaux. C’est pour cette raison qu’Albert German s’était attiré le courroux du ministre. Aucune occasion ne se prête mieux à l’introduction d’une opinion explosive que celle qui permet de l’agiter comme un supplément d’huile à jeter sur le feu d’une querelle déjà existante. Aussi ai-je envoyé la lettre reproduite ci-après à Bruno Furieux, et sa copie au professeur German.

J’espère sincèrement que le partage de mes vues nées de nombreuses recherches sur le Sida a été un instrument de réveil pour d’autres, qu’il leur permet de penser aux rapports qu’entretient cette maladie avec une physiologie anormale, laquelle émerge des stress liés à un style de vie particulier ou à une grave malnutrition dans des sociétés moins riches. Les enfants de Roumanie, au centre de nombreux émissions télévisées, ne contractèrent très probablement pas le Sida par une contamination sanguine. Il est plus que vraisemblable que cette maladie se soit développée suite à leur malnutrition.

Foundation for the Simple in Medicine

A Médical Research Institution

P.O.Box 3267, Falls Church, Virginie 22043, U.S.A.
Monsieur le Ministre Bruno Durieux

Ministre de la Santé

1, Place de Fontenoy

75350 Paris 07-S.P.
Le 6 septembre 1991

Monsieur le Ministre,

On a porté à mon attention votre discussion à propos des vues du Professeur Albert German sur le Sida, dont Le Monde du 9 août 1991 rend compte. J’ai pensé qu’il était de ma responsabilité d’attirer votre attention sur les résultats finaux que nos recherches, très approfondies dans l’étiologie du Sida, ont donnés. Notre recherche semble produire des explications physiologiques / métaboliques tout à fait compatibles avec les vues exprimées par le professeur German. J’ai le plaisir de vous adresser sous ce pli une copie d’un article récent : « Le Sida : l’impasse de l’étiologie du virus ». Cet article explique en détail les faits qu’ignorent ceux qui veulent imposer une solution au problème à travers la recherche virale - un gaspillage absolu de fonds publics. C’est avec plaisir que j’adresserai l’article à tout scientifique de votre pays qui ne s’en remet pas aveuglément à la cause virale. Au cas où vous aimeriez disposer d’un complément d’information, de grâce, n’hésitez pas à me contacter. . . .....-.".-

Avec mes sincères salutations,

F. Batmanghelidj, Dr en Médecine

Annexe : article "Le SIDA : l’Impasse de l’Etiologie

du Virus"

Copie : Professeur Albert German

Un autre point qui mérite discussion est la valeur du test du Sida comme indicateur d’une maladie en cours de développement. Ce test montre que le corps a rencontré cette particule antigénique et a enregistré sa structure. Il montre également que le corps a gardé en mémoire cette particule / ce virus dans sa banque de données pour fabriquer un mécanisme de défense contre la « particule étrangère ». Ce n’est pas nécessairement une particule venue de l’extérieur, mais une particule que le corps lui-même ne devrait pas produire. Il s’opère ici une sorte de contrôle de la qualité de la « chaîne de duplication de l’ADN ». Enfin, ce test est un indicateur de la perturbation qui frappe le métabolisme des acides aminés dans le corps, et non l’indicateur d’un virus meurtrier lâché dans celui-ci.

Des expériences en laboratoire ont montré que si l’on ajoute de la cystéine à un milieu qui cultive des cellules pour la production de virus, ces cellules ne fabriqueront pas le virus. Dans un milieu contenant suffisamment de cystéine, il sera impossible de récolter le virus. Ce test présente la conclusion la plus claire, à savoir que le test du Sida n’est que l’indicateur d’un déséquilibre persistant des acides aminés dans l’organisme. Il est important de se rappeler que si l’un des acides aminés est sous-représenté, un déséquilibre drastique des autres acides aminés existera également.

Je présente ces idées nouvelles sur le Sida pour indiquer qu’une approche métabolique de ce problème permettra de l’affronter en escomptant des résultats plus satisfaisants et rapides. Il existe une manière simple d’arrêter les pannes musculaires : ajuster l’ingestion quotidienne d’eau et manger des repas équilibrés et riches en protéines. Intensifier ses exercices et activités physiques en même temps impose au corps un programme physiologique pour se muscler, au lieu de les réduire en composants d’acides aminés pour nourrir le reste du corps. N’oublions pas que le corps humain est conçu pour se défendre contre tous les types d’infections. Il a survécu aux virus à action rapide, comme la variole, les oreillons, la polio et bien d’autres, au cours de son développement. En général, l’organisme a besoin d’environ neuf jours pour se doter d’une défense contre les virus, même rapides. S’il peut survivre aux virus rapides, il est assurément capable de se défendre lui-même contre ceux qui se développent lentement.

Nous devons comprendre comment nous pouvons rendre le corps plus résistant et arrêter des actions qui le rendent vulnérable.

S’il ne faut pas alourdir d’une paille le poids limite supporté par le dos d’un chameau, de peur qu’il ne s’écroule, le corps humain doit certainement aussi avoir un point de rupture qu’il ne faut pas surcharger d’un style de vie trop lourd. La question se pose : continuons-nous à mesurer la paille ou les limites structurellement et physiologiquement inhérentes ? Accordons-nous toute l’attention méritée aux limitations du corps, ou prenons-nous le parti facile de blâmer imprudemment un virus lent et inefficace pour les maladies qui s’abattent sur certains membres de notre société ?
Chapitre 10

 Le plus simple des traitements ,. en médecine

 Notre corps a besoin d’un minimum absolu de six à huit verres d’eau de 225 cm3 par jour. L’alcool, le café, le thé et les boissons contenant de la caféine ne doivent pas être considérés comme de l’eau.

Les meilleurs moments pour boire de l’eau (cliniquement observés chez des malades souffrant d’un ulcère de l’estomac) sont : un verre une demi-heure avant les trois repas principaux (petit déjeuner, déjeuner, souper) et la même quantité deux heures et demie après chaque repas. C’est le minimum vital dont notre corps a besoin. Pour le protéger de tout manque, nous devrions boire deux verres supplémentaires autour des repas les plus lourds ou avant le coucher.

II faut satisfaire la soif à tout moment. En augmentant la consommation d’eau, les mécanismes annonciateurs de soif deviennent plus perceptibles.

Améliorer l’ingestion d’eau en fonction des heures de repas, c’est éviter que le sang ne se concentre trop suite à l’ingestion de nourriture. Quand le sang est trop concentré, il prélève de l’eau sur les cellules qui l’entourent.

L’eau est la médecine la moins chère pour un corps déshydraté. Aussi simplement qu’une déshydratation produira à la longue des maladies majeures, une attention constante accordée à une ingestion d’eau bien réglée préviendra l’émergence de la plupart des affections que nous rencontrons dans notre société moderne.

A moins qu’elle ne soit contaminée par des produits chimiques ou des métaux lourds tel que le plomb, l’eau du robinet est la meilleure source d’approvisionnement. Elle bénéficie de la protection du chlore qui est un bactéricide. L’eau du commerce passe pour être stérilisée grâce à l’addition d’ozone au moment de sa mise en bouteille. Conservée peu de temps, l’eau en bouteille peut être une source d’approvisionnement alternative.

Toutefois, ceux qui sont habitués à consommer d’autres boissons auront du mal à boire de l’eau pour de simples raisons gustatives. En général, le « mauvais goût » de l’eau du robinet provient du chlore. La plupart des commerçants désireux de vendre leur eau en bouteille utilisent ce fait comme argument de vente ainsi que la présence de calcium dans l’eau du robinet.

Si nous remplissons une cruche d’eau pour la laisser quelque temps dans le réfrigérateur, le chlore dissout dans l’eau s’évaporera et son odeur disparaîtra. L’eau deviendra douce et agréable au palais. La plupart des restaurants servent de l’eau traitée de cette façon. A moins qu’elle ne soit lourdement chargée en calcium, son ingestion est parfaitement inoffensive et sûre. Cette eau n’est pas seulement sans danger, mais elle est une source de calcium bon marché. Le calcium est naturellement présent dans l’eau et on n’a pas ainsi besoin de l’acheter chez le pharmacien pour prévenir l’ostéoporose qui affecte les personnes âgées. ^

Comment et quand pensez-vous que l’ostéoporose commence ? En fait, elle s’installe bien des années avant que l’on ne constate sa présence. Lorsque les réserves d’énergie hydro-électrique se trouvent momentanément épuisées, le corps fait appel à l’énergie stockée dans le calcium retenu dans les cellules et éventuellement dans les os. Lorsqu’une molécule de calcium se sépare d’une autre, une unité d’ATP est également libérée. L’ATP est une unité d’énergie échangeable. Le calcium libéré est alors disponible. En buvant l’eau et le calcium qu’elle contient naturellement, le besoin d’une libération d’énergie stockée dans les liaisons « calcium-calcium » se trouve diminué.

Au cours des 9 à 12 mois écoulés, j’ai perdu un surpoids d’environ 17,5 kg. Je suis à nouveau capable de porter des vêtements que je pensais ne plus jamais remettre. J’ai également pu atteindre la taille que je m’étais fixée pour mon mariage proche. Même mon fiancé a dû admettre que je suis bien plus jolie que le jour de notre première rencontre. Ce succès, je le dois à l’eau que je bois quotidiennement. Où que j’aille, l’eau m’accompagne. Au travail, quand je fais mes emplettes, et même au cours de mes longs voyages de 7 heures en voiture (cela représente beaucoup d’arrêts sur les aires de repos, mais cela en vaut la peine). Quand je sors, j’avoue m’offrir à l’occasion une eau minérale ou une bière, mais en général, c’est après avoir déjà bu mon quota d’eau dans la journée.

Une chose intéressante que j’ai cependant notée est que quand j’ai bu mon quota d’eau, je n’ai absolument plus envie de boire. Aussi ai-je constaté que je n’ai plus soif du tout, et il me faut bien du temps avant que je boive autre chose, que ce soit du jus de fruits, du lait, de la bière ou de l’eau minérale...

J’attends avec impatience le 1er octobre, jour de mon mariage, où je descendrai la nef plus belle que je ne l’ai jamais été ces 15 dernières années, depuis le jour de mon diplôme. Ce sera un plaisir de faire inscrire mon poids sur mon nouveau permis de conduire sans avoir besoin de tricher.

Merci d’avoir écrit un livre aussi fantastique... toujours pas lu puisque ma mère ne jure plus que par lui.

Merci pour la petite moi plus mince ! ! ! !

Donna M. Gutkowski

Depuis le mois avril, Donna a encore perdu du poids. Vers la fin juin, elle avait perdu au total plus de 20 kg. Sa lettre illustre combien l’information de ce livre peut également toucher ceux qui ne l’ont pas lu.

La perte de poids par cette manière scientifiquement fondée sera permanente, tandis que le seul rationnement alimentaire expose toujours aux rechutes. Mais le pire est le tracas constant dû au besoin illusoire de limiter tel ou tel aliment, surtout quand on le soupçonne de contenir du cholestérol... Cette obsession est de plus très à la mode ! Ne soyez pas choqué si j’avoue que contrairement aux tendances actuelles à exclure les œufs de la table, j’en mange autant qu’il me chante. Peu importe, aucune restriction, les œufs ont un contenu en protéines bien équilibré. Il se trouve juste que je comprends combien l’excès de cholestérol qui se forme dans le corps est lié à une déshydratation.

Ce chapitre est une tentative pour démontrer que la déshydratation chronique peut être une raison qui explique l’apparition autant liée que simultanée d’hypertension, d’accumulation de graisse et de formation accrue de cholestérol chez certains patients.
Chapitre 8

 L’asthme et les allergies

L’asthme et les allergies signalent que le corps recourt à un accroissement de la production d’histamine qui, dans son rôle de neurotransmetteur, est aussi en charge de la régulation du métabolisme de l’eau et de sa distribution dans le corps.

Il est bien connu que les asthmatiques présentent un accroissement de l’histamine dans leurs tissus pulmonaires et qu’elle entraîne la contraction des bronches. Comme les poumons sont l’un des sites favorables à la perte d’eau par évaporation, la constriction bronchique produite par l’histamine réduit la perte d’eau pendant la respiration. C’est donc une manœuvre facile pour garder de l’eau dans le corps.

L’histamine est un agent qui, outre son rôle de régulateur de l’eau, intervient activement dans les systèmes de défense antibactériens, antiviraux et anti-agents étrangers (chimiques et protéines). Lorsque le niveau d’eau dans le corps est normal, ces actions se maintiennent à un niveau imperceptible et modeste. Quand l’organisme est déshydraté au point que l’activité de l’histamine chargée de la régulation de l’eau devient trop forte, une partie du système immunitaire activant les cellules productrices d’histamine libérera une quantité exagérée du transmetteur gardé en réserve pour ses autres fonctions.

On a démontré chez les animaux que la production d’histamine dans les cellules qui en génèrent diminue avec une augmentation de la ration quotidienne d’eau. L’asthme et les allergies peuvent être traités grâce à une quantité déterminée d’eau supplémentaire. En moyenne, ces états s’améliorent au bout de trois ou quatre semaines de traitement par l’eau.

Mr Peck était asthmatique depuis l’enfance et sensible à toutes sortes d’allergènes. Aujourd’hui, il ne connaît plus l’angoisse qu’engendrent ces problèmes. Mr Paturis témoigne également de l’état allergique de son épouse qui s’est amenuisé. Je ne mentionne que ces cas parce que leurs lettres certifient que l’ingestion accrue d’eau les a débarrassé des allergies et de l’asthme dont ils souffraient depuis de nombreuses années. Par le passé, j’ai conseillé ce traitement à un certain nombre de gens qui ont été soulagés de leurs problèmes.

 L’asthme et les allergies

N’oublions pas que si les poumons reçoivent du sang concentré, la production locale d’histamine est un processus naturel et automatique. Sa libération provoque la constriction bronchique. Si vous souffrez d’asthme ou d’allergies, augmentez votre ingestion quotidienne d’eau. Ne vous mettez pas à en boire trop en espérant rattraper par un excès d’eau et en quelques jours les dégâts causés pendant de nombreux mois ou années de déshydratation. Vous avez besoin de boire une quantité d’eau normale chaque jour, jusqu ’à ce que le corps soit hydraté correctement au terme d’une longue période.

Evitez de boire plus d’un verre de jus d’orange, ou tout au plus deux par jour. Le contenu en potassium de l’orange est élevé, et son excès favorise une production d’histamine au-dessus de la normale. Les asthmatiques devraient garder cette donnée à l’esprit.

Mary B. est administratrice d’un service gouvernemental responsable de la santé publique d’une grande ville. Depuis de nombreuses années, elle souffrait d’asthme. Elle ne prenait plus aucun plaisir à se promener dans les jardins. Une peine à respirer la privait des joies du plein air. C’est à un de mes collègues de la Fondation qu’elle se confia. Encouragée à boire de l’eau, elle indiqua qu’elle en consommait de grandes quantités. Quand on lui demanda de préciser ses dires, il apparut qu’elle buvait de nombreux jus d’orange qu’elle comptabilisait comme de l’ingestion à’eau. Mon collègue lui expliqua alors que le jus d’orange a beau contenir de l’eau, mais qu’il ne peut remplacer les besoins en eau pure et simple. Elle accepta de diminuer la consommation de jus et d’accroître celle d’eau. Au bout de quelques jours, son essoufflement diminua. Depuis près d’un an maintenant, elle est apparemment débarrassée de son asthme.

Ne sous-estimons pas les vertus médicinales cachées dans un verre d’eau. Le corps sachant reconnaître sa présence arrêtera ses demandes et réactions face à la déshydratation. L’eau agira tel un simple code qui ouvrira les plus grandes et lourdes portes. La seule chose requise est que l’ingrédient corresponde à la conception du système. Il s’agit alors de compenser le manque d’eau et de contourner les mécanismes de préservation installés dans les poumons.
Chapitre 9

 Aspects métaboliques du stress et de la déshydratation

 Le diabète non insulino-dépendant

Fondamentalement, il existe deux types de diabètes. Le premier nécessite de l’insuline car le pancréas n’en fabrique plus. On l’appelle le diabète insulino-dépendant. Certaines substances chimiques capables de provoquer la libération progressive d’insuline par le pancréas peuvent contrôler les symptômes cliniques du second. On l’appelle le diabète non insulino-dépendant car le pancréas est toujours capable de fabriquer de l’insuline.

Le second type de diabète, installé chez les personnes âgées, peut être soigné par l’administration de cachets. Selon toute probabilité, il résulte d’une déficience en eau du cerveau, au point que ses systèmes neurotransmetteurs - en particulier le système sérotoninergique - en sont affectés. La physiologie du cerveau est conçue de sorte qu’il stabilise automatiquement la glycémie à son maximum pour subvenir à ses propres exigences énergétiques. Le cerveau a besoin de glucose pour sa valeur énergétique et sa transformation métabolique en eau. L’opinion la plus courante est que le sucre procure à lui seul la quasi totalité des besoins énergétiques du cerveau. Personnellement, je pense que ceci est uniquement valable en cas de manque d’eau et de sel dans le corps. Ces deux éléments sont absolument essentiels pour la fabrication d’énergie hydro-électrique, en particulier pour les mécanismes de neurotransmission.

La raison et le mécanisme de l’altération de la glycémie sont fort simples. Quand l’histamine devient active dans la régulation de l’eau et la gestion de l’énergie, elle active également un groupe de substances connues comme prostaglandines (PG). Les PG sont impliquées dans un système subordonné pour distribuer l’eau rationnée dans le corps.

11 arrive que le pancréas - une glande très complexe située entre l’estomac et le duodénum - outre le fait qu’il soit le siège de fabrication d’insuline, soit également engagé dans la production de quantités importantes d’un mélange d’eau et de bicarbonate. Cette solution de bicarbonate est déversée dans le duodénum pour neutraliser l’acide de l’estomac. Pendant que l’agent stimulant, la PG de type E, se trouve occupé à dévier la circulation vers le pancréas pour que la solution d’eau et de bicarbonate puisse être fabriquée, cette PG peut en même temps inhiber naturellement la sécrétion d’insuline par le pancréas. Elle agit comme un servomécanisme extrêmement précis et fiable. Plus l’un des systèmes demande à être servi, plus l’autre sera déchargé de sa tâche.

Pourquoi ? Simplement parce que l’insuline favorise la migration du potassium et du sucre vers les cellules de l’organisme. Elle y favorise également l’entrée de certains acides aminés. Accompagnant le passage du sucre, du potassium et des acides aminés, l’eau passera également dans la cellule stimulée par l’insuline. Une telle action réduit automatiquement l’eau disponible dans le sang, et dans ce cas, l’eau destinée au pancréas. La logique qui préside à la conception du corps a réuni les deux actions - la distribution de l’eau vers le pancréas et l’inhibition nécessaire de l’action de l’insuline - dans le même agent, la prostaglandine E. De cette manière, et aux dépens d’une sérieuse privation imposée à certaines cellules, l’eau est disponible pour la digestion et la neutralisation de l’acide dans les intestins.

Si, par malheur, la sécrétion d’insuline se trouve inhibée, le métabolisme se trouve gravement perturbé, même si le cerveau demeure épargné. Dans un état déshydraté, le cerveau bénéficie de l’inhibition de l’insuline. La cellule cérébrale elle-même ne dépend pas de l’insuline pour l’accomplissement de ses fonctions. Dans la plupart des autres parties du corps, les cellules sont entièrement dépendantes des propriétés de l’insuline Dour leur une logique naturelle à la genèse du diabète non insulino-dépendant en cas de déshydratation chronique.

Ce phénomène d’inhibition de l’insuline en cas de déshydratation montre que la fonction première du pancréas est de fournir de l’eau pour que la digestion des aliments puisse se faire. L’inhibition de l’insuline est un processus d’adaptation de la glande à la déshydratation du corps.

 Le tryptophane et le diabète

Expliquer le plus simplement du monde le fonctionnement du tryptophane peut encore sembler trop compliqué. Toutefois, il faut mettre en place certaines notions de base essentielles au sujet de cet acide aminé pour que certaines thèses présentées ici prennent tout leur sens. Un point à ne pas perdre de vue est que le corps est une plante chimique très complexe et extrêmement sensible aux fluctuations de la circulation de ses matières premières.

Le cerveau est conçu pour se ressusciter lui-même par une grande consommation de sucre, de la même manière qu’un médecin ressuscite un patient en recourant à un goutte à goutte intraveineux de sucre et de sel. Mais dans ce genre de diabète, il peut y avoir une grave pénurie de sel. Pourquoi ? Il semble que la déshydratation entraîne une grave diminution du contenu du cerveau en tryptophane, un acide aminé des plus essentiels. Le tryptophane est une substance de base nécessaire au corps qui le convertit en trois ou quatre neurotransmetteurs de grande importance. Le tryptophane est également employé dans la correction des erreurs commises dans la formation de l’ADN. Avec un autre acide aminé, la lysine, ils forment un système de jonction (lysine tryptophane lysine tripode) qui élimine les erreurs de transcription de l’ADN et raccorde les éléments corrects. Cette propriété du tryptophane est l’une des plus essentielles à la prévention de l’apparition de cellules cancéreuses.

Chez les diabétiques non insulinodépendances, il convient d’être particulièrement attentif à une ingestion appropriée de protéines pour faire face à la possible insuffisance en tryptophane qui peut être à la racine de la maladie. La pression osmotique du sang et du liquide extracellulaire provient avant tout de leur contenu en sel, en sucre, et quelquefois en acide urique en excès. C’est la concentration en sel qui joue le premier rôle. Une perturbation métabolique du tryptophane peut contribuer à produire le diabète. Le tryptophane étant aussi le régulateur naturel de l’absorption du sel, il en résulte qu’un régime pauvre en sel n’est pas indiqué pour corriger l’hyperglycémie d’un diabétique. S’il faut diminuer le taux de sucre dans le sang, l’ingestion de sel peut être incontournable.

Lorsqu’il y a une quantité appropriée de tryptophane dans le cerveau, le seuil de la douleur s’élève et elle est mieux supportée. Chez certains animaux diabétiques, on a observé une chute importante du niveau du tryptophane dans le cerveau. Le tryptophane règle également l’ingestion de sel dans le corps. Les propriétés régulatrices du tryptophane et de ses systèmes neurotransmetteurs installent un mécanisme qui mesure la quantité de sel stockée dans le corps. La sérotonine, la trypta-mine, la mélatonine et l’indolamine dérivent du tryptophane et sont toutes des neurotransmetteurs. Il semble qu’une baisse du taux de tryptophane - et par conséquent de celui de ses produits neurotransmetteurs - génère une baisse anormale des réserves de sel. Le système R.A. semble la compenser en provoquant, tel un mécanisme de soutien, la rétention de sel dans le corps. L’histamine et son système R.A. deviennent de plus en plus actifs quand, à travers une pénurie ou une panne plus grave de tryptophane, elles détectent que les systèmes neurotransmetteurs qui en dépendent sont de moins en moins actifs.

Le réapprovisionnement du cerveau en tryptophane provoquera le retour à la normale des systèmes fonctionnant à l’histamine. Le contenu en sel du corps sera alors mieux réglé. Le seuil du déclenchement de la douleur sera rehaussé. La sécrétion acide de l’estomac retournera à la normale ainsi que la tension artérielle.

