Soja : la fin d’un mythe

, par  Amessi , popularité : 3%

Portée aux nues par les végétariens et les associations écologistes, la consommation de soja fait aujourd’hui l’objet de sérieuses mises en garde de la part de nombreuses autorités sanitaires internationales.

Non seulement l’alimentation à base de soja n’apporterait aucun élément bénéfique à la santé, mais une consommation exagérée serait même dangereuse.

 Soja : la fin d’un mythe

Portée aux nues par les végétariens et les associations écologistes, la consommation de soja fait aujourd’hui l’objet de sérieuses mises en garde de la part de nombreuses autorités sanitaires internationales.

Non seulement l’alimentation à base de soja n’apporterait aucun élément bénéfique à la santé, mais une consommation exagérée serait même dangereuse.

« Aucun effet significatif [des protéines de soja] n’a été mis en évidence sur le cholestérol HDL, les triglycérides, les lipoprotéines ou la pression sanguine.

 Sur les 19 études portant sur les isoflavones du soja, l’effet moyen sur le cholestérol LDL et les autres facteurs de risques lipidiques s’est révélé nul

 ».
C’est ce qu’affirme l’American Heart Association (AHA) dans sa mise à jour exhaustive des connaissances actuelles sur l’alimentation à base de soja, publiée le 17 janvier 2006. Ses conclusions corroborent celles de l’Agency for Healthcare Research and Quality (l’agence américaine pour la recherche médicale, AHRQ), qui indiquait déjà dans un rapport d’août 2005 qu’« il n’est pas prouvé que les protéines de soja et les isoflavones permettent de réduire les symptômes vasomoteurs de la ménopause, [et que] les résultats sont ambigus quant à leur capacité à ralentir la perte de moelle osseuse post-ménopause.

L’efficacité et la sûreté des isoflavones de soja pour la prévention et le traitement des cancers du sein, de l’endométrium et de la prostate, ne sont pas établies, les essais cliniques nous amènent à être prudents quant aux effets néfastes possibles. Pour cette raison, la supplémentation en isoflavones par la nourriture ou les médicaments n’est pas recommandée. Les premières recherches indiquant que les protéines de soja ont des effets cliniques favorables n’ont pas été confirmées ».

Or, cela fait à peine sept ans - exactement depuis le 25 octobre 1999 - que l’US Food and Drug Administration (FDA) a autorisé l’industrie du soja à afficher sur ses produits le message indiquant qu’une diète quotidienne comportant 25 grammes de soja « pourrait réduire le risque de maladie cardiaque » ! Cette décision coïncidait très précisément avec la tenue du Troisième Symposium sur le Soja, sponsorisé par l’United Soybean Board, l’American Soybean Association, Protein Technologies International, Central Soja et Cargills Foods, qui marquait l’apogée d’une campagne marketing initiée dix ans auparavant pour faire accepter aux consommateurs une longue liste de produits à base de soja.

Pour le Dr Mark Messina, auteur de plusieurs ouvrages grand public sur les bienfaits du soja - et l’un des principaux champions de l’alimentation végétarienne -, ce symposium a été l’occasion d’expliquer devant un parterre de journalistes admiratifs que « chaque année, les travaux de recherche sur le soja et les produits à base de dérivés du soja semblent croître de façon exponentielle.

Mieux encore, la recherche ne se limite plus aux premiers domaines d’investigation comme le cancer, les affections cardiovasculaires et l’ostéoporose. De nouvelles découvertes donnent à penser que le soja a potentiellement des effets favorables dans plus de situations qu’on ne l’avait pensé jusqu’ici ». Il n’en a pas fallu davantage pour faire progresser partout dans le monde la vente de « lait de soja » et autres « pâtés de tofu », faisant exploser les bénéfices des vendeurs de soja. Jadis produit-vedette des seuls écologistes avertis, le vilain petit canard des industries agro-alimentaires s’est ainsi métamorphosé en Cendrillon alimentaire de l’âge post-moderne.

