Danger pour l’usage de chaussures fabriquées en Chine

, par  Amessi , popularité : 9%

Elle pensait avoir fait une bonne affaire. Justine, une jeune employée de banque de Valenciennes (Nord) pensait avoir investi il y a quinze jours dans une paire de chaussures confortables achetées à Chaussea, à Petite-Fôret.

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 Un ulcère occasionné par le port de ses souliers

Estelle travaille au lycée professionnel François Mansart de Marly. C’est une de ses collègues qui l’a alertée : « Tu t’es fait piquer ? Tu as une tache rouge à la cheville ? » Mais Estelle n’y porte pas attention, car ça ne gratte pas. Elle continue de mettre les mêmes chaussures pour aller travailler, car il fait chaud. Deux jours plus tard,ses deux pieds sont énormes, rouge vif par endroits, avec des cloques. Le médecin est catégorique : c’est une allergie, sûrement provoquée par les chaussures. Malgré les corticoïdes, une semaine plus tard, le mal est identique. Après une analyse de sang pour s’assurer qu’il n’y a pas de source infectieuse interne, la quadragénaire s’est mise à avaler des antibiotiques. Aujourd’hui, Estelle n’est toujours pas remise. « Ça va être long, m’a prévenu le docteur » se résigne cette mère d’une jeune fille.

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 Mettre en garde

La Saint-Saulvienne n’a guère de recours : elle a acheté ces fameuses chaussures l’été dernier. Elle n’a porté les nu-pieds toxiques que deux jours en 2016 : « Il ne faisait pas beau. ». Elle n’a donc plus de ticket de caisse ni de preuve d’achat. Mais elle est certaine de l’étiquette « made in China ». Estelle veut sensibiliser : « On sait que les Chinois utilisent beaucoup de formol pour conserver les produits pendant leurs voyages en containers. Je suis persuadé qu’avec les très fortes chaleurs, ça a diffusé sur mes pieds. »

Celle qui a continué à travailler malgré le douloureux handicap, ne peut pas se retourner sur le vendeur installé sur la zone commerciale de Petite-Forêt puisqu’elle n’a pas de preuve. Mais elle met en garde. Car ce genre de mésaventure arrive de plus en plus souvent. Dans notre édition du 5 juillet dernier, une Béthunoise témoignait de son calvaire, là encore à cause d’une paire de chaussures. Dans le Valenciennois déjà, une Flinoise nous avait alertés en mars 2015, sa petite fille de trois ans ayant eu les pieds brûlés par de maudites chaussures neuves.

source :
http://www.lavoixdunord.fr

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