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L’inflammation est la cause de plusieurs troubles de la santé
Posté par admin dans A savoir, Santé Bien-être le 4 avril 2008
L’inflammation silencieuse est la cause fondamentale de plusieurs, sinon de la plupart des maladies chroniques du vieillissement. L’inflammation aiguë est la réponse du corps humain face aux blessures, aux maladies, aux infections ainsi qu’au stress. Ce mécanisme de défense s’est développé lors de la phase du Paléolithique à une époque où l’homme devait faire face à des menaces concrètes telles que la famine, la sécheresse, les prédateurs, les infections et autres types de traumatismes. De plus, l’homme du Paléolithique menait une vie très active et son régime alimentaire consistait principalement d’aliments entiers et de protéines.
Même si l’homme moderne doit encore faire face à certaines des mêmes menaces, beaucoup d’aspects de son environnement ont changé. Les conditions dans lesquelles vit l’homme d’aujourd’hui seraient inconcevables pour l’homme du Paléolithique. L’homme contemporain est beaucoup moins exposé aux infections et aux blessures de toutes sortes. Les menaces qui le guettent sont davantage une perception qu’une réalité et son mode de vie est extrêmement sédentaire. Son régime alimentaire est composé en majeure partie d’aliments transformés et raffinés (en excès). Cependant, son ADN demeure essentiellement identique et sa structure biologique favorise toujours une réponse inflammatoire.
Cette disparité se manifeste souvent par un excès d’inflammation, responsable de maladies telles que l’arthrite rhumatoïde, le lupus érythémateux systémique (LES), l’asthme, certaines maladies allergéniques ainsi que l’artériosclérose (plus sévère ou précoce). Cependant, les recherches démontrent aussi que inflammation excessive peut demeurer à sa phase dormante pendant des décennies et sa forme chronique peut devenir un tueur silencieux.
Nous savons maintenant que l’inflammation silencieuse endommage les artères, déstabilise les dépôts de cholestérol, détruit les cellules nerveuses du cerveau, ralentit le système immunitaire, favorise la formation des cancers et peut activer les gênes nocifs. Ce tueur sournois est la cause fondamentale des maladies du vieillissement telles que les crises cardiaques, les cancers, le diabète à l’insuffisance rénale et la pancréatite. L’obésité favorise l’inflammation et il existe un lien direct entre l’indice de masse corporelle (IMC) et la protéine C-réactive (CRP). Les individus qui souffrent d’inflammation systémique de faible niveau et ceux atteints d’obésité sont si nombreux qu’on parle maintenant d’épidémie nationale. Le poids, le gras corporel et la distribution peut être mesurée de façon objective. Lorsqu’un individu emmagasine la majorité de son gras corporel dans la région du ventre, nous parlons de gras abdominal viscéral qui est le plus dangereux. Cela indique qu’une quantité de gras corporel s’accumule autour et dans les organes vitaux.
Il est préférable d’accumuler l’excédent de gras corporel aux hanches et aux fesses que dans la région abdominale. L’obésité est considérée comme étant une maladie inflammatoire pour les raisons suivantes:
- Les cellules adipeuses ne font pas seulement qu’emmagasiner le gras
- Elles sécrètent plus de 100 protéines, acides gras, hormones et autres substances inflammatoires
- Les cellules adipeuses sont riches en acides arachidoniques (AA) qui causent de l’inflammation
- Le tiers de l’IL-6 (agent inflammatoire) est produit par les cellules adipeuses
- Le gras augmente la production du TNF-alpha (agent inflammatoire)
L’exercice, accompagné d’un régime alimentaire équilibré (riche en nutriments, faible en calories) est un élément clé pour contrôler l’inflammation silencieuse. Il existe une corrélation évidente entre l’inactivité et l’obésité. Mais l’inactivité possède son propre lien avec l’inflammation silencieuse. L’inactivité augmente les cytokines inflammatoires, qui ont un effet direct sur la santé cardiorespiratoire, la force physique et la masse musculaire. Les cytokines sont inversement associées aux niveaux de CRP, IL-6, TNF-alpha et NFkB. En effet, des niveaux élevés de cytokines peuvent contribuer à une diminution de la masse musculaire et de la force physique causées par le vieillissement.
L’exercice en soi est un traitement anti-inflammatoire qui réduit l’inflammation chez les individus atteints d’arthrite rhumatoïde. De plus, beaucoup de cytokines inflammatoires décomposent le tissu musculaire. Ainsi, moins il y a d’activité physique, plus il y a d’inflammation—ce qui réduit la masse musculaire; il s’agit en effet d’un cercle vicieux.
Il est aussi important de comprendre que le surentraînement peut empirer la situation. L’exercice produit des radicaux libres. Ainsi, si vous en produisez des quantités excessives, vous créerez de l’inflammation. Comme dans tout, vous avez besoin de consistance d’équilibre et de modération. Hormones et inflammation:
Une des manières les plus efficaces de faire face à l’inflammation est d’équilibrer et d’optimiser les hormones. La mesure du niveau hormonal est un indicateur précis pour détecter la présence d’inflammation sous jacente; si les niveaux de testostérone ou d’hormone de croissance se mettent à chuter, des problèmes peuvent survenir. Des niveaux élevés de certaines hormones, telles que le cortisol et l’insuline, peuvent aussi entraîner une augmentation de l’inflammation. Style de vie et inflammation:
D’autres facteurs du style de vie peuvent avoir un impact sur l’inflammation. Par exemple, une trop grande exposition au soleil. Le tabagisme, la pollution et le manque de sommeil ont tous tendance à augmenter le taux d’inflammation. Voici les lignes directrices pour un style de vie sain :
Éviter:
- Une trop grande exposition au soleil, qui est responsable de 90 % du vieillissement de la peau
Éviter les toxines:
- Poissons prédateurs (mercure et autres toxines)
- Les aliments frits et transformés (gras trans)
- Pollution air/eau
- Pesticides, herbicides
- Tabagisme
- Une trop grande consommation de caféine et d’alcool
SYMPTÔMES, TRAITEMENTS ET CAUSES DE LA DÉPRESSION
Posté par admin dans Santé Bien-être le 31 mars 2008
| SYMPTÔMES, TRAITEMENTS ET CAUSES DE LA DÉPRESSION |
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On estime que la dépression peut toucher environ une femme sur cinq et un homme sur dix au cours de sa vie. Il s’agit donc d’une affection très courante qui peut perturber énormément le mode de vie d’une personne et son sentiment de bien-être en l’empêchant de gérer ses activités normales, son travail et ses relations. Les psychiatres considèrent généralement qu’une personne souffre d’une dépression quand elle présente au moins 5 des symptômes suivants, presque tous les jours pendant au moins 2 semaines.
