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Boostez votre immunité grâce à l’alimentation : toutes les clefs de l’immuno-nutrition


Boostez votre immunité grâce à l’alimentation : toutes les clefs de l’immuno-nutrition

Auteur: Catherine Jarrige

Avoir un système immunitaire plus efficace et mieux résister aux maladies grâce à une meilleure alimentation, c’est possible ! Santé Magazine vous explique comment faire évaluer l’état de vos défenses naturelles afin de repenser vos habitudes alimentaires…

Immunité, système immunitaire… Voici des mots qui peuvent paraître bien obscurs. Le système immunitaire est notre garde du corps, il nous protège contre ce qui nous est étranger. Il nous défend des virus, des bactéries et des champignons, mais aussi des cellules dégénérées, les cellules tumorales. Son mode d’action ? Détruire les agents néfastes par un système d’interactions complexes entre des cellules « soldats » produites par la moelle osseuse, le thymus et la rate.
Quand notre système immunitaire devient vulnérable, nous devenons plus fragiles. Cela ne se traduit pas par un symptôme précis, mais par des signes variés qui doivent mettre en alerte, qu’il s’agisse d’une fatigue persistante, ou d’une plus grande sensibilité aux infections (rhumes récurrents, herpes ou infections urinaires à répétition…).

Immunité et alimentation, des liens intimes

Mais alors, comment garder un système immunitaire en bonne forme ? « Que l’aliment soit ton remède ! » disait Hippocrate. Et il avait raison… La recherche montre aujourd’hui que la réponse se trouve en grande partie dans notre assiette. « La preuve en est, si le statut nutritionnel se dégrade, la réponse immunitaire en est affectée. D’ailleurs, les populations mal nourries sont moins aptes à résister aux maladies, notamment aux infections » assure Christian Rémésy, directeur de recherche à l’INRA et auteur de « Que mangerons-nous demain ? » (Ed. Odile Jacob).

Une alimentation variée et équilibrée est la condition d’une bonne immunité. Or, les rayons de nos hypermarchés ont changé et nombre de produits n’ont plus les mêmes qualités nutritionnelles. « Dans les pays développés, l’alimentation transformée, fractionnée et recomposée, est très énergétique, mais sans densité nutritionnelle. On parle de calories vides. 30 % à 50 % des aliments sont artificiellement appauvris en micronutriments. Ce manque de diversité en micronutriments affecte notre système immunitaire. » Une des premières règles pour bien se défendre est de consommer des aliments naturels, complets et non dénaturés et d’éviter les plats préparés industriellement. En un mot, cui-si-nez et variez votre alimentation !

Repensez votre alimentation pour développer vos défenses naturelles

De nombreuses études ont aujourd’hui montré que certaines substances sont capables de moduler le pouvoir du système immunitaire, en le réduisant si celui-ci devient trop important ou en le renforçant s’il s’affaiblit. « Toutefois, » insiste Christian Rémésy « un des plus grands écueils à éviter en la matière est d’avoir un discours réducteur et simpliste. » S’il y avait un aliment miracle pour stimuler son système immunitaire, cela se saurait !
L’objectif est à la fois plus complexe et plus simple : viser une alimentation riche en vitamines, minéraux et acides gras, notamment en oméga 3, et réduire l’apport en graisses animales. En effet, les régimes riches en graisses et la prise de poids amoindrissent la réponse immunitaire.

Dans la pratique, voici l’assiette type boosteur d’immunité !

5 fruits et légumes par jour, principaux pourvoyeurs de vitamines et minéraux. Préférez-les de saison, frais et bio. Variez leurs origines : on a trop tendance à se limiter aux poireaux, carottes ou pommes de terre, alors que l’on peut profiter des bienfaits du fenouil, des blettes, du navet, de l’oseille, des asperges…

Les céréales complètes (pain complet, riz complet, quinoa, boulgour , flocons d’avoine, crêpes au sarrasin…) et les légumes secs (lentilles, pois, haricots…), deux sources importantes de vitamines du groupe B et de zinc, micronutriments utiles pour le bon fonctionnement de l’immunité.

Les poissons gras (saumon, sardines, maquereau…) et les huiles végétales (lin, colza, noix…), des aliments apportant les oméga 3 nécessaires au contrôle du système immunitaire.

Les produits fermentés (lait fermenté, yaourts, fromage, choucroute, cornichons…), indispensables pour renforcer la flore intestinale en probiotiques et soutenir l’immunité digestive locale.

Les épices et les condiments (curcuma, cumin noir, curry, ail, oignon…), des stimulateurs reconnus du système immunitaire.

Votre immunité baisse la garde, comment la doper dans votre assiette ?
Les examens utiles et les conseils alimentaires à en tirer…

Vous souffrez d’infections à répétition, vous souhaitez mieux vous défendre face aux maux de la vie courante ou bien vous voulez adopter une attitude de prévention à long terme, allez consulter un nutritionniste afin de vérifier si l’existence de déficiences nutritionnelles ne serait pas susceptible d’altérer votre immunité. « Ce sont les insidieuses et mauvaises habitudes qui, répétées, nous conduisent à la méforme d’abord, puis à la maladie » précise le Dr Dominique Rueff, médecin généraliste, diplômé en cancérologie, auteur de nombreux ouvrages dont « La bible des vitamines et des suppléments nutritionnels » (Ed. Albin-Michel) et dernièrement de « L’immuno-nutrition, se nourrir selon son immunité » (Ed. François-Xavier de Guibert).
L’analyse des métabolismes biochimiques, puis leur réglage par un apport nutritionnel, peuvent véritablement aider à instaurer des équilibres moléculaires optimaux pour votre système immunitaire. « On oublie trop souvent le caractère individuel de l’alimentation en fonction de l’hérédité et du terrain de chacun » insiste le Dr Dominique Rueff. Cette approche médicale n’est pas encore largement diffusée et ne fait pas l’unanimité, pourtant elle est une piste intéressante pour prendre en charge sa santé. Passez à l’heure de l’immuno-nutrition !

Comment va votre immunité ?

Trois grands phénomènes sont responsables d’une baisse de l’immunité : le stress oxydatif, les carences vitaminiques, minérales et en acides gras et une perturbation de la flore intestinale. Les intolérances alimentaires provoquent quant à elles une hyperactivation du système immunitaire. Repérez si votre immunité a besoin d’être stimulée ou tempérée grâce à des bilans biologiques.

1 ) Evaluez votre stress oxydatif et l’état de votre statut nutritionnel en vitamines, minéraux et acides gras

Pourquoi ? Notre organisme produit des radicaux libres au cours de nombreuses réactions biochimiques. Le système immunitaire, soutenu par des anti-oxydants (vitamines, minéraux et enzymes), piège ces radicaux libres. Si l’immunité est perturbée, carencée en vitamines et minéraux, cela crée un déséquilibre entre la production de radicaux libres et la capacité de l’organisme à se défendre contre eux : on parle alors de stress oxydatif (ou oxydant). Or, quand les radicaux libres sont en excès, ils peuvent endommager les cellules, les détruire ou les transformer en cellules précancéreuses. Par ailleurs une déficience en acides gras modifie la réponse immunitaire, car ceux-ci interviennent à différents niveaux.

Quel bilan pratiquer ? « Un bilan sanguin et urinaire permet de mettre en évidence l’importance du stress oxydatif, un déficit en acides gras, en vitamines (A, C, E, B12), en minéraux (zinc, sélénium), une déficience dans la capacité de défense anti-radicalaire totale, une baisse d’activité des enzymes (glutathion peroxydase et superoxyde dismutase, qui diminuent la teneur radicalaire) et une évaluation des dommages sur l’ADN » explique le Pr Bernard Weber, spécialiste en microbiologie. Ces bilans ne sont pas remboursés. En fonction du nombre de paramètres testés, la facture peut aller de 50 à 300 €.

Quel changement alimentaire instaurer ? Grâce aux résultats du bilan, en collaboration avec le nutritionniste, il est possible de déterminer si les apports de votre alimentation en anti-oxydants sont suffisants.
Une déficience en vitamine C implique un renforcement des apports en fruits et légumes riches en vitamine C : cassis, poivron rouge et vert, kiwi, fraises, orange, citron… 1 kiwi, 1 orange, 100 g de poivron cuits, 200 g de choux apportent à eux seuls les 120 mg de vitamine C nécessaires.
Une déficience en vitamine E doit être compensée par la consommation de fruits oléagineux (noisettes, amandes, pistaches, noix…), d’huile de germe de blé et d’huile végétale (2 cuillerées à soupe d’huile de tournesol apportent 10 mg de vitamine E).
Une déficience en vitamine A est rétablie par la consommation de foie, d’huile de foie de poisson, de beurre et d’œuf cuit, mais aussi de fruits et légumes : 60 g de carottes râpées, ou 150 g de mâche ou d’épinards ou 400 g d’abricots ou 350 g de melon ou 300 g de choux vert ou 250 g d’haricots verts apportent à eux seuls les 6 mg indispensables.
Une déficience en zinc est supplémentée par la consommation de poissons, viandes, céréales complètes et légumes secs, celle en sélénium par des céréales complètes, légumineuses, asperges, œufs et viande. 150 g de pain complet apporte 50 % des 100 µg de sélénium et 15 % des 20 mg de zinc, combinés avec 1 steak et 200 g de riz il couvre totalement les apports de zinc.
L’équilibre entre les oméga 3 et 6 est rétabli par la consommation d’aliments riches en oméga 3 : poissons gras (saumon, sardines, maquereau…) et huiles de lin, colza et noix.

Après quelques mois, un nouveau bilan permet de mesurer les effets de cette alimentation.

2) Faites analyser votre flore intestinale

Pourquoi ? Lorsque la flore intestinale, composée de centaines de souches bactériennes, est en bon état, elle permet à l’organisme de s’opposer à l’implantation et à la multiplication de germes pathogènes. Une mauvaise alimentation, des infections intestinales répétées et un traitement antibiotique et anti-inflammatoire peuvent suffire à fragiliser cet écosystème. Si la flore est perturbée, l’immunité locale est atteinte, la colonisation par des agents infectieux est possible et on observe également une augmentation de la perméabilité intestinale associée à des intolérances alimentaires.

Comment analyser la flore ? « Depuis 2003, de nouvelles techniques d’exploration permettent d’analyser quantitativement la flore intestinale. Chez l’homme, la microflore intestinale renferme environ 100 000 milliards de bactéries appartenant à plus de 400 espèces différentes. Seuls 12 germes sont analysés après mise en culture des selles sous différentes conditions et températures. On teste aussi des paramètres inflammatoires et une étude de la digestion » explique le Pr Weber.
Comment la fortifier par l’alimentation ?
Grâce à ces résultats, le nutritionniste donne des conseils, notamment pour repenser une alimentation trop riche en protéines, en graisses saturées et en sucre et pour renforcer l’alimentation en probiotiques afin de restaurer la flore intestinale, et donc l’immunité locale. Les probiotiques sont retrouvés entre autres dans les produits laitiers (yaourts, lait fermenté, fromages) mais aussi dans la bière, la choucroute et les cornichons. Une alimentation riche en probiotiques peut s’avérer insuffisante pour rééquilibrer une flore perturbée. On fait alors appel à des compléments alimentaires, à utiliser en continu pendant un à deux mois, sous forme de gélules ou de comprimés (Lactibiane, Immunostim MaxiFlore, Ergyphilus…), préférables aux sachets, car pour qu’un probiotique soit efficace, il doit arriver « vivant » dans l’intestin. Or l’acidité de l’estomac tue plus de 90 % des probiotiques.

3) Testez vos intolérances alimentaires

Pourquoi ? C’est un cas de figure inverse des deux précédents. Cette fois-ci, votre immunité s’emballe et il s’agit de la temporiser. « Ce n’est pas encore une notion très connue, même chez les allergologues ou les spécialistes, bien que de plus en plus de publications confirment que chacun est caractérisé par un profil alimentaire immunitaire » explique le Dr Rueff. Chez des personnes atteintes de maladies inexpliquées mettant en jeu le système immunitaire (rhinites, sinusites chroniques, eczémas, maux de tête, colites, maladie de Crohn, pancréatites, diabète, arthrite, polyarthrite, obésité, fibromyalgie…), le mode d’alimentation peut expliquer ces pathologies diverses. « Si l’on est intolérant vis-à-vis de certains aliments, ce qui n’a rien avoir avec le fait d’y être allergique, en les consommant régulièrement, on provoque une inflammation chronique de l’intestin responsable de lésions de l’intestin et d’une augmentation de sa perméabilité. Etant plus perméable, l’intestin laisse passer des nutriments dans le sang, qui provoquent une réaction allergique retardée et la fabrication d’anticorps, les immunoglobulines G (IgG). Ces IgG vont se « fixer » aux aliments intrus pour former un complexe antigène-aliment. En quantité trop importante, ces complexes peuvent se déposer dans différents organes et tissus : muscles, peau, poumons, artères pouvant entraîner un syndrome inflammatoire avec douleur, œdème, excès de poids et conduire au développement de multiples maladies où l’immunité peut être perturbée, maladies auto-immunes. »

Comment savoir si l’on est intolérant à certains aliments ? « Une simple prise de sang permet de doser les anticorps IgG alimentaires dirigés contre 270 aliments, colorants ou additifs » précise le Pr Weber. Non remboursé, ce test est assez cher, puisqu’il coûte 490 €.

Comment adapter son alimentation ? Cet examen sanguin permet de connaître les aliments auxquels on est intolérant. On retrouve le plus souvent des intolérances au lait, du gluten, des œufs et de la levure. En fonction de l’intensité de la réaction allergique, ces aliments doivent être éliminés de l’alimentation pendant 6 mois à deux ans. Ils peuvent ensuite être réintroduits progressivement dans l’alimentation. En diminuant l’inflammation, on diminue les douleurs. « Notre expérience montre une amélioration de 80 à 90 % de ces différentes pathologies » assure le Pr Weber.

Où trouver un médecin formé à cette pratique ? Renseignements auprès de l’association GÉNIE, tél. 04 93 31 21 77, www.genie-asso.fr

Catherine Jarrige
Consultants :
Dr Dominique Rueff, vice-président de la Société française de médecine et de physiologie du vieillissement (SFMPV), président de l’Association pour le développement de la Nutrition Orthomoléculaire (ADNO)
Pr Bernard Weber, Professeur en virologie médicale (Allemagne)
Franck Gigon, phytothérapeute et auteur d’ouvrages très pratiques de phytothérapie (Ed. Rustica Editions).