Il existe un rapport entre la marche et la constitution des réserves de tryptophane dans le cerveau. Plusieurs acides aminés sont en compétition pour franchir la barrière hémato-méningée qui filtre le sang à l’entrée du cerveau. Ils doivent tous se lier aux mêmes protéines responsables du transport et « monter sur leurs dos ». Ces concurrents du tryptophane sont réunis sous le nom de chaîne ramifiée d’acides aminés (acides aminés CR). Pendant l’exercice physique, on les utilise comme carburant dans les gros muscles qui les prélèvent sur le sang en circulation. Plus il y a exercice physique, plus la consommation de ces acides augmente et plus le tryptophane pénètre aisément dans le cerveau, faute de concurrents.

Le contenu du cerveau en tryptophane et en ses systèmes neurotransmetteurs dépendants est responsable de « l’équilibre homéostatique du corps ». Des niveaux normaux de tryptophane maintiennent un bon équilibre dans toutes les fonctions du corps. Avec une diminution de l’approvisionnement du cerveau en tryptophane, il se produit une diminution proportionnelle de l’efficacité des mécanismes dépendants partout dans le corps.

Mes recherches ont montré qu’il existe un rapport direct entre l’ingestion d’eau, générant l’hémodilution - et l’efficacité du système de transport chargé de propulser le tryptophane dans le cerveau. La pénurie d’eau et la libération d’histamine qui en résulte, entraînent une baisse du taux de tryptophane dans le corps. Il semble qu’une quantité d’eau adéquate arrête le métabolisme renforcé et inefficace du tryptophane dans le foie, au point de l’éliminer du pool des divers acides aminés gardés dans le corps. Le tryptophane ne peut être fabriqué dans le corps ; l’ingestion d’aliments doit l’importer. C’est l’un des aminoacides essentiels.

Il faut aussi se souvenir que ce sont les idiosyncrasies qui semblent être à l’œuvre dans le métabolisme des protéines et de leur fabrication. Les protéines naissent des différentes combinaisons entre les vingt acides aminés. Selon sa composition en acides aminés, chaque protéine possède des caractéristiques différentes. Selon la série et le nombre, le mélange fonctionne comme enzyme, chaîne de duplication pour la fabrication d’autres protéines, générateur d’énergie dans les pompes hydroélectriques, ou tout ce qu’on peut bien imaginer.

Toutes les fonctions de l’organisme sont réglées par les propriétés spécifiques et les caractéristiques des acides aminés utilisés dans les enzymes et protéines du corps. Il y a huit acides aminés essentiels, nommés ainsi car le corps ne peut les synthétiser ; ils doivent être apportés par l’alimentation. Trois acides aminés peuvent être fabriqués, mais en quantités limitées. Par moments, ils deviennent partiellement rares. A l’intérieur du corps, les neuf acides aminés restants sont amplement fabriqués. Quand la réserve d’acides aminés baisse en deçà d’un seuil limite, certains d’entre eux sont sacrifiés (dissociés ou consommés différemment) pour maintenir dans la normale la composition de leur pool, ce qui permet la fabrication future de protéines et d’enzyme,^ f qjmL tes Q&ùks. aminés. liq&L dés ou sacrifiés en cas de stress, le tryptophane semble être l’un des plus importants.

Cependant, on ne peut consommer tel ou tel acide aminé sur décision propre pour équilibrer le pool, même si on en connaissait toutes les implications. Toute la gamme doit être consommée à temps pour constituer la réserve. Il est certes possible de veiller à manger les protéines contenant ces acides aminés dans des proportions importantes.

Certains aliments protéines, telle la viande longuement exposée, peuvent devenir déficients en certains acides aminés. Les meilleures protéines sont celles stockées dans les graines germées, comme les lentilles, les grains de blé, les haricots, etc. On en trouve également dans les œufs et le lait. Les lentilles et les haricots verts sont particulièrement riches en acides aminés. Ils contiennent à peu près 28% de protéines, 72% d’hydrates de carbone et sont dépourvus d’huile. Ces aliments sont par nature les meilleurs pourvoyeurs d’acides aminés en quantités équilibrées. Après tout, la nature les a conçus pour effectuer une parfaite réplique de leurs espèces respectives. La mise en réserve d’acides aminés en proportions équilibrées comme point de départ d’une nouvelle vie fait partie du processus. Le diabète non insulino-dépendant devrait être traité par un accroissement de l’ingestion d’eau, l’exercice physique et une amélioration du régime alimentaire enrichi en acides aminés nécessaires aux réparations des tissus, y compris ceux du cerveau. Alors que le diabète induit par une déshydratation - souvent encore réversible ! - touche principalement des personnes âgées, on observe qu’un type plus dangereux de la maladie, parce que structurellement dommageable, est souvent congénital. Pour éviter que ne s’installent des dommages structurels permanents, il faut lui offrir au plus tôt un traitement préventif. Rappelons ici que si le mécanisme de transcription génétique des parents - en particulier celui de la mère - est affecté par un déséquilibre de la réserve d’acides aminés, on le retrouvera également chez les enfants.

 Le diabète insulino-dépendant

  • Dans le diabète insulino-dépendant, les cellules du pancréas ont perdu la capacité de produire de l’insuline. Pour le contrôler, les injections d’insuline pratiquées régulièrement sont essentielles. On commence aujourd’hui un peu mieux à comprendre les conditions de la maladie.

A l’intérieur du processus de panne des protéines pour mobiliser les réserves d’acides aminés, des mécanismes libérant de la cortisone favorisent également la sécrétion d’une substance appelée IL-1, qui est un neurotransmetteur. La libération de cortisone et la production d’IL-1 s’amplifient l’une l’autre, chacun des mécanismes de synthèse favorisant l’autre. Le IL-1 favorise également la sécrétion d’une autre substance appelée IL-6. Dans les cultures cellulaires, il a été démontré que le IL-6 détruit la chaîne d’ADN des cellules productrices d’insuline qui deviennent alors incapables de fabriquer cette substance vitale.

Je pense (et cette opinion a été publiée) qu’une déshydratation persistante ainsi que la perturbation ignorée du métabolisme des acides aminés dans le corps sont très probablement responsables de la destruction de la chaîne d’ADN dans les cellules bêta productrices d’insuline. Ainsi, la déshydratation et la physiologie de stress qu’elle favorise peuvent en dernier ressort également être responsables de l’émergence d’un diabète insulino-dépendant.

Désormais, notre changement de vision peut scientifiquement expliquer le rôle de l’eau au niveau préventif et/ou curatif. Avec une stricte et rigoureuse ingestion d’eau quotidienne pour prévenir le stress et les dégâts liés à la déshydratation, le principal conducteur et superviseur du bien-être du corps - le tryptophane et ses neurotransmetteurs, la sérotonine, la tryptamine et la mélatonine - seront en excellente position pour régler toutes les fonctions. Une ingestion équilibrée d’acides aminés présents dans de simples aliments protéines garantira la disponibilité de chacun d’entre eux pour l’organisme. Ces deux règles obligatoires constituent le pas fondamental vers une excellente santé, une peau rayonnante, et enfin, une libido plus que saine et une vie sexuelle épanouie.

 Des idées nouvelles sur le Sida

Dans cette partie, j’aimerais partager avec vous le fruit de mes nombreuses recherches consacrées aux raisons physiologiques du Sida et aux rapports qu’il entretient avec les perturbations métaboliques qui peuvent être provoquées par de sérieux stress émotionnels et physiques.

A mon avis, le Sida n’est pas une maladie virale, mais un désordre métabolique qu’un mode de vie excessif vient aggraver. Dans des sociétés plus démunies et frappées par la famine, il peut aussi résulter d’une grave malnutrition. Je suis conscient que ce point de vue va complètement à l’encontre des convictions courantes imposées par les médias sur ce fléau, mais il est de la responsabilité des scientifiques qui se sentent concernés de prendre en considération et explorer tous les aspects du problème. Nous commençons tout juste à comprendre ce que le Sida pourrait bien être. Nous savons que ce n’est pas une maladie virale ! A la fin de cette partie, je vous présenterai quelques événements majeurs et révélateurs autour de la recherche sur le Sida. Je vous montrerai également combien je me suis trouvé au centre des controverses.

A travers la perspective d’une perturbation métabolique induite par le stress, nous allons peut-être accéder à une meilleure compréhension du problème. Ne nous détournons pas de toute information nouvelle simplement parce nous sommes habitués à l’idée que le Sida est produit par un type de virus baptisé HIV.

Voilà quelque temps déjà qu’on a scientifiquement démontré et reconnu que les personnes souffrant du Sida présentent un pool à1 acides aminés dont la composition est fortement perturbée. De manière conséquente, voire drastique, elles manquent de méthionine, cystine et cystéine, trois acides aminés très importants. Elles présentent également de fréquentes hausses des niveaux d’arginine et d’aciode glutamique. Ce déséquilibre conséquent des acides aminés semble durer un certain temps avant que le patient ne tombe vraiment gravement malade. Parmi les personnes affectées par le Sida de manière manifestement clinique et reconnaissable, ce type de composition des acides aminés est dominant. Le chapitre consacré au tryptophane explique en détail le changement possible de la composition du pool des acides aminés qui finit par s’épuiser si certains d’entre eux sont davantage utilisés que d’autres.

Dans une autre série d’expérimentations, lorsque l’on ajoute le IL-6 et une autre substance, le FNT (facteur de nécrose tumérique), à un bouillon de culture cellulaire contenant des cellules capables de produire le virus, des virus HIV sont produits. Si on ajoute de la cystéine au même bouillon de culture avant l’addition de IL-6 ou de FNT, le HIV n’est pas produit. Par conséquent, il y a une corrélation directe entre la production de HIV et le contenu en acides aminés de la cellule infectée. Les patients souffrant du Sida semblent donc bien être victimes d’un déséquilibre de la composition des acides aminés dans leur organisme. S’ils pouvaient corriger leur métabolisme protéique, ils pourraient bien être capables de survivre et leur corps pourrait produire suffisamment de résistance pour lutter contre d’autres infections aiguës. Après tout, même pour fabriquer des anticorps face à d’autres bactéries, le corps a besoin des acides aminés de base dans leurs proportions correctes. ^

II est malheureux de se concentrer sur le virus sans examiner le déséquilibre physiologique chez les patients du Sida. Il est aussi malheureux que nous ne comprenions pas les rôles subalternes du IL-6 par rapport au mécanisme de la décharge de cortisone et à la production de IL-1. Ces agents, et d’autres « dans le même lot », sont produits pour mobiliser les matières premières brutes prélevées sur les réserves du corps pour combattre le stress et réparer les dégâts résultant de la confrontation avec quelque facteur stressant que ce soit. Leur fonction est conçue autour du mécanisme de la métabolisation des protéines gardées dans les muscles du corps afin de les découper en leurs acides aminés de base que le foie prendra en charge. En cas de dommages graves dus au stress, la mobilisation des composants essentiels pour une réutilisation urgente devient dominante ; le corps se nourrit alors de lui-même.

Un boxeur meurtri ou une personne traumatisée dans un accident ou après des interventions chirurgicales répétées initialisera ce processus physiologique pour faire disparaître les tissus inefficaces et morts ainsi que pour régénérer les lieux du dommage. Si la reconstruction est étendue et que le IL-6 et son compagnon, le FNT, sont mis en œuvre, une panne d’ADN ou d’ARN dans les cellules mourantes produira des fragments précis pour débarrasser les cellules des débris. C’est exactement comme si on devait désarticuler la structure métallique d’un immense édifice impossible à éradiquer à coup de bulldozer en le décortiquant pièce par pièce avant de transporter chacune d’elles ailleurs. Ce processus est scientifiquement reconnu en ce qui concerne les blessures et les cicatrices chirurgicales.

Il est vraiment dommage que les virologues présentent « le nettoyage du lieu » effectué par ces deux agents comme des étapes dans la production de HIV en milieu de culture cellulaire. C’est sur ce petit bout d’information, trop autonome pour ne pas être hors contexte, que se fonde toute l’argumentation présentant le Sida comme maladie virale. Pourquoi ? Parce que l’on a conçu un test qui marque et montre les fragments spécifiques que le IL-6 ou le FNT produisent. Il semble que certaines de ces particules d’ADN ou d’ARN soient étiquetées comme des HIV, et voilà pourquoi il en existe plusieurs types.

Il est malencontreux que la composition de l’acide aminé du HIV elle-même ressemble à celle de la vasopressine. Un vaccin qui arrête l’activité du HIV arrêterait très probablement celle de la vasopressine. C’est bien pourquoi, semble-t-il, on n’a toujours pas produit de vaccin efficace contre le HIV. La « commercialisation de l’idée » selon laquelle quiconque affiche un test HIV positif est condamné à mourir du Sida est malheureuse à l’extrême, alors que l’angoisse d’une maladie incurable peut devenir elle-même meurtrière.

Au bout de six mois d’observation stricte de mon programme de récupération, je constatai que mon état se détériorait rapidement, au point que j’avais du mal à dormir à cause des douleurs dans le bras gauche, le dos et la poitrine. J’éprouvais les mêmes douleurs pendant mes promenades quotidiennes. En esprit, je me vis monter sur le billard pour une nouvelle intervention chirurgicale le jour même de ma prochaine visite médicale. A cette époque, je souffrais également d’effets secondaires sérieux dus aux médicaments tels que : problèmes de rétention et de blocage créés par ma prostate ; problèmes de vue et de mémoire nouvellement apparus.

J’ai inauguré mon programme de remise en forme par une mesure alimentaire : l’ingestion de huit verres de 23 cl d’eau par jour, et ceci pendant trois jours. On me conseilla de boire l’eau une demi-heure avant les repas. J’arrêtai net les cachets contre le cholestérol, l’aspirine et la trinitrine. Si j’en juge par l’effet de l’eau, il semble bien que je n’en avais plus besoin. Je commençai aussi à boire du jus d’orange et me remis à saler mes repas (j’avais suivi un régime sans sodium). Au bout de trois jours, je me sentis plus en confiance et moins inquiet de tout ce surplus d’eau. Après trois semaines, pendant lesquelles je réduisis progressivement le calcium et les bêtabloquants, je notai quelques changements très positifs. Chaque fois que je ressentais une quelconque douleur, je buvais de l’eau et obtenais un soulagement immédiat. Mon régime demeura le même : fruits, légumes, poulet, poisson, jus d’orange, carottes. Pour absorber davantage de tryptophane, on me demanda d’enrichir mes repas de fromage blanc et de potage aux lentilles.

Le Dr Batmanghelidj me conseilla de faire deux promenades quotidiennes d’une heure chacune (et de près de 3,5 km chacune). Au bout du second mois, je notai la disparition des douleurs, même en escaladant des collines. Après le cinquième mois, je réduisis mes promenades à une demi-heure, mais accélérai le pas, couvrant alors 3 km en 30 minutes. Je ne relevai aucune constriction et mon énergie avait doublé. Ma capacité de mémoire avait été restaurée et ma vue avait retrouvé son niveau normal.

Pour déterminer l’état de mon cœur, j’ai subi en octobre 1991 une série d’analyses chimiques et physiques : rayons X, ionogramme, échocardiogramme, électrocardiogramme, entre autres. Elles ont montré que mon cœur avait retrouvé son état normal et que je n’avais plus besoin d’aucun médicament. Mon médecin ne put croire que tout ce changement était arrivé aussi simplement.

John O. Fox

En ajoutant les affirmations de Mr Wahby aux résultats présentés par les cas Fox, Paturis et Peck, il devient évident que l’eau toute simple possède des vertus médicinales jusqu’ici méconnues. L’eau est un médicament naturel, disponible et à portée de main pour certaines pathologies fréquentes et graves, des états dont chacun sait qu’ils tuent des milliers de personnes chaque année. Est-ce la maladie cardiaque ou la déshydratation qui tue les gens ? De mon point de vue, professionnel et scientifique, c’est la déshydratation qui est la plus grande meurtrière, plus que tout autre état imaginable. On a donné des noms savants différents et traité différemment et de manière inefficace les multiples aspects et « idiosyncrasies chimiques » de la réaction organique que chaque individu développe face à la même déshydratation.

La déshydratation est le facteur commun ; ce sont les petites différences de fonctionnement entre chaque personne qui font que les indicateurs de début de déshydratation soient différents. Plus tard dans le processus, d’autres indicateurs de la même déshydratation se révèlent. La raison de cette différence dans les modèles de début pourrait provenir des processus sélectifs d’hydratation d’urgence en « pommeau de douche » de certaines cellules. En réétudiant les lettres de MM. Peck et Paturis, nous constaterons que ces personnes souffraient de plusieurs autres maux qui s’améliorèrent grâce à la régulation de l’ingestion d’eau. Vous êtes à présent initiés au secret et savez détecter l’erreur responsable de problèmes graves dans les systèmes de santé de nos pays scientifiquement avancés. Ils semblent favoriser le traitement arrogant par la chimie d’une simple déshydratation de l’organisme, jusqu ’à ce que de vraies maladies en naissent.

 L’excès de cholestérol dans le sang

 Souffrez-vous d’un excès de poids ?

Examinons maintenant les témoignages de MM. Peck et Paturis. Tous deux affirment avoir perdu entre 15 et 23 kg grâce à l’eau. Une autre personne perdit progressivement 29 kg en moins d’un an, excès de poids qu’elle avait accumulé en six ans.

Le système de contrôle central dans le cerveau sait reconnaître ses besoins en énergie. Or, pour mobiliser l’énergie stockée dans les réserves de graisse, il faut induire des décharges hormonales, un peu d’activité physique et donc du temps, ce qui ne saurait contenter les besoins du cerveau en cas d’urgence. Le cerveau obtient son énergie soit de la part de « l’hydroélectricité », soit du sucre en circulation dans le sang. Ses besoins fonctionnels en hydroélectricité sont plus urgents - non seulement la production d’énergie par l’eau, mais encore son transport à l’intérieur du système du flux par micro courant, qui dépend davantage de l’eau.

C’est pour indiquer les besoins du cerveau que les sensations de soif et de faim sont générées simultanément. Nous ne reconnaissons pas la sensation de soif et tenons les deux indicateurs pour une invitation urgente à nous nourrir. Nous mangeons au lieu d’hydrater notre organisme. Les gens qui ont perdu du poids grâce à une ingestion d’eau avant les repas ont réussi à distinguer les deux sensations. Ils n’ont pas compensé le besoin urgent de boire par un surplus de nourriture.

Le cerveau humain représente grosso modo la cinquantième partie du poids total du corps. On pense qu’il possède à peu près 9 billions de cellules nerveuses, et que les cellules cérébrales sont faites à 85% d’eau. 20% de la circulation sanguine est mise à sa disposition. Le cerveau est la seule partie du corps constamment en action. Il traite toutes les informations relatant l’état de la personne et de son environnement.

r Pour traiter toutes ces entrées et alerter les autres parties du corps en vue d’une réponse coordonnée, le cerveau dépense une grande quantité d’énergie. En même temps, il utilise de l’énergie pour fabriquer les matières premières et divers messagers chimiques (ou neurotransmetteurs) élaborés dans les cellules cérébrales et qui doivent être acheminés jusqu’aux terminaisons nerveuses. Si le cerveau reçoit 20% de la circulation sanguine, ce qui représente un taux de consommation d’énergie élevé, c’est bien parce que son système de transport est un grand consommateur d’énergie.

Les cellules cérébrales accumulent l’énergie sous deux formes essentielles : les réserves d’ATP et de GTP, un peu comme on stocke du charbon et du coke à côté des chaudières. Certaines actions reçoivent leur énergie des réserves d’ATP situées dans différentes parties de la cellule, principalement dans ses membranes. C’est par la membrane cellulaire que l’information pénètre et que l’action est amorcée. Dans chacune des cellules existe une sorte de système de rationnement. Aussi, toute

 L’excès de cholestérol dans le sang

L’information n’obtiendra-t-elle pas automatiquement qu’on lui alloue de l’énergie des réserves ATP pour se voir enregistrée et réclamer une réponse.

II existe un seuil que certaines « entrées » n’atteignent pas pour que la libération d’énergie se fasse. Pour dépenser de l’énergie, le cerveau distingue ce qui est important de ce qui ne l’est pas. Quand les réserves d’ATP sont plutôt faibles, bien des stimuli n’obtiennent aucune réponse. C’est la baisse des réserves qui détermine l’état de fatigue des cellules cérébrales. C’est le même processus qui a lieu pour les réserves de GTP. Pour certaines actions d’urgence, l’énergie de ces réserves peut être déviée pour venir renforcer celle de l’ATP en faveur d’une fonction particulière.

Le stockage d’énergie dans les pools ou réservoirs d’énergie du cerveau semble largement dépendre de la disponibilité en sucre. Le cerveau ne cesse de le retirer du sang pour réalimenter ses réserves d’ATP et de GTP. On a récemment découvert que le corps humain a la capacité de générer de l’énergie hydroélectrique lorsque l’eau traverse la membrane cellulaire et active certaines pompes génératrices d’énergie très particulières. Ce processus s’apparente beaucoup à la production d’énergie hydroélectrique par un barrage fluvial. Ainsi, le cerveau utilise deux mécanismes pour ses besoins énergétiques. Premièrement, il fait appel au métabolisme des aliments et à la fabrication de sucre ; deuxièmement, à l’énergie hydro-électrique. Il semble dépendre dans une très large mesure de cette énergie, en particulier pour son système de

L’excès de cholestérol dans le sang 99

transport en charge de l’approvisionnement des nerfs sillonnant les différentes parties du corps.

Pour satisfaire les besoins du cerveau, l’organisme a développé un système d’équilibrage très subtil, soucieux de maintenir un taux de concentration de sucre normal dans le sang. Il le fait de deux manières. Premièrement, en absorbant des sucres dans son alimentation ; deuxièmement, en convertissant quelques réserves de graisse et de protéines en sucre. On appelle ce mécanisme la « néo-glyco-genèse », qui désigne la fabrication du sucre à partir d’autres substances. C’est le foie qui se charge de cette fabrication destinée aux besoins du cerveau.

Parce que la plupart des fonctions cérébrales dépendent de l’énergie fournie par le sucre, l’humain a développé une attirance pour le goût sucré, de même, la sensation de satiété dépend de cette saveur dans une large mesure. Il en résulte un système de codage de coordination des fonctions organiques, en particulier celles du foie, quand le sucré stimule la langue. Lorsqu’il y a une déficience de sucre en circulation, le foie se met à en fabriquer et le libère dans le sang. Il transforme d’abord le glycogène stocké, puis les protéines et la graisse. La métabolisation de celle-ci est un processus très lent.

Le corps a besoin de jeûner pendant quelque temps avant que ce processus ne s’accélère. Les protéines sont plus facilement métabolisables. Les dépôts de graisse sont constitués de nombreux acides gras. Ces derniers seront fractionnés et leurs composants seront ré-assemblés sous forme de sucres. Chaque gramme de graisse produit neuf calories. Chaque gramme de protéine ou de sucre

n’en produit que quatre. C’est la raison pour laquelle la sensation de faim est moindre lorsque la graisse se trouve métabolisée.

Les réserves de graisse sont peu irriguées et donc moins accessibles aux enzymes qui mobilisent les acides gras pour leur transformation dans le foie. Quand les muscles demeurent inactifs, ils sont facilement attaqués et leurs protéines sont fractionnées pour être converties en sucres. Toutefois, les muscles actifs se mettent à métaboliser un peu de leur énergie stockée pour maintenir ou accroître leur volume. Ils activent aussi une enzyme fractionnant la graisse appelée « Pace hormono-sensible ». En Suède, des analyses de sang répétées ont montré que l’activité de cette enzyme apparaît au bout d’une heure de marche et que sa capacité à réduire la graisse se maintient pendant douze heures.

