Vaccination contre l’hépatite B

, par  Grainede Ble , popularité : 1%

Vaccination contre l’hépatite B

Dernier editorial de « Pratiques de sante »

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Six familles qui s’estiment victimes d’effets secondaires dus à une
vaccination contre l’hépatite B ont déposé, il y a quelques jours, devant
la Cour de Justice de la République, une plainte pour « mise en danger de la
vie d’autrui », « publicité tronquée en matière de santé publique » et
« non-assistance à personnes en péril ». La plainte vise l’actuel ministre
de la Santé, Philippe Douste-Blazy, mais aussi Bernard Kouchner et
Jean-François Mattei. « On a lancé en 1994 une campagne de vaccination sur
la base de données scientifiques fausses et on a vacciné massivement sans
connaÎtre l’exacte fiabilité du vaccin », explique l’avocate qui ajoute, un
rien provocatrice : « II me paraÎt essentiel que la justice s’attarde sur les
conditions de lancement de cette campagne ».

Souvenons-nous. Dans les années quatre-vingt dix, nombre de pays en voie de
développement souffraient d’une situation endémique : certes, 90 % des
porteurs du virus de l’hépatite B guérissaient d’eux-mêmes, mais un petit
pourcentage risquait de développer des cirrhoses, voire des hépatites
fulminantes. En France, c’était le brouillard. On savait juste que le virus
se transmettait essentiellement par le sang et le sexe, et qu’il y avait
probablement des groupes à risque comme les toxicomanes ou le personnel de
santé.

En France, Philippe Douste-Blazy, à cette époque jeune ministre de la Santé
opte alors pour une campagne massive de vaccination. Et, pour la justifier,
il ne fait pas dans le détail : « Ce virus est un problème majeur de santé
publique, plus de 1 00000 nouvelles
contaminations surviennent chaque année dans notre pays. C’est un risque
infectieux majeur de cette fin de siècle » explique-t-il au journal de TF1.

Les deux grands fabricants du vaccin (Pasteur-Mérieux et
Smith-Kline-Beecham) se lancent alors dans une gigantesque campagne. Des
centaines de milliers de dépliants sont distribués aux médecins. Pour
justifier cette vaccination, tout est bon. Ainsi lit-on dans un prospectus :
« L’hépatite B tue plus de personnes en un jour que le sida en un an. » Des
millions de personnes -y compris des adultes hors des catégories à risque

  • se font vacciner en quelques semaines. C’est le rouleau compresseur, on
    vaccine même les personnes âgées. Dans les collèges, on le fait à la
    chaîne. Sans pour autant se doter de moyens de contrôle. Bref, une campagne
    sans garde-fous, ni repères sanitaires.

Alors, le vaccin hépatite B augmente-t-il le risque de sclérose en plaques
et autres maladies auto-immunes ? Les dernières études de pharmacovigilance
notent un risque, faible mais réel, au bout de trois ans, de scléroses en
plaques, mais officiellement on ne remet pas en cause le bénéfice de la
vaccination chez les nourrissons et les personnes à risques.

Il y a trente ans, l’Association biologique internationale avait déjà
souligné le rôle des virus de certaines vaccinations dans le déclenchement
de la sclérose en plaques. À l’époque, c’était le vaccin de la rougeole,
mais personne ne l’avait écoutée. La plainte devant la Cour de justice fera
sans doute plus de bruit, mais il est un peu tard... Car il faut rappeller
que nombre de confrères qui ont mis en garde contre ce vaccin sont passés
devant les tribunaux, ont été condamnés et ont été privés de leur outil de
travail. Et 20 millions de Français vaccinés sont main tenant plongés dans
l’angoisse et en redoutent désormais les conséquences.

Dr Jean-Pierre Willem

[NOTE : Texte recopie in extenso avec d’autant plus de joie que l’editeur
mentionne clairement « reproduction integrale vivement conseillee avec
mention d’origine ». Bizarre que le QdM n’en fasse pas autant. Encore que
pour ce qu’on y trouve...]

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