La clé de cette fulgurante réussite économique réside dans une stratégie de promotion particulièrement habile, parfaitement résumée par l’un des porte-parole de l’industrie du soja : « La façon la plus rapide d’attirer la confiance de l’acheteur dans les couches de population les moins aisées [...] est de fabriquer un produit consommé par les plus riches en raison de ses seuls mérites ».

En d’autres termes, il s’agissait de transformer cette légumineuse insipide en produit-miracle prévenant contre le cancer et les maladies cardiovasculaires, éliminant les bouffées de chaleur et solidifiant les os. Bref, de promouvoir le soja au rang d’alicament paré de - presque - toutes les vertus. Pour Maria G. Enig, nutritionniste de renommée internationale et présidente de l’Association des Nutritionnistes du Maryland, « des miracles dans la fabrication, une belle présentation, une publicité massive et une bonne stratégie de marketing soulignant les bénéfices possibles du produit sur la santé, sont les raisons du succès des ventes à tous les groupes d’âge de la population ».

Pourtant, « seulement quelques décades plus tôt, le soja était considéré comme impropre à la consommation, en raison de ses grandes quantités de toxines naturelles ». D’ailleurs, dans l’édition de 1913 du Manuel du ministère de l’Agriculture américain, le soja n’était pas considéré comme un aliment, mais comme une culture industrielle !

 Inhibiteurs d’enzymes et phytates

De fait, le soja contient de puissants inhibiteurs qui bloquent l’action d’enzymes indispensables à la digestion (dont la trypsine). Comme le souligne Maria G. Enig, « ces inhibiteurs sont de grosses molécules de protéines très hermétiquement repliées, qui ne sont pas complètement désactivées lors d’une simple cuisson. Ils peuvent produire de graves troubles gastriques, réduisent la digestion des protéines, ce qui entraîne des carences chroniques d’absorption des acides aminés ». Le soja contient également des substances goitrigènes, riches en acide phytique.

 Cet acide est une biomolécule qui bloque l’absorption de minéraux essentiels comme le calcium, le magnésium, le cuivre, le fer et surtout le zinc.

Catalogué « métal de l’intelligence » en raison de son caractère indispensable au développement et au fonctionnement normaux du cerveau et du système nerveux, le zinc joue un rôle essentiel dans la synthèse des protéines et dans la formation du collagène (une protéine fibraire qui est le constituant structural de l’os). Il est également impliqué dans la régulation du sucre sanguin et protège contre le diabète. Indispensable à la fonction de reproduction, le zinc entre par ailleurs dans la composition de nombreux enzymes et joue un rôle important dans le système immunitaire.

Les effets de l’acide phytique ont été étudiés de façon intensive - comme en témoignent les centaines d’articles publiés dans la littérature scientifique -, ce qui a conduit les chercheurs à penser que les régimes à base de graines et de légumineuses riches en phytates (sels insolubles formés par l’acide phytique) sont à l’origine des nombreuses carences en minéraux observées dans les pays du tiers-monde.

Or, non seulement le soja contient une quantité importante de phytates, mais ceux-ci restent présents même après une cuisson lente prolongée. C’est la raison pour laquelle les végétariens - et à plus forte raison les végétaliens - qui consomment du tofu (un dérivé de la fève de soja) comme substitut de viande - ou de produit laitier -, s’exposent à des carences sévères en matières minérales.

 La polémique des phyto-estrogènes

Cependant, l’aspect le plus controversé du soja concerne sans aucun doute sa teneur en phyto-estrogènes, molécules s’apparentant aux perturbateurs endocriniens. Présents dans de nombreux végétaux, les phyto-estrogènes ont une structure chimique proche de celle de l’œstrogène (hormone sexuelle).

L’industrie du soja a longtemps prétendu que cette légumineuse possédait des vertus anti-cancérigènes. Propos que l’on retrouve régulièrement dans la presse grand public sur la nutrition, ou dans des publicités vantant les mérites des produits à base de soja. Dans la revue belge Health & Food, le diététicien Nicolas Rousseau expliquait en décembre 2003 que « plusieurs études in vitro ont montré que la génistéine (la principale et la plus active isoflavone du soja) est susceptible de freiner la croissance de cellules cancéreuses prostatiques de lignée humaine ». C’est à Mark Messina que l’on doit l’origine de ces affirmations, qui figurent dans son livre The Simple Soy Bean and Your Health, publié en 1994. Dans le cadre d’un régime « optimal », le nutritionniste américain y recommande la consommation d’une tasse (230 g) de soja par jour « pour prévenir le cancer ».