Les promenades répétées facilitent l’activité de cette enzyme. Aussi, toute cure d’amaigrissement devrait inclure un programme d’exercice musculaire pour son effet physiologique essentiel et immédiat sur la réduction de la graisse. C’est en outre cette enzyme en circulation qui débarrassera les parois des vaisseaux sanguins de leurs plaques et dépôts de graisse. C’est bien ce processus qui aida John Fox à retrouver la santé. Une consommation d’eau accrue lui apporta de l’énergie et de la résistance, tandis que la marche stimula les enzymes qui nettoyèrent ses artères.

Le travail de bureau et les tâches effectuées en position assise ne sont pour l’instant qu’une modification culturelle dans notre mode de vie moderne. La physiologie de l’organisme ne s’est pas encore suffisamment transformée pour être adaptée à cet usage fonctionnellement anormal. Le corps a besoin d’activités musculaires pour maintenir ses fonctions. Soumis à des activités normales, il sait quand il faut manger et combien, sans stocker de graisses. Chacune de ses partie utilise sa part d’énergie disponible pour une fonction bien coordonnée. C’est ainsi qu’il a été conçu. c : ^

Toutefois, si l’on fait beaucoup appel au cerveau (en périodes de stress par exemple), sans que le corps ne soit suffisamment mobilisé pour répondre aux besoins en sucre du cerveau, une personne peu disciplinée en consommera trop et se suralimentera. Ceci devient dramatique lorsqu’on ignore les signaux de soif du corps, lequel a besoin d’eau pour son approvisionnement en énergie et non d’un excès de nourriture. Sous l’effet du stress, la déshydratation envahit le corps.

Nous avons tendance à prendre du poids parce que nous mangeons pour approvisionner le cerveau en énergie, pour son activité continuelle. Toutefois, seul un petit 20% de cette nourriture atteint le cerveau. Le reste sera progressivement stocké si l’activité musculaire ne prend pas sa part. Si l’eau est utilisée comme source d’énergie, ceci ne se produit pas car son excédent est évacué par l’urine.

 Les boissons gazeuses diététiques s- (« Light » ou allégées) incitent à la prise de poids - —. .- - -.. :- - - - —••*

J’ai observé que les boissons gazeuses, même pauvres en calories, pourraient bien être la cause d’une prise de poids chez les gens qui y recourent pour maîtriser leur poids. J’ai connu un exemple type : un jeune homme très grand, dans la vingtaine. Comme la plupart des étudiants, il avait l’habitude de boire régulièrement des sodas, ou boissons gazeuses. S’ajoutait à cela la pression constante de ses études. Arrivé au jour de son diplôme, il avait déjà pris du poids. Par la suite, pour perdre quelques kilos, il se mit à boire 8 boîtes de soda diététique par jour. En deux années, il prit 15 kg et semblait aussi rond que grand. Sa démarche était devenue pénible, et il semblait devoir balancer ses hanches pour faire un pas. Il buvait des sodas diététiques aux repas et mangeait plus qu’il ne faut.

Le paradoxe entre la prise d’une substance sucrante qui n’augmente pas les calories ingérées et une augmentation de poids exige une explication car il défie notre compréhension normale. J’exposerai ci-dessous le résultat de mes recherches sur cette énigme. ......___........

En 1850, l’Américain moyen ne consommait que 360 cm3 de soda par an. Vers la fin des années 1980, la consommation annuelle par personne atteignait 500 cannettes de soda de 336 cm3.

Le rapport annuel de 1994 de l’industrie des boissons montre que la consommation de sodas a atteint 185,5 litres par personne. Les boissons diététiques représentent 28,2% de la consommation globale de sodas. Deux sociétés se partagent les 84% du marché : Coca-Cola 48,2%, et Pepsi-Cola 35,9%. Sur ces parts et leurs différentes sous-marques, 5,5% seulement sont des sodas diététiques sans caféine. Ces chiffres indiquent clairement qu’un grand nombre de personnes consomme des boissons caféines.

Une étude réalisée à l’Université de Pennsylvanie a montré que certains étudiants buvaient 14 cannettes de soda par jour ; une jeune fille avait même réussi à en boire 37 en deux jours. Beaucoup d’entre eux admirent qu’ils en étaient dépendants. S’ils devaient en être privés, ils développeraient des symptômes de manque, comme les toxicomanes. Le magazine Life enquêta parmi ses lecteurs et découvrit que 8% d’entre eux boivent 8 cannettes ou plus par jour. L’Association des Boissons Douces américaine étudia la présence des boissons douces dans les hôpitaux et constata que 85% des patients trouvaient un soda sur leur plateau repas. " ’ ^a

La société encourageant la consommation de sodas, on estime que ces boissons sont capables de répondre aux besoins en eau du corps. Parce que ces boissons contiennent de l’eau, on croit qu’elles doivent correctement servir le corps. C’est une erreur majeure. La croissance impressionnante de la consommation populaire des boissons contenant de la caféine constitue l’arrière-plan de nombreux problèmes de santé de notre société. La thèse qui prétend que tous les liquides ont la valeur de l’eau et répondent aux besoins du corps est erronée ; elle est la cause principale de bien des affections, des maux fréquemment liés à une prise de poids excessive. Pour comprendre cette affirmation, il faut admettre quelques principes simples de l’anatomie et de la physiologie du cerveau qui dirige toute ingestion.

Plus que toute autre cause, la confusion qui affirme que les boissons industrielles répondent aux besoins du corps en eau est responsable de certaines maladies de civilisation. L’organisme qui se déforme en entassant de la graisse esquisse le premier pas vers son déclin. A mon avis, il résulte d’un mauvais choix en matière de liquides.

La caféine, un des ingrédients de la plupart des sodas, est une drogue. Par son action directe sur le cerveau, elle développe une accoutumance. Diurétique, elle agit également sur les reins. Physiologiquement, c’est un agent déshydratant. C’est ce qui explique le fait qu’un consommateur de sodas doit en boire beaucoup sans jamais être abreuvé. L’eau ne reste pas assez longtemps dans le corps. En même temps, nombreux sont ceux qui ne comprennent pas leur soif : ils pensent avoir bu assez. Ils en déduisent qu’ils ont faim et mangent au-delà de leurs besoins. Ainsi, la déshydratation provoquée par la caféine entraînerait une prise de poids progressive, signe d’une suralimentation directement liée à la confusion entre les sensations de faim et de soif.

La caféine a la propriété de vous donner « le p’tit coup de fouet ». Elle stimule le cerveau et l’organisme, même d’une personne épuisée ! Il semble qu’elle abaisse le seuil de contrôle des réserves d’ATP. L’ATP stockée se trouve alors entièrement épuisée pour certaines fonctions qui n’y auraient aucun accès si le niveau minimum des réserves était maintenu. * *

Les sodas sucrés satisfont une part au moins des besoins en sucre du cerveau. Quand la caféine libère de l’ATP pour soutenir une performance, son compagnon, le sucre, remplacera un peu de l’ATP perdue, même si le résultat final est une dépense déficitaire d’ATP par le cerveau.

Au début des années 1980, on introduisit un nouveau produit dans les boissons industrielles, un sucre artificiel appelé aspartame. Ce produit est 180 fois plus sucré que le sucre, mais ne procure aucune calorie. Son usage est aujourd’hui multiple puisque le FDA l’a déclaré sûr et inoffensif. En très peu de temps, on l’a vu s’intégrer à plus de 5.000 formules alimentaires.

Dans les intestins, l’aspartame se transforme en deux aminoacides neurotransmetteurs hautement excitants, Y acide aspartique et la phénylalanine, ainsi qu’en alcool méthylique ou esprit de bois. On prétend que le foie rend l’alcool méthylique non toxique. Personnellement, je pense qu’on soutient cette thèse pour écarter les objections à la commercialisation de certains produits alimentaires.

Si la caféine transforme l’ATP en AMP, une « cendre » d’énergie dépensée, l’acide aspartique convertit les réserves de GTP en GMP. Or, AMP et GMP sont tous deux des carburants usés ; ils provoquent la soif ou la faim pour remplacer les réserves dans les cellules cérébrales. Par conséquent, les sodas diététiques provoquent une surconsommation des ces réserves d’énergie.

Il est scientifiquement établi que l’AMP usé génère la faim. La caféine provoque l’accoutumance, et les gens qui en consomment régulièrement deviennent des « sodaoliques »... Par conséquent, chez des personnes sédentaires, les sodas caféines sont responsables d’embonpoint ; indirectement, ils stimulent la faim puisqu’ils obligent le cerveau à consommer une part de ses réserves d’énergie. Mais n’oublions pas qu’une part seulement de la nourriture sera utilisée par le cerveau. Le surplus viendra grossir les stocks de graisse non dépensés par l’activité musculaire.

Le réflexe le plus important qui s’installe peu à peu dans le cerveau est la réaction au goût sucré. Le jargon médical parle de réponse du stade céphalique. Quand le sucré stimule la langue, le cerveau programme le foie pour le préparer à accepter l’énergie apportée de l’extérieur. Le foie arrête à son tour de fabriquer du sucre à partir des réserves de protéines et de graisse pour se mettre à stocker les carburants métaboliques qui circuleront dans le sang. Comme l’ont montré Michael G. Tardoff, Mark I. Friedman et d’autres scientifiques, les réponses de la phase céphalique altèrent l’activité métabolique en faveur du stockage d’aliments. Le carburant disponible s’en trouve réduit, ce qui développe l’appétit.

Si c’est le sucre qui engendre la stimulation, le foie métabolisera ce qui est entré dans le corps. Cependant, si l’irruption du goût sucré n’est pas suivie d’une disponibilité en aliments, un besoin urgent de manger en résultera. Les signaux d’urgence de consommer sont produits par le foie. Plus le sucré sans calories stimule les papilles gustatives, plus l’urgence de manger - de trop - se fait sentir.

On a clairement montré chez les animaux que la saccharine ne remplace pas l’effet de la réponse céphalique au goût sucré. Plusieurs scientifiques ont démontré que l’aspartame produit chez l’homme un semblable besoin urgent de se suralimenter. Blundel et Hill ont découvert que les substances sucrantes non-nutritives - l’aspartame en solution -stimulent l’appétit et accroissent l’ingestion d’aliments à court terme. Ils rapportent qu’« après ingestion d’aspartame, les bénévoles se retrouvaient avec une faim résiduelle contraire à ce qui se passe après ingestion de glucose ». « Cette faim résiduelle est fonctionnelle et conduit à une consommation alimentaire accrue. »

Tardoff et Friedman ont démontré que ce besoin urgent de manger davantage après l’ingestion de sucres artificiels peut durer jusqu’à 90 minutes, et ce alors que toutes les analyses de sang sont normales. Ils ont montré que même quand le niveau d’insuline - qu’on tient pour responsable de la faim - était normal, les animaux consommaient plus de nourriture que d’habitude. Cela signifie que le cerveau garde longtemps le besoin de manger lorsqu’on a stimulé les papilles gustatives par le sucre, sans que celui-ci ne soit entré dans le système. Le goût sucré incitera le cerveau à programmer le foie pour stocker des provisions plutôt que de libérer ses réserves.

Fondamentalement, cette réponse physiologique aux substituts de sucre, sans les calories que le corps croit avoir accueillies, contraindra la personne à abaisser le seuil de déclenchement de sa sensation de faim. Voilà une autre raison pour laquelle les gens qui utilisent les sodas diététiques pour maigrir peuvent souffrir de la réponse paradoxale du corps aux stimulations répétées par des substituts du sucre.

La caféine et l’aspartame dictent leur effet stimulant à la physiologie cellulaire dans le cerveau, le foie, les reins, le pancréas, les glandes endocrines, etc. L’aspartame est convertie en phénylalanine et en acide aspartique. Toutes deux ont des effets stimulants directs sur le cerveau. Le cumul des effets de la caféine et de l’aspartame établit très vite un mode nouveau d’activité cérébrale simplement parce qu’ils sont disponibles en plus grandes quantités que les molécules qui, autrement, établiraient une physiologie équilibrée.

La plupart des neurotransmetteurs sont des produits secondaires d’un aminoacide. Toutefois, l’aspartame résulte d’une paire d’aminoacides uniques qui n’ont pas besoin d’être convertis en un produit secondaire pour agir sur le cerveau et entraîner un effet. Il existe des récepteurs pour ces deux aminoacides (l’acide aspartique et l’acide glutamique) sur certaines cellules nerveuses qui influencent la physiologie du corps de manière dramatique.

L’utilisation de sucres artificiels, pour leur fausse stimulation des « terminaisons nerveuses » qui enregistrent les apports d’énergie dans le corps, a d’autres répercussions, bien plus graves que la simple prise de poids. Ces produits chimiques font sans cesse dévier la physiologie dans le sens indiqué par le système nerveux qu’ils stimulent. Les utiliser sans connaître tous leurs effets à long terme, simplement parce qu’ils charment les papilles gustatives, c’est faire preuve de beaucoup de légèreté. Ma perception de la micro physiologie cellulaire fait que les conséquences des effets à long terme de leur utilisation me préoccupent sérieusement.

La recherche a prouvé que les récepteurs d’acide aspartique sont abondamment représentés sur certains systèmes neuronaux, dont les produits stimulent également les organes génitaux et la poitrine. Une stimulation constante des glandes mammaires, en l’absence des autres facteurs liés à la grossesse, pourrait bien être impliquée dans la montée des cancers du sein chez la femme.

Illustrons nos comportements par l’image d’un petit voilier qui navigue du port le plus proche au suivant, et ainsi de suite. Son but est d’atteindre une destination donnée avant la nuit, alors que la direction des vents est loin d’être idéale. Si, au lieu d’accorder toute son attention aux seules règles de la navigation d’un voilier, le navigateur se met à n’écouter que son plaisir et à rechercher l’excitation donnée par le vent en poupe et la vitesse, il devra abandonner l’idée d’atteindre son port. Il s’en ira dans un sens opposé, dans la nuit, vers des rivages inconnus. Gageons que ni lui ni son bateau ne survivront au voyage.

Le corps humain est comme un voilier au milieu du voyage de la vie. Si l’esprit abandonne le but et oublie comment le corps est conçu, se laissant aller à la « surstimulation » du palais par des produits artificiels et non-représentatifs (comme les épices), la chimie de l’organisme pourrait bien, à long terme, ne plus être capable de composer avec de constantes informations fausses sans en subir les dommages.

Seule une pensée primaire et simpliste peut imaginer qu’il est facile et inoffensif de remplacer l’eau par toutes sortes de substances chimiques qui augmentent le « plaisir », qu’on peut les substituer à l’eau naturelle et indispensable au corps. Certaines de ces substances, la caféine, l’aspartame, la saccharine et l’alcool - à travers leur effet constamment unidirectionnel, voire obsessionnel sur le cerveau - induisent une programmation telle de la chimie de l’organisme qu’elle produit des effets contraires à la conception naturelle du corps. Exactement comme le voilier échouera sur des rivages inconnus pour avoir eu un marin plus sensible au plaisir et à l’excitation de la vitesse qu’à la sécurité.

Comme expliqué plus haut, le corps humain dispose de plusieurs signaux différents lorsqu’il est déshydraté. Il réclame alors de l’eau, rien que de l’eau. Ingérer de manière régulière des boissons artificielles pour les substituer à l’eau ne peut que compliquer les choses.

Même si l’usage en est légal, la caféine est semblable à une drogue qui crée l’accoutumance. Les enfants y sont tout particulièrement vulnérables. Stimuler le corps au premier stade de la vie avec des substances chimiques, déclenchant le plaisir, faussera chez certains les sens. Ils seront alors tentés de goûter à d’autres drogues plus toxiques à l’âge scolaire.

Il en ressort que la consommation constante, à long terme, de sodas en général et de sodas diététiques en particulier, devrait être incriminée. Souvent, ils sont responsables de certains problêmes de santé graves ; imposer au corps et à sa silhouette une difformité physique en stockant de la graisse, c’est faire le premier pas dans la mauvaise direction. Les jeunes devraient s’abstenir de boire ces boissons industrielles ou en « user sans abuser ».

Le Dr Marcia Gutkowsk est consultante en diététique. Après avoir lu mon livre, elle a convaincu sa fille Donna de changer son habitude d’ingérer des boissons industrielles. Le résultat a époustouflé la mère comme la fille. Voici mot pour mot le témoignage de Donna.

Le 25 avril 1994

Cher Dr Batmanghelidj,

Ma mère m’a priée de vous écrire pour vous parler du succès avec lequel j’ai récemment perdu du poids. Je sais que j’aurais pu réussir bien mieux encore si j’avais suivi votre programme à la lettre et infléchi mes habitudes alimentaires en les accompagnant d’exercices physiques réguliers. Toutefois, avoir simplement réussi à supprimer entre 6 et 8 canettes de Mountain Dew (boisson gazeuse) par jour est déjà un miracle en soi.

L’hypertension

L’hypertension essentielle (syndrome d’hypertension chronique) est un processus d’adaptation à une sérieuse déshydratation de l’organisme.

Les vaisseaux ont été conçus pour gérer les variations du volume sanguin et les exigences des tissus. Lorsque le volume total du liquide dans le corps se trouve diminué, ils doivent réduire leur diamètre, voire s’obturer pour certains. Sans ce mécanisme de régulation, il pourrait y avoir des vides dans la circulation, des gaz pourraient se séparer du sang et empliraient les espaces vides, formant de « poches gazeuses ». La capacité inhérente aux vaisseaux de régler la circulation des liquides met en jeu des phénomènes hydrodynamiques complexes.

 Le rôle des vaisseaux capillaires

 Pertes d’eau lors d’une déshydratation chronique

  • 66% sont prélevés dans l’eau intracellulaire
  • 26% proviennent de l’eau interstitielle sont prélevés sur le sérum sanguin
  • Les vaisseaux capillaires se contractent pour compenser la perte d’eau, Ceci provoque une hausse de la tension que nous diagnostiquons d’habitude comme hypertension

Le système vasculaire s’adapte à la diminution du volume sanguin en réduisant sélectivement le diamètre des vaisseaux. Les raisons majeures de la perte de volume sont la déshydratation du corps et un approvisionnement insuffisant en eau à cause d’une perte de la sensation de soif.

De façon toute naturelle, la circulation sanguine est répartie selon les besoins du moment. Par exemple, lorsque nous mangeons, elle est dirigée électivement vers l’appareil digestif. Cela se fait à la fois par l’ouverture d’un nombre de capillaires plus important dans l’appareil gastro-intestinal et leur constriction dans les principaux systèmes musculaires. Seules les zones qui nécessitent une activité intense du système circulatoire sont maintenues pleinement ouvertes. En d’autres termes, la capacité des vaisseaux capillaires à retenir le sang détermine la circulation selon les besoins du moment.

Ce processus est conçu pour gérer n’importe quelle tâche prioritaire, sans avoir à disposer de réserves liquidiennes trop importantes. Dès que la digestion est terminée et que la région gastro-intestinale nécessite moins de sang, celui-ci sera dirigé vers d’autres endroits. Ainsi, nous sommes moins actifs juste après un repas et prêts à l’action un certain temps plus tard.

En résumé, il existe un mécanisme qui établit les priorités en approvisionnement sanguin. L’ordre des priorités est prédéterminé selon l’importance relative des fonctions. Dans la distribution du sang, le cerveau, les poumons, le cœur, le foie, les reins et les glandes prévalent sur les muscles, les os et la peau, à moins qu’une priorité différente ne soit programmée. Ceci aura lieu si une forte demande continuelle ou répétitive d’une région particulière se produit, par exemple en cas d’entraînement musculaire par des exercices réguliers.

 La déshydratation multiplie les risques d’hypertension

Quand le corps ne reçoit pas assez d’eau pour satisfaire ses besoins, certaines cellules se déshydratent et cèdent une part de leur eau à la circulation générale. Dans certaines régions, les vaisseaux capillaires doivent se contracter pour réguler la circulation selon les priorités de l’organisme. En cas de pénurie d’eau, 66% sont prélevés sur l’eau contenue par les cellules ; 26% sur le volume extracellulaire et 8% sur le volume sanguin (voir illustration 13). Confrontés à une baisse du volume sanguin, les vaisseaux doivent se contracter. Ce processus débute au niveau des régions les moins actives. Pour assurer l’équilibre de l’organisme, le déficit quantitatif doit être compensé soit par un apport de l’extérieur, soit par une régulation intérieure !

C’est l’étendue de l’activité des vaisseaux capillaires à travers l’organisme qui détermine le volume du sang en circulation. Plus les muscles sont entraînés, plus leurs capillaires s’ouvriront et détourneront une quantité supérieure de sang. C’est la raison pour laquelle l’exercice est un facteur important pour le rééquilibrage physiologique de l’hypertension. Cette pathologie exige que les vaisseaux capillaires soient pleins et n’offrent aucune résistance à la circulation sanguine. Dans le cas contraire, seule une pression accrue, poussant le sang en circulation, assurera le passage de certains liquides à travers le système.

Le manque d’eau est une autre raison qui peut rendre les vaisseaux capillaires sélectivement fermés. Fondamentalement, l’eau ingérée finit son parcours dans les cellules. C’est elle qui règle le volume des cellules de l’intérieur alors que le sel règle la quantité d’eau à l’extérieur des cellules. C’est un processus d’équilibrage extrêmement délicat dans la mesure où il maintient la composition optimale du sang aux dépens de l’hydratation de certaines cellules. En cas de pénurie d’eau, certaines cellules seront rationnées, alors que d’autres recevront un surplus d’eau pour les maintenir opérationnelles (comme expliqué plus haut, ce mécanisme implique la filtration de l’eau à travers la membrane cellulaire).

C’est ici que le « modèle des corps dissous » est inadéquat et erroné. Toutes ses estimations et évaluations des fonctions organiques sont fondées sur le contenu en solides du sang, et il ne reconnaît pas la déshydratation relative de certaines autres parties du corps. Toutes les analyses sanguines peuvent apparaître comme normales alors que les petits capillaires du cœur et du cerveau sont sujets à des dommages causés par une déshydratation, même légère, de longue durée. Cette thèse deviendra plus claire lors du chapitre consacré au cholestérol.

Quand nous perdons la sensation de soif ou ignorons les autres signaux de la déshydratation, et quand nous ne comblons pas nos besoins quotidiens en eau, la fermeture de certains lits vasculaires est le seul moyen naturel de garder pleins les vaisseaux sanguins. Mais combien de temps pouvons nous continuer ainsi ? La réponse est : assez longtemps pour tomber en fin de compte très malades et mourir. A moins d’avoir la sagesse d’adopter le changement de modèle et de reconnaître, au plan professionnel et général, les problèmes liés aux perturbations du métabolisme de l’eau, \a déshydratation chronique continuera à prélever son tribut tant sur nos corps que sur notre société !

Les mécanismes qui opèrent pour s’adapter à la déshydratation et qui culminent dans la vasoconstriction sont les mêmes que ceux mentionnés pour le stress. Ce sont notamment ceux de la vasopressine et du système R. A. Ils imposent une réduction du lit vasculaire et une pression accrue pour resserrer le système et activer la filtration de l’eau par les « pommeaux de douche » dans les cellules des organes prioritaires. N’oublions pas que la déshydratation est le facteur stressant numéro un du corps humain comme de toute chose vivante.