ENCADRE

Le top 3 des aliments immunostimulants

Dans son livre « les aliments au secours de la vie » (Ed. Géréso)*, Patrick Wolf**, répertorie les aliments les plus anti-oxydants :

1. Curcuma : « Cette épice jaune est un immunostimulant puissant. Problème : elle est métabolisée par l’intestin. Pour augmenter par 20 sa biodisponibilité, il faut la consommer avec du poivre, qui bloque l’enzyme la métabolisant. »
2. Thé vert : « Il possède de nombreuses vertus, notamment anti-oxydantes. Il peut être consommé sans modération. On augmente son assimilation en l’associant au poivre. Bien faire bouillir l’eau avant d’infuser le thé pour chasser l’oxygène qui détruit les substances anti-oxydantes.»
3. Ail : « Ce condiment stimule la fonction immunitaire. Ne pas en abuser toutefois, car il peut provoquer des irritations de l’estomac et de l’intestin. »

Autres aliments intéressants : les fruits rouges (framboises, fraises, myrtilles), les champignons shiitake, le cumin noir, le chou de Bruxelles, le petit-lait et le cresson.
* Livre à commander en ligne : www.librairiegereso.com
** Site de Patrick Wolf, www.foncalim.blogspot.com, auteur d’autres ouvrages aux éditions Grancher

Les infusions indispensables pour booster l’immunité…

- L’infusion d’échinacée, très efficace pour lutter et prévenir les infections hivernales
- L’infusion du faux fruit de l’églantier ou d’hibiscus, très riches en vitamine C

Les aliments santé pour la table de fête

Voici quelques conseils pour faire rimer santé et plaisir :
· Avez-vous pensé aux fruits de mer (bigorneaux, crabe, bulot, coquilles Saint-Jacques…) et aux crustacés (homard, langouste, crevettes…) pour ces repas de fêtes ? Ils sont peu caloriques et riches en fer, magnésium et cuivre, 3 minéraux importants.
· Jouez la carte des poissons en papillote, un mode de cuisson très sain. Agrémentez-les d’épices, des excellents anti-oxydants.
· Préférez les viandes maigres, comme le gibier, plutôt qu’une oie farcie.
· Pour les desserts, pourquoi ne pas opter pour les 13 desserts provençaux (raisins secs, figues sèches, amandes et noix…) aux qualités nutritives intéressantes.

Tous nos remerciements à Béatrice de Reynal, nutritionniste, http://miammiam.mabulle.com

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Silicium Organique – Test de Pratiques de Santé

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La vitamine C, notre ange-gardien !


La vitamine C, notre ange-gardien !

 
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Des solutions au cancer ?

Des solutions au cancer ?

Pierre Lance s’intéresse depuis plusieurs années, aux savants français qui ont mis au point des découvertes importantes incontestables et qui ont été ignorés, rejetés ou mis en prison par l’État.

Pierre Lance a écrit trois livres passionants sur ce sujet :
« Savants maudits, chercheurs exclus 1 (2 et 3)» 

Des solutions pour guérir le cancer ne manquent pas : Alain Gernez, Linus Pauling, Gaston Naessens, David Rees-Evans, Norbert Duffaut, etc. Mais elles ne plaisent pas aux autorités en place, car elles pourraient concurrencer l’industrie pharmaceutique.

L’Ordre des médecin, créé en 1940 par Pétain sur l’injonction des nazis, veille au grain, ainsi que l’Ordre des Pharmaciens, créé en 1945.

15 mai 1911
La Cour suprême des États-Unis déclare John Rockefeller et son trust coupable de corruption, de pratiques illégales et de racketérisme. Par conséquent, la totalité du trust Rockefeller Standard Oil, la plus grande entreprise du monde à cette époque, est condamné à la dissolution. Mais Rockefeller était déjà au-dessus de la Cour suprême et ne se souciait guère de cette décision.

1913
Pour dissiper la pression publique et politique qu’il subit avec ses barons, Rockefeller trouve une nouvelle solution appelée « philanthropie»  : il utilise les revenus de ses pratiques illégales sur le marché du pétrole pour créer la Fondation Rockefeller. Grâce à cette entité dont le statut équivaut à un paradis fiscal, il organise le contrôle stratégique du secteur de la santé aux États-Unis. La Fondation Rockefeller est la façade d’une nouvelle entreprise globale gérée par Rockefeller et ses complices : les investissements dans le commerce pharmaceutique. Les dons de la Fondation Rockefeller supportent exclusivement des écoles médicales et des hôpitaux. Ces institutions sont devenues les missionnaires d’une nouvelle race d’entreprises: les fabricants de médicaments synthétiques brevetés.
C’est à cette époque que l’on découvre les vitamines. Il devient vite évident que ces molécules naturelles ont des propriétés curatives remarquables et qu’elles peuvent prévenir de nombreuses maladies chroniques. Les recherches menées sur leurs propriétés permettent de publier divers ouvrages, mais elles sont ensuite abandonnées. Ces nouvelles molécules présentent en effet un inconvénient majeur : elles ne peuvent pas être brevetées. Par conséquent, dès ses premières années d’existence, le commerce pharmaceutique est déjà confronté à un risque mortel: les vitamines et autres micronutriments promus par des programmes de santé publics rendraient impossible le développement de toute activité commerciale basée sur des médicaments brevetés. L’élimination de la concurrence indésirable des micronutriments naturels devient donc une question de vie ou de mort pour le commerce pharmaceutique.

1918
La Fondation Rockefeller profite de l’épidémie de grippe espagnole et utilise les médias pour lancer une chasse aux sorcières contre tous les médicaments qui échappent à ses brevets. Au cours des 15 prochaines années, toutes les écoles médicales des États-Unis, la plupart des hôpitaux et l’American Medical Association deviennent des pions sur l’échiquier stratégique de Rockefeller pour mettre l’ensemble du secteur de la santé sous le monopole de ses entreprises pharmaceutiques. Déguisée en « Mère Theresa» , la Fondation Rockefeller sert également à conquérir des marchés étrangers et des continents, avec les mêmes méthodes que Rockefeller avait lui-même appliquées pour créer son empire pétrochimique au cours des précédentes décennies.

1925
De l’autre côté de l’Atlantique, en Allemagne, un premier cartel chimico-pharmaceutique est créé pour s’opposer à la conquête du marché mondial des médicaments par le seul Rockefeller. Dirigé par les multinationales allemandes Bayer, BASF et Hoechst, le cartel I.G. Farben émerge avec une force de travail comptant plus de 80.000 employés. La course pour le contrôle du marché mondial des produits pharmaceutiques est lancée.

29 novembre 1929
Le cartel Rockefeller (U.S.A.) et le cartel I.G. Farben (Allemagne) décident de diviser le monde en sphères d’intérêt. Cette pratique est exactement celle pour laquelle Rockefeller avait été condamné 18 ans plus tôt, lorsque son trust avait divisé les États-Unis en « zones d’intérêt» .

1932 – 1933
Le cartel I.G. Farben, tout aussi insatiable, décide de ne plus s’en tenir aux limites fixées en 1929. Ses dirigeants décident d’apporter leur soutien à un politicien allemand qui leur promet de conquérir le monde par la force des armes. Grâce aux millions de dollars investis en campagnes électorales, ce politicien prend le pouvoir en Allemagne, transforme la démocratie allemande en dictature et tiendra sa promesse de lancer une guerre de conquête. La deuxième guerre mondiale allait bientôt commencer. Dans chaque pays envahi par l’armée d’Hitler, les premières actions consistent à piller les industries chimiques, pétrochimiques et pharmaceutiques et à les intégrer gratuitement à l’empire I.G. Farben.

1940
L’Allemagne d’Adolf Hitler envahit la France, après un combat rapide.
Création par Pétain de l’Ordre des médecins, sur le modèle nazi.

1941
Suppression du diplôme d’herboriste par Pétain.
Création du Groupement National Interprofessionnel des Semences par Pétain.
Création du Service de Protection des Plantes (Police des plantes) par Pétain.

1942
Création du Comité Technique Permanent de la Sélection par Pétain.

1942 – 1945
Pour renforcer sa domination mondiale des médicaments brevetés, le cartel IG Farben teste ses substances pharmaceutiques brevetées sur les prisonniers des camps de concentration à Auschwitz, Dachau, etc. Les paiements de ces études inhumaines sont directement transférés des comptes bancaires de Bayer, Hoechst et BASF sur les comptes bancaires de la SS, organisation militaire responsable des camps de concentration.

1945
Création en France de la Sécurité sociale.
Création de l’Ordre des pharmaciens par le gouvernement provisoire.

Le Docteur Ryke Geerd Hamer était encore plus dérangeant, car il remettait carément tout l’industrie médicale du cancer en question. Un sacré gêneur qui a été jeté en prison. Et pour cause, si ces théories sont exactes, alors toute l’industrie pharmaceutique mise en place par IG Farben et Rockefeller s’écroule. Les enjeux financiers et politiques sont colossaux.

Jean-Jacques Crèvecœur (réalisateur du documentaire) :



» Je connais personnellement le Docteur Hamer, que j’ai rencontré à plusieurs reprises depuis 1990 et dont j’ai lu la quasi-intégralité des travaux publiés en langue française. Mon travail, depuis de nombreuses années, est un travail de synthèse, de vulgarisation et de diffusion des informations que je glane au fil de mes lectures, de mes expériences personnelles (où je teste sur moi la plupart des thérapies parallèles auxquelles je m’intéresse) et des témoignages que je recueille pour valider ou non les hypothèses dont j’ai connaissance. C’est donc dans une optique pédagogique que j’ai écrit plusieurs livres sur le sujet (dont « Le langage de la guérison»  aux éditions Jouvence), que je donne de nombreuses conférences publiques en francophonie (Belgique, France, Suisse et Québec) et que j’anime des séminaires de formation. Je donne également un cours de physique quantique à l’école belge d’homéopathie. [...]

Lors d’un des procès contre le Docteur Hamer, en 1998, à la demande des avocats de la partie civile (c’est-à-dire ceux qui voulaient faire condamner Hamer pour homicide volontaire et non-assistance à personne en danger), le tribunal a reçu les résultats d’une statistique concernant les patients soignés par le Docteur Ryke Geerd Hamer (pour les comparer aux statistiques nationales en Allemagne). Le parquet de Wiener Neustadt a dû reconnaître et avouer que, parmi les 6.500 patients dont les adresses avaient été confisquées lors d’une perquisition au centre pour la Médecine Nouvelle dirigé par Hamer, plus de 6.000 étaient encore en vie après près de 10 ans, soit environ 95 %, alors que les statistiques nationales pour les patients soignés par chimiothérapie ou par radiothérapie donnent des chiffres de moins de 30 % de survie après 5 ans…

Dites-moi, de quel côté croyez-vous que se trouvent les victimes ? Celles à qui on fait croire que la seule façon de s’en sortir, c’est d’accepter d’être mutilé (chirurgie ablative), d’être irradié (radiothérapie) ou d’être empoisonné (chimiothérapie utilisant le gaz moutarde qui a fait tant de victimes pendant la première guerre mondiale !) et qui n’ont finalement que 10 à 60 % de chances de survie à 5 ans, en fonction du type de cancer dont ils sont atteints ? Ou celles à qui l’on dit honnêtement: « reprenez la responsabilité (pas la culpabilité) de votre santé et apprenez à gérer vos processus de guérison », sans pour autant rejeter systématiquement les thérapies classiques, quand c’est nécessaire, et qui peuvent avoir jusqu’à 95 % de chance de survie, s’ils sont suivis par quelqu’un de compétent ?

Vous comprendrez aisément les raisons pour lesquelles des chercheurs comme Hamer, Sabbah ou d’autres sont inquiétés, calomniés, voire emprisonnés. [...] « En cancérologie, je connais personnellement plusieurs personnes diagnostiquées cancéreuses, condamnées à plus ou moins brève échéance. Hamer, a lui seul, en a connu plusieurs milliers. Ces personnes ont guéri, sans recours aux traitements classiques. Pourquoi aucun médecin, aucun cancérologue ne s’intéresse-t-il à ces patients « miraculés» ? Pourquoi, systématiquement, les médecins scientifiques déclarent une erreur de diagnostic, malgré des dossiers épais de plusieurs centimètres ? Cette attitude peut être qualifiée non seulement de non-scientifique, mais de falsificatrice et de criminelle.

Observer grâce au scanner, grâce aux analyses sanguines, grâce aux échographies, aux radiographies, à la RMN, la présence d’une tumeur cancéreuse, pronostiquer une probabilité de survie (ou condamner certains à brève échéance), puis revoir le même patient quelques mois plus tard sans aucune trace de tumeur, et déclarer qu’une erreur de diagnostic a été commise, cela a un nom en psychologie: c’est une attitude de déni, en d’autres termes, le refus de voir la réalité.

Beaucoup de scientifiques, et en particulier beaucoup de médecins, sont atteints de cette pathologie grave, consistant à refuser de reconnaître les faits afin de ne pas remettre en question leur croyance en la sacro-sainte science. C’est en effet, bien plus confortable de continuer de penser comme on a toujours pensé plutôt que de se remettre en question. Sauf que dans le domaine médical, cette pathologie inquiétante devient mortelle pour des milliers de patients, chaque année dans notre pays.

Tant qu’il s’agissait de contredire Galilée qui a osé affirmer que c’est la terre qui tournait autour du soleil et non l’inverse, ce n’était pas très lourd de conséquences. [Ndlr :Il fallut attendre 1992 pour que le pape Jean Paul II, au terme d'une enquête de 13 ans, reconnaisse que l'Eglise s'était trompée !] II a peut-être passé un mauvais moment, mais personne n’en est mort. Tourner en ridicule des chercheurs comme Max Planck ou Albert Einstein, lorsqu’ils ont affirmé que la lumière semblait avoir une double nature (ondulatoire et corpusculaire), ce n’était pas très lourd de conséquences non plus, sauf pour leurs détracteurs qui se sont couverts de ridicule, par la suite.

Mais falsifier des preuves de guérison spontanée, déclarer des erreurs de diagnostic pour ne pas remettre en question la sacro-sainte théorie, refuser un débat contradictoire sur les travaux d’un scientifique qui mériterait, à mon sens, au moins deux prix Nobel de médecine pour ses découvertes. Tout cela est tout simplement criminel.» 

source : http://www.noslibertes.org/dotclear/index.php?post/2008/08/31/134/Des-solutions-au-cancer

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Beljanski Une nouvelle approche thérapeutique du cancer

Beljanski

Une nouvelle approche thérapeutique du cancer

Affaire Galilée du XXème Siècle ?

Talentueux chercheur biochimiste français, Beljanski a mis au point des médicaments enfin efficaces et non toxiques permettant de soigner le cancer au début des années 1980. Infirmant les positions établies du dogme biologique et médical sur cette maladie, sa recherche fut frappée d’un ostracisme implacable. Ses découvertes, pourtant parfaitement fondées scientifiquement, permirent la guérison de milliers de patients avant que les pressions de l’establishment médical et de la justice aient raison de l’espoir de les voir mis à disposition du public.


Introduction

Le titre de cet article est inspiré de celui d’une communication donnée par un biochimiste français, Mirko BELJANSKI, lors des 5èmes Rencontres Internationales de Monaco, du 21au 24 Novembre 1990. Avant de développer ce titre, je tiens à rappeler la situation actuelle dans la lutte contre le cancer. Trois types de thérapies sont pratiquées :

  1. La chirurgie : technique invasive par excellence, qui peut être mutilante suivant l’organe atteint ; et qui peut se révéler impossible à utiliser ; c’est pourquoi, dès 1896, on a utilisé….
  2. … les rayonnements ionisants, X d’abord, puis éventuellement G. Mais que faire devant des tumeurs inopérables et radiorésistantes ? Les recherches de médicaments anticancéreux ne donnant rien, des médecins américains ont mis au point en 1942 une troisième thérapie dont ils ont caché la nature véritable en l’intitulant :
  3. La chimiothérapie : l’idée de base est la suivante : chercher et trouver un poison qui soit un peu plus « poison»  pour les cellules cancéreuses que pour les cellules saines. Il faut retenir de cette troisième méthode que c’est une thérapie par défaut : devant les échecs pour trouver un véritable médicament anticancéreux, on se résigne à empoisonner le patient. En toute logique, une telle pratique doit disparaître le jour où l’on découvrira de vrais médicaments anticancéreux sans effets secondaires.

