Faut-il arracher les dents dévitalisées ?

, par  Docteur Bernard MONTAIN , popularité : 20%

D’un côté les tenants (minoritaires mais très actifs) de « l’infection focale », hypothèse très sérieuse selon laquelle les dents dévitalisées, donc mortes, constituent un formidable réservoir de germes dangereux et à l’origine de très nombreux troubles de santé sans lien apparent Pour eux, on extrait.
  • De l’autre les tenants (majoritaires) de la conservation à tout prix des dents dévitalisées, seul moyen de conserver une bonne occlusion, garantissant une bonne mastication. Pour eux, les différences de dureté entre les dents naturelles et les prothèses entraîneront une accélération de l’usure de ces dernières, sans parler des nouvelles contraintes exercées sur la gencive. Pour eux, on garde.
  • Entre les deux : les patients, peu désireux de porter un dentier le reste de leur vie, et les praticiens qui ont longtemps travaillé pour se défaire de leur réputation « d’arracheurs de dents ». Arracher des dents est irréversible et cette décision ne se prend pas à la légère... En tous cas, la question mérite d’être posée.

 Faut-il arracher les dents dévitalisées ?

 « DENTVITALISÉE = DENT TOXIQUE »

 La dévitalisation dentaire, les toxines et l’infection focale

Le sucre blanc ou roux (mais pas le sucre complet) et donc bien sûr tous les produits qui en contiennent provoquent la carie dentaire. Lorsqu’une carie atteint le nerf, la médecine conventionnelle enseigne à nos dentistes à dévitaliser pour soigner. Cette technique est apparue au début du XXe siècle aux États-Unis avant de se propager dans tout le monde occidental. Elle évite alors d’enlever la dent tout en supprimant la douleur, Mais la douleur constitue aussi un signal d’alarme qui n’est peut-être pas toujours sans intérêt. Bio signifie Vie. En dévitalisant une dent, on place par définition dans le corps, un organe mort : la dent dévitalisée.

La médecine enseigne qu’un organe mort doit être enlevé. La gangrène, par les toxines qu’elle dissémine dans le corps, peut tuer le patient. Notre médecine moderne a fait une exception pour la dent dévitalisée. La dent est très minéralisée et la pâte antiseptique et anti-inflammatoire, mise à l’intérieur du canal dentaire, évite les réactions aiguës de rejet Mais il existe aussi des canaux accessoires inaccessibles aux instruments de soins, donc impossibles à nettoyer. De plus, l’ivoire qui constitue la dent est une éponge contenant des millions de petits canaux (les tubulis dentinaires) suffisamment gros pour y nicher des germes toxiques hors d’atteinte de tous les antibiotiques et antiseptiques possibles. Des études scientifiques ont montré qu’il était impossible de stériliser la dent dévitalisée qui se révèle donc être inévitablement un réservoir de germes, planté dans l’os de la mâchoire.

 La découverte de Weston Price

Au début du siècle aux Etats-Unis, le mécanisme d’intoxication à distance à partir de foyers infectieux, surtout dentaires, donc notamment de dents dévitalisées, a été mis en évidence scientifiquement. Un éminent dentiste, le Professeur Weston Price, eut un doute sur l’innocuité de cette nouvelle pratique de dévitaliser les dents. Etait-elle bien en accord avec le serment d’Hippocrate Primum non nocere (d’abord ne pas nuire) ?

Par de multiples études scientifiques, il mit en évidence la toxicité des dents dévitalisées et le mécanisme d’infection à distance qu’elles provoquaient On nomma ce mécanisme, « l’infection focale ». Certains médecins admirent alors que les dents dévitalisées pouvaient provoquer de multiples maladies.

Puis des détracteurs sont arrivés. Cela arrangeait beaucoup de monde, alors on les a cru et ce savoir s’est plus ou moins perdu. Les travaux sur l’infection focale ne parlent toutefois pas que des dents dévitalisées. Celles ci peuvent laisser aussi persister des zones osseuses toxiques, les cavitations, même après l’extraction de la dent. Les dents de sagesse aussi représentent très souvent des éléments irritatifs, dans nos bouches devenues trop petites. Même le tartre qui est une niche calcifiée de bactéries a des répercussions à distance. Toutefois il vaut mieux éviter les ultrasons pour l’enlever car ils peuvent créer des micro- fractures de la surface dentaire.