Lorsqu’un médecin fait un diagnostic de dépression, il est important d’envisager un traitement le plus rapidement possible pour éviter que l’état dépressif ne s’aggrave. On sait en effet qu’une dépression non traitée tend à devenir chronique ou récurrente. Et que la dépression majeure mène au suicide environ 15 % de ceux qui en souffre… En outre, les recherches sur les causes de la dépression dévoilent de plus en plus le caractère complexe de cette maladie et les nombreux facteurs qui peuvent favoriser son apparition.
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| SYMPTÔMES, TRAITEMENTS ET CAUSES DE LA MANIACO-DÉPRESSION |
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Contrairement à l’individu normal où l’humeur est influencée par des événements précis de la vie, les variations de l’humeur chez la personne atteinte du trouble bipolaire semblent suivre leur propre cycle. On peut ainsi comparer les variations anormales de l’humeur caractéristiques du trouble bipolaire au rythme infernal des montagnes russes que subit malgré lui le passager. Car contrairement à la dépression (aussi qualifiée de trouble «unipolaire»), le trouble bipolaire comporte non seulement des états dépressifs caractérisés par les même symptômes, mais des épisodes «maniaques» qui alternent avec eux. Durant ces phases maniaques, la personne est exubérante à outrance et ressent une extrême fébrilité qui mène à des comportements excessifs. Elle voit de l’ordre partout, chaque chose semble connectée aux autres et le moindre petit événement prend un sens exagéré. La personne est aussi très créative, les liens qu’elle voit entre les choses lui inspirant constamment de nouveaux concepts et de nouvelles théories. Plus systématiquement, on distingue souvent 4 grandes catégories desymptômes : 1) L’apparence extérieure. Elle est extravagante ou débraillée, provoquante voire indécente. La personne en phase maniaque interpelle le premier venu avec une abrupte familiarité, parfois mêlée d’ironie. 2) L’exaltation de l’humeur. L’humeur du maniaque est exhubérante et il a une extrême confiance dans ses pouvoirs et son charme. Il a des aventures sexuelles sans penser aux conséquences possibles et souvent avec une absence totale d’inhibition et de tact. Il ne permet aucune critique à son endroit, devenant facilement irrité et colérique. 3) Accélération du processus de la pensée. Les pensées du maniaque se bousculent au point que le flot verbal ne peut suivre le rythme. Une image aussitôt évoquée disparaît et est immédiatement remplacée par d’autres. Il passe du coq à l’âne et parle sans arrêt même si son auditoire n’écoute pas. Ses capacités d’attention sont donc réduites mais son imagination est débordante. 4) Hyperactivité motrice. Il ne connaît pas de limites à ses forces, ne prend plus le temps de manger ou de dormir. Il entreprend plusieurs projets en même temps sans prendre le temps d’en apprécier la faisabilité. Il effectue de grands bouleversements dans sa vie (changement d’emploi, voyage, dépenses folles, etc) et peut même devenir méfiant, voire paranoïaque, et considérer que son entourage veut l’empêcher de réaliser ses projets grandioses. On comprend donc pourquoi la prise en charge rapide par un traitement approprié est vitale pour les personnes atteintes d’un trouble bipolaire. Car même si les causes de cette maladies demeurent obscures, on parvient à en réduire considérablement l’ampleur. |
Stress et glandes surrénales
Posté par admin dans Santé Bien-être le 23 mars 2008
Stress et glandes surrénales
Karen Vago
Nutritionniste, diplômée de l’lnstitut for Optimum Nutrition
Karen Vago a décrit en détail, dans nos précédents numéros (notamment Énergre Sarrté n• 31, 33 et 35) le mécanisme de la sécrétion des œstrogènes et de la progestérone, leur rôle fondamental dans les problèmes de la ménopause et de l’ostéoporose, et les moyens de rétablir l’équilibre de ces sécrétions hormonales. Dans ce nouvel article de rélérenœ, elle montre l’implication fondamentale des glandes surrénales, et des hormones qu’elles sécrètent, dans la réponse de notre organisme aux situations de stress. Elle décrit également les mesures, notamment nutritionnelles, qui permettent d’éviter l’épuisement de ces surrénales.
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Le stress est un terme largement utilisé aujourd’hui. Le rythme rapide de la vie en fait pour beaucoup d’entre nous un phénomène quotidien. De nombreuses affections sont attribuées au stress, une fatigue permanente en est la grande favorite. Mais quel est le mécanisme par lequel tout se met à dysfonctionner ? Les surrénales sont un des principaux responsables. Elles agissent dans notre organisme comme absorbeurs de chocs. Elles nous permettent de nous adapter au stress, en mettant en route un ensemble de mécanismes biologiques par le biais d’hormones. Ces mécanismes avaient à l’origine pour but de permettre la survie devant un mécanismes sont les mêmes mais le stress est de nature différente, plus permanente pour certains. Lorsqu’on ne donne pas à ces mécanismes d’urgence la possibilité de rentrer dans l’ordre, I’organisme finit tout d’abord par fonctionner à haut régime avec des hormones libérées en permanence (avec les conséquences que nous verrons plus loin). Si cette situation dure trop longtemps tout le système finit par s’effondrer, une fatigue permanente s’installe et le moindre événement devient insurmontable. Même un repos prolongé ne semble pas redonner le tonus nécessaire pour affronter la vie.
Nous allons voir dans la suite de l’article ce qu’est le stress, comment fonctionnent les surrénales, ce qui les affecte (les différents agents stressants), comment mesurer le degré d’atteinte de ces glandes, comment remédier à certaines causes du stress et enfin comment rétablir le bon fonctionnement des surrénales.
Le stress
Le docteur Hans Selye, psychologue canadien, a longuement étudié le stress et ses effets sur le corps humain et les a appelés: syndrome d’adaptation générale. Quelle que soit la nature du stress subi, qu’il soit d’ordre chimique, physique, bactériologique, viral, mental ou émotionnel, le corps réagit grâce à un mécanisme mettant en route un ensemble de réactions complexes qui lui permet de s’adapter à ces assauts périodiques. Ces mécanismes ne sont d’ailleurs pas encore compris dans leur intégralité.
Syndrome d’adaptation générale: réaction d’alarme Lorsque dans notre vie courante le stress augmente au-delà de ce à quoi nous sommes habitués, nous développons une réaction d’alarme encore appelée réponse de faite ou de combat. Elle est mise en route par l’effet du stress sur le cerveau par le biais d’hormones produites par l’hypothalamus et l’hypophyse, se traduisant finalement par une réponse des surrénales. Celles-ci sécrètent en premier lieu l’adrénaline puis le cortisol et la DHEA (dehydroepiandrostérone). Ce sont nos trois hormones du stress.
