Les carences en vitamine D suspectées d’augmenter l’asthme

, par  Amessi , popularité : 4%

Une étude a démontré que les crises d’asthme étaient liées à une carence en vitamine D. Les chercheurs conseillent aux asthmatiques de faire mesurer leurs niveaux de vitamine D.

 Asthme : le stress au travail augmente le risque de première crise

Craindre de perdre son emploi est mauvais pour le moral… mais aussi pour les poumons. Selon une récente étude, le stress professionnel est lié au risque qu’une première crise se déclare.

Même à l’âge adulte, les travailleurs ne sont pas à l’abri d’un asthme. Selon une étude parue dans le Journal of Epidemiology & Community Health, la peur de perdre son emploi est liée au déclenchement d’une première crise. C’est le résultat d’une étude menée en 2009, en Allemagne, au cœur de la crise économique.

7 000 actifs ont participé à cette étude. Ils ont notifié s’ils avaient souffert de symptômes respiratoires, mais aussi, sur une échelle de 0 à 100 %, s’ils risquaient de perdre leur travail dans les deux ans. Au cours de l’année, 105 premières crises ont été signalées.

Les résultats suggèrent qu’il existe bien un lien entre le début d’un asthme et le stress, surtout quand il est lié au travail. En effet, pour chaque tranche de 25 % dans le risque estimé de perte d’emploi, le risque d’asthme grimpe de 24 %. Chez les participants qui craignent le plus un licenciement, ce risque s’élève de 60 %.

 Cette étude montre également que les personnes qui déclarent avoir peur d’être licencié sont plus souvent traités pour dépression.

Impossible toutefois d’affirmer avec certitude si la crainte du licenciement est à l’origine de l’asthme. Mais plusieurs études ont déjà suggéré que le stress psychologique, particulièrement s’il est lié au travail, est un facteur de risque dans le déclenchement d’une première crise. Ces résultats pourraient même expliquer pourquoi on observe une hausse dans la prévalence des symptômes respiratoires depuis les débuts de la crise économique.

source :http://www.pourquoidocteur.fr/Asthme

 Deux formes spécifiques de phtalates

Asthme : l’exposition prénatale aux phtalates augmente le risque
par Audrey Vaugrente http://www.pourquoidocteur.fr/Asthme

 L’exposition des foetus à certains produits chimiques, les phtalates, accroît le risque de développer un asthme plus tard. Ils sont pourtant largement utilisés dans l’industrie.

Certains phtalates augmentent risque accru d’asthme chez les enfants exposés in utero. C’est la conclusion d’une étude de cohorte menée aux Etats-Unis et parue dans Environmental Health Perspectives. Réalisé auprès de 300 femmes enceintes et leurs enfants, le suivi a évalué l’impact de 4 phtalates : le butylbenzyl phtalate (BBzP), le di-n-butyl phtalate (DnBP), le di-é-ethyexyl phtalate (DEHP) et le diethyl phtalate (DEP).

Un risque accru de 70 %
Les chercheurs ont mesuré les niveaux d’exposition aux différents phtalates en recueillant les urines des femmes enceintes, au troisième trimestre de grossesse, et des enfants, à 3, 5 et 7 ans. Dans toutes les urines, des traces variables de métabolites des produits chimiques ont été détectées. L’équipe a ensuite comparé le risque d’asthme chez les enfants âgés de 5 et 11 ans et le niveau d’exposition de leur mère aux phtalates.

Au cours du suivi, un tiers des enfants a développé un asthme diagnostiqué. Chez les plus exposés au BBzP et au DnBP, le risque était plus élevé de 72 et 74 %. Les deux autres formes de phtalates, elles, n’étaient pas associées à une augmentation du risque. 60 enfants ont également souffert de sifflements respiratoires ou d’autres symptômes évoquant un asthme. Dans ce groupe, une forte exposition prénatale au DnBP était plus fréquente.

 « Tout le monde, des parents aux gouvernants, est concerné par l’augmentation rapide du nombre d’enfants qui développent un asthme.

Notre objectif est d’essayer de découvrir les causes de cette épidémie, afin de mieux protéger les enfants de cette maladie affaiblissante. Notre étude fournit la preuve que ces deux phtalates font partie des facteurs de risque connus dans l’asthme », conclut le Dr Robin Whyatt, principal auteur de l’étude.