En tout premier lieu, l’hypertension essentielle devrait être traitée par l’accroissement de l’ingestion d’eau. Les méthodes de traitement actuelles sont erronées. Le corps et la nature tentent de maintenir leur équilibre et nous disons : « Non, vous ne comprenez pas ! Prenez des diurétiques et débarrassez vous de l’eau. » Si nous ne buvons pas assez d’eau, l’organisme est obligé d’élever le taux de sodium pour se protéger. Le système R.A. y est directement impliqué. L’eau ne reste dans le compartiment liquide extracellulaire que s’il y a rétention de sodium. Depuis ce compartiment et à travers la production des « pommeaux de douche », l’eau pénétrera de force certaines cellules grâce à leur statut prioritaire. Ainsi, retenir le sodium dans le corps constitue l’ultime recours permettant de garder un peu d’eau pour la survie cellulaire.

De par sa conception, le corps est très sensible à la rétention de sodium. Tenir celle-ci pour responsable de l’hypertension est une erreur et procède d’une connaissance insuffisante des mécanismes régulateurs de l’eau dans l’organisme. Prescrire des diurétiques pour se débarrasser du sodium aggrave la déshydratation. Le niveau « sensation de bouche sèche » de la déshydratation est atteint et on boit de l’eau pour compenser. Les diurétiques maintiennent le corps à un niveau de déficience d’eau. Ils ne guérissent pas l’hypertension et déterminent l’organisme à absorber du sel et de l’eau, mais jamais assez pour corriger le problème. Voilà pourquoi, après un certain temps, ces diurétiques ne suffisent plus, le patient sera forcé à recourir à d’autres médicaments.

L’évaluation de l’hypertension pose un autre problème : comment la mesurer ? L’angoisse liée à l’hypertension affecte automatiquement la personne au moment de l’examen. La lecture des instruments peut ne pas refléter la vérité, à savoir une tension artérielle normale. Un praticien inexpérimenté ou pressé, plus effrayé par un procès que soucieux d’un jugement pertinent et précis, pourrait prêter au patient une hypertension alors qu’il aurait pu n’avoir qu’un moment d’angoisse, une panique générée par le contexte clinique qui entraîne une réponse fausse des instruments de mesure.

Un autre problème important, hélas méconnu, lié à la lecture de la tension artérielle, est la façon dont on gonfle le brassard, bien au-delà de la lecture systolique (la maxima), pour ensuite laisser l’air s’échapper jusqu’à ce que le pouls s’entende. Chaque artère est accompagnée d’un nerf qui est là pour contrôler le flux sanguin à travers les vaisseaux. La brusque perte de pression du brassard, que l’on gonflé jusqu’à de très hauts niveaux, entraîne une brusque irruption du sang dans l’artère concernée, ce qui fait que l’on enregistrera inévitablement une tension artificiellement induite. Malheureusement, la mesure de l’hypertension est si arbitraire, basée de plus sur le niveau diastolique (la minima), qu’une toute petite erreur d’évaluation peut faire d’une personne saine un hypertendu. C’est alors que commencent tous les ennuis... !

L’eau est par elle-même le meilleur diurétique naturel. Si les personnes qui souffrent d’hypertension et ont un fonctionnement rénal normal augmentent leur ingestion quotidienne d’eau, elles n’auront nul besoin d’autre diurétique. Si une déshydratation prolongée induit une hypertension et cause également des insuffisances cardiaques, l’ingestion d’eau doit se faire progressivement. Il faut éviter qu’elle soit excessive et impossible à gérer par rapport à la rétention de sodium, qui, lui, doit être « surreprésenté ».

Je présente les lettres suivantes avec l’autorisation aimable de leurs auteurs qui souhaitaient partager leurs expériences heureuses avec les lecteurs.

Michael Peck a été un collaborateur administratif de la Fondation pour la Voie simple en Médecine. Cette fondation est une institution de recherche médicale (un « réservoir d’idées »). A un niveau pédagogique et scientifique, elle s’est engagée à introduire un changement de modèle sur le métabolisme de l’eau dans l’organisme. Michael expose brièvement les problèmes médicaux rencontrés depuis son enfance. Qui aurait pu penser que des symptômes aussi disparates pouvaient tous être liés, et qu’après tant d’années, ces ennuis disparaîtraient suite à un simple réajustement de l’ingestion d’eau quotidienne ? La solution aux problèmes médicaux de Michael Peck fut à ce point originale que son épouse se mit également à suivre le même « rituel de soins ».

Micro Investments, Inc.

Dr. F. Batmanghelidj Le 25 mars 1992

Foundation For The Simple in Medicine 2146 Kings Garden Way, Falls Church, Va 22043

Cher Fereydoon,

Cette lettre est un témoignage rendu aux mérites de l’eau comme part essentielle des besoins alimentaires quotidiens. Depuis cinq ans, je suis vos recommandations et approuve pleinement les effets positifs de l’ingestion d’eau.

Tout au début, lorsque je commençai à suivre votre programme, j’étais obèse, souffrais d’hypertension artérielle, d’asthme et, depuis mon tout jeune âge, d’allergies. J’avais été en traitement pour toutes ces maladies. Aujourd’hui, mon poids et ma tension artérielle sont normaux (j’ai perdu environ 45 kg et 10 points de tension). Grâce au programme, la fréquence des crises d’asthme et les problèmes d’allergie se sont réduits au point qu’ils n’existent quasiment plus. De plus, d’autres bienfaits se sont produits : je souffre bien moins qu’auparavant de rhumes et d’angines, et en général, ils sont moins sévères.

J’ai partagé ce programme avec mon épouse qui s’administrait des médicaments pour sa tension artérielle depuis quatre ans. Grâce à une ingestion d’eau accrue, elle a récemment pu supprimer toute médication.

Encore merci pour votre traitement.

Michael Peck

907 Crystal Crcek Drive, Austin, Texas, 78746

Michael Paturis est membre du Rotary Club. Il fit la connaissance de mon travail il y a quelques années, lors d’une de mes conférences à son club. Un jour, nous déjeunions ensemble et je lui exposai en détail pourquoi l’hypertension et l’accumulation des graisses sont en général des conséquences d’une déshydratation chronique. Il accepta mes conseils et se mit à boire quotidiennement plus d’eau. Il réussit également à convaincre son épouse qui adopta cette thérapie. Notez, dans les deux lettres, l’impact de l’accroissement de l’ingestion d’eau sur l’asthme et les allergies.

Etude de E. Michael Paturis

Lee Street Square - 431 N. Lee Street - Old Town

Alexandria, Virginie 22314

La membrane à deux couches

Le 20 février 1992

M. le Dr F. Batmanghelidj Foundation For The Simple in Medicine 2146 Kings Garden Way Falls Church, Virginie 22043

Cher Dr Batmanghelidj,

J’aimerais vous remercier encore une fois pour l’amabilité avec laquelle vous avez aidé mon épouse et moi-même à mieux apprécier l’importance de l’eau pour notre santé.

Nous sentons les bienfaits de l’accroissement volontaire de notre consommation d’eau qui contribue grandement à notre perte de poids. Depuis des années, nos médecins respectifs nous recommandaient vivement cet allégement. J’ai perdu environ 65 kg, et cette baisse a entraîné celle de ma tension artérielle, de sorte que je n’ai plus besoin d’aucun médicament. La perte de poids chez mon épouse a supprimé l’inconfort que lui imposaient depuis des années des douleurs dorsales. En outre, elle est convaincue que cette allégement pondéral a diminué ses problèmes d’allergies.

Bien à vous,

E. Michael Paturis
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Déshydratée
Hydratée

La membrane qui entoure chaque cellule est composée de deux feuillets distincts

Segment microscopique d’une membrane déshydratée

Segment microscopique d’une membrane convenablement hydraté

11 éS

Les protéines sont disposées / comme les barreaux d’une échelle

Canal aqueux refermé empêchant les mouvements des enzymes

 Canal aqueux dans lequel les enzymes circulent

Les cellules fabriquent du cholestérol pour coller les « briques » ensemble et empêcher l’eau de sortir. C’est une forme d’adaptation à la déshydratation C’est l’eau qui relie les « briques » entre elles

 Hydrates de carbone

Illustration 14 : Dans une membrane correctement hydratée, l’eau constitue la substance adhésive qui se diffuse également à travers les « briques » d’hydrocarboné. Les deux couches y sont bien distinctes et séparées, tandis que l’espace restant est utilisé comme voie d’eau pour l’activité des enzymes. Dans une membrane déshydratée, c’est la concentration en cholestérol qui augmente pour cimenter les « briques » et aussi pour empêcher que la cellule ne continue à perdre de l’eau. La voie d’eau est également obstruée par l’emboîtement des prolongements des « briques ».

Chapitre 7

 L’excès de cholestérol dans le sang

Un taux de cholestérol trop élevé signifie que les cellules ont développé un mécanisme de défense contre la force osmotique du sang qui tend à leur soustraire de l’eau à travers leurs membranes ; ou alors que le sang trop concentré ne peut laisser son eau traverser la membrane cellulaire. Le cholestérol est une « glaise » naturelle qui, versée dans les trous de la membrane cellulaire, rend les parois de la cellule étanche au passage de l’eau (voir illustration 14). Sa fabrication fait partie du plan conçu par la nature pour protéger les cellules vivantes contre la déshydratation. Dans les cellules vivantes qui possèdent un noyau, le cholestérol est l’agent régulateur de la perméabilité à l’eau de la membrane cellulaire. Dans celles dépourvues de noyau, ce sont les acides gras utilisés dans la fabrication de la membrane qui jouent ce rôle. La production de cholestérol fait partie du système de survie de la cellule. C’est une substance nécessaire. Son excès indique une déshydratation.

 Le cœur et les poumons sont les premiers organes que rencontre le sang concentré

 Perte d’eau par évaporation

Le sang venu des poumons entre dans l’oreillette gauche du cœur Le sa Poumons Le foie envoie du sang aux poumons

Le sang concentré entre dans l’oreillette droite du cœur .,

Traiter les aliments dirigés exige beaucoup d’eau

Foie La digestion utilise beaucoup d’eau Les produits digérés entrent dans le foie

sang concentré entre dans les artères du cerveau

 Cœur

Le sang concentre entre dans les artères cardiaques

Les aliments solides arrivent dans l’estomac et les intestins

 Appareil gastro-intestinal

Illustration 15 : Les aliments solides sont digérés dans l’estomac et les intestins, puis transmis au foie pour d’autres réactions chimiques. Ensuite, en passant dans la circulation sanguine à travers le cœur et les poumons, ils atteindront le reste du corps. Si la quantité d’eau ingérée avant le repas est insuffisante, le sang en circulation sera hautement concentré. Il influencera de manière osmotique les cellules rencontrées au cours de son périple.

Normalement, c’est l’eau qui constitue des feuilles adhésives liant les « briques » les unes aux autres. Dans une membrane déshydratée, cette propriété disparaît. En même temps qu’elle lie ou « cimente » la structure solide de la membrane, l’eau se diffuse au travers de ses pores vers l’intérieur de la cellule. L’illustration 14 montre la structure de la membrane à deux couches tantôt pleinement hydratée, tantôt déshydratée à l’extrême. Ce concept, fruit de nombreuses recherches, fut présenté à une assemblée de chercheurs en cancérologie. Ces mêmes thèses scientifiques ont été publiées et ont fait l’objet de nombreux débats.

Comment ce phénomène nous affecte-t-il dans notre vie de tous les jours ? La réponse est simple. Imaginez-vous assis à une table chargée de mets. Si vous ne buvez pas d’eau avant de manger, le processus de la digestion prélèvera sa part sur les cellules du corps. L’estomac a besoin d’eau pour scinder les protéines en acides aminés. L’intestin consomme encore davantage d’eau pour accomplir sa fonction.

Dans le foie, les cellules spécialisées poursuivent le traitement des matières digérées par l’intestin et les envoient dans le sang, en direction de l’oreillette droite du cœur. Le foie nécessite beaucoup d’eau pour fonctionner correctement. Du cœur droit, le sang - qui a entre-temps reçu quelques composants gras du système lymphatique - ira dans les poumons pour s’oxygéner et se débarrasser du gaz carbonique. Dans les poumons, de l’eau sort du sang sous forme de vapeur, phénomène bien visible par temps froid.

Ce sang hautement concentré passe ensuite des poumons au cœur gauche, qui l’envoie dans la « grande » circulation. Les premières cellules exposées à ce sang concentré sont celles qui longent les plus gros vaisseaux et les capillaires du cœur et du cerveau. Là où les artères se courbent, les cellules possiblement endommagées par la forte pression osmotique devront affronter également la pression du sang. Elles doivent se protéger, au risque d’être abîmées de manière irréversible. N’oublions pas que l’intégrité de leurs membranes cellulaires est dépendent de la présence d’eau disponible et non de celle qui se rejette par l’osmose. Le processus d’adaptation à la déshydratation par le cholestérol ressort clairement des illustrations 15 et 14.

Le cerveau finit par reconnaître la pénurie d’eau imposée au corps, et voilà qu’au milieu d’un repas, il oblige la personne à boire. Mais il est trop tard, les cellules qui longent les gros vaisseaux sanguins sont déjà endommagées. Le processus s’emballe lorsque le cerveau enregistre cet état de déshydratation et produit de la douleur dyspepsique... contre laquelle on prescrira des anti-acides ! Non pas de l’eau, mais des agents bloquant l’histamine ! Malheureusement, nous sommes là au cœur du problème des traitements classiques, étudiés conformément au « modèle des corps dissous ». Tous les modes de traitement sont destinés à soulager les symptômes. Ils ne sont pas prêts d’éliminer la cause du problème.

La cause demeure inconnue parce qu’on s’en remet toujours à un modèle erroné. Si nous commençons à apprécier le fait que pour le processus digestif des aliments, l’eau est l’ingrédient le plus essentiel, la bataille est presque gagnée. Si le corps reçoit l’eau nécessaire avant de manger, la bataille contre les dépôts de cholestérol dans les vaisseaux sanguins sera gagnée.

Après une période plus longue de régularisation de l’ingestion quotidienne d’eau pour que les cellules puissent s’hydrater pleinement, le système de défense par le cholestérol contre le libre passage d’eau à travers les parois cellulaires deviendra moins indispensable ; sa production diminuera. On a démontré que les enzymes brûleurs de graisses hormono-sensibles s’activent au bout d’une heure de marche. Ils demeurent actifs pendant les douze heures suivantes. Il semble également que la baisse du cholestérol sanguin lors de la marche stimule les brûleurs de graisse ; le cholestérol déjà déposé se fractionne et libère le passage du sang dans les artères.

 Des témoignages qui incitent à la réflexion

Les inquiétudes de Mohammed Wahby n’ont rien d’exceptionnel ; quiconque voit son taux de cholestérol s’emballer se fait du souci. Il n’est pas inutile de rappeler ici que nombre de maladies sont liées à une cholestérolémie trop élevée. Le taux de cholestérol sanguin considéré comme normal est fixé de nos jours aux alentours de 200 mg par cm2 de sang. Ce chiffre est une évaluation arbitraire et je pense que le taux normal se situe autour de

 L’excès de cholestérol dans le sang

100 à 150 mg/cm2. Mon propre taux n’a jamais dépassé 130. Pourquoi ? Parce que depuis de nombreuses années, je commence ma journée avec deux à trois verres d’eau.

Clarifions bien une chose : la formation de cholestérol en excès est le résultat d’une déshydratation. C’est le manque d’eau qui génère nombre de maladies, et non le niveau de cholestérol dans le sang. Aussi est-il plus prudent de modifier notre consommation quotidienne d’eau plutôt que notre alimentation. Avec une activité correcte, des enzymes, n’importe quelle nourriture peut être digérée, y compris son contenu en cholestérol. M. Wahby a pu abaisser ses niveaux de cholestérol sans trop se soucier de son alimentation (voir sa lettre de témoignage). Tout en vivant normalement, son cholestérol est descendu de manière spectaculaire de 279 à 203 en l’espace de deux mois et sans restrictions alimentaires. Et ceci grâce à une ingestion d’eau accrue avant les repas. S’il avait fait des promenades quotidiennes, ce niveau aurait davantage baissé dans la même période. Mais avec le temps, il s’abaissera encore. La simplicité du traitement le ravit au point qu’il désire partager son bonheur avec d’autres.

Ambassade de la République Arabe d’Egypte Bureau de presse et d’information

1666 Connecticut Avenue, N.W. Suite 440, Washington D.C.20009

Dr Fereydoon Batmanghelidj Le 1er mai 1991

Foundation For The Simple In Medicine

P.O. 3267,

Falls Church, VA 22043

Cher Dr Batmanghelidj,

Je vous adresse la présente pour vous dire combien je vous suis reconnaissant d’avoir fait de moi un homme infiniment moins préoccupé. Je n’ai cessé de souffrir d’un haut niveau de cholestérol depuis 1982. 11 était alors de 278. A l’époque, j’étais en Allemagne et l’on me mit au régime. Il fut si strict que je perdis 8 kg en moins de deux mois, mais le niveau du cholestérol ne descendit qu’à 220. Je refusai de l’abaisser davantage par une médication, d’autant plus qu’en Egypte, te médecins croient toujours que ce niveau n’est pas vraiment dangereux selon les normes en vigueur dans notre pays.

Comme je ne peux éviter les repas d’affaires, obligatoires pour un diplomate, et en raison de ma mission auprès des média, mon cholestérol remontait toujours aux alentours de 260 et redescendait ensuite à 220, au prix de régimes stricts suivis de temps à autre. Cependant, les entorses aux régimes étaient toujours le résultat de repas pris à l’extérieur. Chez moi, j’étais toujours strict. En fait, même invité, je m’appliquais à ne choisir parmi les plats proposés que ceux qui n’étaient pas spécialement riches en matières grasses.

L’an dernier, j’eus un choc en découvrant que mon cholestérol était monté en flèche jusqu’à 279. Par chance, je vous ai rencontré à cette époque. Quand vous m’avez prescrit beaucoup d’eau (deux verres pleins) à prendre avant les repas, au lieu des médicaments, j’étais très sceptique. D’autant plus que vous ne mettiez pas l’accent sur la nécessité d’un régime. En deux mois, et sans observer toutes les vieilles règles qui rendaient ma vie misérable, mon cholestérol descendit à 203 pour la première fois en plus de neuf ans ! Mon poids aussi avait étonnamment baissé de quatre kg. Et depuis, il est sous contrôle. Je me sens tellement bien que j’ai la certitude qu’à la prochaine analyse de sang, mon cholestérol aura encore baissé. Alors, adieu aux normes égyptiennes et bienvenue aux nouveaux taux en vigueur aux Etats Unis, et sans l’obsession des privations !

Prenant du plaisir à manger modérément, bien sûr. comme je ne l’avais plus fait depuis longtemps, et libéré d’un tracas ancré au fond de mon esprit, je crois vous devoir un immense MERCI.

Sincèrement,

Le Ministre Mohammed Wahhy Directeur. Bureau de Presse et d’Information

Le cas de John Fox est très peu commun dans le sens où sa grave maladie cardiaque a suffisamment reculé pour qu’il put retrouver une vie normale sans passer par la chirurgie, aujourd’hui à la mode. Mr Fox est dans la soixantaine. Il est ingénieur électronicien à la retraite et a derrière lui de nombreuses années de hautes responsabilités dans la Navy, les Forces Navales des Etats-Unis. Aujourd’hui, il est l’un des cinquante spécialistes vivants de la Bates-Trained Natural Vision (NdT : il fait partie d’un groupe de ré-éducateurs de la vue qui entraînent, selon la méthode mise au point par Bâtes, les malvoyants jusqu’à ce qu’ils retrouvent une vue normale par la voie naturelle). A un moment donné de sa vie, il se trouvait aveugle d’un œil et a senti sa vue baisser de l’autre. La méthode Bâtes d’entraînement de la vision l’intrigua à cause de ses propres besoins. Aujourd’hui, grâce à cet entraînement, il est sorti du chemin de la cécité et sa vision est sauve, voire virtuellement normale.

Il y a quelques années, on le considéra comme hypertendu. Il reçut des médicaments pour réduire sa tension artérielle. Mais il ne les supporta pas ; ils le rendaient plus malade encore. Ses problèmes débutèrent lorsqu’il se mit à souffrir d’attaques cardiaques. Sa lettre explique son parcours et combien il se porte mieux aujourd’hui. Le clou de ce témoignage est bien le fait que c’est au bout de deux mois d’ingestion accrue d’eau et une légère révision de son alimentation, en plus de ses promenades quotidiennes, qu’il se sentit normal, ses artères coronariennes étant devenues propres.

A présent, il a le bonheur de jouir d’une activité normale sans avoir à endurer des douleurs, et ce sans aucune médication ni intervention chirurgicale. s Réalisons-nous pleinement qu’une personne atteinte d’aussi graves problèmes cardiaques a pu, en deux mois environ, retrouver une vie normale sans traitement contraignant, et ceci après l’échec de tout traitement par la chimie ? L’approche naturelle proposée ici pour corriger le problème de manière scientifique et logique semble dépendre d’une inversion physiologique du processus de la maladie.

Bates-Fox

Naturel Vision Training

2945 North Lexington Street, Arlington, Virginie 22207

Attestation : le 25 mars 1992

C’est au printemps 1991 que je découvris, grâce à un membre de la Fondation pour la Voie simple en Médecine, la valeur de l’eau comme forme de médication. Six mois auparavant, j’avais subi deux attaques cardiaques et une opération angioplastique. Après l’intervention, on me prescrivit de fortes doses de calcium, de bêtabloquants, de l’aspirine pour nourrissons, de la trinitrine contre la douleur et des médicaments réduisant le cholestérol. L’angiogramme réalisé avant l’opération avait montré qu’une artère de mon cœur était obstruée à 97% par les dépôts de cholestérol. On me dit que mon cœur était en mauvais état.

Parce que la déshydratation des surfaces articulaires cause de graves dégâts - au point de les abraser jusqu’à ce que l’ostéo-arthrite s’installe - le dommage des tissus déclenche un mécanisme de refonte de l’articulation. Lorsqu’il y a des dégâts (y compris dus à la déshydratation), les tissus endommagés doivent être réparés. Les « hormones de refont locale » se chargent de restructurer les surfaces articulaires. Il semble qu’elles approvisionnent les articulations en fonction des lignes de force et de pression auxquelles elles sont soumises.

Malheureusement, le processus réparateur semble produire une déviation des articulations. Pour éviter une telle défiguration, on doit prendre au sérieux les premières douleurs et assurer un apport correct en eau. Si les douleurs ne disparaissaient pas après quelques jours d’ingestion d’eau et de douces flexions répétées des articulations (pour accroître la circulation dans la région concernée), on devrait consulter un médecin. La douleur et l’inflammation non-infectieuse d’une articulation est sans doute un signal de soif de l’organisme. Il est probable que d’autres signaux expriment ce manque, mais la sensibilité particulière des articulations indique leur prédisposition à des dommages locaux plus graves.

Si nous admettons qu’il nous est difficile de percevoir nos états de déshydratation, il est probable qu’il en soit de même pour les enfants. Le manque d’eau en période de croissance peut également se manifester par des douleurs articulaires comme par

ARTICULATIONSHYDRATÉE

ARTICULATION BIEN HYDRATÉE

Altère entrant dans la capsule articulaire

Articulation enflammée, présence de sérum et de leucocytes

Cartilage endommagé ne protégeant plus l’os Moelle osseuse

Hydratation du cartilage provenant de l’os

Capsule et cartilages normaux recouvrant l’os

Les mouvements de la capsule provoquent des vides successifs qui provoquent l’aspiration de l’eau au travers de l’os et du cartilage vers la cavité articulaire.

