Vaccination : que faire quand on a des doutes ?

, par  Christine LORENCE , popularité : 1%

Les autorités se plaignent des réticences et des interrogations croissantes qui se font jour par rapport au principe de la vaccination, mêmes si ces réticences sont encore marginales. En attendant que l’esprit démocratique descende vraiment dans la tête de nos décideurs et conduise à une transparence et à un débat public sérieux sur ce thème, voici quelques éléments d’information et de réflexion.

Il est difficile d’avoir une position critique par rapport à l’obligation vaccinale sans être traité d’illuminé – ou pire. En ce début du XXIe siècle, un débat public serein sur cette question n’est toujours pas possible dans notre pays.

Heureusement Internet permet aux divergences et aux contestations de s’exprimer librement. J’en profite pour donner quelques informations utiles à ceux qui se posent des questions et pour exposer les raisons qui me poussent à faire des conférences sur ce sujet, comme celles qui ont eu lieu le 12 mars à Marcq-en-Baroeul (Nord) et le 29 avril à la Maison du Citoyen de Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne).

Précision capitale : je ne m’oppose en aucune façon à la vaccination. Mais j’invite les citoyens à être plus autonomes concernant ce qui touche à leur santé, à s’informer sur la diversité des approches et des points de vue et à garder une certaine distance critique avec les discours officiels.

Pourquoi cela ?

Parce que la France a dans ce domaine une attitude paternaliste et répressive qui, selon moi, n’est pas de mise. Elle est la seule en Europe (avec l’Italie) à maintenir l’obligation, en métropole, sur trois vaccins (DTP) pour des résultats pourtant quasi identiques, en termes de couverture vaccinale ou de niveau sanitaire, à ceux observés dans les autres pays d’Europe où l’obligation a été levée.

Non seulement la France maintient cette obligation mais elle a encore trouvé récemment le moyen de la durcir en menaçant les réfractaires de 6 mois de prison et de 3750 € d’amende ! (loi n° 2007-293 réformant la protection de l´enfance promulguée le 6 mars 2007).

Cette attitude dénote une volonté de convaincre par la force, au lieu de parier sur l’information et l’intelligence des gens. Elle me semble non seulement inappropriée et contre-productive, mais surtout inacceptable selon ses motifs (voir à ce sujet l’enquête participative que j’ai menée avec les internautes d’Agoravox).

Précautions à prendre

La vaccination n’est pas un acte bénin. Or, elle est aujourd’hui pratiquée essentiellement comme un acte administratif (plus que médical) s’imposant uniformément à tous sans tenir suffisamment compte de la diversité des particularités génétiques, immunologiques, comportementales et environnementales de chacun.

Les précautions prises avant l’acte vaccinal sont souvent superficielles (quand elles sont prises). Rarement le médecin délivre toute l´information sur les effets indésirables, comme il en a pourtant l´obligation.

La visite médicale préalable – quand elle est menée avec le temps nécessaire – permet au mieux de déceler des contre-indications exposées par le fabricant du produit. Elle conduit rarement à un bilan clinique, sérologique et biologique sûr du futur vacciné.

Le Code de la santé publique indique bien pourtant que le carnet de santé (ou la carte-lettre) doit mentionner les « examens médicaux et tests biologiques effectués préalablement à la vaccination » par le médecin. Mais il n’est précisé nulle part en quoi consistent ces examens.

Voir en téléchargement un document présentant ce que l’on peut demander ou faire pratiquer AVANT la vaccination, pour déceler des contre-indications éventuelles et minimiser les risques d’effets indésirables. Établi par des médecins, ce texte (qui date de la fin des années 90) est tiré de « Sectes et vaccinations & la chasse aux sorcières » d’Yves Machelard, qui présidait l’association Harmonie et santé.

Sachez cependant qu’en raison du caractère policier de notre politique sanitaire, si un médecin de crèche ou scolaire a des doutes sur le certificat de contre-indication que vous lui présentez, il peut saisir le médecin inspecteur de la DDASS (service départemental du ministère de la santé) qui peut alors diligenter une contre-expertise. La médecine n’étant pas une science exacte, il y a de fortes chances que le deuxième résultat invalide le premier… Et le premier médecin, alors soupçonné de « complaisance », peut avoir des ennuis avec le Conseil de son ordre.

Sachez aussi que le refus simple de toute vaccination n’est pas toléré, que les contre-indications doivent être spécifiques et limitées dans le temps, etc.