Quand on cherche un phénomène (par exemple : un médicament anticancéreux non toxique, ou une différence entre une cellule cancéreuse et une cellule saine) et que l’on ne trouve rien, on est placé devant l’alternative suivante :

  • ou le phénomène existe, mais on n’a pas encore trouvé la bonne méthode pour le mettre en évidence ;
  • ou le phénomène n’existe pas.

Quand la recherche infructueuse, menée par un grand nombre de cancérologues, dans tous les pays développés, a duré des dizaines et des dizaines d’années, l’esprit est amené inexorablement à privilégier la deuxième conclusion. C’est pourquoi on entend les cancérologues affirmer d’une manière qui réfute d’avance toute objection :

  • il n’y a pas de différence entre une cellule cancéreuse et une cellule saine ;
  • tout médicament anticancéreux doit être toxique pour être efficace ; on peut appeler cette affirmation le mythe du poison salvateur.
Et même certains cancérologues disent que cela est démontré, ce qui est contraire à la réalité : une constatation expérimentale négative n’a jamais été une démonstration : ce n’est que la vérité d’un moment. Il faut bien remarquer que ces affirmations sans fondement peuvent par la suite être infirmées. C’est ce qui sera démontré dans cet article.
Voilà donc le tableau de la situation, qui n’est pas brillante, au moment où est annoncé une nouvelle approche thérapeutique contre le cancer.
Qui était Beljanski ?
Mirko BELJANSKI est né le 27 Mars 1923 à Turija (Serbie) dans une famille de travailleurs agricoles. Dès l’école primaire, il travaille avec acharnement (il manifestera cette qualité tout au long de sa vie) et après de brillantes études secondaires, il participe à la Résistance Serbe. A la fin de la guerre, il lui est proposé une bourse de deux ans pour faire des études supérieures, soit à Moscou, soit à Paris. Il choisit cette dernière où il débarque en Décembre 1945 avec d’autres étudiants yougoslaves (sans connaître un mot de français).
Etant donné son ardeur au travail, il obtient en deux ans une licence de biochimie et on le retrouve en 1948 à l’Institut Pasteur de Paris, dans le Service de Chimie Biologique du Professeur Michel Macheboeuf. Il y prépare sa Thèse de Doctorat d’Etat qu’il soutient le 30 Juin 1951 sous le titre : « Etude de souches bactériennes résistantes à des antibiotiques ; comparaison avec des souches sensibles de même espèce« . A la suite de quoi, il est recruté par le CNRS, ce qui lui permet de rester en France définitivement. Tout serait pour le mieux… mais le Professeur Macheboeuf meurt en Août 1952 et est remplacé par Jacques Monod, ce qui, pour Beljanski, modifie complètement l’atmosphère du Service, comme on le verra plus loin.
Son travail, fort intéressant, sur l’antibiorésistance des bactéries, n’est pas l’objet de cet article. Mais ce thème de travail le conduit à s’intéresser de très près aux deux acides nucléiques : l’acide désoxyribonucléique (ADN) et plus particulièrement à l’acide ribonucléique (ARN). Les résultats qu’il obtient sont tels qu’en 1960, il est co-lauréat du Prix Charles Léopold Mayer de la Société de Chimie Biologique de Paris pour ses travaux sur ces ARN.
Entre autres choses, ces travaux l’amènent à postuler l’existence d’une enzyme permettant de transformer un ARN en ADN dans les bactéries. Par la suite, il retrouve cette enzyme dans des champignons, des œufs de poisson, etc…, c’est à dire dans tout le monde vivant. Indépendamment de lui, un jeune américain, H. Temin avait déjà trouvé, peu de temps auparavant, en 1970, cette même enzyme dans certains types de virus (» retrovirus» ). Temin et Beljanski annoncent l’existence générale de cette enzyme, la transcriptase inverse, au VIème Symposium de Biologie Moléculaire tenu à Baltimore (USA) en Juin 1972. Trois ans après, Temin obtient le Prix Nobel pour sa découverte. Et Beljanski ? Personne n’en parle.
La querelle de la transcriptase inverse bactérienne
Il faut dire que l’existence de cette transcriptase inverse est une pierre, même une très grosse pierre, dans le jardin de Jacques Monod, supérieur direct de Beljanski de 1952 à 1971, puis Directeur de l’Institut Pasteur jusqu’à sa mort en 1976.
Jacques Monod a obtenu le Prix Nobel parce qu’il a montré que l’ADN est le point de départ des réactions biochimiques qui, par l’intermédiaire de l’ARN, produisent les protéines nécessaires à la vie des cellules donc à la vie tout court. Pour J. Monod c’est l’ADN qui a le rôle primordial dans la vie et le développement de la cellule. Fort de son succès, il publie un livre « Le Hasard et la Nécessité« , qui sort en 1970 (année de l’annonce par Temin de la réalité de la transcriptase inverse dans certains virus) et dans lequel on trouve le passage suivant :

« Il n’est ni observé, ni d’ailleurs concevable, que l’information soit jamais transférée dans le sens inverse (c’est à dire de l’ARN vers l’ADN). C’est l’un des principes fondamentaux de la biologie moléculaire.» 

Jacques Monod avait donc nié à priori la possibilité de transformation de l’ARN en ADN, c’est à dire l’existence de l’enzyme permettant cette transformation. Beljanski a montré au monde entier que Jacques Monod s’est complètement trompé dans son propre domaine de recherche (les bactéries). Commence alors pour Beljanski une exclusion de la communauté des biologistes français. Car Jacques Monod refuse à priori de s’incliner devant les faits. Au lieu de refaire ou de faire refaire les expériences de Beljanski pour en vérifier les résultats, il s’enferme dans sa vision de la vie de la cellule et refuse d’en discuter : il a édicté son dogme et tout le monde doit s’incliner. C’est ce qu’ont compris tous ceux qui gravitent autour de lui, à l’exception de Beljanski. Il faut remarquer que la conclusion « c’est l’un des principes fondamentaux de la biologie moléculaire»  déborde largement le domaine des bactéries qui est l’objet des travaux de J. Monod. D’après lui, ce principe s’applique à tout le domaine du vivant, qu’il soit animal ou végétal. J. Monod ne fait pas dans le détail.

Puisque Beljanski a infirmé l’affirmation de J. Monod, celui-ci fait savoir aux biologistes que Beljanski est un mauvais chercheur ; il est inutile de tenir compte de ses travaux, donc de lire ses publications. Cela n’empêche pas Beljanski de continuer ses recherches, même si ses conditions de travail sont devenues difficiles car Monod l’a parqué dans une pièce en sous-sol en lui enlevant des moyens de travail (par exemple l’utilisation de l’animalerie). Il est aidé par son épouse, seule technicienne à sa disposition, que Monod n’ai osé lui retirer.

La “Révolution” de Beljanski sur les caractéristiques des cellules cancéreuses
Son travail sur les bactéries l’amène à s’occuper de cancer. Il faut reconnaître que Beljanski a un très gros avantage sur les cancérologues de profession : il n’a pas fait d’études de cancérologie. Mais d’une part c’est un excellent biochimiste, et d’autre part il n’a aucune idée à priori sur le cancer. Il semble même qu’il ignore les affirmations rappelées dans l’introduction.

Deux ans environ après la découverte de la transcriptase inverse, Beljanski fait savoir qu’il a découvert une différence physico-chimique entre une cellule cancéreuse et une cellule saine, et que cette différence se situe dans l’ADN de la cellule : l’ADN d’une cellule cancéreuse n’est pas identique en tout point à l’ADN d’une cellule saine. Sans le savoir, il brise un tabou ! Pour les cancérologues, il est impossible de laisser passer cette idée sans vérification. Pour une fois, on va contrôler ce qu’annonce Beljanski.
Comme personne ne lit ses publications, on ignore quelle est cette modification. Les cancérologues n’imaginent pas d’autre modification que celle de la séquence des nucléotides formant les deux hélices de l’ADN. C’est le Professeur Le Pecq qui se charge de cette vérification. Au début de 1978, il publie un article dans lequel il prouve que les séquences des nucléotides des cellules cancéreuses et celles des cellules saines sont identiques. Voilà la preuve que Beljanski s’est trompé, comme il s’est déjà trompé au sujet de la transcriptase inverse bactérienne1, aux dires de Monod. Ce dernier, décédé en 1976, avait bien raison de dire que Beljjanski est un mauvais chercheur dont les travaux n’ont aucune valeur. Et avec une très bonne conscience, le Directeur de l’Institut Pasteur renvoie Beljanski brutalement et sans préavis.

Beljanski est totalement pris à contre-pied car il est entièrement d’accord avec le résultat du Professeur Le Pecq, et même cela le conforte dans sa vision de la cellule cancéreuse. Il n’imagine pas une seconde l’interprétation donnée par la « nomenklatura»  de la biologie au résultat du Professeur Le Pecq. Car la différence n’est pas dans la séquence de la chaîne des nucléotides formant chacune des hélices de l’ADN (structure primaire), mais dans les liaisons entre deux nucléotides se faisant face dans chacune des hélices (structure secondaire). L’ensemble peut être considéré comme une échelle dont les liaisons entre nucléotides face à face forment les barreaux. Par suite de considérations biochimiques, Beljanski montre que la différence entre cellule cancéreuse et cellule saine se situe dans la structure secondaire : les liaisons entre nucléotides se faisant face sont rompues sur une certaine longueur. Beljanski appelle ces cellules des cellules déstabilisées.

S’il en est ainsi, tout physico-chimiste sait qu’il doit y avoir une modification du spectre d’absorption de la lumière visible ou ultraviolette, car ce domaine d’absorption est intimement lié aux liaisons chimiques de toute molécule : toute modification de liaison chimique induit une modification du spectre d’absorption. Cette modification n’est pas dans le domaine visible car cela aurait induit une différence de couleur, ou tout au moins de teinte, ce qui aurait permis de distinguer immédiatement et depuis toujours une cellule cancéreuse d’une cellule saine. On sait qu’il n’en est rien (c’est le premier dogme des cancérologues – voir l’Introduction). C’est effectivement dans l’ultra-violet et en travaillant dans des conditions très rigoureuses décrites dans une longue publication de 19832 que Beljanski constate que l’ADN d’une cellule déstabilisée a une absorption plus élevée de 30% que celle de l’ADN d’une cellule saine (hyperchromaticité de l’ADN d’une cellule déstabilisée). Cette propriété lui permet de suivre l’évolution des cellules. Il constate qu’une cellule déstabilisée ne donne naissance qu’à des cellules déstabilisées, et se reproduit beaucoup pus vite qu’une cellule normale. C’est bien la définition d’une cellule cancéreuse.

On peut faire aussi le raisonnement en sens inverse, en partant des deux résultats expérimentaux :

  1. Les cellules « déstabilisées»  n’ont pas la même absorption que les cellules saines : donc il y a une modification des liaisons chimiques ; puisque les cellules destabilisées ont un coefficient d’absorpton plus élevé que les cellules saines, on en déduit que les cellules déstabilisées ont des liaisons ouvertes.
  2. Puisque, d’après Le Pecq, les séquences de nucléotides sont les mêmes dans les cellules déstabilisées que dans les cellules saines, il est évident que les liaisons ouvertes se trouvent dans la structure secondaire.
    Par ses raisonnements de biochimiste, Beljanski montre que les liaisons ouvertes ne se situent pas au hasard, mais séparent les deux hélices sur une certaine longueur. Il montre que cela a pour conséquence de resserer l’ADN aux deux extrémités de cette partie ouverte, de modifier des enzymes, etc…etc…

Maintenant que Beljanski est capable de distinguer un ADN cancéreux d’un ADN sain, il peut étudier les propriétés de l’ADN cancéreux. Il en déduit un test de cancérogénéité fiable à 100% et rapide (contrairement au test d’Ames des cancérologues patentés) qu’il appelle oncotest et qui lui permet de distinguer très rapidement et sans erreur un ADN cancéreux d’un ADN sain. Cela lui permet de vérifier si une molécule est cancérigène ou non ou si une molécule détruit ou non un ADN cancéreux.

D’autre part Beljanski a l’intuition que les cancers végétaux et les cancers animaux (donc humains) ont la même origine, ce qu’il a pu vérifier quand il a découvert la structure de l’ADN cancéreux. C’est pourquoi il s’est occupé du cancer des plantes. Parmi les bactéries sur lesquelles il a étudié la résistance aux antibiotiques, il s’est intéressé à la bactérie agrobacterium tumefaciens, qui, injectée dans la plaie d’un végétal, y induit une maladie appelée crown-gall dont Beljanski montre qu’elle a toutes les caractéristiques d’un cancer.

Les anticancéreux de Beljanski
Il constate que certaines espèces végétales résistent à cette bactérie. D’ici que ces espèces contiennent une molécule anticancéreuse, il n’y a qu’un pas que Beljanski franchit rapidement. Avec l’aide de l’oncotest, il découvre toute une catégorie de molécules anticancéreuses : ce sont des alcaloïdes de la classe des béta-carbolines, du genre flavanones et flavonoïdes tels que, par exemple, l’alstonine (provenant du Rowolfia vomitoria), la serpentine, la sempervirine ou la flavopereirine (provenant d’une espèce de poirier du Brésil). Ces alcaloïdes réagissent sur les sites ouverts de l’ADN cancéreux et empêchent toute reproduction. La cellule cancéreuse meurt sans descendance. Le patient qui prend régulièrement un de ces alcaloïdes est guéri définitivement de son cancer. De plus, ces alcaloïdes ne réagissent que sur les sites ouverts des ADN. Ils ne touchent donc pas les cellules saines. De plus ils ne présentent aucune toxicité aux doses thérapeutiques.

En résumé dans le domaine de la lutte anticancéreuse, Beljanski :

  • a trouvé la différence entre cellule cancéreuse et cellule saine ;
  • a assimilé cancers végétaux et cancers animaux ;
  • a trouvé ces « introuvables»  médicaments anticancéreux non toxiques.

C’est bien joli de dire que ces molécules se lient aux ADN cancéreux, encore faut-il qu’elles atteignent ces ADN. Or ceux-ci se trouvent à l’intérieur du noyau ou à l’intérieur des nucléoles, lesquels sont limités par des membranes et se trouvent eux-mêmes à l’intérieur de la cellule, elle-même entourée d’une membrane. Il faut donc que ces molécules traversent ces membranes sans être modifiées. C’est pourquoi Beljanski a toujours dit et écrit (mais on ne le lit pas) que la prise de ces molécules doit être accompagnée d’une radiothérapie modérée ou d’une chimiothérapie elle aussi modérée, dont le rôle n’est pas de détruire les cellules mais simplement de percer les membranes pour permettre le passage de ces molécules. Beljanski a toujours parlé de synergie de ses molécules avec les traitements classiques.
S’il n’a pas été suivi en France, ses travaux ont été reconnus à l’étranger. C’est ainsi que le Professeur Maurice Stroun de Genève et le Docteur Philippe Anker ont déduit des travaux de Beljanski une méthode de détection du cancer par analyse du plasma sanguin.

Les médicaments complémentaires
En dehors de ces alcaloïdes, Beljanski a mis au point deux autres médicaments intéressant les cancéreux : le RLB (ou Real Build) et le Bioparyl (ou Gingko V).

