Univers parallèles et voyages dans le temps

Univers parallèles et voyages dans le temps
Voyageurs intrépides à travers les mondes ou le temps, les équations mathématiques vous sourient !
Rappels sur la théorie de la relativité
Première étape, 1905 quand Einstein publia sa théorie de la relativité restreinte. De cette théorie on peut retenir quelques petites choses importantes :
- Rien ne peut se déplacer plus vite que la lumière, seule la lumière ou d’autres phénomènes sans masse intrinsèque peuvent l’atteindre.
- Il n’y a pas de temps absolu (ce qui signifie que des horloges identiques aux mains d’observateurs différents ne devraient pas forcement indiquer la même heure).
La relativité restreinte nous apprend donc que plus un objet se déplace vite plus le temps s’écoule lentement pour lui (la limite de vitesse étant c la vitesse de la lumière soit environ 300000 km/s). Ce phénomène n’est pas subjectif mais bien réel et peut être vérifié par des expériences très simples.
Ensuite, en 1916,
Einstein compléta ses théorie en publiant cette fois la
théorie générale de la relativité, théorie phare de la science du
XXe siècle.
Cette dernière nous apprend principalement que l’espace-temps
n’est pas un plan, il est plus ou moins courbée selon la distribution
de masse se qui signifie plus simplement que plus un corps est dense plus il
courbe l’espace-temps.
- Courbure =
matière
La courbe attire ainsi les objets proche sur le corps massif (c’est ainsi que s’exerce la force de gravitation).
Tout cela pour en venir au fait que certaines équations de la théorie prévoient que des objets pourraient être assez lourds et denses pour pouvoir percer l’espace-temps. Ces objets possèdent des propriètés étonnantes. Ce sont les fameux "trous noirs".Ces objets sont aussi appelés par les mathématiciens des singularités.

Les trous noirs
Par definition, c’est une région de
l’espace dotée d’un
champ gravitationnel
si fort qu’aucun corps ni aucun rayonnement ne peut s’échapper de son
voisinage.
Ils sont considérés comme le stade ultime d’une étoile massive s’effondrant
sur elle même sous l’action de la
gravité.
L’existence des trous noirs fut prédite en 1916 par l’astronome
allemand Karl Schwarzschild, sur la base de la
théorie de la relativité générale.
La notion classique d’espace-temps n’a plus de signification à proximité d’un
trou noir. Un corps ou un rayonnement qui pénètre dans un trou noir
ne peut théoriquement plus en sortir en raison de la
force gravitationnelle
considérable du trou noir. Ainsi, un trou noir déforme la structure de
l’espace-temps dans son voisinage. On peut comparer cette déformation de
l’espace à celle que produirait un tourbillon, dont le centre serait le
trou noir.
Les propriétés des trous noirs sont extraordinaires. Un trou noir
stationnaire est complètement défini par trois paramètres : sa charge
électrique, sa masse et son moment cinétique.
Ils n’ont encore jamais été observés pour la simple et bonne raison que leur
densité produit une telle force d’attraction qu’elle empêche la lumière elle
même de s’échapper. On peut cependant dire qu’un certains nombres de
phénomènes cosmiques (fortes émissions de rayons X) nous laissent penser que
les
trous noirs
existent bel et bien (Il y aurait même certainement un au centre de notre
galaxie).
Anecdote : En 1908, une
énorme explosion se produisit dans la région de Tunguska en Sibérie
centrale. Tout ce qui se situait dans un rayon de 30km, dont un troupeau de
500 rennes, fut détruit. Mais cette explosion n’a laissé ni cratère, ni
fragments excluant l’hypothèse d’un écrasement de météorite. Une hypothése des
plus audacieuse suppose qu’un mini-trou noir (de quelques millimétres
seulement !) aurait heurté la terre pour la traverser complétement et ressortir
dans l’atlantique nord provoquant un énorme soulèvement d’eau dont personne
n’aurait été témoin...
Les trous de ver
Après avoir théorisé l’existence des
trous noirs,
Einstein et un autre physicien Nathan Rosen suggérèrent que le
puits gravitationnel de certains d’entre eux
puisse s’ouvrir sur un autre puits symétrique appelé par opposition "fontaine
blanche".
Ce passage est nommé "trou
de ver" ou aussi "Pont
Einstein-Rosen-Podolski" (communément appelé "Pont Einstein-Rosen")
Toute matière tombant dans ce
dernier serait expulsée en un autre point de l’espace... et du temps, par la
"fontaine de lumière", jaillissement gravitationnel très énergétique.
On voit tout de suite l’interêt de tels objets en matière de déplacement dans
l’espace. Etant donnée que les 2 extrémités du trou de ver peuvent etre 2
points très éloignés dans l’univers, passer à travers le trou de ver
permettrait de voyager plus vite que la lumière !