En dernière limite, l’accès à la crèche et à l’école étant interdit aux réfractaires vaccinaux, il y a toujours la possibilité d’organiser soi-même la scolarisation de l’enfant.

>> Pour les gestes à entreprendre APRÈS une vaccination, rapportez-vous à votre médecin homéopathe habituel. Il vous prodiguera différentes méthodes pour atténuer les effets de l’injection.

>> Plus globalement, renseignez-vous aussi auprès des associations de défense de victimes de vaccin ou de lutte pour la liberté vaccinale. Vous les trouverez facilement sur Internet.

Peut-on exiger que vous fassiez le BCG ?

Non : le décret n° 2007-1111 du 17 juillet 2007 a suspendu l’obligation vaccinale par le vaccin antituberculeux BCG pour les enfants avant l’entrée en collectivité. L’école ou la crèche qui exigerait de vous cette vaccination sous peine de refuser l’entrée de votre enfant serait donc dans l’illégalité.

En revanche, la vaccination des enfants à risque élevé de tuberculose est (seulement) « fortement recommandée » (vaccination dite « ciblée ») en Ile-de-France, en Guyane, pour les SDF, les plus de 80 ans, les personnes nées à l’étranger et celles arrivées en France depuis moins de deux ans.

Rappel des contre-indications : dermatose en évolution, allergie à l’un des composants du vaccin, immunodépression, enfants nés de mère positive pour le VIH tant que l’on n’a pas la certitude qu’ils ne sont pas infectés.

Demandez le signalement des effets indésirables

Pour savoir si un vaccin peut être laissé sur le marché, les autorités étudient les réactions négatives qu’il peut provoquer sur les patients.

Pour permettre la connaissance de ces conséquences nocives, la loi oblige le professionnel de santé à déclarer spontanément « tout effet indésirable grave (létal, ou susceptible de mettre la vie en danger, ou entraînant une invalidité ou une incapacité importantes ou durables, ou provoquant ou prolongeant une hospitalisation ou se manifestant par une anomalie ou une malformation congénitale) ; tout effet inattendu (dont la nature, la sévérité ou l’évolution ne correspondent pas aux informations contenues dans le RCP) ; mais aussi tout effet que vous jugez pertinent de déclarer en dehors de ces définitions ».

Dans la pratique, les médecins (ou les pharmaciens qui ont délivré les médicaments ou produits) hésitent souvent, par peur d’éventuelles suites judiciaires ou professionnelles, ou par surcharge de travail administratif, à indiquer ces problèmes.

Les chiffres des effets indésirables sont ainsi notoirement inférieurs à ceux effectivement subis par les patients (environ 1 sur 10, estime-t-on).

Vous pouvez cependant inciter votre médecin à le faire si vous ou votre enfant êtes victime d’effets indésirables. C’est valable pour tout médicament dont le vaccin.

>> Voir en téléchargement la fiche officielle de signalement des effets indésirables (origine Afssaps).

Restaurer la confiance

L’on sait peu que les opposants purs et durs aux vaccins sont très rares. Le gros des troupes des réfractaires se recrutent essentiellement chez les victimes d’accidents vaccinaux et chez les médecins. Ceux-ci expriment de plus en plus leurs doutes, notamment par rapport au vaccin contre l’hépatite B.

Si les autorités veulent restaurer une confiance qui est en train de s’effilocher, envers la vaccination, plusieurs pistes sont possibles :

  • améliorer la formation des médecins, qui ne reçoivent pas plus de deux heures de cours en vaccinologie sur l’ensemble de leur cursus ;
  • ne plus laisser la formation continue dans les mains de l’industrie pharmaceutique ;
  • publier les chiffres, en valeur absolue (et non plus seulement en ratios), des effets indésirables signalés : nombre de morts et de maladies par vaccin et par année ;
  • communiquer les formules et les chiffres annuels permettant le calcul de la balance bénéfices/risques pour chaque vaccin ;
  • publier de façon contradictoire et indépendante, toutes les études, les résultats épidémiologiques, les études sur les effets secondaires des fabricants ;
  • écouter enfin toutes les victimes (réelles ou supposées) des vaccins, regroupées notamment en association ;
  • abandonner le volet répressif, tabler sur la confiance et l’information, passer de l’obligation vaccinale à la vaccination ciblée avec systèmes d’alerte ; etc.

La réponse est donc dans la transparence totale de l’information et l’aménagement d’une politique qui, au lieu de lui faire peur et de le menacer, fait confiance au citoyen.

Source : jlml.fr

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