La réaction d’alarme et les mécanismes qui lui sont liés ont pour but de mobiliser toutes les ressources de l’organisme afin de faire face au danger; c’est ainsi que notre corps perçoit le stress. Au temps des premiers hommes, le danger était plutôt sous la forme d’une bête sauvage à fuir ou à combattre. Aujourd’hui le stress ne nous mobilise pas physiquement, il est plus statique: c’est la mort d’un proche, une séparation ou un divorce la mise à la retraite, des relations difficiles avec un supérieur, 1a perte de son emploi, etc. Mais la réponse de l’organisme reste la même. Voici quelques-uns des mécanismes liés à la réaction de faite ou de combat:
le rythme cardiaque et la force de contraction du cœur augmentent pour amener le sang aux endroits du corps sollicités par cette réponse au danger;
le sang irrigue moins la peau et les organes internes (sauf les poumons et le cœur) au profit des muscles et du cerveau;
le rythme respiratoire augmente pour amener davantage d’oxygène au cerveau et aux muscles;
les sécrétions digestives sont diminuées. Elles ne sont pas nécessaires à cette réaction de survie;
les réserves de glucose sont libérées dans le sang pour être utilisés à la fabrication de l’énergie.
Réaction de résistance
Cette première phase peut durer des mois. Si ces mécanismes sont sollicités de manière soutenue on entre dans une nouvelle phase appelée réaction de résistance. Dans cette phase s’installe un état permanent de réaction au stress. Le corps est en train de s’adapter aux assauts de la vie
Alors que toutes ces réactions sont utiles et nécessaires en cas de danger (stress), une prolongation excessive dans le temps de ces mécanismes finit par avoir des conséquences sur l’organisme (voir plus loin) et des signes cliniques de dysfonctionnement peuvent commencer à se manifester. Cette phase de résistance peut se prolonger pendant des mois voire des années et se solder par ce que Selye a appelée l’épuisement.
Épuisement
Dans cette dernière phase il peut y avoir un effondrement des fonctions de l’organisme ou de certains organes. Les systèmes particulièrement affectés sont le système cardio-vasculaire (cœur et vaissaux), le système immunitaire et les surrénales. Le plus petit événement devient une montagne à surmonter parce que les mécanismes ne se mettent plus en route, la maladie devient chronique, et la fatigue est quasi permanente.
Les surrénales
Ce sont deux perites glandes de la taille d’un pouce, posées sur les reins et qui produisent, entre autres hormones, celles qui nous permettent de faire face au stress. Elles nous permettent de répondre aux événements de chaque jour et de dépasser nos limites habituelles quand i[ le faut, mais elles ont besoin de pouvoir récupérer. Bien souvent on ne leur en laisse pas le temps. Eiles peuvent être comparées à une batterie de voiture si elle n’est pas rechargée régulièrement elle finira par ne plus fonctionner et, si on tire trop fréquemment dessus, elle ne rend plus le service qui lui est demandé.
Agents stressants pour les surrénales
lls sont très variés, d’ordre émotionnel ou physique, venant de l’extérieur ou de l’intérieur.
Les agents stressants d’ordre émotionnel sont tous les événements qui déclenchent en nous anxiété, peur, colère, culpabiliré, tristesse. Il peut s’agir du décès d’un proche, d’une séparanon, d’un changement d’emploi, d’un déménagement, d’une grossesse, d une naissance, etc.
ll existe d’autres agents stressants auxquels on pense beaucoup moins et qui sont tout aussi importants. Ils ont toutefois un caractère plus occulte:
- I’inflammation chronique des tissus due à une biessure, à un traumatisme, à une réaction ailergique, à l’arthérite, au rhumatisme, etc.
- une opération chirurgicale est un agent stressant très fort pour I orgamsme;
- le manque de sommeil dû à un excès de travail, le décalage entre le jour et la nuit par choix de vie ou parce que son emploi l’exige (veilleur de nuit, infirmière ou médecin de garde) ;
- la douleur chronique;
- la maladie chronique;
-I’exposition à des températures extrêmes;
- I’excès d’exercice physique;
-I’exposition chronique à des substances toxiques;
- une mauvaise régulation de la glycémie avec hypoglycémies plus ou moins sévères, parfois à peine perceptibles parce que jugulées par des prises fréquentes de cigarettes, de café, de thé ou d’aliments.
Le fonctionnemment des surrénales
Les hormones du stress
Les surrénales comprennent deux parties:
- la médullosurrénale, partie centrale de la glande, qui sécrète l’adrénaline et la noradrénaline. Cette partie de la surrénale est liée au système nerveux sympathique et règle de nombreux processus involontaires tels que le rythme cardiaque, la respiration, la digestion. Ses hormones reglent les mécanismes de fuite ou de combat décrits plus haut. En cas de stress l’adrénaline est la première hormone à être produite mais ceci seulement pendant 30 à 60 minutes. Ensuite le relais est passé à la cortico-surrénale qui sécrète les hormones essentielles pour la poursuite de la réponse au stress: le cortisol et la DHEA;
- la corticosurrénale, partie périphérique de ia glande, produit les minéralocorticoïdes, les glucocorticoides et les 17-cétostéroides. Les minéralocorticoïdes dont l’aldostérone ont un effet sur le métabolisme des minéraux. Les glucocorticoides, dont fait partie le cortisol, exercent un effet sur le métabolisme du glucose. Le principal 1 7-cétostéroïde est la DHEA, hormone mâle (les hommes et les femmes possèdent des hormones mâles et femelles) dont on a beaucoup parlé dans la presse récemment pour ses vertus antivieillissement.
Les deux hormones qui nous intéressent ici en relation avec le stress sont le cortisol et la DHEA. Elles sont intimement lices dans leur fonctionnement et leurs fluctuations.
Que se passe-t-il en cas de stress ?
Le stress agit tout d’abord au niveau du cerveau et plus précisément dans l’hypothalamus où son impact induit la production d’une hormone qui à son tour stimule l’hypophyse afin qu’elle produise l’ACTH (adrénocorticostimuline) encore appelée corticostimuline. Comme son nom l’indique, elle stimule les surrénales afin qu’elles sécrètent le cortisol. Par un phénomène de réaction en retour les niveaux de production des hormones dans l’organisme se régulent mutuellement. Cela leur permet de fonctionner en harmonie et selon les besoins et les nécessités du moment. Dès que le besoin ne se fait plus sentir, un signal (une hormone) permet en quelque sorte d’arrêter le robinet. Bien sûr ce n’est pas un mécanisme infaillible et il peut se dérégler.
Stade 1 du stress: réaction d’alarme
Dans une situation de réponse normale au stress, le cortisol et la DHEA vont augmenter ensemble. Dans cette phase la DHEA suit l’augmentation du cortisol; les mécanismes fonctionnent normalement et la DHEA peut moduler les effets du cortisol notamment vis-à-vis du système immunitaire. En effet, des niveaux élevés de cortisol affaiblissent ie système immunitaire mais la DHEA qui augmente en même temps module cet effet.