Illustration 7 : Ce croquis montre et compare côte à côte une articulation correctement hydratée et une autre déshydratée. Le cartilage articulaire bien hydraté reçoit son alimentation de l’approvisionnement sanguin de son attache à la base à l’os. Une articulation déshydratée exige un apport de liquides en provenance de la capsule de l’articulation. Ainsi, elle gonfle et se fragilise. Le processus inflammatoire évoque une infection, mais il s’agit surtout de déshydratation.

 Rhumatismes articulaires 53

des brûlures d’estomac. Le mode de production des signaux d’alarme chez les jeunes pourrait tout naturellement être le même que chez les personnes âgées. C’est pourquoi il est recommandé de traiter l’arthrite juvénile en augmentant la consommation quotidienne d’eau.

 Les douleurs lombaires

Les articulations spinales - articulations intervertébrales et leurs structures discoïdes - dépendent des différentes propriétés de l’eau stockée dans le noyau du disque (nucleus pulposus) comme dans la lame terminale du cartilage qui recouvre les surfaces planes des vertèbres. Dans les articulations vertébrales, l’eau n’est pas seulement un lubrifiant pour les surfaces de contact, elle est aussi présente dans le noyau du disque, à l’intérieur de l’espace intervertébral, où elle supporte le poids du corps. L’eau stockée dans le noyau du disque supporte 75% du poids de la partie supérieure du corps ; les matériaux fibreux périphériques en supportent 25% (voir illustration 8). Le principe commun à toutes les articulations est que l’eau y agit comme lubrifiant ou comme support capable de porter la force que produisent le poids et la tension des muscles sur l’articulation.

Dans la plupart des articulations, le mouvement génère un effet de pompe à vide qui aspire et reflue l’eau. Pour prévenir les douleurs dorsales, il faut donc boire suffisamment d’eau et faire une série d’exercices spécifiques pour « faire fonctionner les pompes ». Ces exercices réduiront également les spasmes dans les muscles dorsaux, qui sont la cause majeure de la plupart des douleurs lombaires. Il faut également adopter des postures correctes. Le problème du mal de dos et de son rapport avec l’eau est tellement important que j’y ai consacré un ouvrage entier ainsi qu’une vidéo le complétant.

 75% du poids de la partie supérieure du "corps est supporté par l’eau stockée

Partie H\ M dans le noyau du supérieure HT JÛ \ distlue-

5e disque lombaire

25% est supporté par les matériaux fibreux périphériques.

Illustration 8 : Ce croquis montre l’importance de l’eau pour le noyau du disque. Elle fournit le support hydraulique essentiel aux disques intervertébraux, qui doivent être en mesure de supporter beaucoup de poids. Une fois que la déshydratation s’installe, toutes les parties du corps en souffrent. Les disques intervertébraux et leurs articulations sont les premiers concernés. Le 5e disque lombaire est affecté dans 95% des cas.

 Les douleurs du cou

De mauvaises postures : tenir la tête penchée en écrivant, un bureau trop bas, la position figée devant l’ordinateur de longues heures durant, dormir sur un coussin inadéquat..., peuvent contribuer à produire des douleurs dans le cou ou

 Rhumatismes articulaires ’

même à y déplacer des disques intervertébraux. L mouvement est essentiel à une circulation correcte dans les espaces interdiscaires du cou. Le poids d la tête force l’eau à sortir du disque pour un certain laps de temps. Pour la ramener, un vide "aspirant doit être créé dans le même disque intervertébral Ceci ne peut se faire que lorsque l’on bouge correctement le cou.

Un exercice correctif très simple peut remédie à ce mal : on se couche sur le bord extrême du lit, ! tête penchée en arrière et laissée à l’abandon. Cet posture permet d’étirer le cou en en se servant d poids de la tête qu’il n’a plus à maintenir. Quelque instants totalement détendu dans cette position suffiront à diminuer la tension de votre cou. C’est la posture idéale pour générer le vide « aspirant » dont les espaces interdiscaux ont besoin. En amenai ensuite doucement la tête jusqu’à la position arrière maximale, de manière à voir le sol, puis en ) redressant pour voir ses pieds, un vide intermittent se crée, aspirant de l’eau dans les espaces interdits eaux et la répandant entre chaque paire de vertèbre du cou. Le noyau du disque a besoin d’absorber ce te eau jusqu’à ce qu’il regagne sa taille normale, présent, pliez la tête de gauche à droite et via versa ; essayez de regarder le mur et le sol de la pièce, d’abord d’un côté, puis de l’autre.

Ce simple exercice est utile aux personnes qui commencent à souffrir d’arthrite ou d’un déplacement discal dans le cou ; il permet de tester la mobilité de leurs articulations.

Un autre exercice, praticable en cas de douleurs moins graves dans le cou suite à un déplacement discal, consiste à plier lentement et de manière répétée la tête et le cou en arrière autant que faire se peut.

 Les maux de tête

Si j’en crois mon expérience personnelle, les maux de tête migraineux semblent être une conséquence logique de la déshydratation : une couverture trop épaisse qui empêchera le corps de régler sa température pendant le sommeil, des boissons alcoolisées qui produisent une déshydratation cellulaire, en particulier dans le cerveau, un régime alimentaire ou une allergie provoquant une libération d’histamine, une chaleur excessive non compensée par une ingestion d’eau appropriée. Fondamentalement, la migraine semble être un indicateur de défaut de régulation de la température organique lors d’un stress dû à la chaleur. La déshydratation joue un rôle primordial dans l’irruption de cette affection.

La manière la plus prudente et préventive pour combattre la migraine est l’apport correct de liquides. Mais une fois que la migraine s’est installée, des réactions chimiques en chaîne empêchent le corps de poursuivre nombre d’activités vitales. A ce stade, on peut se voir contraint d’absorber des analgésiques accompagnés de beaucoup d’eau. Une quantité suffisante d’eau froide ou glacée contribue à refroidir le corps (ainsi que le cerveau) de l’intérieur et à inciter le système vasculaire à se resserrer. La dilatation excessive des vaisseaux périphériques pourrait bien être la cause principale de la migraine.

Chapitre 5

 Stress et dépression

On parle de dépression lorsque le cerveau confronté à un problème émotionnel stressai éprouve de la difficulté à se concentrer simultanément sur d’autres activités. Ce phénomène peut prendre une telle ampleur que le sujet se trou dépourvu de ses capacités, voire complètement désorienté. Le stress ainsi généré produit à loi terme des pathologies variées en fonction d schémas comportementaux de la personne.

On estime que 10 millions d’Américains sont atteints par l’une ou l’autre de ces manifestation Un nombre beaucoup plus important de personnes est ou sera un jour confronté à une forme moins aiguë de dépression. Certaines cependant sont naturelles, utiles et utilisables pour le développement personnel et l’évolution de l’être humain. Ce stade d’activité mentale intense permet d’apprendre à maîtriser ses émotions négatives, il participe à l’élaboration du caractère et du tempérament de l’individu. Bien que la dépression soit généralement passagère, l’amour, l’attention et la compassion sont indispensables pour aider la personne souffrante à résoudre sa cogitation intérieure.

Certaines personnes sont malheureusement incapables de maîtriser la peur, l’angoisse et la colère associées à la dépression. Et les professionnels de la santé consultés les calment avec des médicaments chimiques ! Ces derniers, peu nocifs il y a quelques temps, sont aujourd’hui très puissants et parfois dangereux. Certains ont le pouvoir de priver l’être de toute capacité d’éprouver une émotion vis-à-vis de lui-même et de son entourage. Chez les sujets particulièrement vulnérables, ils peuvent même détruire la compassion et provoquer l’apparition d’idées fortement négatives. Ces personnes sont alors exposées à devenir des aspirants au suicide ou des meurtriers.

Mes propos, fondés sur des expériences personnelles et observations cliniques, sont destinés à attirer l’attention du public sur l’inefficacité de la physiologie du cerveau associée au stress et à la dépression. Je propose une voie pour améliorer la capacité de maîtriser le stress émotionnel grave et ses manifestations dépressives.

La pathologie liée à des stress sociaux, tels la peur, l’angoisse, l’insécurité, les problèmes émotionnels et conjugaux, et l’installation de la dépression résultent d’une déficience en eau au point que les tissus cérébraux s’en trouvent affectés. Le cerveau utilise l’énergie électrique générée par la force de l’eau des pompes génératrices d’énergie. En cas de déshydratation, la production d’énergie dans le cerveau diminue. De nombreuses fonctions cérébrales, qui dépendent de cette énergie, deviennent inopérantes. Nous reconnaissons cette inadéquation fonctionnelle et l’appelons dépression. Cet état, engendré par la déshydratation, peut mener au syndrome de fatigue chronique. Ce dernier est l’étiquette apposée sur une série de perturbations physiologiques avancées que l’on considère être liées au stress.

Pour peu que nous comprenions les processus liés au stress, nous comprendrons également le syndrome de fatigue chronique. Dans tous les cas, après avoir remédié à la déshydratation comme à ses complications métaboliques pendant un certain temps, le syndrome de fatigue chronique reculera. Le problème causal de la fatigue chronique - donc les événements physiologiques et les possibles ravages métaboliques susceptibles d’épuiser certaines ressources de l’organisme - est exposé ici.

 Les mécanismes compensatoires liés à la déshydratation

Quand le corps est déshydraté, les processus physiologiques qui s’installent aussitôt sont identiques à ceux causés par le stress. La déshydratation équivaut à un stress, et une fois celui-ci installé, une mobilisation des matériaux primaires des réserves physiques s’y associe. Ce processus « éponge » une part des réserves d’eau. Il s’ensuit donc que \a déshydratation entraîne le stress tandis que le stress entraîne une déshydratation persistante.

Le stress provoque l’apparition de plusieurs processus hormonaux dévastateurs. Le sujet doit assumer une situation de crise et se mettra à improviser une réplique de « combat » ou de « fuite ». Il semble incapable de relation avec les autres humains. Il estime que toute situation de stress exige une attitude de combat ou de fuite, même face à des stress liés au travail de bureau. Il se met à sécréter plusieurs hormones puissantes qui demeurent « stimulées », jusqu’à ce que se libèrent des circonstances stressantes. Ces hormones sont principalement des endorphines, de la cortisone, de la prolactine, de la vasopressine et de la rénine angiotensine.

 Endorphines, cortisone, prolactine et vasopressine

Les endorphines préparent le corps à endurer adversité et blessures jusqu’à ce qu’il soit hors de danger. Elles élèvent également le seuil de déclenchement de la douleur. En raison des menstruations et des accouchements, les femmes semblent accéder à cette hormone bien plus spontanément. Elles ont en général une plus grande capacité de résistance à la douleur et au stress.

 La déshydratation : le facteur le plus destructeur dans le stress

Cercle et spirale vicieux

DESHYDRATATION

VASOPRESSINE

FEMMES

ENDORPHINES 1

CORTISONE

RENINE-ANGIOTENSINE

PROLACTINE

Illustration 9 : Présentation schématique des sécrétions hormonales au cours de la « spirale » continue du stress ou d’une déshydratation chronique.

La cortisone induit la mobilisation des énergies stockées et des matériaux bruts. La graisse est réduite en acides gras qui seront convertis en énergie. Certaines protéines sont fractionnées en acides aminés de base destinés à fabriquer des neurotransmetteurs supplémentaires, protéines nouvelles et quelques acides aminés spéciaux que les muscles consommeront. Au cours de la grossesse et de l’allaitement, cette hormone et ses « associées » mobilisent un flot de matériaux primaires destiné au développement du bébé. Si l’action de la cortisone se poursuit longtemps, le corps souffre de l’épuisement de ses réserves d’acides aminés.

Sous l’influence de la cortisone, le corps continue à « se nourrir de lui-même ». Se chargeant de fournir des matériaux bruts d’urgence destinés à la production de protéines primaires et de neurotransmetteurs essentiels, la cortisone est chargée de sortir le corps de sa « mauvaise passe ». Toutefois, elle ne peut dépanner le corps soumis à une carence prolongée de matériaux nécessaires au maintien de son intégrité structurelle. C’est ce phénomène qui produit les dégâts liés au stress de longue durée.

La prolactine déclenche la production de lait. Elle se trouve chez tous les mammifères. Elle fonctionne même en cas de manque d’eau ou de stress entraînant une déshydratation. La prolactine incite les cellules glandulaires à se régénérer et à se multiplier. Bien que l’intérêt soit surtout porté aux composés solides du lait, c’est son contenu en eau qui est de la première importance pour le fœtus en pleine croissance. Chaque fois qu’une cellule donne naissance à une autre cellule, 75% ou plus de son volume doit être fourni en eau. C’est dire que la croissance dépend de la disponibilité de l’eau. Quand la région est irriguée en eau, les cellules sont capables d’accéder aux composés dissous qu’elle transporte. L’hormone de croissance ressemble beaucoup à la prolactine. Elle est également fabriquée dans le placenta et stockée dans le liquide amniotique dans lequel baigne le fœtus.

On a démontré qu’une production accrue de prolactine entraîne chez les souris des tumeurs mammaires. En 1987, je soutenais devant une assemblée internationale de cancérologues éminents que la déshydratation chronique est l’une des causes premières des tumeurs produites dans le corps humain. Ne sous-estimons pas la relation entre le stress, la déshydratation chronique due à l’âge, la sécrétion persistante de prolactine et l’évolution cancéreuse des tissus glandulaires des seins. Un ajustement régulier de l’ingestion d’eau chez les femmes - en particulier lorsqu’elles ont à gérer le stress de la vie quotidienne - servira au moins de mesure préventive contre le possible développement d’un cancer du sein induit par le stress.

La vasopressine règle sélectivement l’approvisionnement en eau de certaines cellules. Elle entraîne également une constriction des capillaires qu’elle active. Comme son nom l’indique, elle provoque la vasoconstriction. Elle est produite dans l’hypophyse, puis transportée par la circulation. Certaines cellules vitales possèdent des récepteurs pour cette hormone. En fonction de leur importance hiérarchique, elles semblent posséder plus de récepteurs de vasopressine que d’autres.

La membrane cellulaire est constituée de deux couches. De solides « briques » d’hydrates de carbone, en forme de fourchette, sont entassées les unes contre les autres grâce aux propriétés adhésives de l’eau (voir illustration 14). Entre les deux couches existe une voie qui sert aussi de jonction. C’est l’endroit où les enzymes voyagent, réagissent ensemble sélectivement et produisent l’action voulue sur la cellule. Cette voie d’eau fonctionne comme un canal d’irrigation ou une autoroute.

Axone (l’essentiel de la longueur de la fibre nerveuse) Neurone__ »

Dendrites

Segment microscopique de la membrane neuronale

Vasopressine et son récepteur

Molécule d’eau entrant dans la cellule

Le récepteur prend la forme d’un

pommeau de douche qui ne laisse

passer que les molécules d’eau

Illustration 10 : Un croquis d’une cellule nerveuse : sa membrane à deux couches et le récepteur de vasopressine qui se transforme en « pommeau de douche », qui permet à l’eau contenue dans le sérum d’entrer dans les cellules pourvues de récepteurs. La vasopressine produit également une vasoconstriction, pour obtenir la pression nécessaire à la filtration de l’eau.

L’eau entre dans la cellule quand ces espaces sont suffisamment remplis. A certains moments toutefois, le débit d’eau entrant dans la cellule peut être insuffisant et certaines fonctions cellulaires peuvent en être affectées. Pour éviter une telle catastrophe, la nature a prévu un mécanisme extraordinaire en créant des filtres à eau qui traversent la membrane. Lorsque la vasopressine atteint la membrane cellulaire pour fusionner avec son récepteur, celui-ci prend la forme d’un « pommeau de douche ».

Les illustrations 10 et 11 expliquent certains des facteurs susceptibles de contribuer au syndrome de la fatigue chronique.

Les cellules importantes ont de grandes quantités de récepteurs de vasopressine. Lorsqu’il y a déshydratation, la vasopressine est impliquée dans le rationnement et la distribution d’urgence de l’eau. Les cellules nerveuses semblent imposer leur priorité en comportant davantage de récepteurs de vasopressine que les autres cellules. Elles doivent absolument maintenir opérationnelles leurs voies d’eau.

Pour s’assurer que l’eau pourra passer à travers ces alvéoles minuscules (qui ne permettent le passage que d’une seule molécule d’eau à la fois), la vasopressine possède également la faculté de provoquer une vasoconstriction et d’ainsi augmenter la pression du sérum. Ainsi, le caractère hypertenseur de la vasopressine neurotransmettrice - plus connue comme hormone - est nécessaire à l’infiltration d’eau dans les cellules, mais uniquement quand la diffusion directe du liquide à travers la membrane est insuffisante. L’illustration 10 explique ce mécanisme. Le chapitre 7 complétera les informations sur la membrane cellulaire.

 L’alcool

L’alcool supprime la sécrétion de vasopressine par l’hypophyse. Un manque de vasopressine se traduira par une déshydratation générale qui n’épargnera pas les cellules cérébrales. Un tel manque d’eau, jusque-là encore rattrapable et facile à corriger, se traduira par un assèchement

 Le système de transport dans les nerfs

Nerf vu en coupe

Nerf vu en coupe

Neurones (fibres nerveuses)

Neurone

« Un véritable fil de téléphone »

Microtubules

Zone de drainage hydrique

Vésicules de neurotransmetteurs

Zones à faible viscosité en périphérie des microtubules

Protéine de transport

Microuibules en forme de « monorail » : chaîne d’eau de proximité

Illustration 11 : Ce croquis illustre le mécanisme du transport « par flottement » à l’intérieur de systèmes de micro courants moins visqueux qui s’établissent autour des structures de type « monorail », appelées microtubules, en particulier le long des nerfs.

des cellules sensibles du cerveau. Pour faire face à ce « stress », d’autres hormones sont sécrétées, y compris des endorphines destinées à « droguer » le corps. Ainsi, la consommation prolongée d’alcool peut être responsable d’une tendance à la dépendance aux endorphines. Cet excès de sécrétion d’endorphines constitue un véritable conditionnement. En raison de leur tendance naturelle à produire plus d’endorphines pour faire face aux accouchements et à la menstruation cyclique, les femmes semblent être plus exposées à l’alcoolo dépendance que les hommes. Les femmes mettent en moyenne trois ans à devenir alcooliques, alors que les hommes ont besoin de sept ans.

 Le système de la rénine angiotensine (R.A.)

L’activité du système R.A.(voir illustration 12) est un mécanisme subordonné à l’activation de l’histamine dans le cerveau. Il est également reconnu pour sa puissante activité au niveau rénal. Il se trouve activé lorsque le volume des liquides dans le corps est diminué. En cas de déplétion d’eau ou de sodium, il s’active pour retenir l’eau et provoquer une plus grande absorption de sel de sodium. Jusqu’à ce que le volume d’eau et la concentration en sodium atteignent un niveau prédéterminé, le système R.A. resserre également les capillaires et l’ensemble du système vasculaire. Il est tout désigné à cette tâche et veille à ce qu’il n’y ait pas de « passage mou » ou d’espace vide dans

Activité de la rénine angiotensine La tension artérielle chute Le volume sanguin chute Epuisement du sodium (sel) L’activation de la rénine entraîne la production d’angiotensine

Ingestion d’eau

Vasoconstriction

Rétention de sodium

Inhibent l’activité de la rénine angiotensine quand les niveaux normaux sont atteints

Illustration 12 : Un modèle d’événements physiologiques qui vont soit stimuler, soit inhiber la production de rénine angiotensine.

la circulation. Ce resserrement peut atteindre un niveau tel qu’il devient mesurable ; nous l’appelons hypertension.

La raison d’un resserrement des vaisseaux sanguins au cours du stress est simple à comprendre. Le corps est un multi-système hautement intégré et efficace. Quand il y a stress, une partie de l’eau disponible est utilisée pour suppléer à la panne des matériaux stockés que sont les protéines, le glycogène et la graisse. Pour compenser la perte d’eau et mettre le système sous pression, le système R.A. va coordonner son travail avec celui de la vasopressine et des autres hormones. Il développe essentiellement son activité dans les reins. Ceux-ci sont responsables de la production d’urine qui rejette entre autres les excès d’hydrogène, de potassium et de sodium. Toutes ces fonctions doivent être maintenues proportionnelles aux réserves d’eau disponibles à produire de l’urine. S’il est vrai que les reins ont la capacité de concentrer l’urine, ce fonctionnement poussé à l’extrême risque de les léser gravement.

Le système R.A. est le pivot de la restauration du volume liquide dans le corps. C’est l’un des mécanismes subordonnés à l’activité de l’histamine quant à l’ingestion de l’eau. Il contrôle le volume vasculaire pour ajuster le contenu liquide du système circulatoire. Une présence suffisante de sel et d’eau dans l’organisme réduit son activité. Au niveau des reins, il ajuste le débit et la pression de filtration nécessaires à la production d’urine. Quand la pression sanguine n’est pas appropriée à la filtration et à la sécrétion d’urine, le système R.A. provoque la constriction des vaisseaux de cet organe.

Si les reins sont abîmés et que la production d’urine est insuffisante, le système R.A. s’active davantage. Il provoque une plus grande ingestion de sel et induit une soif accrue.

Les dégâts rénaux peuvent être la conséquence d’une déshydratation de longue durée et d’une déplétion de sel. Mais pour ne pas avoir reconnu la signification de la constriction vasculaire (hypertension essentielle) qui indique une déperdition d’eau, on laisse s’instaurer un déséquilibre liquide qui peut être l’un des facteurs causant des lésions rénales. Celles-ci peuvent être importantes et irréversibles.

Une fois le système R.A. enclenché, il poursuit son travail jusqu’à ce qu’un interrupteur naturel vienne l’arrêter. Les composants de cet interrupteur sont Veau et secondairement le sel.

Les glandes salivaires semblent être sensibles au manque de sel. Lors d’une telle déficience, elles semblent produire des substances appelées quinines. Ces dernières accélèrent la circulation sanguine et la production de salive. L’accroissement de la production de salive (au point qu’elle coule de la bouche quelquefois) a deux buts : premièrement, elle lubrifie la bouche au cours de l’ingestion d’aliments lorsque le corps est en état de déshydratation ; deuxièmement, sa consistance alcaline et son flot abondant constituent, avec la mastication, la première étape de la digestion. A l’intérieur des systèmes intégrés du corps humain, les quinines produites par les glandes salivaires semblent également déclencher l’activation du système R.A.
Ainsi, le manque de sodium (qui contribuerait aussi au manque d’eau extracellulaire) pourrait bien inaugurer une série d’événements qui produirait en fin de compte de l’hypertension essentielle et des douleurs chroniques. Le rapport entre, d’une part, la production de quinines salivaires et la déplétion de sodium (qui entraîne une perte du contenu liquide du corps), et d’autre part, une importante production de salive même en cas de forte déshydratation, constitue un paradoxe. Ne pas le saisir, c’est commettre l’erreur qui consiste à voir dans la sensation de bouche sèche l’unique indicateur de manque d’eau. A cause de cette erreur, anodine en apparence, la pratique médicale et la recherche scientifique sont à des années lumière d’un véritable progrès. Rebrousser chemin et remettre en question les vues jusque-là adoptées deviendront inévitables. Espérons que les intérêts particuliers ne feront pas barrage !