En effet, si l’on représente les 2 points antipodiques sur la surface d’une
pomme, la lumière suivra une trajectoire géodésique
(distance la plus courte entre 2 points dans un espace non-euclidien, c’est à
dire un espaces courbe donc comme notre espace-temps) qui suit la surface de
la pomme. En creusant un trou (de ver !) on parcours un chemin moins long que
celui qu’a empruntée la lumière et le tour et joué. Sur des distances de
l’ordre de grandeur de notre univers le gain peut appaître encore plus
évident.
Le voyage dans le temps
Il existe d’autres moyens d’utiliser
les trous de ver, mais cette fois le voyage et d’une autre nature... En
manipulant les équations de la
relativité,
certains scientifiques comme Kurt Godel réussirent à montrer que les
trou de ver pouvaient engendrer des boucles temporelles.
Si l’entrée d’un "trou
de ver" (le
trou noir)
est immobile par rapport à nous et si la sortie (la "fontaine de lumière") se
déplace a une vitesse proche de celle de la lumière le phénomène de dilatation
du temps prevut par
Einstein aura une conséquence étonnante : le temps s’écoulera
différemment à l’entrée et à la sortie du tunnel. Si on suppose que la
fontaine blanche se déplace à 99,99% de la vitesse de la lumière, lorsque 48
heures auront passé à l’entrée, il ne se sera écoulé que 28 minutes à la
sortie. Un voyageur pénétrant dans le tunnel 48 heures après sa création fera
alors un
voyage dans le temps
de 47h32mn !
Ainsi une
maîtrise de la construction
des
trou de ver
permettrait de choisir le moment de sortie dans le passé.
Avant d’entrer dans le détail des
paradoxes mis en lumière par le
voyage dans le temps,
il est intéressant de se pencher sur une question
redoutable :
Pourquoi nos descendants maîtrisant certainement cette technologie ne
nous rendent ils pas visite ?
La réponse est plus simple qu’il n’y parait.
La boucle temporelle doit être crée avant de pouvoir être utilisée. Si un
génial inventeur crée un "trou
de ver" le 1 janvier 2000,
l’entrée et la sortie commenceront leur existence à ce moment la. L’entrée
évoluera normalement et la sortie sera figée dans le temps pour peu qu’on lui
communique la vitesse de la lumière. l’inventeur ne pourra donc jamais revenir
avant la date de création.
Viens maintenant le moment de
trouver une réponse aux deux paradoxes très
célébres énoncés ci-dessous qui interdisent logiquement toutes possibilités de
voyage dans le temps.
Premier paradoxe : "Paradoxe du grand-père"
Il serait fort possible que notre inventeur voit débarquer son petit fils
quelques secondes après avoir crée le tunnel. Ce dernier infâme psychopathe
tue notre inventeur, donc son grand-père qui n’a pas encore de fils. Par cet
acte notre psychopathe s’empêche donc de naitre, des lors comment pourrait il
tuer son aïeul !
Deuxième paradoxe : "Paradoxe de l’écrivain"
Si à la place de tuer son grand-père notre arrivant du futur donne à notre
inventeur un livre qui le fera devenir célèbre. L’homme n’ayant jamais rien
écrit deviendra donc célèbre simplement en recopiant ce livre. Il n’aura donc
jamais été crée mais juste recopié !
Conclusion : Accepter la possibilité de tels voyage revient à nier les principes de causalités et de cohérence logique. En quelques mots ou bien la physique élucide ces paradoxes ou bien il nous faut renoncer aux voyages dans le passé.
Pour répondre à ces paradoxes de
nombreux scientifiques utilisant les propriétés propres à la mécanique
quantique admettent l’existence d’univers
parallèles.
Il est alors autorisé de penser que le voyage dans le temps se fasse dans un
monde parallèle.
On peut dès lors résoudre les
paradoxes.
Le petit fils remontant le temps se retrouve face a son grand père qui vit
dans un univers qui n’est pas le sien. Il se prive donc de naître dans cette
univers mais pas dans le sien. De même pour le livre, il aura été copié dans
un univers et crée dans l’autre, l’acte de création aura au moins eu lieu dans
un univers.
Pour accepter l’hypothèse du
voyage dans le temps
il convient donc d’admettre l’existence d’une
multiplicité des univers.
Les mondes parallèles
Selon la
mécanique quantique
l’état d’une particule est non seulement inconnu mais aussi indéterminé
jusqu’au ce qu’on la mesure : c’est le fameux
principe d’incertitude
d’un certain Heisenberg. C’est à ce moment précis qu’elle se retrouve
avec une charge positive ou négative. Une des interprétations possibles
suppose qu’a cet instant ou on mesure l’état de la particule l’univers se
dédouble. Dans notre univers, la charge de la particule serait positive alors
que dans l’univers parallèle cette dernière aurait une charge négative.
A chaque instant se créeraient ainsi une multitude
d’univers parallèles, déclinant tous les états de toutes les
particules. Pour le physicien Michael Price
"l’univers se dédouble à chaque processus thermodynamique
irréversible".
Les principaux noms de la physique que l’on puisse citer en matière de théorie
d’univers multiples sont Andrei Linde ou encore Hugh Everest.