La même année, il publie dans Nutrition and Cancer un article faisant état de 26 études réalisées sur des animaux, qui indiqueraient que le soja a des effets protecteurs en matière de cancer pour 65 % d’entre eux. Cependant, il s’y montre beaucoup plus prudent que dans son livre, affirmant même que « les données présentées dans cette revue ne peuvent pas être utilisées en tant que preuves pour déclarer que l’ingestion de soja diminue les risques de cancer ».

Comme le souligne Maria G. Enig, « chez l’homme, les résultats [des études] étaient en fait très mitigés. Quelques résultats montraient bien un effet protecteur, mais la plupart ne montraient aucune corrélation entre cancer et consommation de produits du soja ». Un avis partagé par l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), qui avertit ouvertement des effets possibles du soja sur le cancer du sein dans son rapport de mars 2005 :

« Les études animales montrent que les isoflavones peuvent favoriser la prolifération et la croissance de tumeurs mammaires hormono- dépendantes, suggérant un risque potentiel pour les personnes ayant des antécédents personnels ou familiaux de cancers du sein hormonodépendants ».

Depuis la publication des articles de Mark Messina, de nombreux travaux ont en effet remis en cause sa théorie. Dès 1996, le Dr Nicolas Petrakis a démontré que les femmes consommant des isolats de soja (extraits protéiques de soja devant atteindre au moins 90 % de protéines sur poids sec) présentaient une incidence accrue d’hyperplasie épithéliale, un état qui préfigure la formation de tumeurs malignes. L’année suivante, le Dr Craig Dees, de la Health Sciences Research Division du Laboratoire national d’Oak Ridge (Tennessee), a mis en évidence le fait que la génistéine (qui appartient à la famille des polyphénols) apportée par l’alimentation stimulait les cellules mammaires et les faisait entrer dans le cycle cellulaire. Ce qui l’a conduit à conclure que les femmes devraient s’abstenir de consommer des produits à base de soja pour prévenir le cancer du sein.

 Soja et baisse de fertilité

La liste des accusations contre le soja ne s’arrête pas là. De plus en plus d’études établissent aujourd’hui clairement un lien entre les phyto-estrogènes et plusieurs anomalies morphologiques, dont certaines induisent une baisse de la fertilité. C’est ce qui a entraîné plusieurs agences sanitaires à déconseiller le soja aux femmes enceintes ou allaitantes et aux enfants en bas âge. « Les études animales montrent que les phases précoces du développement des organes sexuels (pendant la gestation et la lactation) sont particulièrement sensibles à l’exposition aux phyto-estrogènes. Des anomalies morphologiques pouvant entraîner une diminution de la fertilité [...] sont observées », rappelle l’Afssa dans son rapport de 2005.

L’Agence française recommande en conséquence d’« éviter chez la femme enceinte et allaitante une consommation élevée d’isoflavones, notamment sous la forme de compléments alimentaires ». De même, « la consommation de produits à base de soja chez le nourrisson (préparations à base de protéines de soja, puis préparations de suite) et l’enfant en bas âge (tonyus, yaourts au soja) » est à écarter. Dans un avis rendu le 20 avril 2005, l’Afssa va jusqu’à déconseiller la consommation de jus de soja (tonyus) par les enfants de moins de trois ans. Pour les adultes, elle recommande une consommation « limitée à 1 mg/kg de poids corporel par jour ».

Lors du dernier Congrès européen sur la fertilité qui s’est tenu à Copenhague en juin 2005, le Pr Lynn Fraser, spécialiste en biologie reproductive au King’s College de Londres, a également préconisé l’abstention de consommation du soja pendant les jours fertiles du mois pour les femmes désirant un bébé.