Que se passe-t-il quand nous buvons du thé, du café ou des cocas à la place de l’eau ? Les stimulants naturels présents dans ces boissons sont caféine et théophylline. Ce sont des stimulants du système nerveux central, mais en même temps, des agents déshydratants à cause de leur action puissamment diurétique. Une tasse de café contient à peu près 85 mg de caféine, et une tasse de thé environ 50 mg. Les boissons à base de cola en contiennent 50 mg par verre, une part de cette caféine servant à faciliter l’extraction des substances actives des noix de Cola accuminata.

Ces stimulants libèrent de l’énergie stockée dans l’ATP en le convertissant en AMP cyclique, qui peut être un inhibiteur puissant. Ils libèrent également de l’énergie en prélevant du calcium dans les réserves cellulaires. Ainsi, la caféine semble être un stimulant énergétique pour le corps. Mais connaissant son effet ultime, nous pouvons admettre que lorsque le corps ne veut ou ne peut pas libérer d’énergie pour une action donnée, la caféine est catastrophique. De par sa présence, le niveau d’énergie disponible n’agit plus comme facteur limitant de l’action de certaines hormones et de certains transmetteurs, et ainsi le corps se dévore lui-même et s’affaiblit.

Par moments, l’effet de la caféine peut être considéré comme souhaitable, mais substituer constamment des boissons contenant de la caféine à l’eau prive le corps de sa capacité à produire de l’énergie hydroélectrique. Un excès de caféine épuise également l’énergie stockée sous forme d’ATP dans le cerveau et le reste du corps, contribuant à diminuer la faculté de concentration des consommateurs. Cet excès peut également entraîner un syndrome de fatigue chronique et épuiser le muscle cardiaque par surstimulation.

Etudions maintenant deux problèmes distincts, cependant en relation étroite l’un avec l’autre : l’hypertension et le cholestérol, conduisant tous deux à des pathologies cardiaques.
Chapitre 6

Les produits fabriqués dans les cellules cérébrales sont transportés jusqu’à leur destination, les terminaisons nerveuses, qui transmettent les messages véhiculés par les « voies d’eau ». Ces minuscules voies ou microcourants qui font « flotter » les matières empaquetées le long de lignes directrices appelées microtubules (voir illustration 3) semblent exister le long des nerfs.

Nerf vu en coupe

Nerf vu en coupe

Neurones (fibres nerveuses)

Neurone

« Un véritable fil de téléphone »

Microtubules

Zone de drainage hydrique

Vésicules de neurotransmetteurs

Zones à faible viscosité en périphérie des microtubules

Protéine de transport

Microuibules en forme de « monorail » : chaîne d’eau de proximité

Illustration 3 : Représentation schématique d’une fibre nerveuse et du système de transport « fluvial » longeant les microtubules qui agissent comme des conduits de drainage et créent des zones de viscosité moindre en aspirant de l’eau prélevée sur les zones environnantes.

Le nouveau paradigme 31

Les protéines et les enzymes fonctionnent plus efficacement dans des solutions à viscosité basse ; ceci se vérifie au niveau de tous les récepteurs des membranes cellulaires. L’activité des protéines et enzymes est moins importante dans les solutions plus concentrées, à plus haute viscosité (état déshydraté). Il en résulte que l’eau elle-même est chargée de la régulation de toutes les fonctions du corps, y compris de l’activité des solides qu’elle fait circuler. Le nouveau paradigme « L’eau, le solvant du corps, règle toutes les fonctions, y compris l’activité des solides qu ’elle dissout et véhicule », devrait devenir la base conceptuelle de toute approche médicale nouvelle.

Quand le corps est déshydraté, il s’établit non seulement un système tendant à supprimer toute sortie d’eau, mais conformément à un programme prioritaire prédéterminé, un système de rationnement et de distribution de l’eau disponible est déclenché, assurant une véritable gestion de la sécheresse.

Il est à présent clair que le système neurotransmetteur, fonctionnant pour et par Histamine, s’active et initie ses systèmes subordonnés qui incitent à l’ingestion d’eau et redistribuent le volume des liquides en circulation. Ces systèmes utilisent de la vasopressine (ou hormone anti-diurétique), du système rénine angiotensine (RA) et des prostaglandines (PG) comme agents intermédiaires. Rappelons Nous que le corps ne dispose pas d’une réserve d’eau illimitée, mais qu’il répartit l’eau disponible grâce à un système de distribution prioritaire.

On a montré que chez les espèces amphibies, les réserves d’histamine et de ses précurseurs sont minimales. Chez ces espèces, la génération d’histamine est très rapide dès que l’animal est déshydraté.

Pour la régulation de l’eau chez les animaux déshydratés, la gestion de la sécheresse consiste en un accroissement proportionnel de la production et du stockage de l’histamine neurotransmettrice. Quand ils entrent en contact avec les nerfs transmetteurs de la douleur (tact nociceptif), l’histamine et ses régulateurs subordonnés aux besoins d’eau, les prostaglandines, quinines et FAP ( facteur activateur des plaquettes, un autre agent associé à l’histamine) causent également de la douleur.

Deux faits majeurs négligés jusqu’ici découlent du changement de vision exposé ci-dessus.

Le premier est que le corps peut se déshydrater au fur et à mesure que nous vieillissons, en même temps qu’il minimise la sensation de bouche sèche comme unique indicateur de soif.

Le second est que l’on devrait interpréter les douleurs chroniques causées par l’hypersécrétion d’histamine neurotransmettrice et de ses régulateurs subordonnés comme l’un des nombreux signaux du manque d’eau dans le corps.

Ce changement de modèle peut dès à présent rendre possible l’identification des nombreux signaux associés à la déshydratation générale ou locale du corps.

Ainsi, les douleurs chroniques qu’on ne peut aisément identifier comme blessures ou infections doivent avant et par-dessus tout être interprétées comme

 Le nouveau paradigme 33

signaux de déshydratation dans les régions corporelles où elles surgissent, comme une soif locale, avant d’imposer au patient un autre traitement.

Dans le cas contraire, des complications se produiront sans aucun doute en cours de traitement. Il n’est que trop tentant et facile de considérer ces signaux comme ceux d’une maladie grave en cours de développement et de tenter de la soigner par des traitements compliqués. Là où l’eau soulagerait par elle-même la douleur, on risque de mettre en route des investigations contraignantes et pénibles pour établir un diagnostic, et même d’imposer des médicaments au malade. // est de la responsabilité tant du patient que du médecin d’être conscient des dégâts qu ’une déshydratation chronique peut causer dans le corps humain.

Les douleurs chroniques comprennent les douleurs dyspepsiques, rhumatismales et arthritiques, l’angine, les douleurs cardiaques liées à l’effort, les douleurs dorsales, les douleurs de marche des membres inférieurs, la migraine et les maux de tête tenaces. Notre « changement de vision » implique de traiter ces douleurs par un ajustement constant des besoins en eau, au moins deux litres et demi par 24 heures. Il faut tester ce traitement pendant plusieurs jours avant de recourir éventuellement à l’usage traditionnel d’analgésiques ou autres médicaments, tels que antihistaminiques ou anti-acides, avant que des dégâts locaux ou généraux ne provoquent une maladie irréversible. Ceux qui souffrent depuis plusieurs années doivent s’assurer que leurs reins sont capables de produire assez d’urine pour éviter une rétention d’eau. Normalement, la production d’urine est proportionnelle à la quantité de liquide ingéré.

La déshydratation et certaines douleurs chroniques

MANQUE D’APPROVISIONNEMENT EN EAU

Cerveau

régulation générale « histamine »

Pratiquement tous les analgésiques suppriment cette connections

Régulateurs subordonnés « prostaglandines » et « quinines »

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SIGNAL DE DOULEUR Signal de déshydratation

  • Dyspepsie (brûlures et aigreurs d’estomac)
  • Douleurs rhumatismales
  • Douleurs dorsales
  • Angines - Douleurs cardiaques
  • Maux de tête
  • Douleurs des jambes lors de la marche

La sensation de douleur est issue de deux composantes : la première est enregistrée par le système nerveux local, la seconde par le système nerveux central. Lorsqu’elle est à son début, les analgésiques peuvent soulager la douleur localement enregistrée. Mais passé un certain seuil, le cerveau centralise sa surveillance et sa perpétuation jusqu’à ce que le corps soit réhydraté.

La compréhension de l’approche physiologique du métabolisme de l’eau ainsi que des signaux d’alarme que produit le corps lorsqu’il est chroniquement et gravement déshydraté, résoudra un problème fondamental et majeur de l’étiologie des maladies dans la médecine « scientifique » moderne. Cette connaissance nouvelle dénonce le recours à long terme aux analgésiques qui, dans les conditions d’affections classiques exposées plus haut, réduisent au silence les signaux de déshydratation émis par le corps au détriment de son bien-être.

Les analgésiques peuvent entraîner des effets secondaires désastreux, en plus des dégâts causés par la déshydratation. De plus, celle-ci se poursuit dans la mesure où on l’a réduite au silence, sans chercher la cause des douleurs. Les analgésiques provoquent aussi très souvent des saignements gastro-intestinaux. Plusieurs milliers de personnes meurent chaque année des complications dues à l’administration répétée d’analgésiques.

Les scientifiques qui s’intéressent au problème de la douleur ont déjà accès aux prolégomènes des vues exposées plus haut. L’intention du présent résumé est d’offrir au public une information préliminaire sur une véritable révolution médicale qui pourra produire des « miracles » dans la pratique future de la médecine clinique et résoudre de nombreux problèmes. De plus, elle pourra générer des économies substantielles sur les coûts de la santé publique.

Dès que le corps médical adoptera cette approche, la pratique actuelle de la médecine disparaîtra au profit d’une approche préventive. Dans une plus large mesure encore, on pourra, bien avant que ne s’installe une pathologie irréversible, stopper des maladies à leurs débuts par de simples traitements fondés sur la physiologie.

Chapitre 3

Douleurs dyspepsiques

Les douleurs dyspepsiques constituent le plus important signal d’alerte indiquant la déshydratation. Elles peuvent survenir à tous les âges de la vie.

Parmi les douleurs dyspepsiques, la gastrite, la duodénite et les brûlures d’estomac devraient être traitées uniquement par un accroissement de l’ingestion d’eau. Lorsqu’une (ou plusieurs) ulcération^) s’y associe(nt), il faudrait de plus reconsidérer l’alimentation quotidienne pour accélérer la réparation du site ulcéreux.

Généralement, on estime que parmi les dyspepsiques, 12% développent un ulcère du duodénum au bout de six ans, 30% après 10 ans et 40% après 27 ans. Ces douleurs sont d’une signification capitale, bien que l’on ne reconnaisse leur importance

Douleurs dyspepsiques

qu’une fois l’ulcération constatée par l’examen endoscopique. La pratique médicale semble être devenue une discipline visuelle alors qu’elle fut autrefois un art de perception et de réflexion.

C’est la douleur liée à ces affections, classifiées comme différentes, qui force le malade à consulter un médecin dont il reçoit à présent toute l’attention, même si divers jargons s’attachent à décrire les paramètres locaux que l’endoscope révèle. Le facteur commun fondamental de ces affections est la déshydratation qui provoque les modifications locales tissulaires constatées.

Qu’est-ce qui peut m’autoriser à soutenir une thèse aussi hardie ? J’ai soigné avec uniquement de l’eau plus de 3000 personnes souffrant de douleurs dyspepsiques. Tous ont réagi positivement à une augmentation de leur ingestion d’eau, et leurs lésions cliniques associées à la douleur ont aussi disparu. Le compte rendu des résultats de ce traitement nouveau fut publié dans l’éditorial du Journal of Clinical Gastroenterology de juin 1983.

L’un des nombreux patients ainsi traité mérite un intérêt particulier qui prouve qu’à partir d’un certain seuil de déshydratation, aucune médication autre que l’eau n’est efficace.

Cet homme d’environ 25 ans souffrait d’un ulcère peptique depuis des années lorsque je le rencontrai en pleine crise. On l’avait soumis aux examens classiques et le diagnostic posé était « ulcère duodénal ». On lui avait prescrit des anti-acides et des cimetidines. Ces dernières sont des médicaments très puissants qui bloquent l’action de l’histamine au niveau des récepteurs du « second » type, ceux qu’on appelle en général « récepteurs » dans le corps, et dans le cas présent, récepteurs d’histamine 2 ou H2. Certaines cellules de l’estomac productrices d’acide leur sont très sensibles, ainsi, hélas, que beaucoup d’autres qui ne produisent aucun acide.

C’est la raison pour laquelle cette médication a nombre d’effets secondaires (y compris l’impuissance chez les jeunes adultes) et s’est révélée extrêmement dangereuse pour les personnes plus âgées chroniquement déshydratées.

C’est à onze heures, un soir d’été 1980, que je posai mon premier regard sur ce jeune homme. Il était en proie à des douleurs telles qu’il gisait dans un état semi-comateux, à même le sol de sa chambre, plié dans une position fœtale. Il gémissait sans cesse, inconscient de son entourage. Lorsque je lui parlai, il ne répondit pas. Il ne communiquait plus avec ses proches. Je lui demandai ce qui n’allait pas. Il gémit : « Mon ulcère est en train de me tuer. » Je lui demandai depuis combien de temps il souffrait ainsi. Il dit que ses douleurs avaient commencé à une heure de l’après-midi, juste après le déjeuner. Depuis, elles n’avaient cessé d’augmenter. Je lui demandai ce qu’il avait fait pour les diminuer et s’il avait pris des médicaments. Il me répondit qu’il avait avalé trois cachets de cimetidine et un flacon entier d’anti-acide. Il ajouta que, malgré cette médication impressionnante, aucun soulagement ne s’était produit en dix heures depuis ses premières douleurs.

Quand une médication aussi massive ne vient pas à bout des douleurs d’un ulcère peptique, on se met automatiquement à soupçonner la présence d’une affection plus grave, quelque chose qui pourrait bien nécessiter un examen chirurgical. Peut-être cet ulcère avait-il perforé ! J’avais assisté à des opérations de personnes souffrant d’un ulcère peptique perforé. Ces gens étaient perclus de douleur, exactement comme ce jeune homme devant moi. Le test est très simple : de tels patients ont une paroi abdominale très rigide, dure comme une planche de bois. Je me mis donc à tâter la consistance de la paroi de ce jeune homme. Heureusement, elle était souple, mais tendue à force de douleurs, et l’ulcère n’avait donc pas encore perforé.

L’arsenal des médications en de telles circonstances est très limité. Si trois cachets de cimetidine de 300 milligrammes et un flacon entier d’anti-acide n’avaient pu calmer la douleur, j’aurais ignoré moi-même ce qui aurait pu le soulager avant ma longue expérience des propriétés soulageantes de l’eau. Souvent, de tels cas finissent sur le billard d’un chirurgien ravi de faire triompher son scalpel.

Je donnai à cet homme deux verres d’eau. D’abord, il fut réticent à boire le liquide. Je lui rappelai qu’il avait pris les médicaments classiques sans résultat. Il n’avait plus le choix : il devait s’en remettre à ma médication. Il était tenaillé par de telles douleurs qu’il ne savait plus que faire. Je me mis dans un coin et l’observai pendant quelques minutes.

Je quittai la pièce et lorsque j’y revins au bout d’une quinzaine de minutes, ses maux avaient diminué et ses gémissements s’étaient arrêtés. Je lui donnai un autre verre d’eau. En l’espace de quelques minutes, ses douleurs disparurent complètement et il se mit à prendre conscience de son entourage. Il se leva et marcha en direction du mur, s’y adossa, et se mit à converser avec ses visiteurs, qui étaient à présent plus surpris que lui-même par la soudaine transformation que trois verres d’eau avaient apportée l Dix heures durant, cet homme avait atrocement souffert et pris les médicaments les plus puissants et sophistiqués pour le traitement de l’ulcère peptique, et ce sans le moindre résultat. Et voilà que trois verres d’eau avaient produit un soulagement appréciable en quelques vingt minutes.

Au-delà d’un certain seuil, les calmants locaux ne sont plus efficaces. L’anti-acide et la cimetidine ne produisirent même plus le moindre effet sur les douleurs du jeune homme. Le cerveau cessa de produire des douleurs (l’expression de sa demande d’eau) dès que le volume d’eau ingéré suffisait à rétablir une hydratation normale. L’eau seule fut en mesure d’envoyer le message correct au cerveau. Ce même mode de production de la douleur existe dans les autres régions de l’organisme, en cas de déshydratation locale. On devrait enseigner l’existence de ce phénomène à ceux qui souffrent de douleurs rhumatismales chroniques.

En une autre occasion, je pus vérifier si la cédation de la douleur abdominale dépendait du temps ou du volume d’eau ingéré. Un homme vint, porté par deux personnes. Ce patient, affligé d’un ulcère peptique depuis longtemps, ne pouvait plus marcher. Il souffrait atrocement de douleurs dyspepsiques et abdominales supérieures. Après m’être assuré qu’il n’avait pas perforé, je lui donnai chaque heure un verre d’eau. Il ne s’en remit pas en vingt minutes, ni même en une heure vingt. Il ne fut soulagé qu’après son troisième verre d’eau, alors qu’en moyenne, les cas moins graves sont complètement soulagés de leurs douleurs en huit minutes.

L’expérience montre que lorsque l’on boit un verre d’eau, elle passe immédiatement dans les intestins et y est absorbée. Cependant, en une demi-heure, pratiquement la même quantité d’eau est sécrétée dans les couches glandulaires de la muqueuse gastrique, prête à être utilisée pour la digestion. Le processus digestif des aliments solides demande la présence de grandes quantités d’eau. L’acide chlorhydrique (HC1), les enzymes et les mouvements de brassage de l’estomac transforment les aliments en un liquide homogène, capable de passer dans les intestins pour l’étape digestive suivante.

Le mucus est sécrété par la couche la plus interne de l’estomac : la muqueuse (voir illustration 5). Il se compose de 98% d’eau et de 2% de matière solide C’Échafaudage") chargée de retenir cette eau, il constitue un tampon naturel. Il contient du bicarbonate de sodium, dont le rôle est la neutralisation de l’acide afin de protéger la muqueuse. Cette réaction produit du sel (NaCl ou sel de cuisine) issu du sodium (Na) fourni par le bicarbonate, et du chlore (Cl) fourni par l’acide. Un excès de sel altère la capacité du mucus à retenir l’eau. Une neutralisation trop intense de l’acide, entraînant des dépôts de sel trop importants, rend moins homogène la couche de mucus et permet à l’acide d’accéder à la muqueuse et de l’attaquer, causant ainsi des douleurs.

    • L’estomac et le duodénum
    • Oesophage
    • Duodénum
    • Valve gastro-duodénale, siège fréquent d’ulcères
    • Muqueuse gastrique
    • Nourritude et acide

Le bicarbonate présent dans le mucus empêche l’acide de traverser

Bonne hydratation Déshydratation : / l’acide traverse

Illustration 5 : L’estomac et ses structures muqueuses. Une barrière de mucus correctement hydratée retient le bicarbonate et neutralise l’acide. La déshydratation rend cette protection inefficace et permet la pénétration de l’acide, et donc la lésion des muqueuses. Une hydratation correcte procure une barrière plus efficace que n’importe quel médicament.

En exsudant à nouveau de l’eau, les muqueuses se débarrassent des dépôts de sel tout en sécrétant une nouvelle couche de mucus. L’efficacité de cette barrière protectrice dépend donc d’une ingestion régulière d’eau, en particulier avant l’absorption d’aliments solides qui stimule la production d’acide par les glandes de la paroi gastrique. Ainsi, l’eau procure l’unique protection naturelle contre l’acide dans l’estomac. Les médicaments anti-acides neutralisant l’acide dans l’estomac, et non pas seulement au contact des muqueuses, offrent une protection inefficace qui perturbe la physiologie de la digestion.

Nous devrions commencer à comprendre que si nous disposons d’un signal de faim, il en existe un autre pour la soif. Malheureusement, on le nomme « dyspepsie » et on le traite avec toutes sortes de médicaments, causant plus de dégâts locaux au niveau duodénal et gastrique que de bien-être. Pour calmer cette douleur, le traitement généralement préconisé est le recours aux anti-acides qui sont des poisons lents.

Des recherches significatives conduites en Suède ont montré que parmi les personnes qui souffrent de douleurs dyspepsiques classiques sans ulcère, le recours au placebo, à l’anti-acide ou même à un agent qui bloque l’action de l’histamine donne un résultat identique. En d’autres termes, ni les anti-acides ni les médicaments plus puissants n’ont l’efficacité promise. Lorsque le corps émet des signaux de déshydratation, la prudence s’impose, toute prise de médicament est alors déconseillée.

Selon toute probabilité, l’eau est la seule et unique substance capable d’offrir un soulagement. Après tout, c’est notre corps qui exige ce dont il a besoin, il le réclame haut et fort. Si notre recherche est précise, nous pourrons identifier d’autres indicateurs de déshydratation. Cessons de croire que la douleur dyspepsique n’indique qu’un phénomène isolé et localisé. Dans chaque cas, elle signale la déshydratation, même si un ulcère l’accompagne. Si l’eau peut faire disparaître les douleurs, l’adoption d’une alimentation appropriée fera disparaître l’ulcère en un temps raisonnable.

Les anti-acides, qui contiennent de l’aluminium, sont dangereux pour l’organisme. On a très sérieusement incriminé l’excès d’aluminium en circulation comme facteur précipitant dans les maladies de type Alzheimer. Il est impératif de comprendre le rapport existant entre cette ingestion d’aluminium sur une longue période de vie et son possible effet secondaire sur le cerveau. Toutes les études génétiques du monde n’annuleront jamais l’effet toxique d’un métal utilisé en pharmacologie pour affronter un simple signal de soif. La plupart des anti-acides contiennent entre 150 et 600 milligrammes d’aluminium par dose.

L’île de Guam possède un sol riche en minerai d’aluminium (comme certaines régions de l’ouest du Pacifique : la péninsule de Kii au Japon, l’ouest de la Nouvelle Guinée et quelques autres). Ce minerai contaminait sérieusement l’eau potable de l’île. Avant que cette contamination ne soit reconnue, régnait une maladie analogue à celle d’Alzheimer. Même les jeunes gens semblaient souffrir de ce mal.

II y a un certain nombre d’années, on admit ce problème et on purifia l’eau. Aujourd’hui, les jeunes ne sont plus affligés par ce mal. La toxicité de l’aluminium dans l’eau potable est maintenant reconnue comme responsable de cette maladie de type Alzheimer.

Utiliser des agents bloquant l’histamine est également contre-indiqué à long terme. Ils ont de nombreux effets secondaires tels que vertiges et états de confusion chez les personnes âgées.

Il suffit de quelques semaines de cette médication pour qu’apparaisse chez l’homme une croissance des seins. Chez certains patients masculins, on a noté une diminution de la concentration en spermatozoïdes du liquide séminal ainsi qu’une forte baisse de la libido.

Ce type de médication est fortement déconseillé aux mères qui allaitent ainsi qu’aux femmes enceintes. De façon naturelle, l’histamine sécrétée en réponse à la déshydratation provoque une dilatation des vaisseaux capillaires du cerveau. Les anti-histaminiques bloquent cet effet dilatateur et provoquent un appauvrissement de l’irrigation cérébrale, ce qui est particulièrement dangereux en cas de stress quand justement le cerveau a besoin de plus d’oxygène.

