La mort l’a rappelée
PARIS (AFP) – Chantal Sébire, la femme de 52 ans qui souffrait d’une tumeur incurable et avait sollicité le droit de recourir à l’euthanasie, a été retrouvée morte chez elle mercredi, a-t-on appris en début de soirée auprès du ministère de l’Intérieur.
Son corps sans vie a été trouvé en fin d’après-midi à son domicile de Plombières-les-Dijon (Côte d’Or). Les causes de la mort sont « pour l’instant indéterminées », a indiqué à l’AFP une source autorisée au ministère de l’Intérieur.
Cette mère de trois enfants souffrant depuis des années d’une tumeur incurable qui lui déformait le visage avait réclamé le droit de « mourir dans la dignité ». La justice avait toutefois rejeté lundi sa demande d’euthanasie.
Le président de la République Nicolas Sarkozy avait reçu mercredi après-midi à l’Elysée le Dr Emmanuel Debost, le médecin traitant de Mme Sébire, en présence du professeur Arnold Munnich, conseiller du président et du Professeur Daniel Brasnu, chef du service d’oto-rhino-laryngologie et de chirurgie cervico-faciale de l’hôpital européen Georges Pompidou, spécialiste de la maladie dont elle souffrait.
Après avoir reçu un courrier de la malade, Nicolas Sarkozy avait demandé au Pr Munnich, qu’un « nouvel avis » soit donné « par un collège de professionnels de la santé du plus haut niveau » sur son cas.
Matignon a demandé mercredi à Jean Léonetti, rapporteur de la loi de 2005 instaurant un droit au « laisser mourir » mais pas à l’euthanasie active, une mission d’évaluation pour remédier éventuellement à « l’insuffisance de la législation ».



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