Ces mécanismes d’infection focale, notamment à partir des dents dévitalisées apparemment saines, n’ont jamais été reconnus par la majorité des dentistes. Notre dentisterie officielle parle encore aujourd’hui de la « théorie de l’infection focale » et notre médecine n’en tient quasiment jamais compte.

 Des faits scientifiques

Il existe indéniablement des travaux scientifiques qui attestent de la toxicité des dents dévitalisées, même si celles-ci ne présentent aucun signe apparent d’infection (signes radiologiques ou douleur). Selon la littérature, il n’existe pas un domaine de la médecine où les relations avec les dents dévitalisées n’aient été évoquées.

Des scientifiques américains voient une corrélation significative entre la propagation du cancer et des maladies de civilisation d’une part et le succès de la dévitalisation dentaire d’autre part.

Un médecin de Grasse a observé depuis 25 ans, sur des centaines de cas médicaux, que ses traitements fonctionnaient bien mieux lorsque les patients avaient fait enlever leurs dents dévitalisées. Le Dr. Davo Koubi avait constaté de même pendant toute sa carrière. Il a d’ailleurs écrit un livre sur le sujet « La santé dans votre bouche ».

Le Dr. George Meinig, un dentiste américain, fondateur de la société américaine d’endodontie (la science des dents dévitalisées) et spécialiste toute sa vie de dévitalisation dentaire, a écrit dernièrement un ouvrage « Root canal cover-up » (traduire root canal par dent dévitalisée) rassemblant les travaux scientifiques américains (Price, Shakman, Billings, Rosenow : bactériologiste de renommée mondiale) sur l’infection focale et arrive à la conclusion que toutes les dents dévitalisées, quelle que soit la qualité de leur traitement, sont des réservoirs bactériens qui empoisonnent l’organisme. Il a envoyé à l’académie de chirurgie dentaire américaine un exposé de ses travaux et leurs conclusions, mais rien ne bouge. Le Dr Bruno Darmon a fait la même chose pour l’académie française de chirurgie dentaire, la CNAM, le Ministère de la santé et le Conseil de l’Ordre. Même résultat pour l’instant

Un autre dentiste américain le Dr. Hal Huggins, un précurseur dans le monde sur la toxicité sur le mercure des amalgames dentaires, a aussi écrit un livre sur le sujet, « The price of root canal », qui aboutit à la même conclusion. Les Américains s’intéressent beaucoup au sujet. Les progrès de la dentisterie et l’utilisation d’huiles essentielles permettent certes de diminuer, un peu, la toxicité de la dent dévitalisée, mais les études scientifiques montrent que, dans le temps, la dent dévitalisée deviendra de toutes façons de plus en plus imprégnée d’éléments toxiques.

 Les freins psychologiques

Tout cela devrait suffire à nous interpeller sur le danger que représentent les dents dévitalisées. Mais il existe aussi des freins à cette information. Il est parfois difficile de comprendre qu’une dent dévitalisée puisse intervenir dans diverses maladies. il n’est pas toujours évident d’admettre qu’il faut enlever une dent qui ne fait pas mal car la dégradation de l’état de santé se produit parfois longtemps après la dévitalisation dentaire.

Il est donc subtil de voir le lien de cause à effet. En plus, les dentistes qui gardent les dents, même dévitalisées, ont toujours beaucoup plus de succès que ceux qui les extraient. Bref il y a peu d’éléments qui encouragent une telle démarche de dépollution de l’organisme.

 Des résultats étonnants

Personnellement, je souffrais du dos, depuis des années, malgré tous les thérapeutes que j’avais consultés. Après l’extraction de trois dents mortes (avec curetage de l’alvéole dentaire), la santé de mon dos s’est très nettement améliorée.

En outre, certains points sur les gencives ont été cautérisés pour traiter des cicatrices d’extraction... Mon dos va nettement mieux et j’ai retrouvé une vitalité supérieure.

Mais avant que j’accepte des extractions dentaires en apparence barbares, le Dr Bruno Darmon, mon dentiste à Cannes, a dû m’informer au préalable des travaux scientifiques qui existaient sur le sujet. Il avait pris soin en plus de recueillir, avec l’accord de ses patients, des témoignages vidéo que j’ai pu analyser. J’ai constaté une cinquantaine de cas édifiants, d’améliorations très significatives de maladies chroniques qui avaient résisté aux traitements conventionnels et qui confirment donc la littérature sur l’infection focale.