Bien que localisée au niveau de l’estomac, la déshydratation se trouve dans le corps tout entier. Si on évalue mal une douleur dyspepsique en ne l’interprétant pas comme signal de soif, l’organisme sera confronté plus tard à bien des problèmes irréversibles. Bien sûr, une tumeur de l’estomac pour-

rait entraîner des douleurs similaires, mais ces maux persisteraient malgré le traitement par l’eau. Au cas où les douleurs ne disparaissent pas malgré un réajustement de l’apport hydrique pendant quelques jours, il sera prudent de consulter un médecin pour évaluer l’état de la maladie. Si les douleurs proviennent d’une gastrite, d’une duodénite ou d’ulcérations peptiques, il faut impérativement prévoir une ingestion d’eau régulière et un régime adapté au malade.

Les colites

Les colites ressenties au niveau du bas de l’abdomen devraient d’abord être interprétées comme un autre signal de manque d’eau. Elles sont souvent associées à une constipation, elle-même causée par une déshydratation persistante.

Une des fonctions principales du gros intestin consiste à recycler une partie de l’eau présente dans son contenu pour en éviter une top grande perte (on nomme ce mécanisme : pompe à sodium) ; nous recyclons ainsi environ 40 litres d’eau par jour. Lorsqu’il y a déshydratation, le contenu intestinal est trop sec pour progresser convenablement, ceci donne au côlon le temps d’aggraver la situation par une récupération drastique de l’eau. Une constipation en résulte et participe à déséquilibrer encore plus l’organisme. Avec l’arrivée d’un surplus d’aliments, les déchets solides s’entassent dans l’intestin et rendent toujours plus pénible et douloureux le passage d’un contenu durci. Avec une ingestion d’eau adéquate, les douleurs du bas de l’abdomen gauche, associées à la constipation, disparaîtront. Manger une pomme, une poire ou une orange le soir contribuera à réduire la constipation le lendemain.

Les fausses douleurs d’appendicite

II se peut qu’une douleur aiguë apparaisse dans la partie inférieure droite de l’abdomen. Elle peut parfaitement imiter une appendicite. D’autres caractéristiques distinctives passent inaperçues : absence de fièvre, aucun durcissement de la paroi abdominale et aucune impression de nausée. Un ou deux verres d’eau feront disparaître cette douleur. Dans cette situation particulière, un verre d’eau peut même servir d’outil de diagnostic.

En résumé : les douleurs dyspepsiques signalent une déshydratation chronique ou grave affectant le corps humain. Elles peuvent être soignées par une simple ingestion d’eau régulière. Le traitement courant par anti-acides et anti-histaminiques ne profite pas à une personne chroniquement déshydratée dont le corps n’a d’autre ressource que de réclamer de l’eau.


Chapitre 4


Rhumatismes articulaires

Environ cinquante millions d’Américains souffrent d’une forme d’arthrite, 30 millions souffrent de douleurs au bas du dos, et 200.000 enfants sont affectés par la forme juvénile de l’arthrite. Une fois cette affection installée chez un individu, elle devient une sentence le condamnant à souffrir le reste de sa vie, à moins que l’on ne comprenne pleinement la simplicité de la cause du mal.

Les rhumatismes articulaires indiquent en premier lieu une déficience en eau dans les cartilages articulaires affectés. A l’état normal, ces cartilages sont fortement hydratés. La propriété lubrifiante de l’« eau captive » dans le cartilage des deux surfaces qui se rencontrent leur permet de glisser aisément l’une sur l’autre au cours des mouvements. Alors que les cellules des os sont immergées dans des dépôts de calcium, les cellules des cartilages le sont dans une gaine riche en eau. Les surfaces cartilagineuses glissant les unes sur les autres, certaines cellules exposées au frottement finissent par mourir et s’écaillent. De nouvelles cellules sont engendrées pour les remplacer. Dans un cartilage bien hydraté, le taux des dommages dus à la friction est minimal. Dans un cartilage déshydraté, les dommages dus à l’abrasion augmentent. Le rapport entre le taux de L’eau contenue dans le cartilage lubrifie et protège les surfaces de contact dans chaque articulation

Surfaces de contact cartilagineuses

L’eau atteint le cartilage au travers de la moelle et de l’os

L’artère pénètre dans l’os au travers d’un simple tyou

Moelle osseuse

Capsule articulaire et ses artères

Illustration 6 : Un modèle d’une articulation à charnière (qu’on trouve dans les doigts) et de son approvisionnement artériel. Celui-ci passe par la moelle osseuse, la capsule, le sérum se dirige ensuite vers les points de contact du cartilage à travers la mœlle osseuse.

régénération des cellules du cartilage et leur "écaillement abrasif est l’indice de l’efficacité articulaire.

Dans la moelle osseuse, les cellules sanguines en gestation prélèvent de manière prioritaire leur ration d’eau. Dans le processus de dilatation des vaisseaux sanguins destiné à améliorer la circulation dans cette région, il arrive que la branche qui traverse un orifice extrêmement étroit de l’os ne puisse se déployer librement et suffisamment pour y faire face. Les cellules, qui dépendent de ces vaisseaux, se trouvent alors soumises à un rationnement. A moins qu’il n’y ait dilution du sang pour qu’il transporte plus d’eau, ce sont les vaisseaux sanguins nourrissant la capsule de l’articulation qui auront à satisfaire les demandes en sérum du cartilage. Les mécanismes des manœuvres réglés par les nerfs (présents sur toutes les articulations) sont également générateurs de douleur.

Cette souffrance indique avant tout que les articulations ne sont pas en mesure de supporter les contraintes mécaniques et qu’il faut les hydrater impérativement. On y remédie en augmentant l’apport d’eau, pour que le sang affluant dans cette région soit quelque peu dilué. Le cartilage doit être pleinement hydraté et réparé depuis son point d’attache sur l’os ; la voie osseuse qu’emprunte le sérum qui se diffuse jusqu’au cartilage. Les illustrations 6 et 7 rendent ces explications plus claires.

Je suis convaincu que la capsule d’une articulation qui enfle et provoque des douleurs indique qu’il y a dilatation et œdème au niveau des vaisseaux qui transportent les éléments nécessaires à la capsule de l’articulation. Les surfaces articulaires possèdent des terminaisons nerveuses qui règlent toutes les fonctions. Lorsqu’elles émettent une demande pour que le sang prélève plus d’eau sur le sérum et la leur apporte, l’expansion vasculaire compensatoire dans la capsule est censée suppléer à l’inefficacité de la circulation qui part de la voie osseuse de suppléance. s ....

Voici un ouvrage extrèmement important, mais épuisé depuis trois ans. En attendant une nouvelle édition, voici le texte :
Dr F. Batmanghelidj

 VOTRE CORPSCLAME DE L’EAU

 Effets méconnus de la déshydratation

Traduit par Christian Lecompte et Claude Maréchal

Editions TROIS FONTAINES

Les Tattes - 74250 Fillinges / France

L’information et les recommandations concernant la consommation d’eau présentées ici se fondent sur les qualifications professionnelles, l’expérience personnelle ainsi que sur des recherches très rigoureuses exposées dans d’autres publications de l’auteur.

Que ce soit de manière directe ou indirecte, F. Batmanghelidj ne dispense pas de conseils médicaux ni ne prescrit le recours à quelque médication que ce soit, pas plus qu’une quelconque interruption d’un traitement prescrit.

Le but de l’auteur est uniquement d’offrir une information sur l’importance de l’eau pour la vie ainsi que sur les effets néfastes d’une déshydratation chronique.

Les connaissances ici exposées se fondent sui les découvertes les plus récentes en micro-anatomie et physiologie moléculaire. L’intention de l’auteur n’est pas de contrecarrer l’avis sensé d’un médecin traitant. Il est par contre hautement souhaitable qu( tout lecteur partage les présentes informations ave< son médecin.

L’application des informations et recommandations décrites dans ce livre se fait aux risques personnels de l’individu.
Avertissement

Une des raisons du coût élevé et du caractère complexe de la médecine tient au fait que la recherche, comme la fabrication de produits pharmaceutiques ainsi que leur patiente évaluation, ont atteint un coût de plus en plus exorbitant. Pour (re)lancer la vente de leurs produits, les promoteurs grassement payés présentent non seulement la panoplie du lancement parfait, les professionnels se voient encore offrir des "cadeaux" alléchants pour faire la promotion des médicaments. Et les patients continuent de les consommer puisqu’ils ne sont pas guéris. Et ils ne sont pas censés l’être ! La médecine n’en est plus à une contradiction près. Ses percées technologiques ne sont possibles que grâce à une production de "gadgets". Voilà qui vient encore alimenter les coûts de la santé. Les hôpitaux universitaires et institutions de recherche dépendent lourdement des fonds venus de l’aile industrielle du système de santé publique.

Trouver les fonds nécessaires à une évaluation des vertus médicinales de l’eau - le sujet même de ce livre - ne semble ni chose facile, ni à portée de main. Et même si des fonds pouvaient être dégagés, la recherche dans ce domaine semble bien trop peu séduisante pour ces centres reconnus au plan national, leurs administrateurs ayant reçu une formation pharmaceutique traditionnelle. Toutefois, votre témoignage sur les bienfaits de l’eau utilisée comme "remède" dans des contextes médicaux très divers peut convaincre les cliniciens à l’intérieur du systèmeme de santé et les aider à changer leur approche des "rituels de traitement". La méthode courante de la mise à l’essai, doublement abandonnée au hasard et à sa cécité, ne convient qu’à l’évaluation comparative d’un produit chimique en compétition avec un autre, moins connu. Cette méthode n’est en rien appropriée à l’évaluation clinique des vertus médicinales de l’eau dans un corps humain chroniquement déshydraté, en particulier quand on a traditionnellement tenu ces "états de déshydratation changeants" pour des maladies.

Cet ouvrage est un condensé de mes découvertes au terme de 12 ans de recherches cliniques et scientifiques. Elles ont été publiées dans des articles scientifiques et présentées dans des conférences. S’il fallait refaire mes recherches dans le cadre du système de santé publique - si tant est qu’on choisisse seulement de le faire - il faudrait compter une décennie ou deux et plusieurs centaines de milliers de dollars, rien que pour confirmer que c’est la déshydratation chronique qui est la cause et la racine de nombreuses maladies que l’on rencontre dans la médecine d’aujourd’hui.

Il ne vous faut guère attendre si longtemps et vous n’avez pas besoin d’une ordonnance pour recourir à l’eau comme seul traitement à la fois capable de soigner la déshydratation et de prévenir ses graves complications. Vous pouvez faire l’économie de nombreuses dépenses et angoisses face à la menace de la maladie en accordant aux constants besoins en eau de votre corps une plus grande attention.

Robert Sanders est un profane éclairé. Il a recensé un ensemble de signes permettant d’identifier la déshydratation, et il est à même d’aider les gens à surveiller leur consommation quotidienne d’eau à toutes les étapes de leur vie. Il partage ses réflexions avec vous dans l’avant-propos.

Lisez ce livre avec l’ouverture d’esprit requise et la volonté de saisir son contenu et vous comprendrez l’importance de l’eau pour votre corps.

F. Batmanghelidj, Docteur en Médecine


Avant-propos

C’est au début de l’année 1990 que j’entendis parler pour la première fois des idées du Dr Batmanghelidj. La déshydratation chronique provoque des maladies majeures. Quelle percée ! Bien que je sois sans formation médicale, F. Batmanghelidj m’enseigna très vite comment discerner le besoin de huit verres d’eau, un verre de jus d’orange, un peu de sel, quelques protéines équilibrées et une promenade quotidienne, pour traiter les maladies chroniques et prévenir presque toute plainte médicale. Je partage l’idée de cette nécessaire ingestion d’eau avec quasiment tous ceux que je rencontre. Introduire un changement décisif dans leurs vies ne prend à peu près que trois minutes. Grâce aux conseils du Dr Batmanghelidj, j’ai pu transmettre et partager cette information et en aider plus d’un. Je me suis fait de nombreux amis qui m’accordent leur respect en prime. De sérieuses affections, reliées par les cliniciens à des causes inconnues et déclarées sans traitement disponible, ont pu être soignées par l’eau là où les malades ont été disposés à suivre les prescriptions. Depuis mon initiation à cet important problème, je me suis offert en autodidacte des connaissances fondamentales en biologie et en physiologie.

J’ai également appris à discerner les signes extérieurs de la déshydratation chez les gens. Vous commencerez donc à percevoir les chemins que d’autres, y compris des professionnels, ne remarquent pas. C’est un processus simple et pourtant ignoré par presque tout le monde.

A travers les articles publiés par F. Batmanghelidj, j’ai appris à prévoir ce qui attend les personnes qui ne se plaignent que peu ou pas du tout, mais refusent d’observer ces règles de base. Lorsqu il m arrive de partager mes expériences, je n’essaie pas de polémiquer ou de convaincre. Je consacre plutôt mon temps à ceux qui sont intéressés par un savoir nouveau et important.

En lisant ce livre, vous constaterez que le Dr Batmanghelidj a soigneusement traduit les rapports complexes de nos systèmes en un langage intelligible et non technique. C’est un grand pédagogue animé par le désir de partager ses connaissances avec tout le monde. N’hésitez pas à lui envoyer le récit de vos expériences.

Robert T. Sanders

Colonel retraité des Forces Aériennes de réserve des Etats-Unis
Introduction

Ne soignez pas la soif avec des médicaments

En décembre 1990, le Dr Sullivan, secrétaire des Services de Santé et d’Assistance Sociale, fit état d’une augmentation de 11% des coûts de la santé du pays. On estime généralement que ce coût atteindra la somme vertigineuse de 1,6 billions de dollars vers l’an 2000 aux Etats-Unis, et qu’il absorbera 28% du Produit National Brut en 2010. Aucune solution., bien évidemment., ne pointe à l’horizon.

Cette situation n’est pas condamnée à devenir aussi désespérante qu’elle en a l’air. Des observations cliniques très étendues, consacrées aux douleurs dyspepsiques, ainsi que des recherches sur l’évaluation physiologique de douleurs chroniques, montrent qu’il existe une solution scientifique simple et fondamentale au problème de la santé publique dans tous les pays progressistes. Pour qu’émerge la solution exposée ici, il suffira d’un esprit ouvert, capable de repenser la pratique de la médecine clinique. Donner fondamentalement à comprendre la cause et la racine des maux dans ce qui suit invitera, espérons-le, à une approche physiologique préventive de certains problèmes de santé particuliers à l’homme. Quand la solution évidente, simple et claire, sera portée à l’attention du public, une transformation du système de santé s’ensuivra automatiquement

En appliquant un savoir révolutionnaire récent, on ne parviendra pas seulement à prévenir certaines maladies, on pourra encore offrir des remèdes capables de vaincre certaines maladies majeures.

« En général, on ne présente pas une vérité scientifique nouvelle de manière à convaincre ses opposants. Ceux-ci disparaissent plutôt, et une génération montante se familiarise dès le départ avec la vérité. »

Max Planck

Chapitre 1

Pourquoi la médecine ne guérit pas la maladie

Dans cet ouvrage, nous examinerons le rôle de l’eau dans l’organisme et nous verrons qu’une compréhension sommaire du problème suffit pour transformer les besoins médicaux de l’humanité. Nous apprendrons comment une médecine préventive peut devenir l’approche la plus essentielle de la santé de n’importe quelle société.

Le héros de ce livre est Veau. Ne perdons jamais de vue que l’eau est la substance première et l’agent conducteur dans les métabolismes qui ont lieu dans le corps humain. Nous examinerons quelques états qui accompagnent certaines pathologies, toujours le rôle primordial de l’eau à l’esprit. Nous exposerons le problème du manque d’eau par rapport à des situations physiologiques susceptibles de dégénérer en maladies.

Dans les maladies examinées, il faudra avant tout exclure le possible dérèglement du métabolisame de l’eau avant d’envisager que ces affections puissent être causées par d’autres processus. C’est là le vrai sens d’une approche préventive. Face à l’irruption de la maladie, nous devrions d’abord exclure les causes les plus simples et ne penser ensuite qu’aux plus compliquées. La vérité toute simple est que la déshydratation peut entraîner la maladie.

Chacun sait que l’eau est « bonne » pour le corps, pourquoi alors ignorer qu’elle est essentielle à son bien-être ? Nous ne savons pas ce qu ’il arrive à l’organisme lorsqu’il manque d’eau.

Prévenir et traiter les maladies générées par la déshydratation ne peut se faire que par une consommation d’eau à un rythme régulier. Nous examinerons pourquoi, dans la majorité des cas, les affections relevées doivent être interprétées comme désordres dus à la déshydratation. Si, par une simple ingestion d’eau supplémentaire donnée et quotidienne, vous pouvez améliorer votre état, il est inutilele de vous faire du souci. Si, après avoir ajusté votre alimentation aux besoins diététiques de votre corps, j un problème de santé persistait, vous devriez faire appel à un spécialiste. Nous offrons ici le savoir nécessaire à une prévention et à une guérison des maladies de déshydratation.

A la fin de l’ouvrage, lorsque la relation entre déshydratation chronique et apparition de l’affection sera claire, nous fournirons des informations

Pourquoi la médecine ne guérit pas la maladie

sur la correction nécessaire de la consommation quotidienne d’eau. Nous les compléterons par quelques conseils diététiques pour prévenir les maladies de déshydratation, ou les guérir là où elles n’ont pas atteint un stade irréversible.

Les Bases

Lorsque les précurseurs de l’homme se sont séparés des espèces qui vivent dans l’eau, ils ont conservé leur dépendance à l’égard des propriétés vitales de l’eau. Le rôle que joue cet élément dans le corps des espèces vivantes, y compris dans celui de l’homme, n’a guère changé depuis la première création de la vie dans l’eau salée et ses adaptations ultérieures à l’eau douce.

Quand la vie sur la terre prit forme, au-delà de la proximité immédiate des ressources aquatiques (et au-delà de la vie amphibie) - quand commença l’aventure contraignante par-delà les frontières connues - un système de préservation d’eau, progressivement perfectionné par la suite, dut être créé pour que l’espèce puisse se développer. Ce processus d’adaptation à une déshydratation transitoire devint un mécanisme bien établi et désormais héréditaire dans le corps humain, une infrastructure toujours présente pour tous les systèmes actifs à l’intérieur de l’organisme.

Dans l’homme d’aujourd’hui, c’est avec la même traduction physiologique qu’à l’époque des espèces primitives que l’on retrouve exactement le même processus de rationnement des réserves d’eau. La triste perspective d’un approvisionnement futur limité relève de la responsabilité d’un système complexe. Ce processus de rationnement et de distribution d’eau demeure opératoire jusqu’à ce que le corps ait reçu des signaux clairs et nets, l’informant qu’il a obtenu la provision d’eau adéquate.

Un des processus incontournables dans ce rationnement d’eau est la « cruauté parfaite » avec laquelle certaines fonctions sont surveillées pour qu’une structure ne reçoive pas plus que la quantité prédéterminée. Ceci est vrai pour tous les organes du corps. A l’intérieur de ces systèmes complexes, la fonction cérébrale s’accorde une priorité absolue sur toutes les autres parties. Le cerveau représente l/50e du poids total du corps, mais reçoit 18 à 20% de la circulation sanguine. Quand les « contrôleurs de la ration » chargés de la régulation et de la distribution des réserves de liquide s’activent, ils émettent leurs propres signaux d’alarme pour montrer qu’une zone précise manque d’eau, tout comme le radiateur d’une voiture lâche de la vapeur quand le système de refroidissement n’arrive plus à remplir sa fonction.

S’imaginer que le thé, le café, l’alcool et les boissons industrielles sont des substituts corrects aux besoins en eau pure et naturelle de l’organisme quotidiennement stressé est une erreur élémentaire. Il est vrai que ces boissons contiennent de l’eau, mais leurs autres ingrédients sont des agents déshydratants. Ces derniers se débarrassent de l’eau dans laquelle ils sont dissous et puisent ensuite dans les réserves du corps ! Le mode de vie moderne nous rend dépendants de toutes sortes de breuvages
industriels. On n’enseigne plus aux enfants à boire de l’eau ; ils dépendent d’eaux gazeuses bicarbonatées et de jus. Il y a là une restriction qui frappe les besoins d’eau de notre organisme et que l’on s’impose à soi-même. En règle générale, il n’est guère possible de consommer des boissons industrielles pour satisfaire pleinement les besoins hydriques du corps. Parallèlement, une préférence gustative cultivée pour ces sodas réduira automatiquement l’envie spontanée de boire de l’eau quand les sodas ne sont pas à portée de main.

Parmi les praticiens du corps médical, il est courant de ne pas être conscient des nombreux rôles de l’eau dans l’organisme. Parce que la déshydratation entraîne la perte de certaines fonctions, on a interprété les divers signaux envoyés par les régulateurs de la distribution d’eau, au cours de déshydratations sérieuses et durables, comme des indicateurs de pathologies inconnues. Voilà la plus fondamentale des erreurs, responsable du fourvoiement de la médecine clinique. Elle a empêché des praticiens d’être à même de conseiller des mesures préventives ou d’offrir de simples traitements physiologiques, capables de guérir certaines maladies majeures.

Dès l’apparition de ces signaux, on devrait offrir au corps l’eau destinée à son bon fonctionnement. Mais on a enseigné aux médecins à faire taire ces signaux à l’aide de produits chimiques, sans qu’ils comprennent clairement le sens de cette erreur. Alors que les divers signaux émis par les régulateurs d’eau sont des indicateurs de soif et de sécheresse locales du corps - qu’une ingestion d’eau peut d’emblée éliminer - or\ les traite en recourant à des produits chimiques jusqu’à ce qu’une pathologie s’installe.

L’erreur qui consiste à supprimer les différents signaux de manque avec des produits chimiques se fait au détriment des cellules de l’organisme. La déshydratation chronique a également un impact dommageable et permanent sur la descendance future de la personne.

J’éprouve un réel plaisir à partager avec vous un savoir qui constitue une percée en médecine, une nouveauté qui peut profiter à toute personne susceptible de tomber malade, et en particulier aux aînés. C’est un changement de modèle dans la science humaine appliquée, appelé à simplifier la pratique médicale dans le monde entier. Le résultat immédiat de cette découverte sera un pas décisif vers le bien-être de l’humanité. Il réduira aussi les coûts associés à l’irruption de la maladie.

Changer le modèle

Qu’est-ce qu’un modèle et comment en change-t-on ? Un modèle, ou paradigme, est la conception la plus fondamentale sur laquelle un savoir nouveau se construit. Ainsi, par exemple, la conception ancienne de la terre la représentait plate. La découverte de sa rondeur est aujourd’hui le modèle ou paradigme fondamental à partir duquel on dessine toutes les cartes, construit les globes, identifie les étoiles du firmament, calcule les voyages spatiaux. L’ancien modèle de la terre était donc inexact. C’est la conception correcte d’une terre sphérique qui a permis des percées dans de nombreux domaines scientifiques. Ce changement a été fondamental pour notre progrès.

Le saut conceptuel d’un modèle à un autre et les transformations qu’il entraîne ne se font pas facilement. Adopter un modèle ou paradigme nouveau et fondamentalement significatif en matière médicale est plus difficile encore, même si son résultat est hautement souhaitable et désespérément attendu par la société.