Comme l’explique le journaliste Emmanuel Grenier, relatant les propos du Pr Fraser dans un article publié en février 2006 dans la revue Industrie & Environnement, « la génistéine, l’une des principales hormones contenues dans le soja, rend inopérants les spermatozoïdes qui se dirigent vers l’ovule. La molécule initierait trop tôt une réaction qui donne aux spermatozoïdes l’aptitude à fertiliser l’œuf. Dans la vie réelle, cela n’arrive habituellement pas avant que le spermatozoïde ait séjourné quelques heures dans les voies génitales féminines et à un moment proche de son arrivée vers l’œuf ».

Les premiers soupçons sérieux concernant le lien entre consommation de soja et baisse de fertilité remontent au début des années quatre-vingt-dix. En 1991, Richard et Valérie James, éleveurs d’oiseaux exotiques à Wangerai (Nouvelle-Zélande), achètent une nouvelle marque d’aliments pour leurs oiseaux, essentiellement à base de protéines de soja. Ainsi nourris, les volatiles prennent leurs couleurs après quelques semaines seulement, alors qu’habituellement il faut attendre la maturité sexuelle, soit entre neuf et vingt-quatre mois. Cette précocité constituait d’ailleurs l’un des arguments de vente du fabricant, qui montrait dans une publicité un Crimson Rosella rouge foncé de onze semaines déjà brillamment coloré (alors que ce perroquet australien prend normalement ses couleurs entre dix-huit et vingt-quatre mois).

Malheureusement, les années suivantes, non seulement les oiseaux du couple d’éleveurs connaissent une baisse de fertilité, mais leurs petits présentent des malformations du bec et des os, ainsi que des goitres. Par ailleurs, ils sont atteints de troubles du système immunitaire et ont un comportement pathologique agressif. L’autopsie révèle une désintégration complète du tube digestif. La famille James fait appel à un toxicologue, le Dr Mike Fitzpatrick, qui apporte les preuves que les troubles observés (en particulier les perturbations de la fertilité) sont imputables à la consommation de soja. S’appuyant sur des études des années cinquante qui avaient démontré que la génistéine provoquait des perturbations hormonales chez les animaux, le Dr Fitzpatrick analyse ces aliments pour oiseaux. Sans surprise, il découvre qu’ils présentent une teneur élevée en génistéine. Le couple d’éleveurs cesse de donner les aliments suspects à ses oiseaux, et progressivement, ceux-ci retrouvent d’ailleurs reproduction et comportement normaux.

C’est également en 1991 que des chercheurs japonais découvrent que la consommation d’une quantité aussi faible que 30g de soja par jour (soit l’équivalent de deux cuillerées à soupe) pendant un mois peut provoquer un accroissement marqué de l’hormone stimulante de la thyroïde (TSE). Celui-ci se manifeste par un goitre diffus et une hypothyroïdie (insuffisance de la fabrication d’hormones thyroïdiennes). Six ans plus tard, une équipe de chercheurs travaillant sous la direction du Dr. Rao L. Divi, du National Center for Toxicological Research (NCTR, un centre de recherche sous la tutelle de la FDA), met en évidence la responsabilité des isoflavones contenues dans l’isolat de protéine de soja dans la formation du goitre.

Dans une lettre ouverte datée du 18 février 1999, les professeurs Daniel Sheehan et Daniel Doerge, également chercheurs au NCTR, ont présenté des résultats d’études démontrant les effets négatifs de l’alimentation à base de soja. Ils ont affirmé que la génistéine provoquait des dommages irréversibles aux enzymes réalisant la synthèse de l’hormone thyroïdienne. Par conséquent, ils ont déconseillé à leur autorité de tutelle d’accorder la mention « santé » aux produits à base de soja.

Quelques mois plus tard, le Pr Claude Hughes, du Duke University Medical Center de Chicago, a montré que les rats issus de mères à qui l’on avait administré de la génistéine présentaient à leur naissance un poids inférieur à la normale, et que la puberté était plus précoce chez les descendants mâles. Pour lui, les effets constatés chez les rats « seraient pour le moins la préfiguration de ce qui se produit chez l’homme. Il n’y a aucune raison d’estimer qu’il puisse y avoir des malformations fœtales importantes, mais on pourrait se trouver en face de modifications subtiles du comportement psychique, de la fonction immunitaire ou de la teneur en hormones sexuelles ».