 Des produits chimiques omniprésents

Ce n’est pas la première fois qu’une étude suggère que les phtalates sont liés à la survenue d’un asthme. En 2012, des recherches menées sur la même cohorte ont observé une hausse du risque d’inflammation des voies aériennes liées à l’asthme chez les enfants exposés au DEP ou au BBzP. L’exposition prénatale à ce dernier composant augmentait aussi le risque d’eczéma.

 Où les trouve-t-on ?

Le principal problème posé par les phtalates, c’est leur utilisation très large : parfums synthétiques, emballages alimentaires en plastique, revêtements de sol en vinyle, rideaux de douche, volants de voiture et autres tableaux de bord en contiennent. Et si certains sont interdits dans les produits destinés aux enfants, notamment le BBzP et le DnBP, les femmes enceintes ne sont pas protégées. Sans compter que les phtalates apparaissent très rarement dans la liste des ingrédients, bien que la mention « sans phtalates » tend à se répandre dans les cosmétiques.

 « Le foetus est extrêmement vulnérable pendant la grossesse.

Alors qu’il revient aux mères de tout faire pour protéger leur futur bébé, elles ne peuvent rien faire contre les phtalates comme le BBzP ou le DnBP, qui sont inévitables », déplore le Dr Rachel Miller, auteur senior de l’étude. « Si nous souhaitons protéger nos enfants, nous devons protéger les femmes enceintes. »

 La farine, première responsable

 Asthme professionnel : les boulangers les plus exposés

par Julien Prioux http://www.pourquoidocteur.fr/Asthme-professionnel

S’exposer de manière modérée au soleil pourrait réduire les épisodes graves d’asthme. C’est ce qu’a révélé il y a quelques jours une étude israélienne publiée dans la revue scientifique Allergy.

 Une étude sur 308 000 personnes

Pour parvenir à cette conclusion, ces scientifiques de l’Université de Tel Aviv se sont appuyés sur les données d’un groupe de près de 308 000 Israéliens âgés de 22 à 50 ans. Leurs niveaux de vitamine D ont été mesurés durant quatre ans (entre 2008 et 2012).

Parmi ces personnes, environ 21 000 souffraient d’asthme. Et en regardant de plus près ces participants asthmatiques, les chercheurs ont remarqué que ceux qui présentaient des carences en vitamine D étaient plus susceptibles que les autres d’avoir eu récemment une crise d’asthme.
En effet, parmi les 4 616 asthmatiques qui présentaient un déficit en vitamine D, 15 % d’entre eux ont subi au moins une crise d’asthme au cours de l’année précédant leur premier test de vitamine D. En comparaison, parmi 8 265 asthmatiques dont les niveaux de vitamine D étaient normaux ou au-dessus de la norme, seuls 11 % en avaient eu une à la même période.

« Statistiquement, il ressort donc que le risque de crise d’asthme chez les malades présentant une carence en vitamine D est de 25 % plus élevé que chez les autres », affirme le Dr Confino-Cohen, allergologue et principal auteur de l’étude.
Pour lui, ce sont les rayons du soleil qui permettraient de réguler les réponses immunitaires, entravant ainsi l’emprise de l’asthme sur le système immunitaire tout entier.

 Des résultats inédits

« La plupart des données dont nous disposions sur la vitamine D et l’asthme étaient changeantes et provenaient d’un échantillon pédiatrique de la population », a souligné le docteur Confino-Cohen, principal auteur de cette nouvelle étude. « Notre dernière étude est unique parce qu’elle concerne un panel très large de jeunes adultes « non-contaminés » par d’autres maladies », a-t-il rajouté.
En conclusion, les auteurs de l’étude recommandent aux personnes souffrant d’asthme de faire mesurer leurs niveaux de vitamine D, et en cas de carence, de prendre des compléments.
A ce sujet, il faut rappeler que la vitamine D est en grande partie synthétisée par la peau sous l’action des rayons du Soleil. Le reste étant apporté par l’alimentation (poisson gras, œufs, foie de morue…)

 La vitamine D réduit l’inflammation dans l’asthme sévère

Pour rappel, dans une étude menée par des chercheurs anglais en 2013, la vitamine D a déjà montré des vertus dans l’asthme. Selon ces travaux, elle pourrait bien aider à contrôler les symptômes de l’asthme sévère, en réduisant les niveaux d’une molécule inflammatoire responsable. Obtenu sur des globules blancs de patients asthmatiques, les résultats publiés dans le Journal of Allergy and Clinical Immunology doivent cependant être confirmés sur l’homme, concluait cette équipe médicale.

Dr Dominique Rueff
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