Stade 2 du stress: réaction de résistance, le stress se prolonge
Il y a différents niveaux dans cette phase, tous caractérisés par une difficulté de plus en plus grande, au niveau de l’axe hypothalamus-hypophyse, à avoir une régulation par le phénomène de réaction en retour. Au fur et à mesure que le stress se prolonge, cette régulation en retour ne se fait plus et la personne vit en permanence avec un niveau élevé de cortisoi.
Lorsque le stress se prolonge la DHEA n’augmente plus ou pas assez, eile peut aussi baisser. Dans tous les cas elle n’est pas suffisante pour moduler les effets indésirables du cortisol.
Une des caractéristiques de ce stade est qu’une fois le stress passé le niveau de cortisol reste élevé.
En plus de ces niveaux trop élevés, le rythme de production du cortisol peut être perturbé. Ces deux phénomenes réunis entraînent des conséquences sur la santé.
Le stade 2 est la phase de maladaptation au stress
La majorité des patients, » les malades en position verticale » se trouvent dans cetre zone. C’est la phase de maladaptation au stress. Voyons quels symptômes peuvent apparaître à ce stade.
- Au niveau cellulaire notre sensibilité à l’insuline diminue, entramant une moindre utilisation du glucose pat les cellules. La capacité de nos cellules à fabriquer de l’énergie pour toutes sortes d’activités biochimiques est amoindrie. Il peut en résulter de la fatigue. Cette insensibilité à l’insuline entrame une augmentation du sucre sanguin qui peut aller jusqu’au diabète.
En pratique si vous essayez de régler ces problèmes de niveaux de sucre sanguin en recommandant de consommer davantage de fibres, en donnant des vitamines du groupe B, du magnésium et du chmme, sans vous occuper des raisons sous-jacentes au déséquilibre, vous n’aurez qu’un résultat tansitoire.
- La santé des os peut être affectée. Si le niveau de cortisol est élevé la nuit et si celui du matin est trop élevé, les os ne vont pas se reconstruire efficacement et une ostéoporose peut s’installer même chez des sujets très jeunes. Nos os sont en effet perpétuellement en train de se résorber puis de se reconstruire. Vous pourrez donner tout le calcium que vous voudrez, le résultat sera probablement nul.
- La peau se régénère surtout la nuit. Avec des niveaux élevés de cortisol la nuit cette activité ne pourra pas se dérouler efficacement. La peau vieillira plus rapidement, les cicatrices et les plaies mettront plus longtemps à guérir. Les meilleures crèmes de beauté n’y pourront rien
- De manière plus générale des niveaux élevés de cortisol induisent un état catabolique dans lequel l’alternance entre destruction et reconstruction est compromise. Une dégradation des protéines peut se traduire par une fonte musculaire et une dégradation des articulations. Il peut aussi y avoir perte de poids.
- Cortisol et fonctionnement du cerveau. D’après une étude sur des rats on a trouvé que des niveaux élevés de cortisol avaient pour conséquence, après 3 à 4 semaines, de les empêcher de trouver leur nourriture dans un labyrinthe. chose qu’ils faisaient aisément auparavant. Après étude, on a constaté que les cellules de leur cerveau s’asphyxiaient et mouraient à un rythme très rapide. Une raison supplémentaire pour ne pas faire du stress nermanent un mode de vie.
- Le fonctionnement de la thyroide n’est pas directement influencé par le stress mais indirectement par un niveau élevé de corrisol. La thyroïde sécrète une hormone appelée en abrégé T4. Cette hormone circule dans i’organisme et est transformée au niveau de nos cellules en T3 grâce à une enzyme. Le T3 est l’hormone active. Or on a constaté que plus il y a de cortisol moins la a>nversion de T4 en T3 est efficace à cause d’une inhibition de l’enzyme qui assure cette conversion. D’après le docteur Elias llya, en réglant le dysfonctionnement des surrénales la thyroïde recommence à fonctionner invariablement. Il est important de mesurer les fractions libres de T3 et T4, qui sont les hormones actives (voir plus loin l’indicateur de stress des surrénales et la mesure de la fraction libre des hormones).
- Le cortisol a une influence sur notre sommeil. « Les quatre premières heures de sommeil servent à la régénération du corps physique, les quatre heures suivantes servent à la régénération psychique. >, L’hormone de croissance est surtout présente pendant les quatre premières heures. Chez les enfants elle permet une croissance normale. Chez l’adulte cette hormone a aussi son importance, elle permet la synthèse des protéines et donc contribue à promouvoir tout phénomène de réparation tissulaire: os, articulations, cicatrisation… Avec des niveaux élevés de cortisol la nuit la production de l’hormone de croissance peut être compromise et un état de dégénérescence peut s’installer.
Un peu avant la fn de cette première phase de sommeil commencent les cycles de sommeil paradoxal. Si le niveau de cortisol est élevé pendant cette période de la nuit la capacité à entrer dans cetre phase est interrompue. La chronicité de cet événement a pour conséquence un sommeil non réparateur, un manque de vitalité mentaie et éventuellement un état de dépression.
- Le fonctionnement du système immunitaire est principalement influencé par le rythme du cortisol. Cela nous l’avons tous expérimenté. Souvent, lorsque nous subissons un stress important, nous tombons malades, le microbe qui passait par là ne nous rate pas.
Comme le dit le docteur Elias llya: ~ Le cortisol et le DHEA sont les régulateurs majeurs du système immunitaire. Il existe localement dans les tissus de nombreux éléments qui influencent aussi le système immunitaire mais l’influence majeure revient au r,ythme du cortisoi et à la DHEA.
Un niveau élevé de cortisol peut réduire les IgA sécrétoires. Ces anticorps protégent nos muqueuses (des systèmes respiratoire, digestif, et génital) de l’entrée de substances indésirables. Cette diminution des IgA sécrétoires entraine une plus grande susceptibilité envers les infections et les manifestations aliergiques.
Certaine cellules du système immunitaire appelées Natural Killer Cells et qui s’attaquent aux cellules cancéreuses et aux céllules infectées par des virus sont inhibées dans leur action par des niveaux trop élevés de cortisol. Les niveaux de Iymphocyrtes T et d’interlenkine 2 sont diminués.
Tout cela entraine une susceptibilité plus grande aux infections, allergies, cancers, maladies auto-immunes.
- Les hormones sexuelles sont aussi affectées par des niveaux anormaux de cortisol et de DHEA. Dans le cheminement normal des hormones la progestérone peut être transformée en cortisol. Lorsque les besoins en sont augmentés par un état d’adaptation au stress, la femme peut souffrir de manque de progestérone à cause d’un excès de transformation de progestérone en cortisol. Dans ce cas la progestérone n’est plus disponible pour ses différentes fonctions dans l’organisme. La femme peut souffrir du syndrome prémenstruel par exemple, avec tous les symptômes que cela comporte. Chez les hommes, si la DHEA est en quantité insuffisante, la production de testostérone peut être compromise.