 Le Pr Hugues poursuit :

« Si une mère se met à manger un produit qui a le même effet que les hormones sexuelles, il est logique de s’interroger si cela peut avoir une influence sur le développement de l’enfant ». Or, une étude réalisée sur les bébés nés de mères végétariennes, publiée dans le British Journal of Urology International en janvier 2000, a montré quelles pourraient être les modifications du développement de l’enfant. Les mères qui avaient un régime végétarien pendant leur grossesse présentaient un risque cinq fois supérieur de donner le jour à des garçons présentant un phimosis (une malformation du pénis) à la naissance. Les auteurs de l’étude concluaient que la cause résidait dans l’exposition aux phyto-estrogènes présents dans les aliments à base de soja. Cependant, comme le souligne Maria G. Enig,

« les problèmes rencontrés chez les descendantes de mères végétariennes ne se manifesteront probablement que plus tard dans le courant de la vie ». Plutôt alarmiste, elle souligne le fait que « si l’effet œstrogénique du soja n’est pas aussi fort que celui du diéthylstilbestrol (DES) [un estrogène de synthèse non stéroïdien utilisé en France entre 1948 et 1977 chez les femmes enceintes pour prévenir les avortements spontanés et les hémorragies gravidiques], les doses en cause sont bien plus élevées puisque nous avons affaire là à un aliment et non pas à un médicament. Or, certaines filles des femmes ayant pris du DES durant leur grossesse souffrent de stérilité et de cancer dès l’âge de vingt ans ! »

Pour Maria Enig, nous nous trouverions au bord d’un grave scandale de santé publique, l’industrie du soja ayant connaissance depuis très longtemps du fait que le soja contient des toxines : « Au début, ils ont raconté que les toxines se trouvaient éliminées au cours de la fabrication. Quand il fut devenu évident que les procédés de fabrication ne permettaient pas de s’en débarrasser complètement, ils firent dire que ces substances étaient bénéfiques, alors qu’il s’agit d’un poison ».

Paradoxalement, tout cela semble beaucoup moins inquiéter les associations écologistes que la présence d’OGM dans le soja. « Il est curieux que les organisations écologistes, qui se préoccupent beaucoup de la “féminisation“ observée chez certains animaux et de la baisse de la qualité du sperme chez les humains, aient complètement passé sous silence l’hypothèse soja, pour ne s’en prendre qu’aux perturbateurs endocriniens d’origine industrielle », souligne Emmanuel Grenier.

*** Comme le remarque le Dr Catherine Thillier-Gasc, médecin à Angers et spécialiste de la physiopathologie des perturbateurs endocriniens, il en va de même de certaines associations anti-pesticides, qui sont toujours mobilisées lorsqu’il s’agit d’affirmer que les pesticides sont responsables de malformations génétiques, mais restent bien silencieuses au sujet de la génistéine, sous prétexte que ce phyto-estrogène est naturel !

Références :
1. Mark Messina, « Soy Intake and Cancer Risk : A Review of the In Vitro and In Vivo Data », Nutrition and Cancer, 1994.
2. N. L. Petrakis, et al, « Stimulatory influence of soy protein isolate on breast secretion in pre-and postmenopausal women », Cancer Epid Bio Prev,1996.
3. Craig Dees, et al, « Dietary estrogens stimulate human breast cells to enter the cell cycle », Environmental Health Perspectives,1997.
4. R. L. Divi, et al, « Anti-thyroid isoflavones from the soybea », Biochemical Pharmacology, 1997.
5. Claude Hughes, « Soy Intake May Affect Fetus », Reuters News Service, November 5, 1999.
6. « Vegetarian diet in pregnancy linked to birth defect », British Journal of Urology International, January 2000.

Gil Rivière-Wekstein
Publié dans le Numéro d’A&E MAI 2006
http://www.agriculture-environnement.fr/spip/spip.php?article11

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