Un peu d’alcool : c’est bon pour les hormones !

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C’est désormais prouvé : une consommation modérée d’alcool permet de diminuer significativement les risques de problèmes cardio-vasculaires. Une étude néerlandaise vient de montrer que l‘alcool serait bon pour la santé grâce notamment à son action sur différentes hormones

Un peu d’alcool : c’est bon pour les hormones !

Une consommation raisonnable d’alcool augmenterait le taux de DHEA


Paris, le 17/05/04. LJS.com

C’est désormais prouvé : une consommation modérée d’alcool
permet de diminuer significativement les risques de problèmes
cardio-vasculaires. Une étude néerlandaise vient de montrer que
l‘alcool serait bon pour la santé grâce notamment à son action
sur différentes hormones.

Le Dr Henk Hendricks ( TNO Nutrition and Food research
) a étudié l’effet d’une boisson alcoolisée sur 10 hommes et 9
femmes ménopausées, tous non fumeurs. Pendant six semaines, ces
« cobayes » ont bu soit de la vraie bière soit de la bière sans
alcool. Les chercheurs ont ensuite analysé leur sang en
s’intéressant précisément aux taux de différentes hormones mais
également au taux de bon cholestérol, le cholestérol HDL.

Du côté des hormones, ils ont observé une augmentation de 17%
de la DHEA (dehydroepiandrosterone) chez les hommes comme chez
les femmes. La DHEA est une hormone stéroïde secrétée par les
glandes surrénales, elle est le précurseur de nombreuses autres
hormones, en particulier des hormones sexuelles. La DHEA est
connue pour améliorer le métabolisme de l’os. Cette hormone de
jeunesse améliorerait également la forme physique, l’humeur et
la libido. Selon certaines études enfin, elle améliorerait la
qualité de nos vaisseaux sanguins.

Chez les hommes qui ont bu de la bière alcoolisée, le taux de
testostérone a augmenté de 7%. En revanche, chez les femmes, ce
taux est resté constant.

L’étude confirme le rôle de l’alcool
sur le cholestérol. Le taux de HDL ( High Density
Lipoproteins
en anglais), c’est-à-dire le bon cholestérol,
celui qui récupère le cholestérol en excédent dans le corps pour
le ramener vers le foie où il est éliminé, augmente de 12% chez
les deux sexes !

Le vin aurait donc un rôle préventif sur les maladies
cardio-vasculaires grâce à son action sur les hormones telles
que la DHEA ou sur le HDL. Les chercheurs néerlandais veulent
désormais étendre cette étude à d’autres hormones, comme
l’insuline par exemple, pour voir s’il existe un lien entre
consommation modérée d’alcool et diabète de type 2. A suivre...

Clémence Lamirand
Nouvel Observateur