Beljanski a mis au point le RLB (= Remonte leucocytes Beljanski) après avoir lu dans une revue scientifique un article dans lequel deux chercheurs disaient avoir trouvé des traces d’oligonucléotides (ARN très courts) fixés sur les molécules d’ADN venant d’achever leur réplication. Il en déduit que tout semble indiquer que la réplication d’ADN nécessite la présence de ces ARN très courts. C’est à partir de cette hypothèse qu’à la suite de tout un processus intellectuel (et un travail matériel), il a mis au point ce médicament : c’est un petit ARN issu de la bactérie Escherichia coli, traité de façon à faciliter la multiplication des globules blancs et des plaquettes non cancéreux, mais sans toucher aux globules blancs et aux plaquettes cancéreux, s’il y en a.
Ce résultat est intéressant, car on sait que les cellules sanguines se renouvellent rapidement et sont sensibles aux rayonnements et aux produits de chimiothérapie. L’emploi de ces thérapies conduit à une diminution de ces cellules qui peut être catastrophique. La prise de doses de RLB permet de faire remonter les taux de globules blancs et de plaquettes. Ceci a été vérifié officiellement dans le service du Professeur Léon Schwarzenberg.

Le Bioparyl provient d’un arbre d’origine japonaise : le Gingko biloba. Il faut dire que ce type d’arbre, présent à Hiroshima et Nagasaki, a manifesté une vitalité étonnante. Après destruction par la chaleur, les rayons X et les rayons Y, ces arbres ont repoussé d’eux-mêmes au bout d’un certain temps sans avoir été replantés. Cela veut dire que la racine a résisté à ces rayons. D’où l’idée que cet arbre contient une molécule protégeant du rayonnement. Beljanski l’a cherchée, l’a trouvée, et en a fait un médicament.
La prise de Bioparyl permet de résister aux effets secondaires de la radiothérapie (et de la curiethérapie), en particulier d’éviter les fibroses consécutives à ces rayons. Cela a été vérifié dans le Service du Professeur Lucien Israël qui en a dit le plus grand bien dans une émission sur France-Inter en 1989.

Beljanski et le monde de la santé
Pour pouvoir être vendu en Pharmacie, tout nouveau médicament doit d’abord subir un très grand nombre de contrôles, dits de phase I, puis II, puis III qui donne l’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM), enfin IV pour vérifier qu’il n’y a pas d’effet secondaire imprévu. Ces démarches sont longues et ne peuvent être menées que par des spécialistes du médicament. Beljanski en est parfaitement conscient. C’est un chercheur, et non un fabricant de médicaments, ni un commerçant. Dès qu’il a breveté son premier médicament, qui est le RLB, il se met en relation avec l’Institut Mérieux à Lyon en 1973. Après des essais prometteurs sur animaux, les interlocuteurs de Beljanski deviennent réservés, puis fuyants et la collaboration s’arrête bien avant que le dossier d’AMM soit prêt. A cette époque, l’Institut Mérieux et l’Institut Pasteur sont en discussion pour fusionner le Service Production de Pasteur avec Mérieux (ce qui se produira en 1976). Etant donné ce que les dirigeants de l’Institut Pasteur pensent de Beljanski (voir plus haut), ils font comprendre aux responsables de l’Institut Mérieux qu’ils n’ont aucun intérêt de travailler avec ce « mauvais»  chercheur. Pour faire passer la pilule, Mérieux fait savoir à Beljanski que son Institut met au point un autre produit ayant les mêmes propriétés (l’Immuthiol) dont la production est moins chère.

Il faut croire que le produit en question n’est pas aussi bon qu’il le paraissait en 1973. Car, 8 ans plus tard, en 1981, le Chef du Département Développement et Visas de l’Institut Mérieux écrit au Président d’une Commission du CNRS : »  … Les études toxicologiques sur les animaux nous permettent de débuter dans les jours qui viennent une étude clinique en double aveugle dans le Service du Professeur L. Schwarzenberg… « . Deux ans plus tard, autorisation est donnée au Professeur Laurens du Val-de-Grâce de donner des doses de RLB aux praticiens ou hospitaliers qui en feront la demande. On est donc à la phase III du processus de demande d’AMM. Malheureusement l’Institut Pasteur a dû de nouveau se mettre en travers, car aucune demande d’AMM n’a été déposée.

Pendant la période où l’Institut Mérieux semble ne plus s’intéresser au RLB, Beljanski contacte le Laboratoire Servier, en 1975, pour lui présenter son premier anticancéreux , le BG8 (fabriqué à partir de l’alstonine). Dès que Beljanski annonce à M. Servier que son médicament sait distinguer entre cellule cancéreuse et cellule saine, la réaction est immédiate : « mais il n’y a pas de différence entre les cellules normales et les cellules cancéreuses« . Il n’y a donc même pas eu début de collaboration.

Après ces deux échecs, Beljanski se retire sous sa tente, si l’on peut dire pour continuer ses recherches et ne pas perdre de temps avec des industriels qui semblent indécrottables ou qui ont reçu l’ordre de ne pas donner suite.

Cependant des malades ont forcé la main de Beljanski. Car un Professeur de l’Université Paris-XIII, le Professeur Nawrocki, a eu vent des recherches et des résultats de Beljanski et en a fait bénéficier un membre de sa famille en 1982. D’autre part un médecin de ville a entendu parler de Beljanski et de ses résultats dans un congrès de médecins en 1985. Le bouche à oreille se met alors à fonctionner. En 1983, Beljanski reçoit une demande pressante d’un cancéreux auquel la Faculté (qui ne peut plus rien pour lui) accorde une survie de deux à trois mois. Beljanski le traite par la flavopereirine (sous le nom de PB 100) et le sauve. En 2003, il a fêté ses 20 ans de survie. D’autres exemples suivent. Ces succès se sont répandus comme une traînée de poudre, et il devenait de plus en plus difficile à Beljanski de refuser son aide. Et voilà Beljanski obligé de faire ce qu’il ne voulait pas faire : produire et commercialiser (et ceci sans AMM).

Pour pouvoir continuer ses recherches après sa retraite (1988), Beljanski avait fait l’achat d’un petit pavillon à Ivry. C’est là qu’il va commencer à produire pour répondre à une demande instante. Mais un homme d’affaire, concerné par un cas dans sa famille (un enfant mort d’un lymphome) lui propose sa collaboration et lui crée un laboratoire plus important à St-Prim dans l’Isère. Mais que cela soit bien clair : si Beljanski fait produire et vendre, ce n’est pas pour s’enrichir. Cela va l’aider à poursuivre ses recherches. Ce n’est pas avec une retraite de fonctionnaire que l’on peut financer un Laboratoire de Recherche.

Beljanski et le monde de la justice
Les hauts fonctionnaires du Ministère de la Santé connaissent très bien leur métier. En particulier, ils connaissent bien la doctrine officielle de la lutte anticancéreuse. Témoin la lettre du Ministre de la Santé, du 15 décembre 1989, en réponse à une lettre relatant la guérison d’une cancéreuse par le PB 100 (à base de flavopeirine), lettre dont j’extrais le passage essentiel :

« Ce qui est reproché à M. Beljanski, ce n’est pas de faire son métier de chercheur qu’il peut bien entendu poursuivre. C’est de fabriquer sans aucun contrôle de sécurité des produits dont il refuse absolument de donner la composition, alors qu’il n’est pas pharmacien et de prescrire ses produits à des malades, fussent-ils consentants, alors qu’il n’est pas médecin. Il faut savoir que, tout médicament efficace a des effets secondaires. Il n’y a aucune exception à cette règle. Il est de mon devoir de responsable de la santé publique de protéger la population vis-à-vis de ces risques.» 

Cette lettre devrait figurer en bonne place dans une anthologie de la cancérologie d’avant-Beljanski. Nos autorités en sont restées au dogme de la toxicité obligatoire des produits anticancéreux et refusent toute efficacité au PB100 puisqu’il n’est pas toxique. Que voilà une belle application du mythe du poison salvateur dans toute sa splendeur (ou dans toute son horreur !).
Puisque Beljanski produit et vend comme médicaments anticancéreux des produits non toxiques, c’est un “escroc”. D’où une première plainte du Ministère de la Santé en 1988.
Cette plainte ne donne lieu à aucune poursuite, car il faut savoir que les pharmaciens jouissaient jusqu’à fin 1992 d’un privilège ancestral, sous le nom de préparation magistrale. Tout pharmacien pouvait produire et commercialiser un médicament de son cru sans avoir à demander une autorisation de mise sur le marché, car il mettait sa réputation en jeu. Il pouvait se faire aider pour la fabrication et la commercialisation, c’est à dire créer une Société commerciale ; il pouvait aussi fournir sa préparation à d’autres pharmaciens.

C’est ce qu’a fait Beljanski. Tous ses produits ont été fabriqués sous l’égide d’un pharmacien, Alain Mirouze. Ils ont donc la qualification de préparation magistrale. On ne peut rien lui reprocher. Un non-lieu clôt l’affaire. Fort de ce succès, il annonce officiellement sa thérapie en Novembre 1990 dans une communication dont le titre a été repris pour cet article.

Mais l’industriel qui l’a aidé à monter le Laboratoire de St-Prim a décidé d’amorcer le processus de demande d’AMM. Il se met pour cela en relation avec le Professeur Jean Cahn, Directeur d’un Laboratoire intitulé « Institut de Recherche SIR International» , et le charge de faire faire les essais « en double aveugle»  nécessités par le dossier d’AMM. Bien entendu, les premiers résultats sont excellents. En même temps, le Professeur Cahn est en relation avec le Ministère de la Santé et le tient au courant. Dans une lettre du 15 Octobre 1992, on peut lire : « J’ai été mandaté pour entamer toutes les études prévues pour une demande d’AMM pour chacun des produits brevetés« .
Les hauts fonctionnaires du Ministère de la Santé, mis ainsi au courant, n’attendent pas que les dossiers d’AMM soient constitués (ce qui prendrait encore des années) pour faire stopper le processus. Car, n’est-ce pas, on sait d’avance qu’il ne sortira rien de ces essais puisqu’il s’agit de produits non toxiques. On ne peut que s’étonner que ces fonctionnaires ne réalisent pas que, de 1983 à 1992, Beljanski a soigné des centaines de malades avec ces médicaments non toxiques, et pourtant aucun ne porte plainte… Les suites provoquées par cette lettre d’Octobre 1992 sont décrites dans un livre traitant de L’Affaire Beljanski :

« Au moment où paraissent les résultats des expertises, on s’aperçoit tout à coup que le Pr Cahn a une très importante dette avec l’URSSAF… Une dette qui ne peut plus surseoir. Alors qu’elle traînait depuis des années, soudain plus aucun arrangement n’est possible… Le Pr Cahn va être presqu’immédiatement mis en liquidation ainsi que son Laboratoire. SIR disparaissant, le processus de demande d’AMM est aussi bloqué.» 

On voit que le pouvoir veut à toute force transformer Beljanski en coupable. Maintenant qu’on l’a empêché de préparer des dossiers d’AMM, il faut lui interdire l’emploi de la préparation magistrale. Pour cela, il suffit d’en restreindre le droit d’utilisation. C’est ce qui va être fait par un article de loi introduit subrepticement dans la loi de finance rectificative du 8 Décembre 1992. Maintenant le pouvoir tient Beljanski puisqu’il n’a pas d’AMM pour ses médicaments et qu’il ne peut plus prétendre à la préparation magistrale. Une deuxième plainte est déposée début 1993 au T.G.I. de St-Etienne.

L’affaire est plaidée le 23 Mars 1994. Le Procureur, sans lire ses notes (ce qui veut dire qu’il enfreint les ordres provenant du pouvoir), prend la défense de Beljanski :

« Mirko Beljanski est un biologiste réputé. Personne ne conteste la valeur de ses travaux. Le représentant du ministère public reconnaît que le biologiste n’est pas un charlatan. Il n’y a pas d’élément dans le dossier qui puisse permettre de discréditer la valeur scientifique de ses travaux… L’Etat aurait dû l’aider financièrement.» 
(citation du Journal de la Haute Loire du 24 Mars 1994).

Le Procureur demande et obtient une condamnation symbolique à une amende de 1 F, avec dispense de peine. Quelle gifle pour le Directeur Général de la Santé !

Va t’il se tenir pour battu ou va t’il déposer une troisième plainte ? Car, même si Beljanski a pratiquement gagné, il n’en reste pas moins qu’il n’a pas d’AMM et qu’il ne peut plus prétendre à la préparation magistrale, comme déjà indiqué plus haut. Il faut que Beljanski se méfie, car, même s’il est impossible de remettre en cause la chose jugée, le Directeur Général de la Santé a l’air tellement monté contre Beljanski qu’il trouvera bien un moyen de déposer une troisième plainte.

Nous sommes en 1994 et il faudra attendre le 20 Juin 1996 pour le dépôt de cette troisième plainte. Pourquoi deux ans d’attente ? Parce qu’il se produit un fait totalement inattendu. Quelqu’un a fait connaître au Président François Mitterand, atteint d’un cancer de la prostate avec métastases osseuses, l’existence du Pao Pereira (à base de flavopereirine) et lui a donné les références d’un médecin connaissant les médicaments Beljanski. Alors que le Président s’était même trouvé mal en Conseil des Ministres, on le voit reprendre de l’allant. Il faut dire qu’il a eu droit à un traitement royal. Beljanski a fabriqué spécialement pour lui un produit dosé à 70% (PB 800) de flavopereirine, alors que le vulgum pecus se contente de 10% ou de 30% pour des cas lourds.

Le pouvoir a donc attendu le décès du Président pour déposer la troisième plainte au T.G.I. de Créteil, profitant du fait que les doses de R.L.B. étaient fabriquées dans le petit Laboratoire d’Ivry. Ce qui s’est passé à la suite de cette troisième plainte est proprement incroyable. Les consignes données au Juge d’Instruction étaient certainement très dures, car le 9 Octobre 1996 eut lieu à St Prim une scène digne d’un (mauvais) western américain : envoi de membres du GIGN cagoulés pénétrant dans la propriété à 6 heures du matin en cisaillant la clôture, en défonçant la porte du Laboratoire, etc…Beljanski est emmené manu militari et transféré de Lyon à Créteil menotté en chemin de fer !!! Il fut mis sous contrôle judiciaire. On lui confisqua son passeport (» pour qu’il ne puisse pas faire à l’étranger ce qu’on ne veut pas qu’il fasse en France« ).

On lui interdit :

- de sortir de France ;
- de parler de ses produits ;
- de publier des articles scientifiques ;
- de rencontrer des journalistes ;
- d’assister à des colloques scientifiques ; etc…

Vous ne vous étonnerez pas que le stress créé par cette situation ait déclenché chez lui une leucémie myéloïde aigüe, gravissime à son âge, à laquelle il a résisté deux ans grâce à ses propres médicaments. Il est décédé le 28 Octobre 1998.
En même temps que Beljanski subissait ce traitement, le Juge d’Instruction envoyait les gendarmes chez tous les patients utilisant ces médicaments pour confisquer les produits !! Dans le mois qui a suivi, des patients, qui venaient de commencer une thérapie Beljanski de la dernière chance, en sont morts.