Tous ces résultats ont été obtenus principalement par des extractions de dents dévitalisées qui, dans l’immense majorité des cas, ne faisaient pas souffrir. Les cas présentés étaient maladie d’Alzheimer, douleur post-infarctus, problèmes gynécologiques ou de prostate, problèmes rhumatologiques divers tels polyarthrite rhumatoïde, polyarthrite évolutive, hernie discale paralysante ou même des cas de fracture mal consolidées avant l’extraction des dents dévitalisées, migraines, diabète, asthme, hypertension, dépression grave avec antécédent suicidaire, acouphènes, ulcère, colite, problèmes de prostate, eczéma, taches de vieillesse, états proches de la cécité, dérèglements hormonaux qui faisaient grossir, impuissance sexuelle. De plus, ces témoignages font très souvent état d’une diminution de fatigue. Certaines améliorations ont même permis d’éviter des interventions chirurgicales.

Récemment, le professeur de biochimie Boyd Haley (Chairman à l’Université du Kentucky aux Etats-Unis) a analysé, in vitro, les effets dévastateurs des toxines émises par des dents dévitalisées, même si celles-ci ne présentent aucun signe clinique, ni radiologique d’infection. Elles détériorent notamment les enzymes qui synthétisent l’ATP (l’adénosine triphosphate), un élément essentiel au fonctionnement énergétique de la cellule. Lorsque la dent dévitalisée comporte en plus un amalgame dentaire, les bactéries anaérobies de la dent dévitalisée transforment le mercure de l’amalgame en diméthyl-sulfuremercure qui est un poison redoutable.

 Une prévention efficace, un véritable espoir thérapeutique

Fatigue, douleurs, baisse prématurée des facultés physiques et mentales. Autant de signaux d’alerte avant une détérioration grave, voire la destruction d’une fonction organique, en fait une maladie déclarée. C’est à ce stade qu’on observe le plus de résultats positifs par l’élimination des foyers dentaires car après c’est parfois trop tard si les dégâts occasionnés sont trop graves. Souvent, l’élimination des foyers n’est pas suffisante et on doit adjoindre les thérapeutiques adéquates pour retrouver la santé.

On évitera l’apparition de multiples pathologies en adoptant par conséquent une attitude préventive, par l’élimination des dents dévitalisées comme d’ailleurs de tous les foyers infectieux ou irritatifs de la bouche, et du corps en général. Ces foyers détériorent probablement d’abord notre système immunitaire à force de trop le solliciter.

Il existe certains tests de mise en relation entre les dents et les symptômes, notamment la douleur. Voici d’ailleurs un test simple que chacun peut effectuer et qui peut vous motiver à entreprendre une thérapeutique d’élimination des foyers dentaires. Faites un tout petit peu de pâte (une noisette) constituée d’huile d’olive, de sel fin et d’argile. Rajouter éventuellement une à deux gouttes d’huile essentielle de girofle. Frictionner avec cette pâte la gencive de vos bridges, couronnes, dents dévitalisées, dents entartrées et même les anciennes zones d’extraction qui comportent peut-être des cavitations. Si vos symptômes s’améliorent sur le moment ou dans la journée qui suit, il y a beaucoup d’espoir que vos problèmes de santé s’améliorent rapidement après l’élimination de vos foyers dentaires.

 Les solutions de reconstruction, l’important c’est le respect de la vie

La radio panoramique dentaire est l’examen indispensable pour voir ce qui se passe dans les os des mâchoires. Parfois, le scanner peut s’avérer nécessaire pour voir les cavitations infectieuses.

Les faits scientifiques me font dire que la dent dévitalisée doit être biologiquement considérée en fait, comme une épine infectée et empoisonnée plantée dans le corps. Elle peut être tolérée un certain temps par un organisme robuste, mais elle fera toutes sortes de ravages dans un organisme fragile. Il me semble donc fortement conseillé de s’en débarrasser.

Ensuite, si on ne remplace pas les dents dévitalisées extraites, on engendre certes des problèmes d’occlusion dentaire. L’expérience clinique montre toutefois qu’ils sont moins graves pour la santé que de conserver ses dents dévitalisées. Il vaut mieux ne rien avoir en bouche qu’avoir des sources de poison.