Stade 3: I’épuisement
Pour chacun de nous notre degré de tolérance au stress varie. Mais un jour ou l’autre les surrénales finissent par se fatiguer et produire des niveaux très faibles de cortisol et de DHEA. Elles sont épuisées d’avoir travaillé à haut régime pendant si longtemps. A ce stade les personnes sont très fatiguées, se trainent toute la journée, souffrent de toutes sortes de maladies lices à un système immunitaire déficient et affectant par exemple la digestion, les voies respiratoires, les articulations. Les manifestations pathologiques se placeront là où la personne souffre déjà de faiblesse. Souvent des états inflammatoires s’installent par manque de cortisol.
Comment évaluer le fonctionnement des surrénales ?
Dans un premier temps par un questionnaire, puis, si nécessaire, par un test de la salive indiquant le degré de stress subi par les surrénales.
Les symptômes liés à un dysfonctionnement des surrénales
Testez votre stress:
Difficulté àse lever le matin .
Fatigue permanente .
Attirance irrésistible pour certains aliments .
Colère, irritabilité, agressivité .
Sautes d’humeur .
Agitation .
Faible concentration .
Mauvais rythmes de sommeil .
Battements de cœur rapides ou forts .
Tendance à attraper rhumes ou grippes
Douleurs dans les muscles et les articulations .
Peau à boutons .
Difficulté à perdre du poids autour de la tailie .
Tout le temps faim .
Allergies .
Perte de cheveux .
Candidose chronique
Baisse d’énergie pendant la journée
Sensations régulières de faiblesse .
Apathie .
Dépression .
A tout le temps froid .
Difficulté à prendre des décisions .
Mémoire faible .
Maux de tête .
Hyperactivité .
Maux de gorge fréquents .
Difficulté à cicatriser .
Rétention d’eau .
Syndrome prémenstruel .
Les yeux qui pleurent, démangent .
Transpiration excessive .
Impression d’être gonflé .
Malaises
Les symptômes énumérés ci-dessus sont associés avec le stade de résistance. Si vous souffrez d’au moins trois symptômes en caractères gras il est possible que vous ayez un déséquilibre dans vos hormones du stress. Si vous avez au moins cinq autres symptômes cela vaudrait la peine de faire des investigations plus approfondies. Il serait bon de faire un test indicateur du stress des surrénales. La recherche montre que 95 à 98 % des déséquilibres sont réversibles avec un traitement approprié.
(Ce test a été reproduit avec l’aimable autorisation d’Antony Haynes, consultant en nutrition et conférencier à Londres.)
La mesure des hormones dans la salive: I’indicateur de stress des surrénales
(C’est avec l’aimable autorisation du laboratoire Diagnosrech aux États-Unis, que je reproduis les graphiques ci-dessous. Ce laboratoire esr aussi un cenrre de recherches qUi a utilisé l’indicateur de stress des surrénales sur des centaines de milliers de patients. Vous trouverez leur adresse ainsi que celle de ieUr antenne en Angleterre à la fin de l’arricie.)
Les surrénales sécrètent leurs hormones selon un rythme circadien, un cycle de 24 heures. Les niveaux ne sont pas constants tout au long de la journée. Ils sont à leur maximum le matin vers 7-8 heures et au minimum le soir vers 23-24 heures. La baisse se fait progressivement tout au long de la journée.
Cycle circadien de sécrétion du cortisol
Des études montrent maintenant que la mesure des hormones dans la salive donne une idée beaucoup plus juste de ce qui se passe dans l’organisme. En effet dans le sang et dans les urines les hormones sont encore attachées à leur transporteur; or c’est seulement la fraction libre des hormones c’est-à-dire celles qui sont détachées de leur transporteur qui sont actives. Les méthodes de mesures font appel à des techniques très récentes.
Pour ce test on fait quatre prélèvements de salive: à 8 heures du matin, à midi, à 16 heures et à minuit. Ainsi on peut établir une courbe qui indique le rythme de production des hormones.
Voici un exemple de l’indicateur de stress des surrénales établi d’après les résultats d’un patient: (Sur le graphique, la surface à l’intérieur des 2 lignes en pointillés correspond aux valeurs normales. La ligne en noir correspond à celle du patient. Le tableau ci-dessous donne le commentaire du schéma.
Cortisol (fraction libre) en nM (nanomol)
normes
7-8 heures
11-12 heures
16-17 heures
23-24 heures
DHEA & DHEA Sulfate
11
14
7
5
4
Faible
Elevé
Normal
Elevé
Limite
12-23
4-8
3-8
1-3
3-10 ng/ml
Clé pour la corrélation entre DHEA et cortisol
Réponse » hyper» , d’adaptation au stress, changements minimes.
Adaptation au stress avec divergence de la réponse à l’ACTH.
Mauvaise adaptation phase 1.
Mauvaise adaptation phase Il.
Fatigue des surrénales, absence d’adaptation.
Niveaux non appropriés de DHEAS sans stimulation dépen-dante de l’ACTH.
Épuisement des surrénales.
Les résultats du patient ci-dessus se situent dans la zone 2, c’est à-dire qu’il y a une moins bonne réponse des surrénales à l’ACTH. (Le chiffre pris en compte pour le cortisol est une moyene centreleprélèvementde 11 h etcelui de 16 h.)
Plus le chiffre de la zone de référence dans laquelle se situe le patient est élevé plus les surrénales sont éloignées de leur fonctionnement idéal.
Mesures thérapeutiques
Elles consistent à agir sur plusieurs niveaux en même temps. Tout d’ahord il est nécessaire de corriger les facteurs qui sont probablement à l’origine des niveaux perturbés de cortisol et de DHEA. C est ce que nous avons VU SOUS le titre « Agents stressants pour les surrénales» Simultanément il faudra redonner à l’axe hypothalarnus-hypophyse-surrénales la possibilité de s’autoréguler par le biais du mécanisme de contrôle en retour, caracréristique de tout système hormonal qui fonctionne harmonieusement, afin que la personne ne fonctionne plus comme si elle était en permanence en phase de réponse au stress. Au niveau des surrénales elles-mêmes il est possible de régulariser leur fonctionnement avec certaines plantes et nutriments. Ii est nécessaire de corriger le potentiel pro-inflammatoire des tissus (qui comme nous l’avons vu induit un état de stress permanent).
