Un pas vers la "pilule gène"
L’avantage de cette approche réside dans la faible durée de vie des
cellules transformées. En effet, toute la difficulté de la thérapie
génique consiste à cibler précisément les tissus cellulaires à traiter
afin d’éviter une mauvaise intégration du fragment d’ADN dans le génome,
source de complications. Les cellules intestinales ont quant à elles une
durée de vie assez courte ; elles sont renouvelées au bout de quelques
jours puis évacuées à travers le système digestif. De ce fait, les
risques d’une mauvaise insertion sont considérablement réduits. Par
ailleurs, l’utilisation des pilules laisse une plus grande marge de
manoeuvre pour contrôler les doses de protéines à délivrer dans
l’organisme, évite les injections et résout les difficultés liées à la
synthèse en laboratoire des protéines concernées. Mais avant de voir des
pilules gènes commercialisées, d’autres études devront être menées,
notamment en ce qui concerne la protection des plasmides (pour les
préserver du système digestif et améliorer ainsi la transfection).
ST Presse USA 744




Commentaires