L’affaire s’est plaidée en Mai 2001. D’après ce qu’on peut deviner des consignes données au Parquet de Créteil, il ne faut pas s’étonner que le Procureur n’ait rigoureusement tenu aucun compte des témoins de la défense, dont j’étais, nous considérant comme des petits « rigolos»  qui n’ont aucune importance. Il a été suivi par la Cour qui a prononcé des condamnations très sévères : prison avec sursis et amendes. D’où appel.
L’appel a eu lieu à Paris et s’est plaidé en Mai 2002. Les témoins ont été écoutés et entendus en ce sens que la Cour a reconnu que les produits Beljanski n’étaient pas « des produits trompeur»  comme il était indiqué dans l’acte de renvoi. De ce côté-là, nous avons gagné. Mais les condamnations ont encore été sévères bien que la prison ait été supprimée.
(Pour la petite histoire, un haut magistrat, rencontrant dans un couloir le Professeur Nawrocki lui a dit : « Je vous félicite. Ce que vous faites est remarquable… ; mais il y a une pression énorme sur ce dossier « . Les magistrats reconnaissent que la plainte du Ministère de la Santé n’est étayée que par des arguments fallacieux. Cela ne les empêche pas de condamner. Que devient la séparation des pouvoirs ?)

Conclusion
Il est étrange de constater que rien n’a pu résoudre le « malentendu»  entre Beljanski et les biologistes officiels. Aucun d’entre eux n’a voulu prendre connaissance des résultats de Beljanski. Et quand l’un d’entre eux veut vérifier une affirmation de Beljanski (mais sans lire la publication correspondante), il interprète mal son résultat et la « nomenklatura»  biologique condamne Beljanski.
A quoi cette situation vous fait-elle penser ?
Evidemment au conflit entre Galilée et la Papauté. Comment se fait-il que les tenants aveugles du dogme soient des hommes, et des femmes, faisant partie des êtres les plus intelligents, les plus cultivés, les plus rationnels de la planète ? Par principe, ils ont en horreur le principe d’autorité. Et que font-ils ? Exactement le contraire de ce que l’on attend d’eux : ils se soumettent d’eux-mêmes au principe d’autorité en suivant J. Monod sans discuter. Comment se fait-il qu’ils ne réalisent pas que leur comportement est l’antithèse de leurs principes ?

La condamnation de Galilée a comporté :

  • une interdiction de parler du système héliocentrique ;
  • une assignation à résidence. Qu’en a t’il été pour Beljanski ?
  • une interdiction totale de continuer à faire de la recherche et d’en parler ;
  • une arrestation dans des conditions telles que le stress ainsi créé ne pouvait déboucher que sur un décès, vu son âge.

Actuellement, la situation est la suivante :

  • si, ayant un cancer détecté à temps, vous connaissez un médecin pratiquant la thérapie Beljanski, vous décuplez vos chances de guérir sans subir d’effets secondaires importants (mais aussi à condition de pouvoir payer, car les gélules sont onéreux et ne sont pas remboursés par la Sécurité Sociale) ;
  • si vous ignorez la thérapie Beljanski (c’est la situation officielle actuellement), vos chances de guérison sont beaucoup plus faibles, et vous subissez les effets secondaires, mais vous êtes remboursés…

Il faut aussi savoir que ces médicaments sont tellement efficaces et sans effets secondaires qu’ils sont amplement copiés de par le monde. On compte actuellement 17 contrefacteurs (qui ne versent aucune redevance aux héritiers Beljanski) basés principalement autour de la France (Belgique, Espagne, Italie, Luxembourg, Suisse). Si cet article ne vous a pas convaincu de l’excellence des médicaments Beljanski, je pense que l’existence de ces contrefacteurs entraînera votre adhésion. Car, jusqu’à présent, on n’a encore jamais copié quelque chose qui ne marche pas.

Une dernière remarque : les gens de ma génération se souviennent que, en 1955, après la découverte du vaccin de la poliomyélite, le Président Eisenhower a déclaré : « Dans vingt ans, le cancer sera vaincu»  Et les Etats-Unis ont mis le paquet, c’est à dire beaucoup d’argent et de chercheurs, sur la recherche sur le cancer.
Résultat : officiellement néant. Et, dans toutes les nations développées, on continue à effectuer des recherches pour guérir les cancéreux, et ceci sans obtenir aucun résultat notable.
Or, qu’est-ce que l’on retire de l’histoire de Beljanski et de ses médicaments ? Tout simplement qu’effectivement le cancer a été vaincu dans les vingt ans prévus par le Président Eisenhower, puisque c’est en Décembre 1975 que Beljanski a présenté son premier médicament anticancéreux au Directeur du Laboratoire Servier. Ce que ne pouvait prévoir le Président Eisenhower, c’est que cela ne se produirait pas aux Etats-Unis et ne serait pas le fait de la recherche ayant « pignon sur rue« , qu’il s’agisse de recherche académique ou de recherche appliquée. Nous avons vu que ces médicaments spécifiques et non toxiques sont des molécules naturelles présentes dans certains végétaux. Ces molécules ne pouvaient être trouvées que si l’on pensait à s’occuper à la fois de cancers végétaux et de cancers animaux. Seul au monde Beljanski a eu cette idée de génie.

Henri Boiteux

Notes :
1 – Ce n’est qu’en 1989 que l’existence de la transcriptase inverse bactérienne sera confirmée par S. Inouye et W. Maas aux USA
2 – « The Regulation of DNA. Replication and Transcription. The Role of Trigger Molecules in Normal and Malignant gene Expression» . Experimental Biology and Medecine. Karger Ed.n Basel (CH), 1-190, 8, 1983. Réédition 2003 : EVILiberty Corp., 214 East, 52nd Street, New-York, NY 10022, USA (evibooks@aol.com / www.evibooks.com)

Remarque importante : Cet article ne prétend pas, et de très loin, présenter l’ensemble du travail scientifique de Beljanski, même dans ses implications médicales. Il ne s’agit ici que du cancer ; et encore, seuls les principes d’action de ces médicaments ont été donnés, sans entrer dans les détails cliniques.

Le témoignage étonnant d’un journaliste : enquêtant contre Beljanski, il y a onze ans, il lui doit la vie aujourd’hui !

Ma première rencontre avec les produits Beljanski remonte à 1993 en tant que journaliste menant des investigations CONTRE Mirko Beljanski.
Celui-ci m’avait été décrit comme prétendant guérir le cancer et le sida avec une quelconque poudre de perlimpinpin. Promesses relevant évidemment du charlatanisme le plus cynique, ce dont j’avais la ferme intention d’apporter la preuve en quelques semaines d’enquête dans le milieu des malades et des médecins concernés. Mon but était des plus simples : trouver une vingtaine de victimes de ces faux médicaments prêtes à témoigner contre ce pseudo-scientifique.
Un mois plus tard, je n’en avais pas trouvé une seule, mais les malades satisfaits – certains se prétendant même guéris ! – étaient une bonne dizaine… Deux mois passèrent, puis six, puis douze… Tout en continuant à enquêter sur d’autres sujets, je persistais à mettre à jour la duplicité de ce Beljanski.
J’y consacrais quelques heures chaque semaine. C’était devenu pour moi une sorte de défi professionnel. Savoir que quelqu’un prétendait soigner à la fois deux maladies aussi différentes que le cancer et le sida et en plus avec les mêmes molécules, m’était insupportable. Responsable de la rubrique « Défense du consommateur« , je me devais de dénoncer ce scandale : il en allait de ma conscience de journaliste !
Mais je ne trouvais toujours personne pour se plaindre, parmi les utilisateurs de ces sacrées molécules. Même les cas de décès étaient imputés, par les familles, à une prise trop tardive des produits Beljanski, qui étaient censées, à les en croire, avoir quand même amélioré l’état du malade… Quant à ceux jurant sur tous les dieux de l’Olympe et d’ailleurs devoir leur vie à ce Beljanski… ils étaient déjà un bon millier, après deux ans d’enquête, lorsque deux événements ébranlèrent coup sur coup mes certitudes.
A la même époque qui voyait le procureur d’un tribunal de Saint Etienne déclarer que le seul scandale de l’affaire Beljanski était que l’Etat ne donne pas à celui-ci les moyens de faire bénéficier l’ensemble des citoyens de ses découvertes, c’était le PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE en personne qui exprimait, dans la presse, sa reconnaissance pour un médecin améliorant son état grâce aux fameuses molécules.
C’en était trop ! Je dus, sous la pression des faits, reconnaître mon erreur, et entamer une série d’articles en faveur de Beljanski, pour le plus grand bien de mes lecteurs dont certains sauvèrent leur vie à leur tour. Je n’imaginais pas que j’aurai d’autres raisons de m’intéresser à ces produits…
Pourtant, de longues années plus tard, en juillet 2000, alors que, naviguant au plus près entre les hauts et les bas de l’existence, j’avais pratiquement oublié l’affaire Beljanski, celle-ci redevint pour moi d’une brûlante actualité : j’étais à mon tour atteint d’un cancer !
Il s’agissait d’un cancer de l’intestin, ce que j’estimais assez incroyable, dans la mesure où je n’avais jamais fumé, jamais bu ni festoyé avec excès, et où je me ruinais, de plus, en nourriture biologique depuis pas mal d’années… Autant de raisons pour lesquelles cette maladie me semblait improbable, de sorte que je n’avais pas voulu y croire, laissant la tumeur se développer à outrance, d’où un diagnostic sans appel : IL VOUS RESTE TROIS MOIS A VIVRE , ET CE SERONT TROIS MOIS D’ENFER.

Deux observations, concernant ce diagnostic :
1 : Il ne m’a été livré aussi brutalement que parce que je l’ai exigé et que le médecin a eu l’intelligence de comprendre que j’étais apte à en tirer parti sans état d’âme…
2 : Tous les malades que j’ai vus gagner contre le cancer sont des malades à qui des irresponsables n’ont pas retiré toutes chances de lutter en leur cachant l’urgence qu’il y avait à se battre… Me battre… c’est ce à quoi j’ai pu consacrer toute mon énergie, grâce aux produits Beljanski.

  • Protégé par le GINKGO V, j’ai pu entreprendre une radiothérapie à des doses insensées, ce qui n’était pas envisageable sans cette protection.
  • Dans mon ADN déstabilisé par cette agression des rayons, le PAO V FM (celui-là même utilisé par François Mitterrand quelques années plus tôt) a pu pénétrer au maximum, générant cette synergie d’action qui est le maître-mot de tout traitement Beljanski.
  • Ma tumeur ayant un certain aspect hormono-dépendant, le ROVOL V, régulateur hormonal et puissant anticancéreux, a encore renforcé cette synergie.
  • Mes défenses immunitaires, délabrées par une chimiothérapie, que l’on m’avait imposée contre mon gré et par le mensonge (je n’étais plus dans le même hôpital, et la loyauté n’avait plus cours…), sont remontées grâce au REAL BUILT.
  • REAL BUILT dont l’efficacité ne s’est pleinement manifestée – il faut le souligner ! – qu’après adjonction à mon traitement de doses quotidiennes de MAGNESIUM, dont la carence accompagne souvent certains cancers.

Oui, je vis, et grâce à qui ?
Je ne m’étendrai pas sur l’incompétence prétentieuse, l’irresponsabilité, le mépris du malade auxquels j’ai été confronté dans le milieu médical. Il faudrait écrire un volume… et c’est d’ailleurs ce à quoi j’occupe mes journées ! Je retiendrai l’essentiel : QUATRE ANNEES ce sont écoulées. Mon cinquième bébé est né. Sa maman et moi avons écrit un premier livre sur l’affaire Beljanski, l’histoire de Gérard Weidlich « Enquête sur un survivant illégal« . Nous en préparons un deuxième, relatant l’ensemble de mon enquête et donnant la parole aux malades. Je travaille, je vois grandir mes enfants. Je vis… tout simplement…

Oui, je vis, et grâce à qui ?
Je vous pose la question compte tenu de cet élément de réflexion : Le médecin qui a établi mon diagnostic – celui à la franchise duquel je dois d’avoir pris ma santé en main par des méthodes pour quelques années encore « hors circuit» , puisque condamné par les circuits officiels – m’a été directement conseillé par le Ministère de la Santé comme étant le meilleur, en France, pour une pathologie intestinale. C’est donc ce professeur maîtrisant, mieux que tout autre, absolument toutes les solutions officiellement envisageables qui m’a accordé trois mois à vivre il y a quatre ans. La seule stratégie qu’il n’avait pas envisagée étant le renfort de la synergie Beljanski, je répète ma question et laisse au lecteur de bonne foi le soin de conclure :
Quel a été l’élément décisif de ma survie ?

Jean-Paul Le Perlier
Journaliste et co-auteur avec Sophie Chervet de « Enquête sur un survivant illégal, l’affaire Gérard Weidlich»  – Guy Trédaniel Éditeur – 2002
à paraître des mêmes auteurs : « Cancers et guérisons illégales»  – même éditeur.



Sources
Nexus n°33

Centre d’Innovations, de Recherches et d’Informations Scientifiques (CIRIS)
97 rue Lafayette
38200 Vienne
Tel : 04 74 56 58 00
Site web : http://www.beljanski.com


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Un commentaire

Qu’est-ce que le Cancer !

When normal cells are damaged beyond repair, they are eliminated by apoptosis. Cancer cells avoid apoptosis and continue to multiply in an unregulated manner.

Qu’est-ce que le Cancer !

Une illustration de l’oncotest à partir d’une description sommaire dans Beljanski, un novateur en biomédecine ; concepts, théories, applications ; C.-G. NORDAU et M.S. BELJANSKI, éd. EVI Liberty Corp, 2001 sans avoir eu accès à la publication originale (M. Beljanski, Oncotest : A DNA assay system for the screening of carcinogenic substances, IRCS Medical Science, 1979, 7, p 476)

Pierre Stouf


Le cancer (du latin cancer=crabe par allusion à une maladie qui ronge l’organisme ou à la forme de certaines tumeurs : une masse spongieuse d’où partent des ramifications telles les pattes d’un crustacé comme le décrit Galien : « Une tumeur qui s’étend des deux côtés par des prolongements anormaux qui envahissent les tissus adjacents. Cela ressemble aux pattes d’un crabe qui sont elles aussi présentes tout le long de la tête et du corps de l’animal ») est une prolifération anormale de cellules chez un pluricellulaire formant ainsi des amas ou tumeurs (c’est la tumorisation ou tumorigénèse ou encore l’oncogénèse) qui se développent localement (on ne connaît donc que des tumeurs végétales et animales). La migration pour l’invasion souvent fatale d’autres tissus par des cellules issues de ces tumeurs (cancérisation proprement dite) n’existe que chez les animaux et l’homme. L’oncologie (du grec ontos=tumeur) qui est l’étude des tumeurs, reste cependant pratiquement l’équivalent du terme cancérologie.
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On pense depuis fort longtemps que l’origine du cancer est un défaut de communication d’une cellule avec les autres cellules qui l’entourent. Une cellule devient cancéreuse lorsqu’elle ne répond plus ou répond mal aux signaux qui contrôlent la prolifération cellulaire dans un organisme pluricellulaire. L’oncogénèse désigne le processus de précancérisation, c’est-à-dire de formation d’une tumeur . Du fait de la proximité des termes et du développement quasi exclusif de la recherche génétique en cancérologie, il est aisé de confondre ce mécanisme biologique avec les seules causes génétiques à cette tumorisation. De ce point de vue, strictement génétique, la tumorisation est rapportée à des gènes nommés oncogènes, mais ce gènes ne sont pas bien sûr la seule cause de l’oncogénèse. De la même manière ont été découvert des gènes viraux dits oncogènes, intervenant dans le processus de cancérisation. Ces gènes viraux ne sont pas non plus les seuls oncogènes.

