Dépistage du cancer du poumon : effets indésirables et bénéfice incertain

, par  Amessi , popularité : 1%

Pour réduire la mortalité par cancer du poumon, mieux vaut inciter les non-fumeurs à ne jamais fumer, et aider les fumeurs à envisager soit une diminution, soit un arrêt du tabac. Les cancers du poumon sont la première cause mondiale de mort par cancer

 Le dépistage par radiographies des poumons est déconseillé :

 Selon les données d’essais cliniques, il ne diminue pas la mortalité, pas même chez les fumeurs, alors qu’il expose à des radiations et à un risque élevé de faux positifs c’est-à-dire la découverte de nodules bénins qui seront explorés inutilement, au risque de complications.

La balance bénéfices-risques du dépistage des cancers du poumon par scanner faible dose n’est pas suffisamment cernée pour justifier son recours chez des personnes sans symptôme évocateur. Il n’est pas exclu, ni démontré, qu’il permette une baisse de mortalité par cancer.

 Mais il expose les participants à des effets indésirables, physiques et psychologiques, alors qu’ils sont pour la plupart indemnes de cancer :

 Environ 90 % des anomalies détectées au scanner sont des faux positifs :

Le dépistage expose à des diagnostics par excès, à des complications liées aux procédures diagnostiques invasives, et à des irradiations répétées.

Il est probable que les effets favorables et indésirables du dépistage varient en fonction de la population conviée au dépistage, des performances des scanners et des radiologues, et des critères retenus pour considérer qu’un nodule pulmonaire justifie d’autres explorations.
Il préférable d’attendre d’autres résultats avant de recommander un dépistage par scanner faible dose des cancers du poumon

Pour réduire la mortalité par cancer du poumon, la priorité est d’encourager le sevrage tabagique.

© Revue Prescrire 1er octobre 2013

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