La prothèse amovible avec des dents exclusivement vivantes reste la solution de reconstitution la plus simple et la plus sûre pour la santé. Il existe même aujourd’hui des systèmes qui permettent d’avoir des crochets en plastiques blanc, très solides (système dental D), de la couleur de la dent, qui n’ont pas l’effet d’usure et d’inesthétisme des crochets métalliques. Le bridge sur dent vivante est déjà une opération plus délicate. Quant aux implants, ces structures de métal, vissées dans l’os de la mâchoire, qui peut garantir leur totale innocuité ?

Lorsqu’on utilise des farines de cadavres d’animaux pour nourrir des herbivores, le bon sens est perverti. Le bilan des prions va finalement coûter très cher. Il existe des lois de la vie qu’il vaut mieux éviter de transgresser. N’en transgressons-nous pas une encore, en conservant, dans nos organismes vivants des organes morts ?

On évitera l’apparition de multiples pathologies en adoptant par conséquent une attitude préventive, par l’élimination des dents dévitalisées comme d’ailleurs de tous les foyers infectieux ou irritatifs de la bouche, et du corps en général. Ces foyers détériorent probablement d’abord notre système immunitaire à force de trop le solliciter.

 Les dents dévitalisées nous détournent peut-être de l’essentiel, c’est-à-dire « le goût de la vie »

· Professeur Jean-Pierre Garel
Dr. ès sciences, biologiste conseil, directeur de recherche honoraire au CNRS, professeur de génétique moléculaire à l’Université BIaise-Pascal de Clermont-Ferrand. Auteur d’ouvrages grand public : « Le goût de la vie » (Ed Diamante !, 1998) et coauteur de « Nouvelles approches sur le cancer » (Ed. Albin Michel-Sully » 1993), coauteur de « Les réseaux géobiologiques » (Ed. Trois FontaineJouvence, 1992, 6e édition 2000).

Organisation, dans le sud de la France, de week-ends d’information sur les diverses pollutions issues de nos technologies modernes, notamment les foyers dentaires, les moyens pour les délecter et de s’en protéger.

Pour de plus amples renseignement : Professeur Jean-Pierre Garel, Lou Jas- Vède, 1339O Auriol, tél./fax : 04.42.04.41.76.

Références citées :

  • « La santé dans votre bouche », Dr. Davo Koubi, éd. Grancher.
  • « Root canal cover-up » du Dr. George Mein, disponible chez PPNF, PO Box 23614, La Mesa C4 91943-2614, Etats-Unis
  • « The price of root canal », du Dr. Hal Huggins, disponible chez HDC, PO Box 2589, Colorado Springs, CO 80901, Etats-Unis.

Biocontact Mai 2000

« OUI, IL FAUT CONSERVER LES DENTSVITALISÉES »

De façon récurrente, depuis le début du siècle, des voix s’élèvent pour dénoncer la toxicité des dents obturées.

La réalité de cette toxicité m’était apparue lorsque, étudiant au début des années 60, un ouvrage du Docteur Paul Carton, véritable fondateur de la naturothérapie française, et intitulé « Soins dentaires individualisés », m’était tombé sous la main. Dans ce livre, daté de 1937, on pouvait lire : « nous rappelons à ce sujet que les dents, transformées en éponges antiseptiques par des pansements antérieurs violents, peuvent donner lieu à des troubles généraux importants, sans que toutefois la dent en elle-même soit douloureuse ».

Dans ce même ouvrage on pouvait encore lire « rappelons d’abord qu’il faut se garder de la dévitalisation systématique dans tous les cas de carie pulpaire. Ajoutons qu’il faut éviter l’arrachage systématique de toutes les dents atteintes de caries pénétrantes et la pose de bridge qui, trop souvent, impose aux dents de support de trop gros efforts de résistance. Simplicité, douleur et patience sont de bonnes règles en dentisterie comme en tout ».

Ces principes du Docteur Paul Carton ont guidé mon exercice professionnel de chirurgien-dentiste tout comme les autres principes cartonniens ont éclairé mes pensées, mes recherches et ma pratique en naturothérapie.

On parlait beaucoup, à cette époque, des ravages de la notion d’infection focale « focal infection » qui, aux Etats-Unis, avaient fait de millions d’édentés sans que les chiffres indiquent une amélioration générale de la santé publique !

On a beau faire, on a beau dire, les statistiques, dont on peut parfois critiquer l’élaboration, restent la meilleure approche de la vérité. Rappelons que la statistique des anciens faisait partie de la mathématique.