1.1 De l’hypothèse nucléaire à l’hypothèse des mutations somatiques en passant par l’hypothèse virale

Boveri, en 1914 avait noté que les structures nucléaires des cellules tumorales malignes diffèrent très fréquemment de celles des cellules normales et supposé qu’elles étaient la marque de modifications du patrimoine héréditaires survenues dans une cellule au sein d’un tissu et qu’elles étaient la cause des aberrations de comportement des cellules malignes.

Les biologistes danois Ellerman et Bang (1908) ont montré que la leucémie du poulet était transmissible par des extraits cellulaires filtrés et peu après les ravaux de Peyton Rous conduisirent à l’identification du virus sarcomatogène de Rous, premier virus à l’origine de tumeurs cancéreuses. Depuis son ARN a été séquencé et la transcriptase inverse dont il possède le gène (pol) a été identifiée. Cette enzyme lui permet d’être intrégré au génome de la cellule transformée sous forme d’une molécule d’ADN (provirus). Un gène dit sarcomatogène (src), indispensable au pouvoir tumorigène, a été identifié. L’expression du gène src aboutit à la production d’une protéine phosphorylée d’une masse de 60 kDa, la protéine pp60src, qui possède une activité tyrosine protéine kinase. Ce gène s’est finalement révelé être d’origine cellulaire et non virale car, en 1976, Stéhelin, Varmus et Bishop démontrèrent, grâce à des techniques d’hybridation moléculaire entre ARN viral et ADN de cellules de poulet non infecté, que le gène sarcomatogène viral, appelé maintenant v-src, provient d’un gène cellulaire, c-src, dont l’ARN a été ajouté à l’ARN viral au cours de précédents cycles de réplication. Ce gène cellulaire, indispensable à la tumorisation due au virus, a été qualifié d’oncogène. On pense habituellement que la conversion du proto-oncogène c-src en oncogène viral v-src est le résultat d’une dérégulation de l’expression du gène. En outre, au cours de la formation du virus sarcomatogène de Rous, on observe des réarrangements et mutations de la région codante de c-src.

Fort de cette expérience on a recherché, pour les virus à l’origine de tumeurs, soit des oncogènes dans le génome viral, soit des proto-oncogènes à proximité du point d’insertion du provirus dans la cellule transformée (par exemple le proto-oncogène c-myc pour le virus de leucose aviaire). La chasse aux proto-oncogènes a été fructueuse, on en connaît une centaine, mais décevante : on y trouve des molécules aussi variées que des facteurs de croissance, des protéines possédant une activité enzymatique tyrosine protéine kinase, des protéines à activité GTPasique, ou des protéines nucléaires à plus ou moins forte affinité pour l’ADN. L’incompréhension a culminé avec ce qu’on appelé les gènes suppresseurs de tumeurs ou anti-oncogènes dont l’existence a été postulée à la suite des expériences d’hybridation cellulaire, car, dans le cas de fusion d’une cellule non tumorigène avec une cellule tumorigène, la cellule résultante est quasiment toujours non tumorigène.

Le rôle tumorigène des virus à ADN, comme certains virus de papillomes humains (HPV), a été beaucoup plus difficile à établir.
Finalement l’hypothèse de l’origine nucléaire des cancers de Boveri a été reformulée dans les années 1980 pour devenir l’hypothèse des mutations somatiques comme origine des cancer, plus ou moins dépendante des virus puisque ceux-ci sont interprétés comme des agents mutagènes. Plus de 150 mutations ont été repérées dans les cellules cancéreuses. Ces mutations, parfois héréditaires, sont donc considérées comme la cause directe de l’apparition de tumeur. Pour certains gènes, le cancer va jusqu’à être considéré comme une maladie génétique et l’on applique sans hésiter les « lois»  de Mendel à la transmission de cancers dits héréditaires ou familiaux comme le rétinoblastome.

1.2 Le cancer comme déstabilisation de l’ADN

Ces explications ne sont pas convaincantes. On est emmené dans une quête sans fin de gènes de prédisposition dont on ne connaît même pas la fonction, chez des organismes extrêmement différents les uns des autres, quand ce n’est pas la recherche de ces gènes dans des cultures de cellules non plus hybrides mais chimères (mélanges de plusieurs espèces).

La cancérisation touche le travail de relation entre cellules d’un tissu différencié, elle touche aussi le travail de reproduction dans l’aspect du renouvellement cellulaire et de son contrôle. Il est évident à tous qu’il existe plus qu’une simple comparaison entre les mécanismes de contrôle de la prolifération/renouvellement cellulaire et les mécanismes de l’ontogénèse.

On aurait donc pu s’attendre à une théorie générale de la cancérisation, au minimum organique (définie au niveau des organes).
Mais, on a uniquement une théorie cyochimique et cytogénétique. En effet, tout comme dans le cas de l’embryogénèse, la piste génétique a été aussi celle de prédilection dans les études sur le cancer.
On en a peut-être aussi oublié que l’on travaillait sur des cultures de cellules isolées, que les seules paramètres de la tumorisation qui pouvaient être dès lors étudiés étaient des paramètres moléculaires car ils étaient les seuls à être conservés. On s’est focalisé encore une fois sur les gènes et l’on a peut-être un peu perdu de vue l’ADN, molécule manipulée par une cellule, devenue cancéreuse. Tout comme R. Chandebois le propose, avec la progression autonome et le comportement individuel des cellules , il existe au moins une piste exogène sérieuse et documentée pour le cancer : celle des travaux de M. Beljanski.
En reprenant les termes de Laurent Schwartz (dans Le cancer résiste à la science, Laurent Schwartz, La Recherche, 284, février 1996, p 54-60) : « La guerre contre le cancer n’est pas forcément perdue, mais les espoirs nourris dans les années 1970 se sont révélés en grande partie vains. [...] Des progrès considérables ont certes été effectués dans la compréhension des processus cancéreux. mais ils ne permettent d’identifier aucun gène qui soit propre à ce processus. Toute protéine synthétisée dans une tumeur peut l’être dans une cellule normale. Cette absence de spécificité de la cellule cancéreuse est un obstacle majeur tant à la chimiothérapie qu’à l’immunothérapie et à la thérapie génique. Un signe de l’échec parmi d’autres : les compagnies pharmaceutiques ne tirent des anticancéreux que 2% de leur chiffre d’affaire. » (personnellement je trouve que cela fait déjà un beau pactole, ce qui justifiera certaines prises de position dans la politique de recherche contre le cancer). En tout cas ces phrases sont claires et cela fait de nombreuses années que M. Beljanski répond de façon statisfaisante, pour ce que je peux en juger, à ces objections.
Ces approches n’ayant pas accès à la une des médias, je ne les connais sans aucun doute pas toutes. Je pense que je peux sans hésiter leur faire une place dans un cours de biologie qui cherche à éveiller de jeunes esprits en incitant fortement des futurs chercheurs à travailler sur une bibliographie originale complète à laquelle je n’ai pas accès. Les travaux de M. Beljanski consistent en une approche du cancer qui prend en compte une faculté commune à toutes les cellules cancéreuses : celle de répliquer de façon importante l’ADN. Elle a donné lieu à un test qui mesure le degré de toxicité d’une substance chimique en regard avec la stimulation par cette substance de la synthèse de molécules d’ADN extraites de cellules cancéreuses et non cancéreuses (voir oncotest ci-dessous).

L’idée fondamentale peut être résumée par le schéma suivant :

Représentation schématique de la déstabilisation de la molécule d’ADN par des substances chimiques cancérogènes (en violet) . L’ouverture de l’hélice d’ADN, rend plus accessible ou au contraire moins accessible certains gènes aux complexes enzymatiques de réplication (ADN polymérase) et de transcription (ARN polymérase). Ce schéma est une illustration théorique (d’après Beljanski, un novateur en biomédecine, p 42).


Une illustration du principe de l’Oncotest basé sur la déstabilisation de l’ADN des cellules cancéreuses par rapport à celui des cellules saines.
D’après « La santé confisquée« , Monique et Mirko Beljanski, EVI Liberty Corp., 1999, 4ème édition augmentée, p 25

1.3 des cellules cancéreuses en culture in vitro aux tumeurs in vitro et in vivo

Dès 1970 l’utilisation de cultures cellulaires de cellules tumorales a permis des progrès rapides (voir plus bas dans cette page). Des lignées référencées de cellules tumorales animales et humaines sont ainsi à la disposition de certains groupes de recherche (publics ou privés) qui les conservent soigneusement.

In vitro les cellules tumorales peuvent se distinguer des cellules normales par
- une moindre adhérence au substrat pouvant s’accompagner de la capacité à proliférer en suspension et former des colonies sphériques dans un milieu partiellement gélifié (par de l’agar),
- une morphologie moins aplatie
- la perte de l’inhibition de contact, ce qui permet aux cellules tumorales de former de multiples couches de cellules, même sur support solide
- une prolifération en présence de faibles quantité des facteurs de croissance présents dans le milieu (ce qui se met facilement en évidence lors du repiquage des souches tumorales car des souches normales ne se développent pas dans les conditions de culture suffisantes pour des souches tumorales)
- et une aptitude à former des tumeurs, lorsqu’on les greffe à un organisme (des hyperplasies ou excroissances comme les galles chez les végétaux peuvent rapeller les tumeurs mais ne peuvent se développer à le suite d’une greffe, ce qui permet de les différencier des vraies tumeurs qui peuvent toujours se greffer et proliférer chez l’hôte). Pour éviter les rejets immunitaires de greffes, on utilise dans l’étude des cancers chez la souris, des souris nude, dépourvues de thymus, qui acceptent mêmes les greffes de cellules humaines.
Un élément important mais qui demande à être vérifié est la polarisation inverse de la membrane cellulaire, négative extérieurement et positive intérieurement, ce qui est l’inverse de la polarisation des cellules normales de l’organisme. Cette polarisation inverse pourrait expliquer la pénétration de certaines molécules chargées positivement qui normalement ne passent pas la membrane chargée négativement.

Le premier stade de la maladie ou précancérisation correspond à des cellules qui se divisent et forment des tumeurs bénignes car ne migrant pas dans d’autres parties de l’organisme. Ces tumeurs peuvent être supprimées par chirurgie ou par radiothérapie, une fois qu’elles sont en phase clinique, c’est-à-dire suffisamment grosses pour être détectables. Entre le début, silencieux, du premier stade et le début du second peuvent s’écouler des dizaines d’années.
Le deuxième stade est celui des métastases, colonies de cellules cancéreuses invasives migrant par le sang ou la lymphe vers d’autres organes et y formant des tumeurs malignes. Le processus de transformation de cellule bégnine en maligne est franchement inconnu même si des pistes sont exploitées dans le domaine de l’adhérence des cellules aux matrices extra-cellulaires et dans le domaine de la résistance à l’apoptose qui, normalement, toute toute cellule de tissu qui n’est plus ancrée à sa matrice-support. On ignore aussi pourquoi certains tissus comme le cartilage sont exempts de métastases. Seuls les vaisseaux cérébraux sont touchés, le tissu nerveux cérébral est aussi indemne. (voir La dissémination des cellules cancéreuses, Erkki Ruoslahti, Pour la Science, Dossier Hors-Série, avril 1998, p 106-109)
Les cancers sont responsables en France du quart des décès (32% chez les hommes et 23% chez les femmes).

2. « Cancers»  végétaux

2.1 Les cultures in vitro, point de départ des études sur les tumeurs végétales

Les cultures in vitro de cellules végétales n’ont pas été aussi rapides que l’on pourrait le croire. Haberland, dès 1902, s’efforça d’obtenir la survie et la multiplication in vitro de cellules et tissus (cellules de poils staminaux de Tradescantia , poils glanduleux d’Ortie, épiderme de Fuchsia …). La première culture réussie a été celle d’un organe et non celle d’un tissu, à l’inverse des cultures de cellules animales. En effet la première culture racinaire réussie (qui englobait le méristème) ne fut de d’une durée de quelques vingt semaines vers 1922 (par W. Kotte, en Allemagne, et par W. J. Robbins, aux États-Unis). Ce n’est que dix ans plus tard que P. White réussit à obtenir la première culture indéfinie en cultivant des extrémités de racines de tomates sur un milieu contenant des sels minéraux, un sucre et de l’extrait de levure. Cette souche isolée par White, et entretenue par repiquages, vit toujours actuellement.
C’est R. Gautheret qui réalisa les premières cultures monocellulaires in vitro. « En 1934, d’abord, il utilisa le tissu cambial de divers arbres tels que saule, hêtre, peuplier, orme, etc. (Le cambium est le méristème latéral qui assure la croissance en épaisseur des tiges et des racines. Tout comme celles des méristèmes apicaux, les cellules du cambium conservent indéfiniment leur pouvoir de multiplication.) Explantés à la surface de tampons de coton imprégnés de solutions nutritives ou dans des milieux gélosés, les fragments de cambium multiplient leurs cellules d’une façon intense et anarchique, produisant des mamelons parenchymateux indifférenciés qui peuvent se développer ainsi pendant six à huit mois ; au-delà de cette période, les cultures périclitent et meurent car elles ne supportent pas les repiquages. Puis, en 1939, abandonnant le tissu cambial des arbres pour les tissus de carotte, Gautheret réalisa des cultures sur milieu additionné d’une solution oligo-dynamique (solution contenant des traces de sels minéraux divers tels que cuivre, manganèse, nickel, zinc) ; il réussit ainsi à isoler une couche cellulaire qui se développe de façon indéfinie, par repiquages périodiques, tout comme les cellules animales » (in E.U. article « culture d’explants» ). Cette même année, en 1939, P. Nobécourt, en France, réalisait aussi la culture histiotypique de tissus de carotte, et P. White, aux États-Unis, parvenait à cultiver les tissus d’une tumeur produite spontanément par un hybride de tabac. À l’heure actuelle, on parvient à cultiver les tissus de presque toutes les espèces végétales. Ces succès sont dus en grande partie à l’emploi de l’auxine.
Les tissus tumoraux sont aussi qualifiés d’anergiés (l’anergie est le nom donné par R. Gautheret aux tissus de tabac, qui sous l’action de l’auxine, subissent une transformation tumorale).