La durée d’un traitement pour reprogrammer l’axe hypothalamus-hypophyse -surrénales est de 3 à 9 mois (parfois 2 ar.s). Si ce délai n’est pas respecté, la récidive est probable. Il est conseillé de refaire périodiquement des conrrôles salivaires pour évaluer la progression
Les fonctions de la DHEA
- Aide à contrôler les effets du stress sur l’immunité (en protégeant contre les infections, les allergies, etc.)
- Elle est un précurseur de la testostérone et des œstrogènes. -Elle contribue à la synthèse des tissus, au développement de la masse musculaire et à la reconstruction osseuse.
- Aide à perdre du poids (par la fonte des graisses) et à maintenir cette perte de poids en aidant les muscles à brûler les graisses.
La DHEA fait partie des hormones qui diminuent avec l’âge. Des recherches récentes la présentent comme l’hormone « anti-age» , par excellence.
(Voir article suivant consacré à la DHEA.)
Les fonctions du cortisol
En bonne quantité:
-Il règle le métabolisme des glucides, des protéines et des lipides et ainsi contribue à la production de 1 énergie.
-Il nous protège contre les inflammations et les allergies.
- Il augmente notre capacité à supporter les diflérentes
formes de stress.
-Il empêche la perte du sodium pour maintenir ia pression sanguine.
-Il a une action sur notre stabilité émotionnelle.
En revanche, une production excessive de cortisol a des conséquences néfastes.
Rétablir les mécanismes au niveau de l’aste hypothalamus-hypophyse pour diminuer la production surrénalienne de cortisol
Le but est d’inhiber la sécrétion de corticotrophine par l’hypophyse, qui signale aux surrénales de produire du cortisol. Ce mécanisme est comme resté bloqué en position « signaler aux surrénales de produire du cortisol « .
- Marcher pendant 30 à 40 minutes par jour à une vitesse de 6 à 8 minutes par kilomètre peut réduire les niveaux de cortisol salivaire. (Ne pas dépasser 60 minutes à cette vitesse car les effets seraient inverses: les niveaux de cortisol s’élèveraient.)
- La pratique du tai-chi, ou de disciplines similaires, semble également donner de bons résultats.
- Une substance appeléephospharidylserine peut reprogrammer le fonctionnement de l’axe hypothalamus-hypophyse-surrénales (H-H-S) en diminuant i’ACTH produite par l’hypophyse. La serine est un acide aminé; sous la forme de phosphatidyl serine c’est un phospholipide essentiel au déroulement des fonctions de toutes les cellules du corps et particulièrement abondant au niveau du cerveau. La phosphatidyl serine a fait l’objet de plus de 3 500 études. Certaines dans le domaine de la mémoire et de la cognition donnent des résultats très prometteurs pour la restauration de la mémoire et des facultés d’apprentissage dès l’âge de 50 ans. 1,e mécanisme derrière cet effet de reprogrammation de l’axe H-H-S n’est pas connu mais des études scientifques attestent du résultat.
Prendre une capsule 20 min avant un repas une fois/jour pendant I mois puis augmenter progressivement à 3 ou 4 capsules pendant 2 mois. Ensuite prendre 2 capsules pendant 6 ou 9 mois. Il faut un minimum de 3 mois. Si le traitement est arrêté trop tôt vous risquez de retourner à l’état initial sans avoir pu reprogrammer l’axe H-H-A de façon durable.
Il est essentiel d’avoir une bonne réputation de la glycémie. C’est, d’après le docteur Elias llya, le premier point à régler. Nous avons vu qu’un des agents stressants les plus insidieux était la chute continuelle de sucre dans le sang. Lorsque vous mangez des aliments avec un index glycémique élevé le sucre sanguin augmente beaucoup etvous avez un afflux d’insuline en rapport avec cette augmentation. La fonction de l’insuline est de faire baisser le sucre sanguin et de le faire pénétrer dans les cellules. Le corps ne va pas longtemps supporter cette baisse de sucre sanguin et il va se débrouiller pour le faire remonter. Pour cela il dispose de deux mécanismes qu’il va utiliser simultanément: utiliser les stocks de glycogène dans le foie ou les muscles et d’autre part faire appel au cortisol pour ce que l’on appelle la gluconéogenése, qui est la synthèse de glucose à partir des acides aminés. En dehors de l’effet de dégradation sur nos muscles et nos organes que peut avoir à la longue cet appel au cortisol pOUr contre-réguler une baisse excessive de sucre due à l’insuline, ce mécanisme peut finir par induire un état de stress permanent avec des niveaux élevés de cortisol.
Comment ne plus faire appel aux surrénales et les laisser au repos pour un meilleur usage
Il y a un moyen très simple d’obtenir une bonne régulation de la glycémie sans faire intervenir le cortisol: consommer glucides et protéines dans les bonnes proportions. Deux hormones sont impliquées dans cette régulation, I’insuline et le giucagon. La production d’insuline par le pancréas est induite par les glucides. Le glucagon est une hormone produite aussi par le pancréas et dont la production est induite par la consommation de protéines. Nous avons vu comment fonctionnait l’insuline. Le glucagon a des effets régulateurs par rapport à ceux de l’insuline. C’est-à-dire qu’il module les effets de l’insuline. C’est aussi simple que cela. L’activité harmonieuse entre l’insuline et le glucagon permet d’avoir des niveaux réguliers de sucre sanguin sans faire appel au cortisol des surrénales. Réservons-le pour des causes meilleures.
Consommer glucides et protéines en de bonnes proportions
La proportion entre glucides et protéines permettant d’optimiser la réponse insuline/glucagon résulte de mesures faites sur des personnes à qui l’on a donné des repas contenant glucides et protéines dans des rapports différents. Le rapport glucides/protéines qui a donné la meilleure régulation glycémique était de 1,7 à 2,3 g de glucides pour l g de protéines. Un rappore de 4 parts de glucides pour 1 part de protéines donnait une forte production d’insuline avec un système contre-régulateur faisant appel au cortisol.
Voici un exemple de repas qui permet de respecter ce rapport:
Glucides (g)
Protéines (g)
Limande sole 150 g
Riz75g
Chou-fleur 200 g
Un yaourt
Une pomme 0
61
4
7
9 31
5
6
5
0
Total
81
47
Le rapport glucides/protéines pour ce repas est de 1,7/1. Vous pouvez vous exercer à faire ce calcul à partir de tableaux donnant la composition des aliments. Une fois que vous l’aurez fait plusieurs fois vous comprendrez vite à quoi ressemble un repas bien proportionné (Notons que les lentilles, les haricots rouges et les pois chiches respectent ce rapport).
Les matières grasses (huiles et les graisses) n’affectent pas la production d’insuline ou de glucagon. En revanche à chaque fois que vous fumez une cigarette, que vous buvez une tasse de café ou de thé dans la journée, même sans y rajouter de sucre, vous stimulez directement ie cortisol des surrénales afin qu’il augmente le sucre sanguin. C’est par ce biais que café, thé, cigarettes nous donnent un coup de fouet. Ces produits sont à éviter si vous souhaitez optimiser votre production de cortisol.