Selon eux, et en s’appuyant sur la
théorie des cordes,
il existerait donc une quasi-infinité d’univers
parallèles au notre flottant dans ce qui est maintenant appelé un
super-univers primitif. Tous ces univers
bulle seraient nés des fluctuations quantiques de ce
super-univers.

Le problème est qu’il n’est possible ni de voir, ni de détecter ces univers, et à priori encore mois possible de voyager entre ces univers comme dans la série TV Sliders... Ces univers n’ont probablement pas les mêmes lois physiques que le notre et sont de plus séparés du notre par des distances s’exprimant en alignant quelques kilométres de zéros. Ainsi pour prendre des exemples concrets, il existe certainement des univers où les électrons et les protons n’ont pas la même masse partout ou bien, plus que 4 dimensions, ou encore, où la flèche du temps est inversée (A ce propos, on peut signaler que des gens tels que Stephen Hawking pensent que si un univers arrête son expansion et commence à se rétracter, le sens du temps s’inverse, son histoire se déroule à l’envers !). Il existe certainement un univers où vous gagner au loto et des millions d’autres ou vous perdez ! Cependant, certaines théories cosmologiques supposent qu’il est possible en certains points de ces univers (le notre y compris) il puisse se créer d’autre univers à partir de singularités. Pourquoi alors ne pas voyager à travers le trou de ver pour découvrir d’autres univers ?
Les problèmes fondamentaux
En théorie, à travers les équations compliquées de la relativité, il est donc possible de voyager rapidement dans l’espace et le temps. Dans la pratique, utiliser les "trous de ver" pour voyager dans l’espace et le temps parait une chose pour le moment irréalisable étant donné l’état de nos connaissances actuelles.
Un des
premier souçis que nous aurions si nous voulions utiliser le "Pont
Einstein-Rosen" serait de le
trouver et de le garder
ouvert. En effet, certains indices tendent à prouver qu’ils existent,
mais seulement à l’échelle microscopique. Ils ne mesureraient que 10e-43 cm et
disparaîtrait au bout de 10e-35 s pour cause d’instabilité structurelle.
Solution : En 1985, Kip Thorne de
CalTech montra qu’il pouvait exister des trous de ver assez grand pour laisser
passer un etre humain ou meme un vaisseau. La seule chose à maitriser serait
l’energie négative si nous voulions en créer un nous meme. En effet, la seule
manière de maintenir ouvert un
trou de ver serait de le tapisser d’une
matière anti-gravitationelle (aussi appelée
"matière exotique"), ce qui produirait un champ anti-gravitationnel (énergie
négative). Si un trou de ver existe dans
l’univers, il est prévu qu’il soit composé en partie d’énergie négative. Cette
energie négative est nécessaire à la
défocalisation à l’intérieur du trou de ver,
c’est à dire du passage de rayonnements convergents à l’entrée, à des
rayonnements divergents à sa sortie. Le puit gravitationnel induit par la
matière ordinaire (de masse positive) attire les objets environnants à
l’entrée du trou noir et la matière exotique (de masse négative) expulse les
objets à la sortie (fontaine blanche).
Récemment en 1996, il a été mis en évidence expérimentalement un phénomène connu sous le nom d’effet Casimir. Cette effet est obtenu en imposant un fort champ électrique entre deux plaques séparés par le vide, le champs impose au vide une telle tension qu’il l’oblige à fluctuer jusqu’à ce qu’il donne naissance à des électrons. Ce qui revient à extraire de l’énergie du vide, celle ci ne pouvant être que négative. En extrapolant ce résultat expérimental à la gravitation on peut alors envisager que tout est encore possible en matière de création de champs anti-gravitationnel.
Pourtant ceux qui voudront maitriser les trous de ver devront résoudre le problème de confiner de grandes quantités d’énergie négative dans des volumes exterement minces. La théorie des cordes pourrait etre une solution à ce problème dans la mesure ou elle concoit que de très fortes densités d’energie sont réparties le long de lignes étroites, le problème est que tous les modèles de cordes cosmiques physiquement acceptables ont pour l’instant des densités d’energie positive !
Le deuxième
principal problème est de pouvoir rentrer
dans le trou noir sans être écrasé, étiré et
finalement détruit car ayant été attiré vers droit sur la singularité centrale
de densité infinie.
Solution : En 1963, Roy Kerr
bouscula le monde scientifique en apportant une solution à ce problème. Il
prétendit que les trous noirs tournaient autour
d’un axe central (tous comme le font les étoiles,
il supposa alors qu’elles continuaient à tourner même après s’être
effondrées). Ceci change absolument toutes les données du problème, il permet
de définir un point par lequel il est possible de pénétrer dans un
trou noir en toute sécurité. Comme dans l’oeil du cyclone, ce point serait
dénué de toute
force gravitationnelle !
En 1988, M. Morris, K. Thorne et Ulvi Yurtsever ont proposé une machine à remonter le temps fondée sur les trous de ver, et leur article et très étudié depuis une dizaine d’années. En 1992, S. Hawking a cependant prouvé qu’une telle machine ne pouvait exister sans énergie négative.

Commentaires