Pierre Stouf
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Qu’est-ce que le Cancer !
Le cancer (du latin cancer=crabe par allusion à une maladie qui ronge l’organisme ou à la forme de certaines tumeurs : une masse spongieuse d’où partent des ramifications telles les pattes d’un crustacé comme le décrit Galien : « Une tumeur qui s’étend des deux côtés par des prolongements anormaux qui envahissent les tissus adjacents. Cela ressemble aux pattes d’un crabe qui sont elles aussi présentes tout le long de la tête et du corps de l’animal ») est une prolifération anormale de cellules chez un pluricellulaire formant ainsi des amas ou tumeurs (c’est la tumorisation ou tumorigénèse ou encore l’oncogénèse) qui se développent localement (on ne connaît donc que des tumeurs végétales et animales). La migration pour l’invasion souvent fatale d’autres tissus par des cellules issues de ces tumeurs (cancérisation proprement dite) n’existe que chez les animaux et l’homme. L’oncologie (du grec ontos=tumeur) qui est l’étude des tumeurs, reste cependant pratiquement l’équivalent du terme cancérologie.

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La mystique de l’ADN
« A la fois concept scientifique et puissant objet symbolique sur le plan social, on attribue au gène de nombreuses facultés. Dans ce livre, nous allons les envisager tour à tour, en montrant que la façon dont on se représente les gènes et dont on en parle, reflète et propage une vision du monde que nous appellerons « l’essentialisme génétique ». Celui-ci réduit la personne à une entité moléculaire, ramenant l’être humain (avec toute sa complexité morale, historique et sociale) à ses gènes. »

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Théorie cellulaire
La théorie cellulaire (Buffon, Oken,
Vischov) comprend deux affirmations :
* tout être vivant est composé en totalité (et uniquement)
d’au moins une cellule
* et toute cellule est issue d’une autre cellule.
Affirmations auxquelles G.
Canguilhem ajoute deux autres axiomes (dont il attribue la paternité aux
personnalités dont les noms sont cités entre parenthèses) :
* les vivants non composés sont unicellulaires
(Dujardin, Haeckel)
* l’œuf d’où naissent les organismes vivants sexués est
une cellule dont le développement s’explique uniquement par la division
(Schwann, Kölliker).
La cellule vivante (en travaux 2003)
Sources :
L’eau dans la cellule vivante ; État physique, fonctions, Pascale Mentré,
2002, in L’eau dans les aliments, M. Le Mestre, D. Lorient et D. Simatos
coord., Tec & Doc (ISBN : 2-7430-0523-8)
L’eau dans la cellule, Pascale Mentré, 1995, Masson
Encyclopedia Universalis, article "vie",
G. Canguilhem.
La théorie cellulaire,
G. Canguilhem in La connaissance de la vie, Hachette, 1952 (pp 47-98)
Comment les cellules construisent l’animal, Rosine CHANDEBOIS, 1999,
Phénix éditions, Paris
Le gène et la forme (ou la démythification de l’ADN), Rosine CHANDEBOIS,
1989, Ed. Espaces 34
Le cycle cellulaire chez les animaux et les végétaux, Jean Clos, Marc
Coumans et Yves Muller, Biologie-Géologie, 3-2002, p 497-564
Un site en anglais particulièrement riche :
http://www.sbu.ac.uk/water/index.html
Avertissement
Contrairement aux apparences, relayées par le titre et les intertitres, cette
page n’est qu’un essai de synthèse d’éléments modernes et anciens qui, bien
souvent, dépassent le cadre de la
théorie cellulaire mais,
pour cette fois encore, sans chercher à le dépasser.
La cellule vivante n’est pas plus une chambre (cellula en latin), qu’une solution aqueuse, ni encore qu’une unité d’un programme du vivant. Une cellule est tout simplement un moyen commode que scientifiques et philosophes ont trouvé pour décrire le vivant. C’est une unité structurale et fonctionnelle.