Pour les vépétariens ou les adeptes du régime macrobiotique il est diffcile de respecter ces rapports. Contrairement au régime dissocié qui préconise de ne pas mélanger protéines et glucides à un même repas, et qui n’a pas de fondement scientifique, cette méthode de régulation giycémique est lice à un phénomène physiologique. Ce sont des faits et pas une théorie 2. Le régime dissocié est purement empirique. Il peut toutefois soulager les personnes ayant des dificultés digestives mais bien souvent leur niveau d’énergie doit être maintenu par des grignotages ou la prise de café ou thé, ou encore de cigarettes
Les sportifs qui souhaitent bénéficier d’un maximum d’énergie devraient respecter ces rapports glucides/protéines Les personnes voulant perdre du poids aussi. En effet l’insuline encourage le sucre à être stocké SOUS forme de graisse, alors que le glucagon maintien les niveaux de sucre sanguin et permet de mobiliser la graisse pour fabriquer de l’énergie, donc permet de la bruler.
Réduire le potentiel pro-inflammatoire des tissus
Nous avons vu que l’inflammation chronique quelle qu’elle soit pouvait engendrer une réaction de stress. Si donc on cherche à baisser des niveaux trop élevés de cortisol il est nécessaire de corriger l’état qui a contribué à les élever.
De nombreuses personnes se trouvent par leur façon de se nourrir dans un état pro-inflammatoire. Un certain rype d’alimentation libère dans l’organisme des médiateurs de l’inflammation: prostaglandines, leucotriènes, thromboxanes, la bradyxinine, I’histamine. Ies radicaux libres, etc. Il s’agit d’une alimentation riche en viande, en produits laitiers et en matières grasses (les « mauvaises graisses »), pauvre en légumes, en fruits frais, en huile de première pression à froid. Bref une alimentation ac i di fi an te .
La première chose à faire est de modifier l’alimentation. Ensuite il existe des compléments qui aident à lutter contre les différents médiateurs de l’inflammation:
- Les antioxydants: vitamines A, E, C, zinc, sélénium pour ne citer que les plus courants.
- Les bioflavonoïdes ont en particulier un effet sur le cartilage des articulations et sur l’inflammation d’origine histaminique. La quercétine est un des bioflavonoides les plus actifs. Sa biodisponibilité est accrue par l’adjonction de bromélaine. Dosage recommandé: 200 à 400 mg, 20 minutes avant chaque repas.
- Le gingembre: ce rhizome largement utilisé en Orient a des pouvoirs anti-inflammatoires comparables à ceux des anti inflammatoires non stéroidiens sans en avoir les effets secondaires. Deux études ont récemment montré qu’entre 100 mg et 4 000 mg par jour de gingembre en poudre (celle que vous achetez dans une épicerie) pouvaient apporter un soulagement très net chez des personnes souffrant d’arthrose, de polyarthrite rhumatoide et de douleurs musculaires. Après plusieurs mois de traitement ils avaient moins de douleurs, plus de mobilité, les articulations étaient moins enflées. Dosage recommandé: 2 à 4 g de poudre de gingembre par jour. Vous pouvez l’ingérer sous forme de capsules, mais un moyen très économique de l’utiliser est tout simplement d’acheter la poudre chez un marchand d’épices, d’en saupoudrer une compote, ou d’en faire une boisson avec miel, jus de citron et eau. Une cuillère à café de gingembre pèse environ I g. A prendre en même temps que le repas. La majorité des études scientifiques ont utilisé la poudre de gingembre et non un extrait.
- La bromélaline est une protéase provenant de l`ananas. Son usage est multiple: aide à la digestion, inhibiteur de l’agrégation plaquettaire, brûlures, cicatrisation des plaies, etc. Mais une de ses utiiisations très intéressantes est lice à son effet anti-inflammatoire bien documenté par des études scientifiques, comme d’ailleurs toutes les autres substances que j’évoque ici. Dosage recommandé: 250 à 500 mg trois fois par jour entre les repas en cas d’inflammation.
- Les acides gras essentiels sont anti-inflammatoires par leur transformation en prostaglandines. Limitez la consommation de graisses saturées d’origine animale et utilisez des huiles de première pression à froid pour les crudités: soja, colza, noix surtout et aussi, mais en quantité moindre, tournesol, carthame et sésame. Mangez des poissons gras tels que maquereaux, sardines, saumon sauvage, thon, etc.
En phase inflammatoire il sera nécessaire de prendre des acides gras essentiels sous une forme concentrée, dans les proportions de 6 à 8 fois plus de EPA-DHA (acides gras essentiels provenant des huiles de poissons) que de GLA (acide gras essentiel provenant de l’huile d’onagre et de l’huile de bourrache).
Pour obtenir des résultats sur l’état inflammatoire il est conseillé deprendre entre 930 et 1 240 mg de EPA pour I62 mg de GLA pendant 3 à 6 mois.
Pour régénérer le cartilage
Aspirine et anti-inflammatoires non stéroïdiens sont les médicaments classiques pour l’inflammation. Ils ont tous des effets secondaires. Ici, je voudrais parler d’un effet pervers particulier à savoir l’action sur les cartilages. L’arthrose est caractérisée par une usure des articulations due à la dégénérescence du cartilageMI est courant de recommander de prendre de I’aspirine ou un autre anti-inflammatoire non stéroïdien. Souvent, il y a une amélioration au niveau des symptômes. Mais un autre effet a lieu et qui n’est pas immédiatement visible: des études ont montré qu’il y avait une association entre l’accélération de l’arthrose et la destruction des articulations avec l’utilisation de l’aspirine et des autres antiinflammatoires non stéroTdiens. Ces substances inhibent la répégération du cartilage et accélèrent sa destruction.
Y a-t-il une alternative ? Oui, le sulfate de glucosamine. Sa fonction est de stimuler la fabrication des glocosaminoglycans qui sont les substances-clés composant le cartilage. Le sulfate de glucosamine est dérivé de la formation squelettique externe des crevettes, des homards et des crabes.
Des études scientifiques ont montré que le sulfate de glucosamine avait des effets moins rapides mais plus durables que les anti-inflammatoires non stéroTdiens sur la douleur et l’inflammation. Il n’a pas d’effet anti-inflammatoire en soi mais aide le corps à réparer un état de dégénérescence .
Dosage recommandé: 500 mg, trois fois par jour. Les résultats devraient se faire sentir après 3 semaines d’utilisation. Le traitement devrait se prolonger pendant 12 semaines, être ensuite éventuellement stoppé puis repris pendant des périodes plus courtes. Cela doit bien sûr s’accompagner d’une alimentation adéquate et d’un apport de nutriments contribuant à la répégération du cartilage. La vitamine C par exemple est indispensable à la formation de tout tissu conjonctif.