2.2 Les tumeurs végétales : crown-gall, tumeurs à virus et tumeurs spontanées des hybrides

Le crown-gall (du nom de la protubérance cancéreuse qui apparaissant au collet (crown) de la betterave à la suite d’une blessure de la plante souillée par de la terre) est une véritable cancérisation ou tumorisation végétale. Elle représente un modèle végétal pour le cancer animal même si la cellule végétale est tout de même assez différente de la cellule animale (la paroi notamment qui à la fois limite certains échanges et en induit d’autres par voie apoplasmique…) et les tissus végétaux n’ont pas réellement la même définition que les tissus animaux (du fait des communications cytoplasmiques entre les cellules d’un même tissu, voir de deux tissus adjacents par les plasmodesmes : c’est la voie symplasmique…). On connaît plus de 140 espèces de plantes, Dicotylédones ou Gymnospermes, sensibles au crown-gall. La cancérisation nécessite un traumatisme, puis la pénétration d’une bactérie, obligatoirement vivante, inductrice de tumeurs : Agrobacterium tumefaciens. Les tumeurs induites peuvent se repiquer ou se greffer sur d’autres plantes, même entièrement stériles, ce qui permet de qualifier ces tumeurs comme véritablement cancéreuses.
L’origine de l’induction repose sur plusieurs hypothèses, ne s’excluant pas forcément :
* l’hypothèse virale : un bactériophage, associé à la bactérie serait un virus « oncogène» , hypothèse très souvent avancée pour les cancers animaux ;
* l’hypothèse génétique : le génome de la bactérie contiendrait un oncogène qui serait libéré. Cette hypothèse a été longement travaillée par M. Beljanski et ses collaborateurs. Le pouvoir tumorigène de la bactérie est lié à un ARN court tumorigène est expulsé et actif en présence d’auxine qui déstabilise l’ADN de la cellule végétale et le rend ainsi réceptif à l’ARN tumorigène.
* l’hypothèse des facteurs de croissance tumorigènes qui a été approfondie par Beljanski et son équipe. On trouve dans les cultures de tissus aseptiques des acides aminés (opines ou guanidines), l’octopine, la nopaline et la lysopine qui n’existent pas en quantité décelable dans les tissus sains. La nature de ces produits dépend de la bactérie qui a été à l’origine de la cancérisation. Telle souche engendre des tumeurs à nopaline, telle autre des tumeurs à octopine, et ces caractères se maintiennent indéfiniment. Ces substances déstabilisent l’ADN de la bactérie en présence d’auxine, tout comme ells déstabilisent l’ADN des propres cellules végétales tumorales par un effet de en retour. Plus une cellule présente un ADN déstabilisé, plus elle sécrète des substances déstabilisatrices qui ont été nommées des marqueurs cancéreux par Beljanski. Ces marqueurs tumoraux induisent la séparation des chaînes de l’ADN des cellules tumorales et des bactéries tumorigènes sans avoir d’effet important sur les cellules normales. Les marqueurs cancéreux trouvés dans les cellules animales (AFP, ACE, calcitonine et ferritine) stimulent la croissance des tumeurs de pois (Pisum sativum), de chrysanthème (Datura stramonium), de tabac (Nicotiana tabacum) et de vgne vierge (Parthenocissus tricuspidata) in vivo, mais les opines n’agissent pas sur les tissus cancéreux de mammifères ni sur les tumeurs in vivo.
La kinétine, autre hormone végétale, dont on avait noté le pouvoir antitumoral, possède la propriété inverse de resserrer la chaîne d’ADN.

Il existe deux autres types de cancérisation végétale : les tumeurs à virus et les tumeurs spontanées des hybrides.

3. Cancers animaux

3.1 Des cultures de cellules aux cultures de tissus animaux

La culture in vitro de cellules animales a été un succès dès 1903. En suivant les protocoles d’Haberland -qui étaient des échecs pour la culture in vitro de cellules végétales- le Français Justin Jolly réussit la culture des globules rouges de triton (qui sont nucléés) pendant 15 jours (ensuite, le rythme des divisions décroît pour s’annuler au bout de quelques mois). En 1907, R. G. Harrison, en Amérique, réalisa la différenciation, in vitro , des ébauches des racines des nerfs rachidiens d’embryons de Batraciens. Il démontra que les nerfs ont un accroissement propre et s’allongent au fur et à mesure des besoins. En 1912, Carrel obtient une culture stable par repiquage périodique de fibroblastes de cœur de poulet, grâce à l’utilisation d’un milieu constitué de plasma auquel il ajoute, sous forme d’extrait d’embryons, les substances de croissance.
Il faut bien noter ici que ce sont des cellules qui se mutliplient et recouvrent le milieu de culture d’un voile cellulaire. Mais elles ne reforment un tissu (l’explant initial se désorganise et meurt) avec la structure que ces cellules établieraient dans un organe animal. Contrairement à l’appellation courante ce sont des cultures de cellules (histiotypiques) et non des cultures de tissus. Cette distinction est fondée sur le pouvoir histologique d’une cellules qui repose sur son appartenance à une lignée de cellules embryonnaires engagée dans une progression autonome : cette histoire n’est pas reproductible par un environnement artificiel

Cependant la cultture de tissus et d’organes animaux (Étienne Wolff et Katy Haffen, 1952) est possible pour de petits fragments d’organes ou des organes embryonnaires (quelques millimètres) si l’on limite l’apport des substances de croissance (pour éviter la multiplication anarchique des cellules), si l’on aère convenablement la culture (permettre une bonne respiration cellulaire malgré l’absence d’irriguation fonctionnelle), si l’on empêche les fuites de cellules en dehors de l’organe en fournissant à la culture un substrat inhibant le déplacement cellulaire comme le gel d’agar (insuffisamment solide).
La culture la plus utilisée est celle de fibroblastes embryonnaires (très belles prises de vue en microcinématographie dans le nouveau document APBG : la peau).« La mise en culture de cellules dérivées d’embryons d’oiseaux ou de rongeurs se fait dans des milieux de culture comportant 10% de sérum de veau fœtal comme source de facteurs de croissance, d’hormones et de protéines qui permettent l’attachement des cellules à la surface du récipient de culture. Les fibroblastes embryonnaires considérés comme normaux adhèrent fortement au récipient de culture et prolifèrent jusqu’à ce qu’ils forment une seule couche de cellules recouvrant toute la surface qui leur est offerte. Leur prolifération s’arrête alors dans un état qu’on appelle inhibition de contact. Pour obtenir une nouvelle population de fibroblastes proliférants, il faut détacher les cellules du récipient grâce à un traitement ménagé par une enzyme protéolytique appropriée (trypsine) et les réensemencer dans de nouveaux récipients en nombre tel que les cellules qui vont à nouveau s’attacher ne recouvrent pas la totalité du flacon. Cette opération pourra être répétée avec succès plusieurs fois. Cependant, après un certain nombre de ces passages en culture, on assiste à un phénomène appelé crise, au cours duquel les fibroblastes perdent leur aptitude à se multiplier et finalement meurent. » L’exposition à certains agents (cancérogènes et viraux) permet de continuer à repiquer une culture de façon indéfinie mais cette transformation se fait avec des modifications morphologiques de la souche (voir les caractéristiques ci-dessus).

3.2 Les cultures de cellules cancéreuses

Les cultures indéfinies de cellules cancéreuses sont utilisés dans le monde entier mais tout patrticulièrement deux souches : la souche KB, isolée par H. Eagle à partir d’un épithélioma humain du plancher buccal, et la souche Hela, isolée par G. O. Gey à partir d’un cancer épidermoïde du col utérin. Leur malignité demeure inchangée au cours des repiquages successifs. Les conditions de culture organotypiques (pour organes) ont été appliquées avec succès lorsque l’on veut garder la structure des tissus cultivés : on peut citer le cas des cultures de tumeurs cancéreuses par Étienne et Émilienne Wolff : une métastase hépatique d’une tumeur d’origine digestive (Z 200) et un épithélioma muqueux du côlon descendant (Z 516), qui prolifèrent d’une façon très intense depuis 1962 et 1963.
Depuis Okada, en1962, on réalise des fusions cellulaires entre cellules cancéreuses et cellules normales (technique d’hybridation cellulaire ou technique des hybridomes) qui produisent notamment des anticorps monoclonaux très utilisés en recherche.

4. Ouverture de la chaîne de l’ADN, hypo et hyperchromicité

Les purines (A,G)et pyrimidines (T,C, U) de l’ADN et de l’ARN sont des composés faiblement basiques (bases) mais fortement conjugées (la ou les doubles liaisons sont partagées par les différents atomes du cycle de la molécule aromatique). Cette conjugaison a pour conséquence que toutes ces bases absorbent la lumière dans l’U.V.. Les acides nucléiques sont caractérisés par une absorptionmaximalepourunelongueurd’onde proche de 260 nm.

Chaque ribonucléotide (ou ribonucléoside) ou désoxyribonucléotide (ou désoxyribonucléoside) présente une spectre d’absorption de la lumière qui lui est propre. Dans les acides nucléiques ADN et ARN,lesliaisons hydrogène entre bases entassées dans la structure du polymère ont pour effet de diminuer l’absorption de la lumière ultraviolette par rapport à une solution ayant la même concentration de nucléotides libres. C’est l’hypochromicité des acides nucléiques. Elle est supérieure pour l’ADN que pour l’ARN. La double chaîne de désoxyribonucléotides de l’ADN estassociéepar des liaisons hydrogène entre A et T (deux liaisons hydrogène) et C et G (trois liaisons hydrogène),


Hypochromicité et hyperchromicité des acides nucléiques, une mesure du degré d’appariemment des chaînes de nucléotides…On peut aussi mesurer des différences d’absorption en fonction de l’ouverture de la chaîne d’ADN. Une destruction complète des liaisons hydrogène peut être réalisée avec de la potasse (KOH à 0,1N) et les deux chaînes de nucléotides se séparent au maximum. On observe alors une hyperchromicité (maximale) de 45 à 55% par rapport à la valeur normale de la chromicité de l’ADN sous sa forme ressérée. D’autres molécules sont capables de déstabiliser l’ADN et d’ouvrir la chaîne. On peut mesurer leur efficacité en chiffrant l’hyperchromicité de l’ADN en présence de ces molécules.
De la même façon, certaine molécules stabilisatrices ressèrent l’ADN est produisent une hypochromicité.

5.Du test d’Ames à l’Oncotest

Jusqu’au début des années 70, le pouvoir cancérogène des substances est évalué à partir d’essais sur l’animal. Mais les extrapolations à l’homme sont très peu fiables.

5.1 Le test d’Ames mesure le taux de réversion de souches bactériennes mutagènes

Décrit par Bruce Ames en 1973, le test d’Ames reste très employé pour évaluer le pouvoir cancérigène d’une substance. Il est basé sur le taux de réversion (mutation permettant un retour à une capacité présente dans la souche sauvage) de souches de Salmonella typhimurinum , chacune ayant une mutation différente mais touchant toute la biosynthèse de l’histidine (souches auxotrophes vis-à-vis de l’histidine), un acide aminé habituellemnt non indispensable. Les bactéries ont aussi des modifications de leur paroi qui les rendent plus ou moins perméables aux substances analysées. Enfin, les bactéries sont défiscientes dans leur système de réparation de l’ADN par excision et possèdent des gènes plasmidiques favorisant un fort taux de mutation lors de la réparation de l’ADN. On cherche l’apparition de souches mutantes . Pour s’assurer que la réplication de l’ADN puisse se faire en présence du mutagène potentiel, les bactéries et la substance analysée sont mélangées dans de l’agar mou auquel on ajoute de faibles quantité d’histidine. Cet agar mou est ensuite étalé à la surface de boîtes d’agar réalisées avec un milieu minimum. Les boîtes sont incubées 2 à 3 jours à 37°C. Les cellules auxotrophes pour l’histidine pousseront quelques heures jusqu’à épuisement de l’histidine du milieu d’agar mou. Seules les révertants, ayant retrouvé la capacité à synthétiser de l’histidine, seront ensuite capables de se développer sur milieu minimum. Les colonies sont ensuite dénombrées et la valeur obtenue sera comparés à un témoin afin d’estimer le pouvoir mutagène relatif de la substance vis-à-vis de ces souches auxotrophes pour l’histidine. En plus de la substance à tester un extrait de foie de mammifère (fraction microsomale) est souvent ajouté à l’agar mou avant étalement. Cet extrait enzymatique convertirait les substances cancérogènes en dérivés électrophiles, plus susceptibles de réagir directement avec l’ADN, système absent chez les bactéries mais présent chez les mammifères. Ainsi de nombreux agents cancérogènes comme les aflatoxines ne deviennent actifs dans ce test qu’en présence de cet extrait de foie. On considère alors que la comparaison du test avec et sans extrait permet de distinguer les substances nécessitant une indiction.

Les critiques majeures concernant ce test concernent :

- son inefficacité pour environ 20% des substances cancérogènes, d’après ce que l’on évalue par d’autres tests (ce chiffre a été avancé par Ames lui-même), qui n’ont pas d’effet mutagène sur ces souches bactériennes auxotrophes à l’histidine,

- sa limitation à de l’ADN bactérien, in vivo, ce qui impose des facteurs non contrôlables de pénétration des mutagènes à travers la paroi et leur non inactivation par le métabolisme bactérien,

- enfin le postulat sur lequel repose la méthode qui est que la cancérisation est une mutation de l’ADN, ce qui n’est pas prouvé. La mutation reverse des auxotrophes de l’histidine, n’étant par ailleurs qu’une mutation, fréquente, mais pas non plus aussi universelle qu’elle puisse servir de marqueur absolu du pouvoir mutagène.

5.2 L’Oncotest mesure l’intensité de la réplication de l’ADN de cellules cancéreuses et saines

M. Beljanski a mis au point vers 1976 (publié en 1978 : M. Beljanski, Oncotest : A DNA assay system for the screening of carcinogenic substances, IRCS Medical Science, 1979, 7, p 476) un test qui n’a pas ces inconvénients et qu’il a apellé l’Oncotest. En voici les caractéristiques (Beljanski, un novateur en biomédecine ; concepts, théories, applications ; C.-G. NORDAU et M.S. BELJANSKI, éd. EVI Liberty Corp, 2001, p 36-39) :

- il est basé sur le postulat radicalement différent de celui sur lequel repose le test d’Ames : les substances cancérigènes cancérigènes stimulent fortement la réplication de l’ADN cancéreux alors qu’elle stimulent très faiblement la réplication de l’ADN des cellules non cancéreuses ;

- il opère in vitro sur des ADN purifiés d’origine humaine (biopsies et prélèvements peropératoires) d’organes sains (poumon, sein, ovaire, cerveau) et d’organes cancéreux correspondants sont incubés dans des conditions identiques. Le test fonctionne aussi avec les ADN des souches bactériennes auxotrophes du test de Ames. Le milieu contient un désoxyribonucléotide-5’-triphosphate marqué à la thymidine tritiée (dont l’incorporation à l’ADN nouvellement synthétisé permet de suivre l’intensité de la réplication), et une ADN polymérase ADN dépendante extraite d’E. coli qui utilise l’ADN humain fourni comme matrice.

- il teste non les potentialités de mutagénèse d’un ADN bactérien instable (test d’Ames) mais l’action d’une substance sur la replication de l’ADN de cellules humaines, saines et cancéreuses : les produits cancérigènes ayant toujours une action stimulante sur la replication de l’ADN des cellules cancéreuses et non sur celui des cellules saines. La sensibilité de l’oncotest est excellente et détecte un centième de microgramme d’aflatoxine B1, dangereux cancérogène pouvant provoquer des cancers du foie. Presque toutes les molécules anticancéreuses utilisées en chimiothérapie sont à forte dose de puissants cancérogènes, ce que le test d’Ames indiquait déjà pour de nombreux produits. Les hormones stéroïdes, qui ne donnent pas de réponse au test d’Ames, peuvent, à des doses supérieures aux doses physiologiques, se comporter comme des cancérogènes, spécifiques de leurs tissus cibles (seins et ovaires). Mais l’oncotest peut aussi chiffrer la toxicité de substances, non cancéreuses, sur la replication de l’ADN. Dans ce cas la toxicité est pratiquement la même aussi bien pour l’ADN issu des cellules cancéreuses que celui issu des cellules saines : l’action de l’ADN polymérase est inhibée et la réplication est stoppée. certaines substances, comme la saccharine pure et le cholestérol sont neutres vis-à-vis de l’oncotest.