La source des erreurs en médecine

Le corps humain est composé de 25% de matière solide (soluté) et de 75% d’eau (solvant). Les tissus cérébraux se composeraient à 85% d’eau. Parce que certains paramètres scientifiques et de très vastes connaissances chimiques étaient déjà bien établis quand débutèrent les explorations du corps et de ses fonctions, on décrétait que les conceptions développées en chimie devaient automatiquement s’appliquer à la composition des corps dissous de l’organisme humain.

On tint alors pour acquis que ces corps, leur composition et leur interaction, étaient le fondement moteur de toutes les fonctions de l’organisme. Par conséquent, lors des premières recherches sur le corps humain, l’eau contenue dans le corps passait pour n’agir qu’en tant que solvant, créateur de volume et moyen de transport. Cette vision était bien celle générée par les expérimentations en éprouvettes des laboratoires de chimie. On n’attribua aucune autre propriété fonctionnelle au solvant. Il en résulte que la compréhension fondamentale qui prévaut dans la médecine scientifique d’aujourd’hui - hantée d’un programme éducatif directement issu du passé - considère les corps dissous comme des régulateurs et l’eau uniquement comme un solvant et un moyen de transport. Le corps est ainsi réduit à n’être qu’une énorme « éprouvette » pleine de solides de nature différente et son eau qu’un « matériel de remplissage » chimiquement insignifiant.

En science, on est parti de la supposition que les corps dissous (substances qui sont dissoutes ou portées dans le sang et le sérum du corps) règlent toutes les activités organiques ; y compris l’ingestion d’eau qu’on tient pour harmonieusement réglée. On le suppose puisque l’eau, gratuite, est accessible à volonté... et le corps ne va quand même pas se priver d’une chose disponible !

Fort de cette hypothèse erronée, l’ensemble de la recherche s’est concentrée sur l’identification de toute substance particulière pouvant être incriminée comme responsable d’une maladie. Aussi, toutes les possibles et suspectes fluctuations et variations de ces éléments ont été testées sans que n’émerge une solution capable de résoudre l’énigme d’une seule maladie. Tous les traitements sont par conséquent palliatifs et aucun ne semble curatif (à l’exception des antibiotiques capables de mettre fin à des infections bactérielles). On ne guérit pas l’hypertension ; on la traite toute une vie durant. On ne guérit pas l’asthme ; les inhalateurs sont les inséparables compagnons des affligés. On ne guérit pas l’ulcère gastro-duodénal ; le malade doit en permanence garder des antiacides à portée de main. On ne guérit pas l’allergie ; la victime est à jamais dépendante de médicaments, etc.

Cette hypothèse minorant le rôle de l’eau a engendré l’habitude de considérer la « bouche sèche » comme le signe unique de la déshydratation. Lorsque la « bouche n’est plus sèche », on croit l’équilibre rétabli. Ceci est un point de vue erroné et absurde, générateur de confusion en médecine et entièrement responsable de l’insuccès que rencontre la recherche en médecine préventive, laquelle n ’a toujours pas trouvé de solutions durables à l’irruption de maladies dans l’organisme, et ceci malgré l’énormité des sommes investies.

J’ai publié un compte rendu de mes observations cliniques portant sur plus de 3000 personnes, souffrants d’un ulcère de l’estomac, que j’ai traitées uniquement par l’eau. Pour la première fois en médecine, j’ai pu constater que cette affection classique réagissait fortement à l’eau. Cliniquement, il est devenu évident que cette maladie évoque un syndrome de déshydratation. Soumis aux mêmes paramètres environnementaux et cliniques, d’autres pathologies semblèrent répondre tout aussi spontanément à l’eau. Au travers d’observations cliniques, des recherches étendues ont prouvé que le corps émet une grande variété de signaux de soif : des systèmes d’alarme intégrés se chargent de la régulation de l’eau disponible en période de déshydratation.

Conjuguée avec mes recherches livresques, ma recherche clinique a montré que si l’on veut vaincre la maladie, on doit changer le modèle qui a présidé jusqu’à ce jour à la recherche médicale. Il est devenu clair que la pratique de la médecine clinique se base sur de fausses hypothèses et des prémisses inexacts. Sinon, comment pourrait-on passer à côté d’un système d’alarme signalant la perturbation du métabolisme de l’eau, ou l’ignorer si longtemps de manière aussi flagrante ? A l’heure actuelle, la sensation de bouche sèche constitue le seul et unique signe reconnu de déshydratation du corps. Or, celui-ci est le dernier signe perceptible de déshydratation extrême. Le dommage s’opère par un manque d’eau persistant qui ne se signale pas forcément par la sensation de bouche sèche.
Chapitre 2

, Le nouveau paradigme

C’est le solvant - l’eau - qui est chargé de la régulation de toutes les fonctions organiques, y compris de l’activité des corps qui s’y trouvent dissous. Les perturbations du métabolisme de l’eau (le métabolisme du solvant) produisent une gamme de signaux qui indiquent une déficience dans les fonctions associées à la régulation des provisions d’eau (le rationnement).

A l’intérieur de ce cadre conceptuel, et puisque l’ingestion et la distribution d’eau prennent une importance capitale, si les systèmes de régulation par neurotransmetteurs (l’histamine et ses agents subordonnés) deviennent excessivement actifs, il faut en déduire qu’ils se trouvent de plus en plus engagés dans la régulation des besoins d’eau du corps. Leur action ne devrait pas être continuellement bloquée par l’usage de médicaments ; ils doivent remplir leur rôle et leurs fonctions en recevant suffisamment d’eau. J’ai soutenu ces mêmes thèses devant une assemblée de scientifiques venus du monde entier à Monte Carlo, en 1989, à l’occasion d’une conférence sur le thème de l’inflammation, les analgésiques et les modulateurs de l’immunité. Le modèle nouveau permet d’incorporer la quatrième dimension, le temps, dans la recherche scientifique. Il permettra de comprendre l’effet néfaste que produit aujourd’hui une déshydratation installée depuis longtemps. Il rendra possible de prévoir les événements qui conduiront à des pathologies futures. Il transformera l’actuelle approche et ses « traitements à coup de tirs dans le tas aveugle sur les symptômes » en une pratique médicale qui soit un art d’une précision scientifique ; il rendra les préventions possibles. Il réduira les coûts des soins tant pour les individus que pour toute société en favorisant le mieux-être.


La régulation de l’eau aux divers stades de la vie

La régulation de l’eau dans le corps compte trois stades temporels différents. Le premier, au cours de la vie intra-utérine, concerne l’embryon, puis le fœtus ; le second, la phase de croissance, jusqu’à ce que taille et corpulence définitives aient été atteintes (approximativement entre 18 et 25 ans) ; le troisième s’étend sur toute la période adulte jusqu’au décès. Au cours de l’expansion cellulaire intra-utérine, c’est la mère qui doit procurer l’eau nécessaire à la croissance des cellules de l’enfant. Toutefois, c’est le fœtus qui semble responsable du système de commande chargé de l’ingestion d’eau par la mère. Le tout premier indicateur des besoins d’eau tant du fœtus que de la mère semble être le fameux malaise du petit matin, pendant la première phase de la grossesse.

EAU ORGANIQUE ET ÂGE

40 Années de Vie

,,EAU Influence style de vie thé, café, alcool Ingestion d’eau et sensations de soif

II devrait être clair...

Il est de plus en plus évident qu’en raison de la disparition progressive de la sensation de soif, notre corps est de plus en plus soumis à une déshydratation chronique, et ce dès le début de l’âge adulte. Plus on avance en âge, plus le contenu en eau des cellules s’amenuise, au point que le rapport entre le volume de l’eau à l’intérieur des cellules et celui à l’extérieur des cellules passe de 1.1 à 0.8 (voir l’illustration 2). Il y a là un changement drastique. Puisque l’eau ingérée approvisionne la fonction cellulaire, la diminution de son apport quotidien affecte l’efficacité de l’activité cellulaire.

Il s’ensuit une déshydratation chronique, entraînant des symptômes pathologiques lorsqu’on ne comprend pas les autres signaux de déshydratation. C’est le cas aujourd’hui, dans la mesure où l’on traite ces signaux comme anormaux en leur répondant à coup de médicaments. .

Le corps humain peut être déshydraté alors même que l’eau abonde. Les humains semblent perdre leur sensation de soif et, ne reconnaissant plusieurs besoins en eau, deviennent progressivement et chroniquement déshydratés en vieillissant. L’idée que lorsque la soif commande une ingestion d’eau urgente, on peut lui substituer du thé, du café ou des boissons alcoolisées, vient ajouter à la confusion.

20 30 40 50 60 70 80 ANS

    • Une perte progressive et constante de la sensation de soif ainsi qu’une consommation d’eau insuffisante altèrent la proportion existante entre la quantité d’eau à l’intérieur de la cellule et celle à l’extérieur de la cellule. L’eau ingérée maintient le volume d’eau en équilibre et le sel que nous mangeons maintient le volume d’eau à l’extérieur des cellules stable et en circulation. EIC : eau intracellulaire, EEC : eau extracellulaire.

Le nouveau paradigme

La sensation de bouche sèche est le tout dernier signe de déshydratation. Le corps peut souffrir d’un manque d’eau même quand la bouche est relativement humide. Pire : chez les personnes âgées, la bouche peut être manifestement sèche sans qu’elles ne prennent conscience de leur soif, sans qu ’elles la satisfassent.

Les autres propriétés de l’eau

La recherche scientifique montre que l’eau n’est pas seulement un solvant et un moyen de transport, mais qu’elle possède de nombreuses autres propriétés. Elle assume une fonction hydrolitique essentielle et fermement établie dans tous les aspects du métabolisme : l’hydrolyse et ses réactions chimiques. Au niveau de la membrane cellulaire, le courant d’eau produit par l’osmose peut générer de Y énergie hydroélectrique (gradient de voltage) qui est stockée sous forme d’ATP (Adénosine TriPhosphate) et utilisée pour des échanges d’éléments, en particulier pour la neurotransmission.

L’ATP est un réservoir et une source d’énergie au niveau cellulaire. L’énergie que l’eau génère participe à sa fabrication à partir de l’AMP (Adénosine Mono Phosphate). L’eau apporte également un modèle structurel particulier qui semble être utilisé comme adhésif pour l’architecture de la cellule.

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  • Sowers A.E., Hackenbrock C.R., Rate of Latéral Diffusion of Intramembrane Particles : Measurement by Electrophoretic Displacement and Rerandomization (Proc. Natl. Acad. Sci. USA, volume 78, n° 10, pp 6246-6250, Cell Biology, 1981)
  • Srivastava D.K., Bernhard S.A., Enzyme-Enzyme Interaction and the Régulation ofMetabolic Reaction Pathways ; Current Topics in Cellular Régulation (volume 28, pp 1-68, 1986)
  • Steen B., Lundgren B.K., Isaksson B., Body Water in the Elderly (p 101, Lancet, Janvier 1985)
  • Stryer L., Introduction to Biological Membranes (pp 205-253, Biochemistry, W.H. Freedman and Co, 1981)
  • Suda T., Tozawa F., Ushiyama T., Sumitomo T., Yamada M., Demura H., Interleukin-1 Stimulâtes Corticotropin-Releasing Factor Gène Expression in Rat Hypothalamus (Endocrinology 126, n° 2, pp 1223-1228, 1990)
  • Tada M., Masa-Aki Kadoma, Makoto Inui, Makoto Yamada, Fumio Ohmori, Ca2+-dépendent ATF’ase ofthe Sarcoplasmic Reticulum (pp 137-164, Transport and Bioenergetics in Biomembranes, Eds. Ray Sato & Yasuo Kagawa, Plénum Press N.Y., London 1982)
  • Vale R.D., Reese T.S., Sheetz M.P., Identification ofa Novel Force-Generating Protein, Kinesin, Involved in Microtubulure Based Motility (Cell, volume 42, pp 39-50, 1985)
  • Van Rossum G.D.V., Russo M.A., Schisselbauer J.C., Rôle of Cytoplasmic Vesicles in Volume Maintenance, Current Topics in Membranes and Transport (volume 30, pp 45-74, Académie Press, 1987)
  • Watterson J.G., The Rôle of Water in Cell Architecture (Molecular and Cellular Biochem. 79, pp 101-105, 1988)
  • Weir G.C., Bonner-Weir S., Islets of Langerhans : The Puzzle of Intraislet Interactions and their Relevance to Diabètes (J. Clin. Invest. volume 85, pp 983-987, Avril 1990)
  • Weiss D.G., The Mechanism of Axoplasmic Transport (chapter 20, pp 275-307, Axoplasmic Transport, Ed. Zafar Iqbal, Ph.D., CRC Press Inc., 1987)
  • Weiss D.G., Gross G.W., Intracellular Transport in Nerve Process : The Chromatographic Dynamics of Axoplasmic Transport (pp 387-396, Biological Structure and Coupled Flows (Eds. A. Oplaka and M. Balaban, Académie Press, 1983)
  • Wiggins P.M., A Mechanism of ATP-Driven Cation Pumps (Biophysics of Water, pp 266-269, Eds. Félix Franks and Shiela F. Mathis, John Wiley and Sons Ltd. 1982)
  • Yellen G., Permeation in Potassium Channels : Implications for Channel Structure (Annu. Rev. Biophys. Biophys Chem., &§, pp 227-46, 1987)
  • Zaloga G.P., Chernow B., Eil C, Hypercalcemia and Disseminated Cytomegalovirus Infection in the Aquired Immunedeficiency Syndrome (Annals of Internai Medicine 102, pp 331-333, 1985)

Bibliographie 169

Publications supplémentaires

  • Batmanghelidj F., Peptic Ulcer Disease : A Natural Method for Prévention and Treatment (Journal of the Iranian Médical Council, volume 6, n° 4, pp 280-282, Septembre 1982)
  • Révolution of Water in Médical Treatment Procédures -Rowim (en perse). Ce livre est aujourd’hui publié en Iran par Ketab Sara Publishers sous le titre Self-Treatment With Water (Autotraitement avec l’Eau) et est devenu un best-seller dès sa sortie ; il en est à sa sixième impression en 2 ans environ.
  • Conférence de l’auteur à l’Université d’Athènes, Dépt. de Physiologie, le 9-11-1987 ; titre La Perturbation du Métabolisme de l’Eau dans la Production de la Maladie.
  • Résumé de la présentation : L’Histamine neurotransmettrice : un point de vue alternatif, 3*" Conférence Mondiale Interscience sur l’Inflammation, page 37, Book ofAbstracts, Monte-Carlo, Mars 1989.
  • Présentation devant la Société de Gastro-entérologie de Riyadh, Arabie Saoudite, 1988.
  • AIDS : Is Transglutaminase the Primary Permissive Factor for HIV Establishment and Spreads ? (pp 3-9, Spécial AIDS Issue of Science in Medicine Simplified, Août 1989)
  • AIDS-Indicator ofa Stress-Induced Metabolic Disorder (pp 10-19, Spécial AIDS Issue of Science in Medicine Simplified, Août 1989)
  • Editorial For the Record (Science in Medicine Simplified, volume 1, Avril 1990)
  • Vidéo How To Deal With Back Pain. Le rôle de l’hydratation pour le dos et les douleurs sciatiques ; une méthode prescrivant un traitement postural simple. Cette vidéo éducative a pour but de donner une information qui pourrait sauver des millions de gens des affres qu’infligent les douleurs dorsales et la sciatique, et qui pourrait leur éviter d’éventuels problèmes postopératoires (Global Health Solutions, 1991)
  • Batmanghelidj F., How to Deal with Back Pain and Rheumatoid Joint Pain (Global Health Solutions, 1991). Ce livre et la vidéo ont été complétés par des revues, en particulier par Library Journal et Patrician Production.
  • Editorial Science or Attitude ? (Science in Medicine Simplified, volume 2, pp 1-4, Juin 1991)
  • Article AIDS : The Dead-End of Virus Etiology (Science in Medicine Simplified, volume 2, pp 47-55, Juin 1991)
  • Article Is Tumor Necrosis Factor an HIV-Replication Inducer or a DNA/RNA-Cleavage Initiator ? (Science in Medicine Simplified, volume 2, pp 56-57, Juin 1991). Des chirurgiens engagés dans la recherche sur les blessures ont montré que le FNT est responsable de la fragmentation de l’ADN / ARN ainsi que de l’expulsion des fragments pour engager le processus de réparation des tissus. Les virologues présentent l’action du FNT comme induisant une « réplique du virus », une affirmation inexacte.
  • Une série de conférences publiques sur les signaux de déshydratation chronique liée à la perturbation du métabolisme de l’eau dans le corps humain.
  • Invité à présenter des articles sur The Récent Advances : Neurotransmitter Histamine pour deux revues scientifiques européennes, Inflamacion (Société de Rhumatologie Espagnole) et Drug News & Perspectives.
  • Invité à partager ma recherche sur le changement de modèle et le métabolisme de l’eau à l’Institutul Cantacuzion, Ministère de la Santé de Roumanie.
  • Interview de 27 minutes dans le cadre de l’émission Books on Press, Channel 10, Cable Access Télévision à Fairfax, Virginie. Divers aspects de la douleur furent discutés. Le programme est actuellement prévu pour une diffusion sur d’autres chaînes éducatives. . ...

A propos de l’auteur

Le Dr F. Batmanghelidj (Batmangelij) est né en 1931 à Téhéran, Iran. En 1946, quelques mois à peine après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, on l’envoya étudier dans une école secondaire à Edimbourg, Ecosse. Malgré une compétition sans merci de la part des appelés rentrés du front, il entra en 1951 à la St. Mary’s Hospital Médical School de l’Université de Londres, comme étudiant de seconde année. A la fin de ses études, il fut sélectionné comme l’un des médecins attachés à sa propre école médicale.

Les besoins de son pays en équipements modernes étaient à l’époque infiniment plus grands que ce qui existait. Plus tard, au cours de sa carrière médicale en Iran, il jugeait la création d’hôpitaux et de centres sportifs et médicaux plus à même de répondre aux besoins urgents du peuple. Juste avant la révolution de 1979, on le pria de participer à la mise sur pied d’un centre médical pour familles déshéritées, le plus grand complexe médical d’Iran dont l’édification était alors en voie d’achèvement.

Afin de le juger, lui et son destin de serviteur de l’humanité, le gouvernement révolutionnaire d’Iran décida de le jeter en prison et de confisquer ses biens propres et familiaux. Pour ce faire, ils levèrent toutes sortes d’accusations contre lui et préparèrent le terrain pour l’exécuter. Cependant, une fois que les gardes avaient compris son utilité comme médecin résidant parmi les prisonniers, ils remirent à plus tard les préparatifs de son exécution.

Très tard un soir, au début de son incarcération à la prison d’Evin, F. Batmanghelidj découvrit la valeur médicinale de l’eau pour les malades souffrant d’un ulcère peptique, quand, à la place des médicaments absents, il prescrivit deux verres d’eau à un patient souffrant de douleurs abdominales graves. En moins de huit minutes, la douleur disparut, et ainsi naquit une nouvelle science médicale. Pendant les 25 mois qui suivirent, il fut complètement immergé dans sa recherche clinique des vertus médicinales de l’eau. Dans sa prison d’Evin, « un laboratoire du stress idéal », il étudia le rôle de l’eau dans la réduction du stress ainsi que dans le traitement des états maladifs liés au stress. Puis sonna l’heure de son procès où il eut à répondre de quelques 32 accusations fictives le conduisant à la peine capitale. A la fin de sa défense, il remit au juge un article sur le traitement de l’ulcère peptique par l’eau. Il eut la vie sauve afin de poursuivre ses recherches.

On publia par la suite l’article qu’il avait rédigé en prison dans le Iranian Médical Council Journal en 1982. Une copie fut envoyée à Londres, traduite et expédiée au professeur de gastro-entérologie de l’Université de Yale. Le compte-rendu de sa découverte fut par la suite publié dans le Journal Of


Bibliographie 173

Clinical Gastroenterology qui l’invita dans sa colonne éditoriale en juin 1983, alors qu’aux Etats-Unis, c’est la section scientifique du New York Tîntes qui s’en fit l’écho. En juin 1982, il fut libéré de prison. Plusieurs mois plus tard, il réussit à fuir l’Iran et arriva en Amérique avec le désir de poursuivre ses recherches pour partager ensuite sa découverte médicale avec les scientifiques et les chercheurs américains.

La nature avait révélé aux yeux et au cœur du Dr Batmanghelidj les effets curatifs de l’eau courante toute simple, un phénomène jusque-là demeuré occulté. C’est pour promouvoir la recherche dans ce domaine et devenir un instrument de changement structurel dans la médecine actuelle qu’il créa en 1983 la Fondation pour la Voie simple en Médecine. En 1987, après 5 ans d’évaluation constante de la littérature scientifique de pointe en Amérique, le Dr Batmanghelidj présenta une conférence intitulée : « La douleur : un besoin de changement de modèle » devant un groupe choisi de cancérologues chercheurs venus de plusieurs pays européens et d’Amérique à un congrès en Grèce. C’est pour l’essentiel le thème du présent ouvrage qui fut présenté à ces hommes de science, et son compte rendu fut publié dans le Journal of Anticancer Research en 1987.

Le Dr Batmanghelidj fut invité en 1989 à présenter sa découverte sur les signaux de la douleur du corps aux scientifiques de la 3*™ Conférence Mondiale Interscience sur l’inflammation, les antirhumatismaux, les analgésiques et les immuno-modulateurs. Dans son allocution, "L’histamine nue

neurotransmettrice : un point de vue alternatif " — dont le résumé fut publié dans le catalogue de la conférence et distribué à des milliers de centres de recherche — les rôles primordiaux de l’histamine neurotransmettrice furent expliqués.

C’est dans un volume annuel et sous le titre Science in Medicine Simplified (La Science médicale simplifiée) qu’en 1989, 1990 et 1991, la Fondation publia les conclusions de ses recherches sur la perturbation du métabolisme de l’eau et la production de la maladie. Le Dr Batmanghelidj lança également une campagne de sensibilisation du public pour qu’il détecte les signaux envoyés par les systèmes souffrant de la déshydratation chronique dans le corps.

En 1992, on l’invita en Iran où il présenta ses idées à la télévision. Il rencontra également des praticiens et professeurs à l’Université de Téhéran et dans les hôpitaux universitaires. Aujourd’hui, le peuple iranien teste la simplicité avec laquelle l’eau guérit nombre des maladies. De fortes réactions de sa part ont imposé au corps médical l’abandon progressif des drogues lorsque l’eau par elle-même peut faire mieux. Les médecins ont dû céder sous la pression et l’impact de l’idée.

Ce livre, ainsi qu’un autre et une vidéo sur les douleurs dorsales, sont des documents éducatifs permettant une prise de conscience des effets pervers que la déshydratation chronique produit sur la santé. Dans le présent ouvrage, F. Batmanghelidj partage avec ses lecteurs les conclusions auxquelles ses vastes recherches cliniques et scientifiques ont conduit, en particulier quant au métabolisme de l’eau du corps. Il aimerait montrer combien le système des soins médicaux de ce pays peut accéder à une transformation scientifique et accoucher d’un système plus humain pour le patient, au lieu de continuer à être le prolongement de visées commerciales de l’industrie pharmaceutique et médicale.

Le Dr. Batmanghelidj est convaincu qu’une fois que le public aura réalisé ce qu’est et représente le changement de modèle en médecine, et qu’il aura compris que le fait de soigner la déshydratation par l’eau ne cache aucun but commercial, une transformation scientifiquement fondée du système de santé deviendra une réalité bienvenue.

Source : AMESSI.ORG