Depuis quelques années, une nouvelle vague se fait jour pour dénoncer, de nouveau avec virulence, les inconvénients des obturations canalaires de la dent

Extraire les dents dévitalisées considérant qu’elle sont une cause de troubles locaux et à distance : pourquoi pas, à condition, évidemment, que la personne ne soit pas victime d’autres pollutions telles le café, l’air des grandes villes, les excès médicamenteux, l’alcool, certaines vaccinations, les ondes ultracourtes pulsées des téléphones portables et des fours à micro-ondes, etc.

 Mais après ?

 Comment remplacer les dents absentes ? (car ne pas les remplacer c’est se trouver en malocclusion avec des effets à distance parfois dramatiques).

 - Par un appareil partiel et mobile ?

C’est également déséquilibrer la stabilité des dents naturelles restantes, porteuses des crochets n’ayant rien à voir avec celle des dents artificielles, donc usables, montées sur une base qui déprime la gencive sous-jacente à chaque effort, entraînant le sujet dans une malocclusion parfois très cruelle !

 - Elaborer un bridge pour remplacer une ou plusieurs dents est certainement une des meilleures solutions cependant critiquable car elle soumet les dents- piliers à des contraintes que la nature n’avait pas prévues !

Se pose aussi dans ce cas le problème de la dureté de ses constituants. La grande majorité des céramiques réalisées sont en effet d’une dureté bien supérieure à celle de la dent Au bout de quelques années ces dents artificielles subissent des contraintes parfois fatales pour elles, l’ensemble de dents s’usant sauf elles. De plus, elles peuvent user des dents antagonistes

 - La pose d’implants,

outre qu’elle n’est réservée qu’à certains cas du fait de la nécessité d’une masse osseuse satisfaisante et de son coût, pose parfois le problème électrolytique du métal dans lequel ils sont réalisés.

 - L’utilisation de prothèses complètes

(une fois toutes les dents enlevées) est un pis-aller incontournable cependant chez certaines personnes mais qui entraîne, à la longue, une diminution verticale de l’occlusion par des phénomènes de tassement avec des destructions osseuses (lyses osseuses) et dans certains cas un inconfort notoire, en particulier lorsqu’elles sont posées à la mandibule.

 Mutilation et malocclusion

Je travaille depuis 25 ans sur les répercussions locales et à distance des problèmes dentaires. La malocclusion est l’une de mes sources d’intérêt. Je me suis exprimé sur ce sujet dans de nombreux livres.

L’équipe avec laquelle je travaille a été formée à la naturothérapie et à l’occlusovigilance. Nous avons reçu des personnes victimes d’extractions dentaires « curatives » (sensées soigner des troubles à distance), voire même prophylactiques. Elles n’avaient constaté aucune amélioration de leur pathologie à distance, se sentaient inutilement mutilées et étaient fréquemment dépressives. A la suite d’articles, d’émissions radio et d’émissions télé, j’ai également reçu des lettres témoignant du même désarroi.

En pratique, fidèle à l’enseignement de mes maîtres Hippocrate, Carton, Valnais, Fonder, Passebecq, etc. j’essaie d’appliquer les règles suivantes

  • la prophylaxie par l’hygiène alimentaire, telle que l’enseigne Passebecq, le pédiatre suisse Begin (lire « Les dangers des plombages »), l’enseignement de l’hygiène dentaire par l’utilisation correcte de la brosse à dent, mais aussi du fil de soie et des écouvillons par l’hygiéniste de l’équipe.
  • le maintien de la vitalité pulpaire sous les inlays, les couronnes, compris supports de bridge (sauf impossibilité technique),
  • en cas d’atteinte pulpaire, la dépulpation à base d’une pâte de ma composition basée sur des huiles essentielles ne contenant donc pas d’antiseptique violent ni d’anti-inflammatoire ! Malgré toutes les insuffisances de l’obturation canalaire, j’ai eu la chance pendant de nombreuses années de ne pas m’entendre rapporter de problème locaux ou à distance de ces traitements

Docteur Bernard MONTAIN

Conférencier et auteur

(chez Guy Trédaniel, éditeur) de :

  • « Les dangers des plombages ».
  • « La santé à pleines dents ».
  • « Des bruits dans les oreilles : les acouphènes ».

(Article paru dans le journal Biocontact de mai 2000)

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