- l’oncotest peut être utilisé en recherche pour la mise au point d’anticancéreux spécifiques.

- dans certains cas, l’oncotest a donné des réponses positives pour des substances considérées comme dépourvues de potentialités cancérogènes, ce qui a conduit à détecter des impuretés, en quantité infimes mais dangereuses, dans les extraits.

Une illustration de l’oncotest à partir d’une description sommaire dans Beljanski, un novateur en biomédecine ; concepts, théories, applications ; C.-G. NORDAU et M.S. BELJANSKI, éd. EVI Liberty Corp, 2001 sans avoir eu accès à la publication originale (M. Beljanski, Oncotest : A DNA assay system for the screening of carcinogenic substances, IRCS Medical Science, 1979, 7, p 476)

Pierre Stouf

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Oncotest Beljanski
Une illustration de l’oncotest à partir d’une description sommaire dans Beljanski, un novateur en biomédecine ; concepts, théories, applications ; C.-G. NORDAU et M.S. BELJANSKI, éd. EVI Liberty Corp, 2001 sans avoir eu accès à la publication originale (M. Beljanski, Oncotest : A DNA assay system for the screening of carcinogenic substances, IRCS Medical Science, 1979, 7, p 476) Pierre Stouf

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Alzheimer : alcool et tabac facteurs aggravants

Alzheimer : alcool et tabac facteurs aggravants

Martine Perez
17/04/2008 | 
 

.Les buveurs invétérés souffrent de la maladie en moyenne 4,8 ans plus tôt que ceux qui boivent peu.
Les buveurs invétérés souffrent de la maladie en moyenne 4,8 ans plus tôt que ceux qui boivent peu. Crédits photo : Alexandre GELEBART/REA

De nombreux travaux scientifiques indiquent que la maladie d’Alzheimer est favorisée par le mode de vie.

Et si la maladie d’Alzheimer était essentiellement une conséquence du mode de vie ? Pendant longtemps, les causes de cette grave dégénérescence cérébrale semblaient à la fois mystérieuses et teintées d’une vague coloration génétique. Ces dernières années, des travaux concordants de plus en plus denses indiquent que cette affection dramatique serait aussi liée à notre mode de vie. Et il apparaît que les facteurs qui affectent le cœur, notamment ceux responsables de lésions coronariennes, altèrent aussi le fonctionnement du cerveau avec l’âge. Si l’origine de la maladie d’Alzheimer n’est pas précisément connue, certains paramètres la favorisent, à l’évidence. Mercredi dernier, lors de la réunion annuelle de l’Académie américaine de neurologie à Chicago, une enquête mettant en évidence le fait que cette démence fréquente frappe plus précocement les gros fumeurs et les buveurs invétérés, a été présentée. Une autre étude dévoilée lors de cette conférence soutient que les personnes ayant une hypercholestérolémie dans leur quarantième année, ont un risque accru aussi d’en souffrir plus tard. Un troisième travail publié le 26 mars affirme, lui, qu’avoir un gros ventre en milieu de vie est également associé à plus de risque plus élevé.

Des chercheurs du Mount Sinaï Hospital de Miami Beach (États-Unis) se sont penchés sur 938 personnes de plus de 60 ans chez qui venait d’être diagnostiquée une probable maladie d’Alzheimer. Ils ont ensuite interrogé la famille (conjoint, enfants) pour évaluer la consommation de tabac et d’alcool au cours de la vie. Ils ont ainsi pu observer que les buveurs réguliers (au moins trois verres par jour) souffraient d’une maladie d’Alzheimer en moyenne 4,8 ans plus tôt que ceux qui ne buvaient pas ou peu. De même les gros fumeurs (plus d’un paquet de cigarettes par jour) étaient atteints de la maladie 2,3 ans plus tôt que les non-fumeurs. Pour ceux qui avaient un des gènes de prédisposition identifié (apolipoprotéine 4), la maladie commençait 3 ans avant les autres. Quant à ceux à la fois, fumeurs, buveurs, et porteurs du gène de prédisposition, ils développaient la maladie 8,5 ans plus tôt que ceux qui échappaient à ces trois facteurs de risque. Les 17 personnes qui étaient dans le premier cas de figure ont été atteintes d’Alzheimer à 68,5 ans, contre 77 ans pour les seconds. Pour les auteurs, il est très important de retarder le plus tard possible le début de la maladie. « Il a été montré que si l’on était capable de retarder le début d’Alzheimer de 5 ans, on diviserait par deux le nombre de patients qui en sont affectés, expliquait le professeur Ranjan Duara, principal auteur de l’étude. Cela, du fait du risque de décéder d’autre chose avant de tomber malade.

 

Comme pour le diabète

La seconde enquête présentée lors de cette conférence s’est penchée sur 9 752 hommes et femmes qui ont bénéficié d’un bilan de santé entre 1964 et 1973, à l’âge de 40-45 ans et ont ensuite été suivis jusqu’en 1994. Entre 1994 et 2007, 504 personnes de ce groupe ont été frappées par la maladie d’Alzheimer et 162 d’une démence dite vasculaire. Les résultats montrent que ceux ayant eu en milieu de vie, le taux le plus élevé de cholestérol ont 50 % de risque en plus d’être atteint en vieillissant de la maladie d’Alzheimer par rapport à ceux ayant le taux le plus faible. Le même type d’étude publiée cette fois dans la revue Neurology le 9 avril dernier a abouti à la même conclusion à propos du diabète. Ce travail mené en Suède sur un principe similaire a mis en évidence le fait qu’à l’âge mûr, le fait d’avoir une glycémie trop élevée augmente là encore de 50 % le risque de développer un Alzheimer ultérieurement.

Enfin, le 26 mars dernier, toujours dans la revue Neurology, des scientifiques américains expliquaient avoir mesuré le tour de taille de plus de 6 000 Américains dans les années 1970. Quelque 36 ans plus tard, il apparaît que ceux qui sont obèses et ont un gros ventre ont 3,6 fois plus de risque d’Alzheimer que ceux qui sont minces ; ceux en surpoids et avec un gros ventre ont 2,3 fois plus de risque. L’obésité sans gros ventre augmente le risque de manière moins importante. Des recherches antérieures avaient déjà mis en évidence un risque accru chez les hypertendus et un effet bénéfique du traitement. Les mécanismes par lesquels ces facteurs favorisent Alzheimer ne sont pas très clairs. «Dans cette maladie, il y a la conjonction de lésions au niveau de la microcirculation du cerveau et des dépôts de plaques amyloïdes, explique le professeur Françoise Forette (directrice de la Fondation nationale de gérontologie). En agissant sur les facteurs de risque vasculaire, c’est-à-dire en arrêtant le tabac, en traitant l’hypertension, le cholestérol, le diabète, en pratiquant de l’exercice physique, on retardera à l’évidence l’apparition de la maladie.»

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L’amniocentèse sur la sellette

Le Parisien constate en effet sur une page que « 15 % des femmes françaises enceintes subissent aujourd’hui une amniocentèse. Le record du monde ! ».

« A tel point que des médecins veulent faire passer ce taux à 5 % », remarque le journal. Le quotidien cite ainsi le Pr Jacques Milliez, chef de service gynécologie-obstétrique de l’hôpital Saint-Antoine, à Paris, qui note qu’« avec le taux actuel d’amniocentèses, il y a plus de grossesses normales qui s’interrompent pour fausse couche que d’enfants trisomiques dépistés ».

« L’amniocentèse sur la sellette »

Le journal cite en outre le Pr René Frydman, de l’hôpital Béclère à Clamart (Hauts-de-Seine), qui remarque que « compte tenu de tous les procès sur l’anténatal, si un médecin voit un résultat revenir élevé, il ne veut pas prendre de risque. Or, à force de ne pas vouloir prendre de risque, on prend le risque de faire mourir des fœtus normaux ».

Le Parisien note que « cette surchauffe sur les amniocentèses s’explique par un dépistage en cascade ».

Le quotidien relève que « la Haute Autorité de santé vient de publier une recommandation qui devrait révolutionner le dépistage ».

Le journal indique ainsi que, « convaincue que « l’amniocentèse est à l’origine de fausses couches et source d’anxiété pour les femmes », la HAS recommande de laisser tomber la prise de sang du deuxième trimestre pour effectuer un dépistage global de la trisomie dès le premier trimestre ».

Le Parisien note toutefois que « du côté du cabinet de Roselyne Bachelot, la prudence est de mise », ce dernier indiquant que « l’avis de la HAS est intéressant, mais il nous faut étudier dans quelles conditions on peut mettre en place le nouveau dépistage. Le problème étant de contrôler comment les professionnels qui utiliseront le nouveau logiciel seront formés ».

Le Pr Milliez observe en effet : « Les tests sériques sont biochimiques, précis. La mesure de la nuque est subjective. Les biologistes sont réticents à voir leur test pollué par un paramètre possiblement aléatoire ».

Le Parisien relève que « le nouveau dispositif générerait davantage de biopsies du trophoblaste (prélèvement placentaire) à la place des amniocentèses. […] La biopsie peut entraîner des fausses couches, de l’ordre de 1 à 1,5 %, contre 0,5 à 1 % pour l’amniocentèse ».

Revue de presse rédigée par Laurent Frichet

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Cancer, de scandale en scandale

Cancer, de scandale en scandale

Il y a une semaine, j’ai appris que l’une de mes meilleures amies était morte, Geneviève. Depuis six mois environ, je vivais au rythme des bilans que me livrait son mari, lui aussi, l’un de mes grands amis. Le décès de Geneviève est la suite d’une longue liste. Trop longue. Qui me fait dire que malgré ce que disent médecins ou hommes politiques, contre le cancer, aucun progrès sérieux n’a été fait depuis dix ou quinze ans. Ou alors, s’il y a effectivement progrès pour certains cancers, le nombre de cas est lui en évolution exponentielle.

Je ne peux m’empêcher de vous dire un mot de Geneviève qui vient de disparaître. Un mot bien faible et impuissant pour évoquer cette personne exceptionnelle qui savait comme personne ce qu’amour veut dire. Enseignante, analysée par un disciple de Françoise Dolto, puis conseillère conjugale, elle était au fait de la psychologie certes, mais aussi de l’humanisme, le plus élevé qui soit. Un genre d’ami charismatique à qui on pouvait toujours se confier. Elle et son mari, Jo, avaient une maison à la campagne. On était toujours les bienvenus. Moi qui suis un affreux sauvage solitaire, je me suis toujours demandé comment elle pouvait ainsi sourire de si bon cœur, même lorsque je venais à l’improviste. Quand je plantais ma tente en été, par un don de divination connu d’elle seule, elle se réveillait tôt et m’apportait le petit déjeuner. Quand j’arrivais l’hiver, la cheminée était prête, n’ayant plus besoin que d’une étincelle.

Mutisme médical

Quand Jo, son mari, me racontait ses rapports avec les médecins qui soignaient son épouse, cela me rappelait étrangement tout ce que j’avais pu vivre par ailleurs. En 1964, mon père est décédé probablement d’un cancer du poumon. Je dis « probablement » car le mot n’a jamais été prononcé. A l’époque il n’y avait guère de traitement. Cela dit, la mort de mon père ne résulte pas de son cancer (probable) mais d’un examen non approprié dans son état. Une bronchoscopie qui l’a fait s’étouffer dans les bras du toubib. Evidemment, personne n’a rien dit à ma mère, mis à part que de toute façon « mon père était perdu ». Perdu pour qui ? Pour la réussite de la médecine, sans aucun doute !

Lymphome : « On va le soigner, ne vous inquiétez pas »*

En 1994, rebelote. Cette fois-ci, c’est la mère de ma femme qui fut atteinte d’un lymphome. Pour la petite histoire, ma belle-mère, Marie, était employée au Commissariat de l’énergie atomique (CEA) dont le siège est à Saclay. A ce titre, elle accompagna les essais nucléaires français des années soixante, dans le désert saharien. Evidemment, aucune précaution n’était prise. Le fait qu’elle ait un lymphome trente ans plus tard, un cancer très lié au nucléaire, n’est sans doute pas un hasard. Mais la « grande muette » n’avouera sans doute jamais rien. Pour ceux que cela intéresse, il y une association qui s’est constituée des vétérans des essais nucléaires français et qui recense des centaines de cas douteux. Quand le cancer de ma belle-mère s’est déclaré, j’ai évidemment pioché mes encyclopédies (le Net n’existait pas à l’époque) et j’ai immédiatement compris qu’il s’agissait de l’un des cancers les plus graves. Cependant, soignée à l’Institut Roussy, de Villejuif, les informations que nous avaient livrées les médecins étaient des plus rassurantes : le stade de la maladie était très peu avancé, les cellules en cause n’étaient pas très malignes, je vous passe les détails scientifiques. Le médecin m’a même affirmé qu’elle pourrait reprendre rapidement une activité professionnelle.

En fait, aucun traitement n’a fonctionné.

Non seulement cela, mais nous avons appris par la suite qu’on lui avait fait subir des traitements lourds, comme une greffe de moelle osseuse, qui n’avait plus aucune raison d’être, si ce n’est l’acharnement médical. Quand elle est morte, au bout d’un an de douleur, de non-dit, d’erreurs en tous genres, j’ai écrit au directeur même de l’Institut G. Roussy. Ce dernier a alors reçu mon épouse et lui a dit, texto : « De toute ma carrière, je n’ai jamais reçu une lettre aussi dure, aussi vraie, et aussi bien écrite… »

Le scandale Chirac

Quand il fut réélu dans les conditions que l’on sait, J. Chirac annonça parmi ses grandes priorités un plan de lutte contre le cancer. Evidemment, c’est plus consensuel que de réformer l’assurance-maladie ! Dans la foulée, il a créé l’Institut national du cancer (Inca). Or, son président, David Khayat, est devenu rapidement insupportable pour le personnel de l’institut, accusé de favoriser l’entrisme de ses amis, sans parler des conditions financières mirobolantes qui rappellent le scandale de l’Arc et de son faux médecin président en blouse blanche, Jacques Crozemarie. Bref, le professeur Khayat n’a eu d’autre choix que de démissionner de ses fonctions cet été…

Et en attendant, le cancer se porte bien, merci pour lui. Le Journal du dimanche du week-dernier annonçait que le dernier rapport de l’Institut national de veille sanitaire (INVS) a calculé une augmentation de 60 % de cancers entre 1980 et 2000 ! Comme l’a expliqué un autre rédacteur d’AgoraVox, de nombreuses substances chimiques sont maintenant suspectées. Et qu’on arrête de nous parler de l’allongement de la vie pour expliquer cette inflation : les cancers des enfants n’ont jamais été aussi nombreux. Il est vrai, à la décharge du monde médical, qu’ils sont également mieux soignés. Maigre consolation. On note également que les cancers du poumon sans facteur de risque (tabac passif ou actif, amiante) est aussi en très forte augmentation et atteindraient les 30 %.

La vérité, c’est que nous avons un monde médical tout puissant et sclérosé par sa toute-puissance. Jamais aucune recherche ne peut être faite sur une quelconque médecine différente, comme, par exemple, les traitements du professeur Beljanski, ni sur les peuples qui, assez miraculeusement, ont des taux de cancers beaucoup moins élevés qu’en Occident. Mon amie Geneviève croyait dans les autres, aussi faisait-elle confiance à la médecine. Jusqu’à son dernier soupir. Je voudrais qu’elle ne soit pas morte pour rien.

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