L’idée couramment admise est qu’une fois que le cartilage est usé il n’y a plus rien à faire pour le réparer. La science es en train de prouver le contraire.
Action directe sur les surrénales
- Le ginseng a la particularité d’être un adaptogène. Un adaptogène a la capacité de normaliser un état. S’il y a hyperfonctionnement ou surproduction, un adaptogène exercera un effet de réduction, si au contraire il y a hypofonctionnement ou sousproduction, I’adaptogène aura un effet d’augmentation.
Le ginseng a fait l’objet de plusieurs études sur le stress. Il permet de mieux supporter différents agents stressants: bruit, chaieur, augmentation du travail, exercice physique. Il augmente i’acuité mentale, la qualité du travail dans une atmosphère stressante, ia performance sportive.
Le ginseng peut rétablir le fonctionnement normal des surrénales et éviter leur atrophie en cas de prise régulière de médicaments à base de corticoides. Il est indiqué si les niveaux de cortisol sont élevés et si les niveaux sont faibles. Il peut aussi élever le niveau de la DHEA.
Dosage recommandé: 250 mg de ginseng sibérien (poudre d’extrait sec et de plante totale) une fois par jour. Augmenter progressivement à 3 par jour sur une semaine puis passer à une capsule de 500 mg deux fois par jour.
- La réglisse est utile seulement si les niveaux de cortisol sont bas. La glycyrrhizine, principale substance active de la réglisse, rerarde la dégradation normale du cortisol dans l’organisme, en augmentant sa demi-vie. Elle contribue à normaliser une tension faible si celle-ci est due à une faiblesse des surrénales et à des niveaux faibles de cortisol. Notons que le réglisse à raison de plus de 3 g par jour pendant plus de 6 semaines peut causer rétention d’eau, hypertension. perte de potassium; cependant, si l’alimentation est riche en potassium et faible en sodium, ces effets secondaires sont peu probables. Le réglisse ayant un effet pendant deux heures, si le cortisol est bas le matin au réveil et normal à midi, il suffit de prendre le réglisse à 6 heures du matin pour avoir un effet sur cette valeur de cortisol. Ii serait prudent de donner un complément de potassium pour éviter les inconvénients cités plus haut.
- Certains nutriments sont essentiels à la santé des surrénales. La vitamine C y est présente en quantité très importante. De tous les tissus du corps, ce sont les surrénales qui contiennent le plus de vitamine C pour chaque gramme de tissu. Prendre 500 à 1000 mg, 2 ou 3 fois par jour. L’acide pantothénique ou vitamine B5 est particulièrement importante pour le fonctionnement des surrénales. Une déficience peut entrainer l’atrophie des surrénales. Prendre 500 à 1 000 mg par jour en plusieurs prises.
Associer toujours un complexe de vitamines B lorsqu’on prend une des vitamines B en quantité importante.
Prendre comme base, à laquelle vous ajouterez ce qui vous est nécessaire à vous, un bon multivitamine suffisamment dosé pour avoir un effet et provenant d’une marque sérieuse.
D’autres mesures vous permettant de mieux gérer votre stress font partie de ce programme de réhabilitation des surrénales:
- Dormez suffisamment.
- Reposez-vous dans la journée ne serait-ce que quelques minutes.
- Établissez une priorité dans les tâches que vous acceptez de faire. Choisissez les plus imporranres pour vous. Apprenez à dire non.
- Apprenez une technique de relaxation. La relaxarion consciente permet d’induire des effets physiologiques qui sont à l’opposé de ceux qui sont induits par le stress. Le stress active le système sympathique, la relaxation active le système parasympathique.
- Si vous n’arrivez pas à résoudre seul des problèmes émotionnels, recherchez l’aide d’un professionnel.
- Passez du temps dehors à la lumière naturelle. Des études montrent qu’elle est bénéfique pour notre système immunitaire et pour les surrénales. Enlevez toutefois vos lunettes et vos lentilles de contact.
- Amusez-vous, riez.
Épuisement des surrénales
Si les analyses de salive ont montré un épuisement total des surrénales l’utilisation de petites doses de cortisol sous forme d’hydrocortisone peut s’avérer nécessaire. Cette thérapie nécessite la compétence d’un médecin. Le docteur Ralph Golan dans son livre OptimalWellness (Ed. Ballantine Books) recommande jusqu’à 20 mg par jour en doses fractionnées prises en suivant le rythme circadien. 20 mg représentent environ la moitié de ce que produisent les surrénales en une journée. D’après son expérience ce dosage n’a jamais donné les effets secondaires produits par des doses pharmacologiques.
Si les niveaux de DHEA sont trop bas ou si le rapport cortisol/DHEA est trop élevé il peut être aussi nécessaire de prendre du DHEA en supplément. Aux USA, le DHEA est vendu comme un nutriment. Pour le moment cette substance n’est pas disponible en France. Je ne vais donc pas rentrer dans les détails du protocole d’utilisation ici. Il semble cependant que le seul moyen d’élever des niveaux faibles de DHEA soit de donner du DHEA.
Un sujet d’actualité
Nos surrénales sont mises à rude épreuve dans le monde tel qu’il est. Restaurer leur bon fonctionnement avec ies conseils donnés ici est peut-être le meilleur service que vous puissiez rendre à votre santé. Un bon rythme des surrénales est fondamental car de lui dépendent tant d’autres aspects de notre santé: le bon état de nos os, de notre peau, de notre système immunitaire, de notre sommeil, de la thyroïde, de nos articulations, de nos muscles, notre niveau d’énergie et le rythme de nos hormones sexuelles. Cette facette de notre bien-être est bien souvent ignorée et pourtant le cycle circadien du cortisol et du DHEA est peut-être un des plus importants pour notre équilibre physique et mental
Bibliographe
- Conférence donnée à l’institute for Optimum Nutrition le 16 juillet I 99s par les docteurs Elias llya et David Seaman sur le stress et les surrénaies.
(Elias llya est le directeur de Diagnostech, laboratoire de recherches et d’analyses cliniques à Seattle, Washington, USA.
David Seaman a un postdoctorat en neurologie et il étudie depuis sept ans la relation entre nutrition et neurologie avec un intérêt particulier pour la douleur et l’inflammation.)
- informations communiquées oralement par Anthony Haynes, consuitant en nutrition à L ondres.
- Do«eur Ralph Colan, Optima/ Wellness, Éd. Ballantine Books, l
995
- Michael T Murray, The Healing Power of Herbs, Ed. Prima Publishing, 1995
- Michael T Murray & Joseph Piozzorno, Encyclopedla of Natural Médecine, Ed . prima Publishing, 1991

